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Soirée du 8 Mai 2048
Avec @Maddison Nash
Avec @Maddison Nash
Bien que leur première rencontre ne soit due qu'à l'inquiétude de la mère de la jeune femme, après quelques temps, Maddy, comme elle préférait se faire surnommer, était devenue plus que la seule fille d'Emma. Après avoir accédé à la requête de son ancienne camarade, la sorcière était en effet devenue pour lui plutôt qu'une amie, au moins une connaissance avec qui il aimait prendre le temps de discuter lorsqu'il passait au Chemin de Traverse, et qu'il apprenait encore à connaître.
C'est lors de ces discussions qu'il avait relevé certaines des idées, certaines des opinions que portait en elle Maddison. Loin de la connaître parfaitement et malgré qu'elle lui semble digne de confiance, Suileabhan avait préféré prendre le temps de creuser le sujet, de se renseigner discrètement autant que possible, tant de lui-même qu'auprès d'Erwin pour juger de ce qu'il conviendrait de faire. Ils s'étaient finalement accordés, et le concierge avait pris sa soirée pour inviter la sorcière au Chaudron Baveur, après la fermeture de sa boutique. Le lieu, pratique mais loin d'être aussi discret que la taverne préférée de son ami, avait nécessité que l'Irlandais reserve un des salons privés de l'établissement, ce qu'il avait bien sûr signifié à l'avance à son invitée. Deux bières commandées à l'avance sur la table, Suileabhan attendait la venue de Maddy en calculant mentalement quand pourrait bien être sa prochaine occasion pour avancer dans ses projets avec Sixtine.
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Apothic'herbes n'a pas tant de visite que cela les vendredis mais cela n'empêche pas que la fermeture ce jour-là soit bien plus chronophage que le reste de la semaine, puisqu'elle a pour but de préparer le mieux possible la journée de vente du lendemain, connue pour être très lucrative pour la plupart des boutiques.
Même en s'y mettant à deux, cela prend donc du temps et, s'il aurait peut-être fallu qu'elle s'éclipse avant la fin des préparatifs, Maddison se l'interdit car elle ne peut pas se permettre de laisser Henry s'en charger seul. Non, il valait mieux le faire ensemble, quitte à se qu'elle se mette un peu en retard.
Ils arrivent finalement au bout des différentes tâches qu'ils avaient à effectuer. Contrairement à ses habitudes, la trentenaire se dépêche de saluer son collègue et de quitter les lieux, avant de rejoindre le Chaudron Baveur où elle est attendue.
Elle ne sait pas vraiment pourquoi Suileabhan tenait à la voir mais cela lui semblait important. Et requerrait peut-être même un peu de discrétion ? C'était en tout cas la supposition que la blonde s'était faite puisqu'il ne l'attendait pas à une des tables du pub, mais bien dans un de ses salons privés, qu'elle a pu rejoindre après avoir été aiguillée par un des employés.
L'Ecossaise ne tarde pas à esquisser un léger sourire lorsqu'elle aperçoit le sorcier :
- Bonsoir ! Excuse-moi, j'ai un peu tardé, on devait préparer la boutique pour demain.
Son regard se pose, plus ou moins malgré elle, sur les deux bières fraichement commandées mais Maddison se tourne de nouveau vers Suileabhan, tout de même curieuse de comprendre ce qu'ils font là :
- Alors, dis-moi, qu'est-ce qu'il se passe et que tu ne peux pas me dire en étant entouré de monde ? demande-t-elle tout en posant son sac dans un coin.
Même en s'y mettant à deux, cela prend donc du temps et, s'il aurait peut-être fallu qu'elle s'éclipse avant la fin des préparatifs, Maddison se l'interdit car elle ne peut pas se permettre de laisser Henry s'en charger seul. Non, il valait mieux le faire ensemble, quitte à se qu'elle se mette un peu en retard.
Ils arrivent finalement au bout des différentes tâches qu'ils avaient à effectuer. Contrairement à ses habitudes, la trentenaire se dépêche de saluer son collègue et de quitter les lieux, avant de rejoindre le Chaudron Baveur où elle est attendue.
Elle ne sait pas vraiment pourquoi Suileabhan tenait à la voir mais cela lui semblait important. Et requerrait peut-être même un peu de discrétion ? C'était en tout cas la supposition que la blonde s'était faite puisqu'il ne l'attendait pas à une des tables du pub, mais bien dans un de ses salons privés, qu'elle a pu rejoindre après avoir été aiguillée par un des employés.
L'Ecossaise ne tarde pas à esquisser un léger sourire lorsqu'elle aperçoit le sorcier :
- Bonsoir ! Excuse-moi, j'ai un peu tardé, on devait préparer la boutique pour demain.
Son regard se pose, plus ou moins malgré elle, sur les deux bières fraichement commandées mais Maddison se tourne de nouveau vers Suileabhan, tout de même curieuse de comprendre ce qu'ils font là :
- Alors, dis-moi, qu'est-ce qu'il se passe et que tu ne peux pas me dire en étant entouré de monde ? demande-t-elle tout en posant son sac dans un coin.
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- Quelques minutes de plus, et je me gardais les verres pour moi seul.
C'est ainsi riant que Suileabhan accueillit la jeune femme à ses côtés. Après tout, malgré son retard et la gravité certaine de ce qu'il souhait ce soir aborder avec elle, il était arrivé dans un stade de sa vie où il pouvait simplement profiter de ce qu'il avait autour de lui. Le moment était bien choisi pour se détendre un peu en amont de ce qui allait arriver. À cet effet, le concierge prit le soin de lever sa commande alcoolisée en direction de Maddison avant d'en avaler une gorgée, et surtout, de lui répondre.
- Droit dans le vif du sujet. Tu as raison, ne perdons pas de temps. La question ne sort pas de nulle part mais.. que penses-tu de la situation du pays, Maddy ? De ce conseil qui vous.. pardon, l'habitude, nous gouverne ?
Plongeant son regard - qui pour une fois n'était pas aussi sombre - dans les yeux de celle qui n'était au départ que la fille d'une amie, l'irlandais reprit.
- D'où le salon privé. Et d'où le verre.
Il avait prononcé cette phrase d'un demi sourire. Bien sûr, il n'ignorait pas vraiment l'opinion de la sorcière, ils n'auraient pas eu cette discussion le cas échéant. Mais c'était une bonne manière de mettre les pieds dans le plat, et de faire remonter à la surface ce qu'elle avait sur le cœur. Pour ensuite peut-être, aller plus loin. Avec eux.
C'est ainsi riant que Suileabhan accueillit la jeune femme à ses côtés. Après tout, malgré son retard et la gravité certaine de ce qu'il souhait ce soir aborder avec elle, il était arrivé dans un stade de sa vie où il pouvait simplement profiter de ce qu'il avait autour de lui. Le moment était bien choisi pour se détendre un peu en amont de ce qui allait arriver. À cet effet, le concierge prit le soin de lever sa commande alcoolisée en direction de Maddison avant d'en avaler une gorgée, et surtout, de lui répondre.
- Droit dans le vif du sujet. Tu as raison, ne perdons pas de temps. La question ne sort pas de nulle part mais.. que penses-tu de la situation du pays, Maddy ? De ce conseil qui vous.. pardon, l'habitude, nous gouverne ?
Plongeant son regard - qui pour une fois n'était pas aussi sombre - dans les yeux de celle qui n'était au départ que la fille d'une amie, l'irlandais reprit.
- D'où le salon privé. Et d'où le verre.
Il avait prononcé cette phrase d'un demi sourire. Bien sûr, il n'ignorait pas vraiment l'opinion de la sorcière, ils n'auraient pas eu cette discussion le cas échéant. Mais c'était une bonne manière de mettre les pieds dans le plat, et de faire remonter à la surface ce qu'elle avait sur le cœur. Pour ensuite peut-être, aller plus loin. Avec eux.
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En entendant la réponse de Suileabhan, la trentenaire rit à son tour. « Et tu aurais bien eu raison » répond-elle, faussement sérieuse.
Fort heureusement, son retard n’est pas si important que cela, la blonde peut donc imiter l’Irlandais et prendre une première gorgée de bière tout en écoutant sa réponse. Enfin, c’est de cette manière que l’Ecossaise pensait que ça se passerait, mais ses sourcils se lèvent en entendant l’homme lui poser une question. A ses mots, et comme il ne tarde pas à le confirmer lui-même, Maddison comprend ce qu’ils font ici plutôt qu’à une table du Chaudron Baveur.
Presque nonchalante, la jeune femme commence par boire une nouvelle gorgée, avant de finalement répondre à la question qui lui a été posée.
- En tant que Sang-Mêlée, tu te doutes sûrement, et je l’ai sans doute déjà laissé transparaitre pendant nos différentes discussions, que je ne supporte absolument pas la situation politique actuelle. Cet élitisme ne devrait pas avoir lieu d’être lorsqu’on gouverne un peuple. D’ailleurs, le Conseil est la raison pour laquelle je ne peux pas être à la tête d’Apothic’herbes, ce qui rajoute un argument contre eux mais comme il ne concerne que moi, c’est loin d’être le plus important. La priorité va aux conséquences qui concernent la population dans son entièreté, ou du moins sa majorité. Et rares sont les décisions de la part du Conseil que je peux cautionner, pour ne pas dire aucune.
Elle lui fait confiance, alors sa franchise parle. Elle ne peut pas souvent exprimer haut et fort son opinion politique mais, si on lui en donne l’occasion, on ne l’arrête plus. Ça a d’ailleurs déjà été le cas lors de l’inauguration de Godric’s Hollow, en discutant avec Britanny. Parfois, savoir qu’elle n’est pas la seule à voir les choses sous cet angle lui fait du bien. Et, même si Suileabhan n’a encore rien dit, elle est persuadée que leurs avis se rejoignent : dans le cas contraire, ils ne seraient pas là.
- Pour moi, l’égalité entre tous les sorciers devrait être le mot d’ordre pour toute personne qui nous gouverne. Je n’ai pas besoin d’être la plus à plaindre pour me rendre compte que ce n’est que du bon sens, lance-t-elle, avec une pointe de colère, en pensant aux Nés-Moldus. Si je pouvais faire quoi que ce soit pour changer les choses, crois-moi quand je dis que je le ferais.
Elle n’a pas d’enfants, du moins pas encore, mais ses neveux et ses filleuls suffisent à la blonde pour se rendre compte qu’elle n’a pas envie qu’ils grandissent dans un monde pareil, ou pire, que ces absurdités soient encore en vigueur lorsqu’ils passeront l’âge adulte. Ça a trop duré.
Fort heureusement, son retard n’est pas si important que cela, la blonde peut donc imiter l’Irlandais et prendre une première gorgée de bière tout en écoutant sa réponse. Enfin, c’est de cette manière que l’Ecossaise pensait que ça se passerait, mais ses sourcils se lèvent en entendant l’homme lui poser une question. A ses mots, et comme il ne tarde pas à le confirmer lui-même, Maddison comprend ce qu’ils font ici plutôt qu’à une table du Chaudron Baveur.
Presque nonchalante, la jeune femme commence par boire une nouvelle gorgée, avant de finalement répondre à la question qui lui a été posée.
- En tant que Sang-Mêlée, tu te doutes sûrement, et je l’ai sans doute déjà laissé transparaitre pendant nos différentes discussions, que je ne supporte absolument pas la situation politique actuelle. Cet élitisme ne devrait pas avoir lieu d’être lorsqu’on gouverne un peuple. D’ailleurs, le Conseil est la raison pour laquelle je ne peux pas être à la tête d’Apothic’herbes, ce qui rajoute un argument contre eux mais comme il ne concerne que moi, c’est loin d’être le plus important. La priorité va aux conséquences qui concernent la population dans son entièreté, ou du moins sa majorité. Et rares sont les décisions de la part du Conseil que je peux cautionner, pour ne pas dire aucune.
Elle lui fait confiance, alors sa franchise parle. Elle ne peut pas souvent exprimer haut et fort son opinion politique mais, si on lui en donne l’occasion, on ne l’arrête plus. Ça a d’ailleurs déjà été le cas lors de l’inauguration de Godric’s Hollow, en discutant avec Britanny. Parfois, savoir qu’elle n’est pas la seule à voir les choses sous cet angle lui fait du bien. Et, même si Suileabhan n’a encore rien dit, elle est persuadée que leurs avis se rejoignent : dans le cas contraire, ils ne seraient pas là.
- Pour moi, l’égalité entre tous les sorciers devrait être le mot d’ordre pour toute personne qui nous gouverne. Je n’ai pas besoin d’être la plus à plaindre pour me rendre compte que ce n’est que du bon sens, lance-t-elle, avec une pointe de colère, en pensant aux Nés-Moldus. Si je pouvais faire quoi que ce soit pour changer les choses, crois-moi quand je dis que je le ferais.
Elle n’a pas d’enfants, du moins pas encore, mais ses neveux et ses filleuls suffisent à la blonde pour se rendre compte qu’elle n’a pas envie qu’ils grandissent dans un monde pareil, ou pire, que ces absurdités soient encore en vigueur lorsqu’ils passeront l’âge adulte. Ça a trop duré.
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Suileabhan sourit aux premières réactions de sa jeune amie avant de la laisser répondre. L'homme s'attendait bien entendu à ce que la sorcière abonde dans leur sens mais, tout soulagé qu'il était de la voir réagir, exprimer et vivre ses propres convictions, il ne pouvait s'empêcher de serrer la mâchoire et le poing. Maddison n'était depuis longtemps plus une enfant, mais elle restait jeune. Et, comme ailleurs, un gouvernement qui enserrait autant la gorge de sa jeunesse la tuait à petit feu, et n'avait aucune raison d'exister.
- Nous savons tous les deux - toi encore plus que moi, bien sûr - ce que la politique actuelle te fais traverser, ce qu'elle fera encore si nous ne faisons rien. Mais j'avais besoin de te l'entendre dire une nouvelle fois, véritablement. Car c'est bien de cela dont il est question aujourd'hui, Maddy. Faire quelque chose. Pas seulement pour toi bien sûr, mais pour nous tous et surtout pour ceux à venir. Et je suis dans un sens, aussi heureux qu'horrifié de te l'entendre dire.
L'air sérieux, il planta ses yeux dans celui de la sorcière.
- Je fais partie d'un réseau en pleine construction, dans toutes les sphères de la société. Nous voulons bâtir cet avenir, Maddy, cet avenir rempli de choix et de l'égalité que ce pays n'a plus entre les mains. Tu me dis que si tu pouvais faire quoi que ce soit, tu le ferais. Aujourd'hui, je viens en notre nom te donner ce nouveau choix. Rejoins-nous, reconstruisons encore la démocratie, et, avec elle, un avenir pour les jeunes de tout le pays.
- Nous savons tous les deux - toi encore plus que moi, bien sûr - ce que la politique actuelle te fais traverser, ce qu'elle fera encore si nous ne faisons rien. Mais j'avais besoin de te l'entendre dire une nouvelle fois, véritablement. Car c'est bien de cela dont il est question aujourd'hui, Maddy. Faire quelque chose. Pas seulement pour toi bien sûr, mais pour nous tous et surtout pour ceux à venir. Et je suis dans un sens, aussi heureux qu'horrifié de te l'entendre dire.
L'air sérieux, il planta ses yeux dans celui de la sorcière.
- Je fais partie d'un réseau en pleine construction, dans toutes les sphères de la société. Nous voulons bâtir cet avenir, Maddy, cet avenir rempli de choix et de l'égalité que ce pays n'a plus entre les mains. Tu me dis que si tu pouvais faire quoi que ce soit, tu le ferais. Aujourd'hui, je viens en notre nom te donner ce nouveau choix. Rejoins-nous, reconstruisons encore la démocratie, et, avec elle, un avenir pour les jeunes de tout le pays.
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Jusqu'ici, les deux sorciers sont bien d'accord : la politique actuelle laisse à désirer et il faut faire quelque chose pour aller de l'avant, et, visiblement, c'était pour cette raison que Suileabhan avait fait venir la blonde aujourd'hui. Cependant, Maddison ne voit tout de suite où il veut en venir, bien qu'il ne cache pas vraiment ses intentions. Faire quelque chose, mais quoi ? Comment ? La trentenaire l'écoute donc attentivement, intéressée à comprendre où il veut en venir exactement.
La situation de l'employée est loin d'être à plaindre : en tant que Sang-Mêlée, elle est considérée par le gouvernement en vigueur, tous les sorciers n'ont pas cette chance. En ce qui concerne Apothic'herbes, la boutique est, officiellement, aux mains d'Henry, officieusement dans celles de l'Ecossaise. Elle s'estime donc chanceuse et ne pas être la priorité des changements, mais il faut dire qu'elle ne pensera jamais l'être, tant le collectif l'emporte sur l'individualisme.
En entendant la suite des paroles du concierge, Maddison ne peut s'empêcher d'hausser les sourcils : elle s'attendait à une proposition concrète, mais elle n'aurait jamais pensé que cette dernière serait déjà un plan en marche. La surprise passée, elle esquisse un léger sourire, presque fière d'apprendre qu'on a pensé à elle pour rejoindre ce réseau et faire bouger les choses.
La blonde fait encore partie du Réveil, un mouvement qui avait, lui aussi, pour but de construire un monde meilleur. Malheureusement, il faut croire que ce n'est plus grâce à ça qu'elle pourra changer la donne. Il est donc temps d'ouvrir un nouveau chapitre.
- Je n'aurais jamais pensé que tu viendrais avec une proposition aussi bien ficelée. Comment veux-tu que je la refuse ? Evidemment que je veux faire partie de ce réseau et faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider et changer les choses. Je te remercie d'avoir pensé à moi, vraiment.
Une démocratie et un avenir pour les jeunes, voilà de quoi encore plus motiver l'Ecossaise à s'impliquer dans un nouveau mouvement. Ce n'est qu'une potionniste et apothicaire, certes, mais elle serait prête à tout pour que ce rêve devienne réalité, d'autant plus si elle n'est pas la seule à y croire.
La situation de l'employée est loin d'être à plaindre : en tant que Sang-Mêlée, elle est considérée par le gouvernement en vigueur, tous les sorciers n'ont pas cette chance. En ce qui concerne Apothic'herbes, la boutique est, officiellement, aux mains d'Henry, officieusement dans celles de l'Ecossaise. Elle s'estime donc chanceuse et ne pas être la priorité des changements, mais il faut dire qu'elle ne pensera jamais l'être, tant le collectif l'emporte sur l'individualisme.
En entendant la suite des paroles du concierge, Maddison ne peut s'empêcher d'hausser les sourcils : elle s'attendait à une proposition concrète, mais elle n'aurait jamais pensé que cette dernière serait déjà un plan en marche. La surprise passée, elle esquisse un léger sourire, presque fière d'apprendre qu'on a pensé à elle pour rejoindre ce réseau et faire bouger les choses.
La blonde fait encore partie du Réveil, un mouvement qui avait, lui aussi, pour but de construire un monde meilleur. Malheureusement, il faut croire que ce n'est plus grâce à ça qu'elle pourra changer la donne. Il est donc temps d'ouvrir un nouveau chapitre.
- Je n'aurais jamais pensé que tu viendrais avec une proposition aussi bien ficelée. Comment veux-tu que je la refuse ? Evidemment que je veux faire partie de ce réseau et faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider et changer les choses. Je te remercie d'avoir pensé à moi, vraiment.
Une démocratie et un avenir pour les jeunes, voilà de quoi encore plus motiver l'Ecossaise à s'impliquer dans un nouveau mouvement. Ce n'est qu'une potionniste et apothicaire, certes, mais elle serait prête à tout pour que ce rêve devienne réalité, d'autant plus si elle n'est pas la seule à y croire.
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Si, cette fois, Suileabhan pensait bien débarquer en terrain conquis, il ne pouvait s'empêcher de ressentir une certaine émotion à l'idée de ne pas s'être trompé au sujet de Maddison. Même s'il avait connu sa mère avant de la connaître elle, et donc qu'il n'était pas étranger à un certain instinct protecteur, il savait la sorcière être un formidable atout pour leurs objectifs et idéaux. Autant qu'il se réjouissait de pouvoir avancer avec quelqu'un en qui il pouvait avoir confiance. On ne connaissait certes jamais vraiment les gens, ou les sorts qui pouvaient avoir l'emprise sur eux, mais l'irlandais savait connaître pire personne à qui confier ses arrières que la potionniste blonde.
- Si tu penses et mesures ce que tu dis, c'est peut-être bien toi qui pensais à nous sans le savoir. C'est bon d'être du même côté.
Suileabhan souria à la trentenaire, avant de terminer sa bière, le temps de reprendre une expression sérieuse.
- Je ne te cache pas que la route sera sûrement longue et ardue. Mais à chacun d'entre nous qui rejoint notre cause, le chemin devient un peu plus facile à emprunter. Je vais faire transmettre l'information, et tu recevras, d'ici à quelques jours, un retour de qui sera concerné par ton intégration. Commence à réfléchir à un alias, cela te sera bien utile. À très bientôt, Maddy.
Suileabhan serra brièvement la jeune femme dans ses bras, avant de s'éclipser le premier, la tête déjà remplie de nouveaux problèmes à traiter, et d'une bague à donner.
Fin, merci !
- Si tu penses et mesures ce que tu dis, c'est peut-être bien toi qui pensais à nous sans le savoir. C'est bon d'être du même côté.
Suileabhan souria à la trentenaire, avant de terminer sa bière, le temps de reprendre une expression sérieuse.
- Je ne te cache pas que la route sera sûrement longue et ardue. Mais à chacun d'entre nous qui rejoint notre cause, le chemin devient un peu plus facile à emprunter. Je vais faire transmettre l'information, et tu recevras, d'ici à quelques jours, un retour de qui sera concerné par ton intégration. Commence à réfléchir à un alias, cela te sera bien utile. À très bientôt, Maddy.
Suileabhan serra brièvement la jeune femme dans ses bras, avant de s'éclipser le premier, la tête déjà remplie de nouveaux problèmes à traiter, et d'une bague à donner.
Fin, merci !