Gamins oubliés, égarés
GAMINS OUBLIÉS, ÉGARÉS
Parc, Cromelech
Mardi 8 septembre
14h50
Ernest Stevens, @Alaska Campbell, ...
SUITE DE Joyeuses rentrée mes petits coeurs
À l’instant même où Ernest avait passé le pas de porte de la salle de classe de Défense contre les Forces du mal, quelque chose en lui se fissura. Ou peut-être que les fissures étaient déjà là, comme des crevasses bien cachées sous une couche de neige superficielle. À chaque pas qui l'éloignait de son forfait, les battements de son cœur se faisaient un peu plus forts, sa respiration un peu plus pénible. Il entendit l’écho de la voix d’Orlaith le héler mais il était déjà trop loin. Trop loin pour faire machine arrière, trop loin pour regretter malgré le poids de la culpabilité qui pesait toujours plus lourd sur ses épaules.
Marche après marche, son pas s’accélérait. La nécessité de mettre les voiles, le besoin de mettre le plus de distance possible entre lui et toutes ses émotions qu’il aurait voulu laisser là-bas, dans la salle de classe. Indignation, révolte, irritation, elles faisaient toutes parties du package. Et au creux de son ventre, elles alimentaient une colère sourde. Le genre de colère qui ne se criait pas. Une colère qui prenait naissance à la source même de sa magie. Qui l’effrayait plus que tout car elle le maîtrisait plus qu’il ne la maîtrisait. Une colère qui avait le pouvoir d’alimenter ses peurs, de faire mourir les fleurs et une petite partie de son cœur.
Arrivé dans le Hall d’entrée, son pas s’était transformé en course. Il fallait qu’il sorte. Il fallait qu’il s’éloigne. À mi-chemin du pont couvert, un point de côté l’assaillit, provoquant une douleur aiguë logée dans la partie supérieure de son abdomen. Mais il fallait continuer de courir. Ses respirations étaient saccadées, superficielles. La douleur, lancinante. Parvenu au niveau du Cromelech, il n’eut d’autre choix que de s’arrêter, plié par la pression d’une peine localisée. Ernest lâcha son sac au pied de l’un des menhirs avant de s’appuyer contre pour reprendre son souffle. L’air circulait avec difficulté entre ses dents serrées.
Son regard se posa sur son manuel qui dépassait légèrement de son sac, comme pour le narguer. Il attrapa le bouquin et le jeta de toutes ses forces à l’autre bout du mégalithe. Il saisit alors sa baguette et se rapprocha de l’objet de sa colère. Il fallait qu’il se débarrasse du pouvoir qu’elle exerçait sur lui. D’un geste assurée, il actionna son catalyseur dans une gestuelle qu’il avait tellement pratiqué qu’elle en était devenu un réflexe. Il n’avait aucun mal à visualiser le sortilège trancher le papier ni à imaginer le bruit que faisait une feuille quand on l’arrache. Et la colère… elle était un formidable moteur de la volonté. Traiter le mal par le mal… C’était son leitmotiv depuis le début de l’année. Vaincre la peur par la peur…
Pour se défaire d’elles, il avait besoin d’un exutoire. Une cible pour décharger les tensions, se libérer des émotions. Ses lèvres légèrement gercées à force de les mordiller s’articulèrent pour formuler le sortilège qui allait l’affranchir. Diffindo… Diffindo… DIFFINDO… ! Les sorts se succédèrent, attaquant le manuel tranche après tranche. Si la couverture avait la peau dure, les lambeaux de pages commençaient à se disperser aux quatre vents. Et les larmes de rage, coulaient discrètement le long de ses joues, enfin libérées.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
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Gamins oubliés, égarés
Alaska marchait. Pour aller où ? Peu importe. Elle avait juste un besoin immense, viscéral, de bouger. C'était sa manière de repousser ses sentiments quand ils prenaient le dessus. Car à chaque fois qu’elle n’était plus maîtresse de ses émotions, elle faisait et disait toutes sortes d’atrocités à ses proches, et elle venait d’en avoir une nouvelle preuve avec Noah.
Alaska courait, fuyant la salle de classe et ses pensées. Voilà pourquoi elle aimait tant le sport : c’était un des rares moyens de faire taire des pensées envahissantes, en les remplaçant par une douleur, un effort physique qu’elle poussait toujours plus loin. Elle était dans le parc et le traversait sans vraiment s’en rendre compte. Au bout d’un moment, elle fut bien obligée de s’arrêter, tremblante, respirant à peine, le sang battant à ses tempes. Les voix dans sa tête revinrent au galop. Quoi qu’elle fasse, c’était comme si elles la rattrapaient toujours, lui balançant à la figure qu’elle était inutile, stupide, mauvaise, qu’elle finissait toujours pas faire souffrir les autres. Alors que tout ce que voulait Alaska, c’était que tout le monde aille bien, soit heureux, et c’était encore mieux si elle contribuait à leur bonheur.
Sa vision était floue - mais était-ce dû à sa course ou à des larmes ? - et ses jambes la tenaient à peine. La détresse se transforma en colère en un clin d'œil. Une colère sourde, brûlante, d’abord dirigée contre elle-même, puis sur Valerion. Car après tout, n’était-ce pas de sa faute ? Si elle avait assuré son cours normalement, rien ne serait arrivé, Alaska n’aurait pas explosé, laissant bien enfoui son nœud d’émotions refoulées. Oui, c’était de sa faute. Pourquoi ne pouvait-elle pas se contenter de leur apprendre sa matière, comme le faisaient si bien Miss Lydon ou Mister Charleston ? Sans forcément aller dans l’extrême de ce dernier, bien sûr, mais sans pousser les élèves à bout comme elle le faisait ? Avant d’aller à Poudlard, la Défense Contre les Forces du Mal était une des matières qui intriguait le plus la Serpentard, qu’elle aurait pu adorer en d’autres circonstances. Elle devait juste être trop faible, au final. Lukas et Ashley y arrivaient bien, eux.
Elle détestait toutes ces questions sans réponse, elle détestait les adultes, elle détestait les deux Poufsouffle, dans le même schéma que celui qui l’avait fait détester sa mère. Au fond, elle ne ressentait que de la culpabilité, mais l’enfouissait inconsciemment sous une épaisse couche de haine et de colère, toutes deux bien plus faciles à gérer. C’était une sorte de barrière que la petite érigeait entre elle et ses émotions. Bien commode, jusqu’à ce qu’elle se brise.
Au fur et à mesure qu’Alaska reprenait son souffle et un fragile contrôle, instable, sur son corps, elle prit peu à peu conscience du lieu où elle était. Les menhirs caractéristiques du Cromlech la renseignèrent. Un cri bienvenu attira son attention, l’empêchant de se laisser emporter par le tourbillon de ses pensées. Intriguée, la petite se rapprocha de la source de bruit en chassant une larme solitaire, espérant que ses yeux rouges ne trahiraient pas l’écart qu’elle avait commis à son masque habituel. Ernest était là - il avait quitté le cours, lui ? - s’acharnant à coups de Diffindo sur son manuel. Son étonnement l’emporta sur tout le reste, balayant les émotions qui l’envahissaient il y a quelques secondes à peine. S’il y avait bien un avantage à être lunatique, c’était celui de se calmer en quelques secondes, passant d’une tempête à un calme olympien.
Le spectacle de son ami dans tous ses états était destructeur. Elle-même était encore il y a quelques instants dans un état semblable, et fit de son mieux pour se contrôler afin de ne pas y retourner. Doucement, Alaska se rapprocha du garçon, mais pas trop discrètement non plus pour ne pas l’apeurer.
Il y avait différents moyens de l’aborder, et la Campbell choisit une approche légère :
- Hey Stevens. Je peux me joindre à toi ? Ça à l’air d’être un bon exutoire.
Avec cette phrase, Alaska voulait juste montrer qu’elle était là, prête à le soutenir, sans être trop intrusive. Il pouvait compter sur elle. Sa voix était douce, calme. On aurait pu la croire totalement normale, comme si rien ne s’était passé, mais un bon observateur pouvait apercevoir ses yeux et son nez un peu plus rouge que d’habitude, et la jambe sur laquelle elle n’était pas en appui tressautant plus rapidement. Ho, si elle s’en rendait compte, elle se détesterait de montrer des signes de faiblesse, mais elle était déjà assez occupée à retenir ses doigts, les paumes plaquées dans ses poches.
RPGwrimo : 776
J'espère que ça te convient, dis-moi s'il faut changer quelque chose et je suis vraiment désolée pour le délai
@Ernest Stevens
Alaska courait, fuyant la salle de classe et ses pensées. Voilà pourquoi elle aimait tant le sport : c’était un des rares moyens de faire taire des pensées envahissantes, en les remplaçant par une douleur, un effort physique qu’elle poussait toujours plus loin. Elle était dans le parc et le traversait sans vraiment s’en rendre compte. Au bout d’un moment, elle fut bien obligée de s’arrêter, tremblante, respirant à peine, le sang battant à ses tempes. Les voix dans sa tête revinrent au galop. Quoi qu’elle fasse, c’était comme si elles la rattrapaient toujours, lui balançant à la figure qu’elle était inutile, stupide, mauvaise, qu’elle finissait toujours pas faire souffrir les autres. Alors que tout ce que voulait Alaska, c’était que tout le monde aille bien, soit heureux, et c’était encore mieux si elle contribuait à leur bonheur.
Sa vision était floue - mais était-ce dû à sa course ou à des larmes ? - et ses jambes la tenaient à peine. La détresse se transforma en colère en un clin d'œil. Une colère sourde, brûlante, d’abord dirigée contre elle-même, puis sur Valerion. Car après tout, n’était-ce pas de sa faute ? Si elle avait assuré son cours normalement, rien ne serait arrivé, Alaska n’aurait pas explosé, laissant bien enfoui son nœud d’émotions refoulées. Oui, c’était de sa faute. Pourquoi ne pouvait-elle pas se contenter de leur apprendre sa matière, comme le faisaient si bien Miss Lydon ou Mister Charleston ? Sans forcément aller dans l’extrême de ce dernier, bien sûr, mais sans pousser les élèves à bout comme elle le faisait ? Avant d’aller à Poudlard, la Défense Contre les Forces du Mal était une des matières qui intriguait le plus la Serpentard, qu’elle aurait pu adorer en d’autres circonstances. Elle devait juste être trop faible, au final. Lukas et Ashley y arrivaient bien, eux.
Elle détestait toutes ces questions sans réponse, elle détestait les adultes, elle détestait les deux Poufsouffle, dans le même schéma que celui qui l’avait fait détester sa mère. Au fond, elle ne ressentait que de la culpabilité, mais l’enfouissait inconsciemment sous une épaisse couche de haine et de colère, toutes deux bien plus faciles à gérer. C’était une sorte de barrière que la petite érigeait entre elle et ses émotions. Bien commode, jusqu’à ce qu’elle se brise.
Au fur et à mesure qu’Alaska reprenait son souffle et un fragile contrôle, instable, sur son corps, elle prit peu à peu conscience du lieu où elle était. Les menhirs caractéristiques du Cromlech la renseignèrent. Un cri bienvenu attira son attention, l’empêchant de se laisser emporter par le tourbillon de ses pensées. Intriguée, la petite se rapprocha de la source de bruit en chassant une larme solitaire, espérant que ses yeux rouges ne trahiraient pas l’écart qu’elle avait commis à son masque habituel. Ernest était là - il avait quitté le cours, lui ? - s’acharnant à coups de Diffindo sur son manuel. Son étonnement l’emporta sur tout le reste, balayant les émotions qui l’envahissaient il y a quelques secondes à peine. S’il y avait bien un avantage à être lunatique, c’était celui de se calmer en quelques secondes, passant d’une tempête à un calme olympien.
Le spectacle de son ami dans tous ses états était destructeur. Elle-même était encore il y a quelques instants dans un état semblable, et fit de son mieux pour se contrôler afin de ne pas y retourner. Doucement, Alaska se rapprocha du garçon, mais pas trop discrètement non plus pour ne pas l’apeurer.
Il y avait différents moyens de l’aborder, et la Campbell choisit une approche légère :
- Hey Stevens. Je peux me joindre à toi ? Ça à l’air d’être un bon exutoire.
Avec cette phrase, Alaska voulait juste montrer qu’elle était là, prête à le soutenir, sans être trop intrusive. Il pouvait compter sur elle. Sa voix était douce, calme. On aurait pu la croire totalement normale, comme si rien ne s’était passé, mais un bon observateur pouvait apercevoir ses yeux et son nez un peu plus rouge que d’habitude, et la jambe sur laquelle elle n’était pas en appui tressautant plus rapidement. Ho, si elle s’en rendait compte, elle se détesterait de montrer des signes de faiblesse, mais elle était déjà assez occupée à retenir ses doigts, les paumes plaquées dans ses poches.
RPGwrimo : 776
J'espère que ça te convient, dis-moi s'il faut changer quelque chose et je suis vraiment désolée pour le délai
Couleur RP : #008048 ~ Deuxième année rp ~ Fiche PR ~ Membre de la Péliade ~ 2ème année ~ 13 ans
Alaska c'est Ernest avec des couilles
Vava par la géniale Tamsin Gillies
Gamins oubliés, égarés
Ernest sursauta et se retourna vivement en brandissant sa baguette en entendant son nom. Il abaissa néanmoins son catalyseur en reconnaissant le visage d’Alaska. Rapidement, il fourra sa baguette dans la poche de son sweet et se frotta les joues du revers de la manche. Déchirer les pages de ce livre, crier cette formule à pleins poumons et sentir la vague de magie traverser son corps comme un tsunami avait fait retomber un peu la pression. Mais c’était surtout la présence de la petite brune qui lui avait fait reprendre ses esprits. À présent, sa colère gisait parmi les feuilles déchirées et les sortilèges tronçonnés de Défense contre les forces du Mal. Et il se sentait las.
Las des adultes qui ne jouait qu’avec leurs propres règles. Las des incohérences et inepties. Las de ses propres limites. Son regard légèrement brouillé par les restes de larmes qu’il n’avait pas réussi à laisser s’échapper, il considéra la jeune fille avant que ses yeux ne retombent sur le résultat navrant de sa perte de contrôle. Il haussa les épaules à la remarque de la brunette. L’était-ce vraiment ? Un bon exutoire ? Est-ce que ce pauvre livre avait vraiment mérité ça ? Lui qui appréciait tellement les bouquins et leur vouait un respect sans borne, il venait de franchir une nouvelle limite. Une de plus en l’espace de quelques poignées de minutes.
“On a connu des jours meilleurs, hein… ?”
Son regard clair se posa une nouvelle fois sur sa camarade de classe. Elle non plus n’avait pas bonne mine. Elle aussi, avait quitté le cours avant la fin. Sans autorisation. À présent, ils se retrouvaient tous les deux là, hors la loi. Deux enfants perdus dans un Neverland où les adultes semblaient avoir abandonné le navire. Et même le Capitaine Crochet les avait abjuré, renonçant à ce combat qui n’avait même jamais vraiment commencé. Renonçant à leur faire la leçon, Valerion avait tout bonnement abdiqué.
Mais que deviendraient-ils, eux ? Laissés à l’abandon de leur propre colère et de leurs peurs. Désoeuvrés et sans repères, privés de la moindre Défense. Ernest ne fit aucun commentaire sur les yeux brillants d’Alaska, ni sur ses joues humides. Pas non plus sur cette jambe tremblante qui la trahissait parfois. Il se dirigea vers le centre du Cromelech et commença à rassembler les fragments de son livre qui s’étalait là en pièces détachées. Sans la regarder, parce qu’il savait que croiser les regards représentait un risque de tout faire remonter, il se contenta d’ajouter du ton le plus neutre possible.
“Tu veux en parler ?”
430 mots
@Alaska Campbell
Las des adultes qui ne jouait qu’avec leurs propres règles. Las des incohérences et inepties. Las de ses propres limites. Son regard légèrement brouillé par les restes de larmes qu’il n’avait pas réussi à laisser s’échapper, il considéra la jeune fille avant que ses yeux ne retombent sur le résultat navrant de sa perte de contrôle. Il haussa les épaules à la remarque de la brunette. L’était-ce vraiment ? Un bon exutoire ? Est-ce que ce pauvre livre avait vraiment mérité ça ? Lui qui appréciait tellement les bouquins et leur vouait un respect sans borne, il venait de franchir une nouvelle limite. Une de plus en l’espace de quelques poignées de minutes.
“On a connu des jours meilleurs, hein… ?”
Son regard clair se posa une nouvelle fois sur sa camarade de classe. Elle non plus n’avait pas bonne mine. Elle aussi, avait quitté le cours avant la fin. Sans autorisation. À présent, ils se retrouvaient tous les deux là, hors la loi. Deux enfants perdus dans un Neverland où les adultes semblaient avoir abandonné le navire. Et même le Capitaine Crochet les avait abjuré, renonçant à ce combat qui n’avait même jamais vraiment commencé. Renonçant à leur faire la leçon, Valerion avait tout bonnement abdiqué.
Mais que deviendraient-ils, eux ? Laissés à l’abandon de leur propre colère et de leurs peurs. Désoeuvrés et sans repères, privés de la moindre Défense. Ernest ne fit aucun commentaire sur les yeux brillants d’Alaska, ni sur ses joues humides. Pas non plus sur cette jambe tremblante qui la trahissait parfois. Il se dirigea vers le centre du Cromelech et commença à rassembler les fragments de son livre qui s’étalait là en pièces détachées. Sans la regarder, parce qu’il savait que croiser les regards représentait un risque de tout faire remonter, il se contenta d’ajouter du ton le plus neutre possible.
“Tu veux en parler ?”
430 mots
@Alaska Campbell
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
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Gamins oubliés, égarés
Quand Ernest se retourna brusquement, brandissant sa baguette, Alaska eut une bouffée de panique. Ce bout de bois était absolument flippant : en une formule on pouvait contrôler le corps et l'esprit de quelqu'un, idée qui, malgré tout ses efforts, mettait la petite toujours aussi mal à l'aise. Ses mains s'étaient levées devant elle, maigre réflexe inutile face à la magie, et elle avait reculé d'un pas.
Heureusement, il abaissa son catalyseur presque aussitôt, le fourrant dans sa poche. La Campbell se sentit gênée d'avoir douté ne serait-ce qu'une seule seconde d'Ernest. Bien sûr qu'il n'allait jeter aucun sort, elle l'avait juste surpris.
Cette colère destructrice qu'elle avait aperçu chez lui semblait s'être évaporée depuis qu'il avait conscience de sa présence, remplacé par quelque chose de triste, de las dans le regard encore embué qu'il lui adressa. La brunette détestait le voir comme ça, aussi perdu, et elle se sentait tellement impuissante. Même pas capable de gérer ses émotions, mais voulant à tout prix que les autres aillent pour le mieux.
Alaska sourit tristement à la réflexion du Serpentard mais ne répondit rien, les yeux légèrement dans le vague. Elle le regarda, sans bouger, ramasser les morceaux du bouquin déchiqueté. Mieux valait le faire maintenant, avant qu'il ne s'envole aux quatre vents. Elle se rapprocha après un petit instant de flottement pour l'aider du mieux possible, un peu en dehors d'elle-même. Silencieuse, elle attendait qu'Ernest parle sans le regarder, et ça ne tarda pas.
Est-ce qu'elle voulait en parler ? Une partie d'elle sûrement, et l'autre non. Ces deux parts combattaient férocement dans sa tête. Oui, elle voulait aborder le sujet, mais par où commencer ? La petite avait encore du mal à interpréter le cours chaotique. Alors peut-être valait-il mieux ne rien dire, et l'enfouir. Oui, c'était cela, bien loin, en espérant que le sujet ne ressorte pas. Mais pour Ernest, qu'est-ce qui était le mieux ? Sûrement en parler, sinon il ne l'aurait pas proposé.
- Je sais pas trop... commença la Campbell, hésitante. J'ai un peu l'impression que c'était... hm... ce cours... la goutte qui a fait déborder le vase, tu vois ? Sauf que je savais même pas qu'il y avait un vase, mais bref. J'comprends pas trop pourquoi je suis partie, pourquoi avec Noah... Tu vois. Ça me parait flou. Et toi ?
Alaska était loin d'être loquace, mais elle s'exprimait plutôt bien habituellement, avec la fluidité de ceux qui réfléchissent au mot juste avant de parler. Tout le contraire de cet instant. Elle trébuchait à chaque mot, marquant des pauses, peinant à trouver ses mots. Un rougissement lui monta aux joues devant cette peine. C'était tellement plus simple de parler d'un fait, et non d'une émotion.
RPGwrimo : 452
@Ernest Stevens ce post est un peu aléatoire mais bon je me rattraperai aux prochains
Heureusement, il abaissa son catalyseur presque aussitôt, le fourrant dans sa poche. La Campbell se sentit gênée d'avoir douté ne serait-ce qu'une seule seconde d'Ernest. Bien sûr qu'il n'allait jeter aucun sort, elle l'avait juste surpris.
Cette colère destructrice qu'elle avait aperçu chez lui semblait s'être évaporée depuis qu'il avait conscience de sa présence, remplacé par quelque chose de triste, de las dans le regard encore embué qu'il lui adressa. La brunette détestait le voir comme ça, aussi perdu, et elle se sentait tellement impuissante. Même pas capable de gérer ses émotions, mais voulant à tout prix que les autres aillent pour le mieux.
Alaska sourit tristement à la réflexion du Serpentard mais ne répondit rien, les yeux légèrement dans le vague. Elle le regarda, sans bouger, ramasser les morceaux du bouquin déchiqueté. Mieux valait le faire maintenant, avant qu'il ne s'envole aux quatre vents. Elle se rapprocha après un petit instant de flottement pour l'aider du mieux possible, un peu en dehors d'elle-même. Silencieuse, elle attendait qu'Ernest parle sans le regarder, et ça ne tarda pas.
Est-ce qu'elle voulait en parler ? Une partie d'elle sûrement, et l'autre non. Ces deux parts combattaient férocement dans sa tête. Oui, elle voulait aborder le sujet, mais par où commencer ? La petite avait encore du mal à interpréter le cours chaotique. Alors peut-être valait-il mieux ne rien dire, et l'enfouir. Oui, c'était cela, bien loin, en espérant que le sujet ne ressorte pas. Mais pour Ernest, qu'est-ce qui était le mieux ? Sûrement en parler, sinon il ne l'aurait pas proposé.
- Je sais pas trop... commença la Campbell, hésitante. J'ai un peu l'impression que c'était... hm... ce cours... la goutte qui a fait déborder le vase, tu vois ? Sauf que je savais même pas qu'il y avait un vase, mais bref. J'comprends pas trop pourquoi je suis partie, pourquoi avec Noah... Tu vois. Ça me parait flou. Et toi ?
Alaska était loin d'être loquace, mais elle s'exprimait plutôt bien habituellement, avec la fluidité de ceux qui réfléchissent au mot juste avant de parler. Tout le contraire de cet instant. Elle trébuchait à chaque mot, marquant des pauses, peinant à trouver ses mots. Un rougissement lui monta aux joues devant cette peine. C'était tellement plus simple de parler d'un fait, et non d'une émotion.
RPGwrimo : 452
@Ernest Stevens ce post est un peu aléatoire mais bon je me rattraperai aux prochains
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Alaska c'est Ernest avec des couilles
Vava par la géniale Tamsin Gillies
Gamins oubliés, égarés
Ernest ramassait un à un les morceaux de pages éparpillés au quatre coins du Cromelech. C’était idiot cette expression. Le Cromelech, c’était un rond. Il n’avait pas de coin. Alaska ne tarda pas à le rejoindre dans cette quête pour récupérer les morceaux d’une matière qui venait de partir à vau-l’eau. Un peu à l’image du cours qu’il avait quitté. Les coupes étaient nettes et précises, au moins une raison de se réjouir. Il maîtrisait le sortilège de découpe avec une précision de chirurgien. Sauf que cette pensée ne l’aidait pas à se sentir mieux. Il n’y avait rien de digne à s’acharner sur un livre. Et ce n’était probablement pas le genre d’appropriation de sort qui lui vaudrait les éloges de Miss Priddy.
Une fois tous les morceaux ramassés, l’adolescent s’assit sur une pierre et plongea son bras entier dans son sac sans fond. Au bout de quelques secondes à fouiller ça et là dans le bric à brac qu’il transportait en permanence sur lui, il finit par sortir un rouleau de scotch non magique. Il aurait pu se contenter d’un Reparo. Ça aussi il savait le faire. Mais déjà planait sur lui les regards invisibles de ses mères. Dans ses oreilles résonnaient des discours qu’il avait mainte fois entendu sur les conséquences de ses actes et les responsabilités.
Un morceau de page après l’autre, il entama la reconstruction de l’ouvrage. Dans son malheur, Ernest connaissait le manuel par cœur. Une chance bien ironique. Il releva néanmoins la tête de son ouvrage quand sa camarade reprit la parole et se décida à répondre à sa question. Le petit brun acquiesça. Il voyait parfaitement ce qu’elle voulait dire et n’avait aucun mal à s’identifier à ses sentiments. Depuis le début de l’année, les vagues de doutes l’assaillaient. Il était pourtant content de revenir à Poudlard. Il s’était tellement réjouit.
“Tout se mélange dans ma tête… tous les trucs qu’on nous dit pas… la peur… la colère, aussi… J’sais pas… c’est pleins de trucs… et c’est rien en particulier… j’ai l’impression qu’mes émotions jouent au yoyo et… enfin… aujourd’hui… c’était un peu comme si Miss Valerion avait coupé le fil… et qu’le machin était parti en roue libre… je sais pas c’qui m’a pris… mais fallait que je sorte… j’avais l’impression d’étouffer… ou d’me noyer… je sais pas trop…”
Il était rare qu’Ernest exprime ses émotions. Encore moins de manière aussi sincère et sans le moindre filtre. Mais avec Alaska, depuis le début de leur scolarité, il avait l’impression d’être sur la même longueur d’ondes. Les rares fois où ils se parlaient, tout semblait plus naturel. Et peut-être qu’il se retrouvait dans les expressions de ses inquiétudes. Comme s’il pouvait sentir son stress, ses doutes. Et que d’une certaine manière, cette perception de la jeune fille le rassurait. Pas parce qu’il souhaitait à d’autres ce genre de tourment. Mais d’une certaine manière, il se sentait moins seul alors même que les mots n’étaient pas nécessaires.
494 mots
@Alaska Campbell
Une fois tous les morceaux ramassés, l’adolescent s’assit sur une pierre et plongea son bras entier dans son sac sans fond. Au bout de quelques secondes à fouiller ça et là dans le bric à brac qu’il transportait en permanence sur lui, il finit par sortir un rouleau de scotch non magique. Il aurait pu se contenter d’un Reparo. Ça aussi il savait le faire. Mais déjà planait sur lui les regards invisibles de ses mères. Dans ses oreilles résonnaient des discours qu’il avait mainte fois entendu sur les conséquences de ses actes et les responsabilités.
Un morceau de page après l’autre, il entama la reconstruction de l’ouvrage. Dans son malheur, Ernest connaissait le manuel par cœur. Une chance bien ironique. Il releva néanmoins la tête de son ouvrage quand sa camarade reprit la parole et se décida à répondre à sa question. Le petit brun acquiesça. Il voyait parfaitement ce qu’elle voulait dire et n’avait aucun mal à s’identifier à ses sentiments. Depuis le début de l’année, les vagues de doutes l’assaillaient. Il était pourtant content de revenir à Poudlard. Il s’était tellement réjouit.
“Tout se mélange dans ma tête… tous les trucs qu’on nous dit pas… la peur… la colère, aussi… J’sais pas… c’est pleins de trucs… et c’est rien en particulier… j’ai l’impression qu’mes émotions jouent au yoyo et… enfin… aujourd’hui… c’était un peu comme si Miss Valerion avait coupé le fil… et qu’le machin était parti en roue libre… je sais pas c’qui m’a pris… mais fallait que je sorte… j’avais l’impression d’étouffer… ou d’me noyer… je sais pas trop…”
Il était rare qu’Ernest exprime ses émotions. Encore moins de manière aussi sincère et sans le moindre filtre. Mais avec Alaska, depuis le début de leur scolarité, il avait l’impression d’être sur la même longueur d’ondes. Les rares fois où ils se parlaient, tout semblait plus naturel. Et peut-être qu’il se retrouvait dans les expressions de ses inquiétudes. Comme s’il pouvait sentir son stress, ses doutes. Et que d’une certaine manière, cette perception de la jeune fille le rassurait. Pas parce qu’il souhaitait à d’autres ce genre de tourment. Mais d’une certaine manière, il se sentait moins seul alors même que les mots n’étaient pas nécessaires.
494 mots
@Alaska Campbell
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Gamins oubliés, égarés
Voir Ernest sortir un rouleau d'adhésif, totalement normal, totalement moldu, surpris tout d'abord Alaska. Elle qui s'était longtemps efforcé de cacher, d'enfouir le plus profondément possible ses racines non-magiques était toujours un brin remuée de voir des objets aussi peu sorciers à Poudlard. Elle se demanda un instant pourquoi le garçon n'utilisait pas un simple Reparo. Pour une fois que la magie aurait pu être utile...
Nonobstant, la petite brune reconnaissait en ce geste une chose qu'elle aurait pu faire. La magie avait une fâcheuse tendance à tout effacer, trop facilement. Un coup de baguette et c'était fini. Recoller les morceaux au scotch était, du moins c'était comme cela qu'elle l'interprétait, une façon de ne pas oublier, d'assumer son geste.
Les paroles du Serpentard la remuèrent plus profondément qu'on n'aurait pu le croire, pour la simple raison qu'il trouvait les mots exacts pour exprimer ce qu'elle aussi ressentait. Ses réflexions faisaient écho aux siennes. Elle avait l'impression d'être face à un miroir, un miroir qui lui renvoyait presque violemment ses émotions. La figure du yoyo, c'était exactement ça. D'ailleurs, dès qu'il eut fini de parler, elle lâcha sans vraiment le vouloir :
- C'est exactement ça.
Son trouble se lisait dans ses yeux, fixés sur Ernest. Il était assis, elle debout, planté face à lui. Puis, se rendant compte de ce qu'elle venait de dire, elle rougit brusquement. Avec ces quelques mots, la sang-mêlée s'était plus dévoilée qu'elle ne l'avait fait depuis longtemps. Elle se sentait mise à nu, mais à cela s'alliait un sentiment plus agréable, qu'elle ne parvenait pas à décrypter : celui d'être comprise, enfin.
Mécaniquement, pour masquer un minimum son trouble et son regard qu'elle jugeait trop expressif, elle se mit à marcher, restant dans le périmètre devant Stevens.
Son cerveau bouillonnait d'émotions indescriptibles, auxquelles s'ajoutaient la frustration de ne pas se comprendre elle-même, de ne pas parvenir à se gérer. Le silence entre les deux se prolongeait, et pour y mettre fin Alaska décida de s'ouvrir du mieux qu'elle put. Après tout... c'était Ernest. Il y avait une sorte de lien, de compréhension entre eux qui la poussait à se confier malgré ses réticences. Peut-être que lui au moins pourrait l'aider à démêler les nœuds dans sa tête, et par la même occasion les siens.
- Y a trop de trucs en fait, ça déborde. J'adore Poudlard, fin je veux dire je quitterai ça pour rien au monde, mais c'est trop. La magie, les gens... Et on peut quasiment jamais être seul, partout, tout le temps, y a du monde, de la pression, du jugement. Fin... c'est épuisant. On est toujours entourés, mais en même temps... presque seuls dans tout ça, tu vois ce que je veux dire ? Et être sang-mêlée dans tout ça... fin je me sens pas légitime à être là... surtout avec mes notes de merde si je peux me permettre... Et y a tout ça et plein d'autres trucs qui se mélangent, je pourrais même pas tout te dire tellement je suis paumée... je comprends plus rien...
Elle avait lâché ça d'une traite, sans trop réfléchir contrairement à son habitude mais comme souvent avec le garçon. On pouvait lire sur son visage tous ses doutes, ses craintes, sa fatigue. Elle s'arrêta de marcher pour le regarder de nouveau, guettant ses réactions, légèrement rougissante, se grattant le cou.
@Ernest Stevens
Le come-back après tant de temps
Je suis vraiment désolée pour le délai... merci d'avoir été si patiente
Le post est un peu aléatoire mais on va dire que je suis fatiguée et Alaska est paumée
Nonobstant, la petite brune reconnaissait en ce geste une chose qu'elle aurait pu faire. La magie avait une fâcheuse tendance à tout effacer, trop facilement. Un coup de baguette et c'était fini. Recoller les morceaux au scotch était, du moins c'était comme cela qu'elle l'interprétait, une façon de ne pas oublier, d'assumer son geste.
Les paroles du Serpentard la remuèrent plus profondément qu'on n'aurait pu le croire, pour la simple raison qu'il trouvait les mots exacts pour exprimer ce qu'elle aussi ressentait. Ses réflexions faisaient écho aux siennes. Elle avait l'impression d'être face à un miroir, un miroir qui lui renvoyait presque violemment ses émotions. La figure du yoyo, c'était exactement ça. D'ailleurs, dès qu'il eut fini de parler, elle lâcha sans vraiment le vouloir :
- C'est exactement ça.
Son trouble se lisait dans ses yeux, fixés sur Ernest. Il était assis, elle debout, planté face à lui. Puis, se rendant compte de ce qu'elle venait de dire, elle rougit brusquement. Avec ces quelques mots, la sang-mêlée s'était plus dévoilée qu'elle ne l'avait fait depuis longtemps. Elle se sentait mise à nu, mais à cela s'alliait un sentiment plus agréable, qu'elle ne parvenait pas à décrypter : celui d'être comprise, enfin.
Mécaniquement, pour masquer un minimum son trouble et son regard qu'elle jugeait trop expressif, elle se mit à marcher, restant dans le périmètre devant Stevens.
Son cerveau bouillonnait d'émotions indescriptibles, auxquelles s'ajoutaient la frustration de ne pas se comprendre elle-même, de ne pas parvenir à se gérer. Le silence entre les deux se prolongeait, et pour y mettre fin Alaska décida de s'ouvrir du mieux qu'elle put. Après tout... c'était Ernest. Il y avait une sorte de lien, de compréhension entre eux qui la poussait à se confier malgré ses réticences. Peut-être que lui au moins pourrait l'aider à démêler les nœuds dans sa tête, et par la même occasion les siens.
- Y a trop de trucs en fait, ça déborde. J'adore Poudlard, fin je veux dire je quitterai ça pour rien au monde, mais c'est trop. La magie, les gens... Et on peut quasiment jamais être seul, partout, tout le temps, y a du monde, de la pression, du jugement. Fin... c'est épuisant. On est toujours entourés, mais en même temps... presque seuls dans tout ça, tu vois ce que je veux dire ? Et être sang-mêlée dans tout ça... fin je me sens pas légitime à être là... surtout avec mes notes de merde si je peux me permettre... Et y a tout ça et plein d'autres trucs qui se mélangent, je pourrais même pas tout te dire tellement je suis paumée... je comprends plus rien...
Elle avait lâché ça d'une traite, sans trop réfléchir contrairement à son habitude mais comme souvent avec le garçon. On pouvait lire sur son visage tous ses doutes, ses craintes, sa fatigue. Elle s'arrêta de marcher pour le regarder de nouveau, guettant ses réactions, légèrement rougissante, se grattant le cou.
@Ernest Stevens
Le come-back après tant de temps
Le post est un peu aléatoire mais on va dire que je suis fatiguée et Alaska est paumée
Couleur RP : #008048 ~ Deuxième année rp ~ Fiche PR ~ Membre de la Péliade ~ 2ème année ~ 13 ans
Alaska c'est Ernest avec des couilles
Vava par la géniale Tamsin Gillies