Un départ catastrophique
POV : Alf Wytte
12 ans Judy Wytte - soeur
Sally Wytte - mère
John Wytte - père Retour à Poudlard
5 janvier 2048
Bath - Angleterre
Après un Noël particulier, Alf était plus qu'impatient de retourner à Poudlard pour s'éloigner des tensions inhérentes entre lui et son père. Peu d'embrouilles, peu de cris, rien de visible pour quelqu'un ne connaissant pas la famille Wytte. Seulement rien. Rien du tout. Aucune réaction, aucune parole, aucun semblant d'amour.
L'absence de réaction du père d'Alf était insoutenable et le jeune homme passait la plupart de ses nuits à pleurer et trembloter dans son lit par pure incompréhension. Avait-il fait quelque chose qui justifierai qu'un père abandonne son fils à ce point ?
C'est pour cela que deux jours avant de partir, la valise d'Alf était déjà prête et remplie de tout ce qu'il aurait besoin à Poudlard. Il comptait bien rester pour les vacances d'Hiver au château. Néanmoins, il se sentait coupable d'abandonner sa sœur et sa mère. Mais il n'avait jamais connu d'aussi mauvaises vacances que celles-ci.
Selon Judy, qui lui avait rapporté la discussion que leurs parents avaient eu entre eux avant que le Gryffon ne rentre, le problème viendrait du fait qu'Alf soit un sorcier. Mais j'ai pas demandé à être un sorcier moi... J'ai pas VOULU être un sorcier...
Cette dernière pensée était certainement un peu fausse car il avait toujours apprécié voir sa mère faire deux ou trois actions avec sa baguette. Notamment lorsqu'il était très jeune et qu'elle faisait voler sa fourchette vers sa bouche lorsqu'il refusait de manger.
Sortant de son palais mental, Alf sortit de sa chambre après avoir refait son lit pour rejoindre le rez-de-chaussée afin de s'habiller. Arrivé en bas, Alf fut étonné de ne pas retrouver ni sa valise ni sa veste. Maman les a certainement déjà déposées dans le coffre de la voiture, pensa-t-il assez innocemment.
En enfilant ses baskets, il remarqua un bout de parchemin dépassé du dressing de la chambre de ses parents, elle aussi située au rez-de-chaussée. Etonnant étant donné que sa mère travaillait depuis le bureau situé à l'étage et qu'elle ne laissait jamais rien trainer, étant légèrement psychorigide sur le rangement.
Il rentra dans le dressing et découvrit sa valise éventrée sur le sol. Les larmes montèrent aux yeux d'Alf quand il comprit ce qu'il s'était passé. Il se précipita dans le salon et s'écria :
"POURQUOI T'AS FAIT CA ! Je vais louper le train à cause de toi !"
Son père ne daigna même pas se redresser et tourna la tête dans sa direction :
"La prochaine fois que tu me parles comme ça, ça va mal finir..."
C'est à ce moment que la mère d'Alf se mit à hurler de rage depuis la chambre des parents. A partir de ce moment là, les souvenirs d'Alf resteront flous, comme s'il n'avait jamais vraiment assisté à cette scène.
Il se souvint de quelques cris, notamment de "LACHE LE IMMEDIATEMENT", de "Il n'ira pas à Poudlard", d'un sort lancé, de son père qui tombait, immobilisé, d'un hurlement de rage, de sa mère l'attrapant par le poignet, de sa valise dans le coffre, rangée, et d'eux trois, Judy comprit, partant en direction de la gare de King Cross avec 15 minutes de retard...
C'est ainsi que se finnisèrent les vacances déjà bien gâchées d'Alf.
L'absence de réaction du père d'Alf était insoutenable et le jeune homme passait la plupart de ses nuits à pleurer et trembloter dans son lit par pure incompréhension. Avait-il fait quelque chose qui justifierai qu'un père abandonne son fils à ce point ?
C'est pour cela que deux jours avant de partir, la valise d'Alf était déjà prête et remplie de tout ce qu'il aurait besoin à Poudlard. Il comptait bien rester pour les vacances d'Hiver au château. Néanmoins, il se sentait coupable d'abandonner sa sœur et sa mère. Mais il n'avait jamais connu d'aussi mauvaises vacances que celles-ci.
Selon Judy, qui lui avait rapporté la discussion que leurs parents avaient eu entre eux avant que le Gryffon ne rentre, le problème viendrait du fait qu'Alf soit un sorcier. Mais j'ai pas demandé à être un sorcier moi... J'ai pas VOULU être un sorcier...
Cette dernière pensée était certainement un peu fausse car il avait toujours apprécié voir sa mère faire deux ou trois actions avec sa baguette. Notamment lorsqu'il était très jeune et qu'elle faisait voler sa fourchette vers sa bouche lorsqu'il refusait de manger.
Sortant de son palais mental, Alf sortit de sa chambre après avoir refait son lit pour rejoindre le rez-de-chaussée afin de s'habiller. Arrivé en bas, Alf fut étonné de ne pas retrouver ni sa valise ni sa veste. Maman les a certainement déjà déposées dans le coffre de la voiture, pensa-t-il assez innocemment.
En enfilant ses baskets, il remarqua un bout de parchemin dépassé du dressing de la chambre de ses parents, elle aussi située au rez-de-chaussée. Etonnant étant donné que sa mère travaillait depuis le bureau situé à l'étage et qu'elle ne laissait jamais rien trainer, étant légèrement psychorigide sur le rangement.
Il rentra dans le dressing et découvrit sa valise éventrée sur le sol. Les larmes montèrent aux yeux d'Alf quand il comprit ce qu'il s'était passé. Il se précipita dans le salon et s'écria :
"POURQUOI T'AS FAIT CA ! Je vais louper le train à cause de toi !"
Son père ne daigna même pas se redresser et tourna la tête dans sa direction :
"La prochaine fois que tu me parles comme ça, ça va mal finir..."
C'est à ce moment que la mère d'Alf se mit à hurler de rage depuis la chambre des parents. A partir de ce moment là, les souvenirs d'Alf resteront flous, comme s'il n'avait jamais vraiment assisté à cette scène.
Il se souvint de quelques cris, notamment de "LACHE LE IMMEDIATEMENT", de "Il n'ira pas à Poudlard", d'un sort lancé, de son père qui tombait, immobilisé, d'un hurlement de rage, de sa mère l'attrapant par le poignet, de sa valise dans le coffre, rangée, et d'eux trois, Judy comprit, partant en direction de la gare de King Cross avec 15 minutes de retard...
C'est ainsi que se finnisèrent les vacances déjà bien gâchées d'Alf.
C'est la larme à l'oeil qu'Alf, ce gentil p'tit bonhomme, tourna le dos à sa famille, ses amis, son école, pour s'enfuir loin, très loin, dans les méandres d'une forêt, pour ne jamais en revenir...