Les chroniques de deux colocataires
Dimanche 25 octobre 2048
Matin
Au 4, Route du Triomphe
Avec @Stéphanie Lilith
Après sa grosse journée de travail qui s’est terminé à minuit et un passage Chez Sisyphe pour saluer Charly, Morgan était rentrée épuisée, et s’était couchée en pilote automatique, en oubliant presque de retirer ses chaussures avant de dormir. Elle avait à peine sentie les picotements de Silv sur son crâne – « demain Silv, on verra demain… » – alors qu’elle sombrait une fois de plus dans les bras de Morphée.
Le lendemain, la galloise comptait bien prendre son temps pour se lever. Même si elle avait de nouveau une journée de travail qui l’attendait, quelques heures de plus dans son lit ne lui ferait pas de mal. Seulement, elle sentit de nouveau les picotements caractéristiques du botruc. Jouant l’ignorance durant les premières minutes, Morgan finit par ouvrir les yeux pour lancer un mélange d’éclair et de supplique à la créature.
« Laisse. Moi. Dormir. S’il te plait », lui transmit-elle en langage botruc. Avant de se réinstaller sur son oreiller, et réajuster sa couette. Alors qu’elle crut au bout de deux minutes être tranquille, l’être phasmique recommença son petit manège.
« Bien, ok, j’ai compris, super, j’abandonne ma grasse matinée définitivement, merci. »
Dramatiquement, elle se redressa dans son lit, et se tourna vers Silv, qui se tenait debout sur son autre oreiller, fier comme arbre.
« Qu’est-ce que tu veux me dire de si important, hein ? »
***
Au final, il était relativement tôt lorsqu’elle sortit de sa chambre, pour se diriger dans la cuisine, un sourire espiègle sur les lèvres. Certes l’histoire de Silv aurait pu attendre, mais elle n’allait pas trop le lui reprocher – pouvait-elle seulement lui reprocher réellement quelque chose ? Une tasse de thé fumante à la main, Morgan savourait tranquillement sa boisson, tout en se demandant si elle croiserait sa coloc avant de partir au travail à 13h.
Elle n’a pas du dormir beaucoup, la pauvre.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
Les chroniques de deux colocataires
Je fixe le vide, assise dans mon lit, adossée à mon oreiller, les couvertures sur le bas de mon corps. Les frissons de froid se mélangent aux frissons de l'émotion. Je ne sais quoi penser. Impossible de faire le tri dans les milliards de pensées qui s'insinuent sous mon crâne. Des flashs de la veille, des sons, des odeurs, des contacts. Mes yeux se ferment alors que je me crispe, un sourire aux lèvres, passant la main dans mes cheveux décoiffés. Misère, ils sont dans un état...
- Allez.
Assez traîné, je me lève souplement en bondissant du lit. J'enfile une simple chemise et une culotte, sans même m'embarrasser à me couvrir d'autre chose. Le contact froid du sol me réveille et m'ancre à la réalité. Lorsque j'ouvre la porte, un sourire idiot flotte sur mes lèvres, et je me dirige vers la cuisine.
Je déchante lorsque j'aperçois Morgan, et me fige un instant. Merlin, je l'avais oublié celle-là. Ma main vient se poser sur mon biceps tandis que mes yeux fuient par réflexe une brève seconde ma colocataire.
Les petites conversations n'étant notre fort ni à l'une ni à l'autre, j'ai le loisir de pouvoir passer à côte d'elle sans culpabilité outrancière. Je vais simplement me faire un petit-déjeuner avant de sortir. Juste sortir, quelque part, j'ai besoin de penser à autre chose. Ou peut-être ai-je au contraire besoin de penser à ce qui est arrivé, mais ce ne sera certainement pas en sa compagnie.
Depuis que mes parents m'ont forcé à apprendre, je cuisine merveilleusement bien. Je le sais, et je déteste ce savoir. Mais quitte à savoir faire quelque chose, autant s'en servir, pas vrai ? En sortant de quoi préparer le repas, je questionne Morgan sans lever le regard.
- Tu veux quelque chose ?
- Allez.
Assez traîné, je me lève souplement en bondissant du lit. J'enfile une simple chemise et une culotte, sans même m'embarrasser à me couvrir d'autre chose. Le contact froid du sol me réveille et m'ancre à la réalité. Lorsque j'ouvre la porte, un sourire idiot flotte sur mes lèvres, et je me dirige vers la cuisine.
Je déchante lorsque j'aperçois Morgan, et me fige un instant. Merlin, je l'avais oublié celle-là. Ma main vient se poser sur mon biceps tandis que mes yeux fuient par réflexe une brève seconde ma colocataire.
Les petites conversations n'étant notre fort ni à l'une ni à l'autre, j'ai le loisir de pouvoir passer à côte d'elle sans culpabilité outrancière. Je vais simplement me faire un petit-déjeuner avant de sortir. Juste sortir, quelque part, j'ai besoin de penser à autre chose. Ou peut-être ai-je au contraire besoin de penser à ce qui est arrivé, mais ce ne sera certainement pas en sa compagnie.
Depuis que mes parents m'ont forcé à apprendre, je cuisine merveilleusement bien. Je le sais, et je déteste ce savoir. Mais quitte à savoir faire quelque chose, autant s'en servir, pas vrai ? En sortant de quoi préparer le repas, je questionne Morgan sans lever le regard.
- Tu veux quelque chose ?
Quelque part, perdue avec Sixtine.
Les chroniques de deux colocataires
Peu de temps après, elle aperçut sa colocataire entrer dans la cuisine, vêtue simplement d'une chemise et de sous-vêtements. La galloise n'était guère choquée par cette tenue et se concentra davantage sur l'attitude de Lilith que sur sa façon de s'habiller. Connaissant plus que bien la signification d’un tel regard fuyant - surtout en tenant compte des informations rapportées par la commère qu'était Silv - son faible amusement dissimulé s'en trouva renforcé. Au moins, l'une des deux habitantes de l'appartement avait eu de la chance la veille, tandis que l'autre avait passé sa soirée en compagnie de crânes poussiéreux, de vieux artefacts et de sorciers à l’hygiène tout aussi douteuses.
"Non, rien, merci."
Ce qui était appréciable dans cette cohabitation, c'était le confort du silence. Aucune des deux n'était adepte, ni experte, des échanges de banalités, ce qui constituait un soulagement pour la noiraude. Chacune menait sa vie sans se marcher sur les pieds, se croisant de temps en temps en raison de leurs horaires différents – surtout depuis le changement d’emploi de Lilith. Néanmoins, il était agréable d'avoir quelqu'un d'autre à la maison, parfois.
"J'espère que tu as bien dormi", dit-t-elle nonchalamment en sirotant une nouvelle gorgée dans sa tasse, "j'ai croisé la vieille du dessus ce matin. Elle se plaignait de vacarme nocturne, mais je n'ai rien entendu en rentrant cette nuit. Bizarre, n'est-ce pas ?"
"Non, rien, merci."
Ce qui était appréciable dans cette cohabitation, c'était le confort du silence. Aucune des deux n'était adepte, ni experte, des échanges de banalités, ce qui constituait un soulagement pour la noiraude. Chacune menait sa vie sans se marcher sur les pieds, se croisant de temps en temps en raison de leurs horaires différents – surtout depuis le changement d’emploi de Lilith. Néanmoins, il était agréable d'avoir quelqu'un d'autre à la maison, parfois.
"J'espère que tu as bien dormi", dit-t-elle nonchalamment en sirotant une nouvelle gorgée dans sa tasse, "j'ai croisé la vieille du dessus ce matin. Elle se plaignait de vacarme nocturne, mais je n'ai rien entendu en rentrant cette nuit. Bizarre, n'est-ce pas ?"
FIN.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b