La nouvelle génération des Maraudeurs
dimanche 18 octobre 2048

Carole avait sa manière bien à elle, feutrée et louvoyante, de marcher. Même sa manière de respirer se calait dessus, comme si tout en elle était appelé à lui donner la discrétion d'un agent secret. Et pourtant, qui la connaissait savait aussi qu'elle avait une ambition dévorante telle, que l'avenir pour elle ne serait très certainement pas fait d'invisibilité, et encore moins d'insignifiance.
En attendant, chaperon noir encapuchonné dans son manteau sorcier, elle avançait imperceptiblement vers sa destination : le grand pont de Poudlard, armée des multiplettes empruntées au fils de sa marraine, un grand gaillard débrouillard. Avoir un futur inventeur en artisanat sorcier dans son entourage pour se fournir était bien la moindre des choses. Quand elle se fournissait chez les autres, ce qui arrivait rarement, parce qu'elle avait appris avec les années cette satisfaction à se suffire elle-même qui la gonflait de fierté, la Serpentard refusait absolument de se fournir en autre chose qu'en objets de première qualité.
Alors, une fois parvenue sur le pont suspendu, elle n'aurait pas de difficulté à commencer la tâche qu'elle s'était assignée : faire la cartographie la plus précise possible de tous les mouvements du parc de Poudlard pendant une matinée. Elle avait trouvé un livre farfelu d'un auteur original qui affirmait que la technique de divination qui s'appuyait sur l'observation du nombre et des mouvements des oiseaux dans le ciel s'appliquait aussi aux mouvements d'une foule.
Mais pour la vérifier rationnellement (Carole avait un esprit enquêteur, elle croyait sur parole à peu près aussi souvent que sa Directrice de Maison ne portait pas de vernis, et sa Directrice de Maison portait du vernis tous les jours), il fallait l'appliquer. Elle n'avait pas exactement expliqué cela au fils de sa marraine, bien sûr. Elle lui avait raconté une histoire de repérage de créatures magiques - et comme en vérité, elle ne dirait pas non à ajouter quelques créatures magiques en plus des sorciers sur son plan cartographié, elle ne considérait pas cela comme un mensonge. Et puis, de toute façon, dire la vérité n'était bon que quand cela nous arrangeait, c'était un principe élémentaire, quand on y songeait.
Une fois sur le pont, Carole sortit donc parchemin et plume de sa poche, les tenant contre son manteau d'une main et cala les multiplettes contre ses yeux de l'autre. Trois, deux, un... encore une grande respiration, et... l'opération était officiellement lancée.

cher @Antonn Clifford, me voilà dans les délais promis
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La nouvelle génération des Maraudeurs
@Carole Kelce
Je sais, j'ai sans doute un petit millier d'autres choses à faire que d'errer sans but à travers le château en un dimanche d'octobre. Mais ai-je envie de les faire ? Absolument pas. Je supporte assez mal la pression en ce moment : entre le début de la saison de Quidditch qui approche, mes responsabilités de préfet et ma moyenne à maintenir à l'excellence, j'ignore où donner de la tête. Sans oublier ma mère, qui de doute évidence mijote quelque chose, je n'arrive pas à mettre le doigt sur quoi, ce qui me donne également matière à réfléchir. Je trouve que ça fait beaucoup, pour l'adolescent de quinze ans que je suis. Alors là, j'avais un peu envie de souffler, de sortir ma tête des livres ou du sport. Le Quidditch est certes ma passion, mais trop c'est trop, je ne vis presque que par lui. Si je continue à n'alterner qu'entre les cours et ce dernier, le risque est que j'en finisse dégoûté. Surtout que si le premier match qui approche amène avec lui une certaine excitation, il y a aussi un bon lot d'appréhensions dont je n'arrive pas à me débrasser.
Me voilà donc qui me balade, à la recherche d'une distraction, une petite aventure pour me changer les idées. Je regretterais dans une heure ou deux, lorsque je serais devant mes parchemins à rendre de manière obligatoire au cours de la semaine et que je n'ai pas le moins du monde commencé. Pour l'instant, j'enfouis tout ça bien loin dans ma tête. Ce que j'ignore ne peut me faire de mal, je fais donc le choix hasardeux d'ignorer mes problèmes ? Pas sûr que ce soit le bon.
Je finis au fil de mes pas par rejoindre le pont suspendu. Sa vue d'ensemble est très agréable, et en fais un point d'observation idéal. J'aime m'y perdre dans mes pensées. Néanmoins, en arrivant, je reconnais une silhouette familière : Carole, une fille de Serpentard, est déjà là. Je fais d'abord en sorte de ne pas me faire remarquer, observant ce qu'elle fait avec son parchemin, sa plume, et ses multiplettes. Je la trouve un peu louche. Disons que ça m'interpelle. Je ne m'en formalise cependant pas, ça m'amuse un peu. Je m'approche d'elle et opte pour un ton taquin.
- Salut Kelce, j'peux savoir qui est-ce que tu espionnes comme ça ?
J'attends ensuite sa réponse, sincèrement curieux de savoir ce qu'elle fabrique. Peut-être est-elle simplement en train d'étudier la faune et la flore des environs, mais je dois avouer que ce serait beaucoup moins marrant.
428 mots.
Un plaisir de te lire ! J'espère que mon post te conviendra.
Un plaisir de te lire ! J'espère que mon post te conviendra.
6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c
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La nouvelle génération des Maraudeurs
J'entends un son malicieux naître dans mon dos, de ces sons qui sont comme dédoublés entre mots et intentions, où l'un et l'autre ne sont pas en parfaite superposition. Me demander ce que je fais avec pour intention de piquer mon attention, par exemple.
Il a du cran malicieux, le garçon. Finalement, ça contraste avec le badge de préfet discipliné que je sais accroché sur son habituel pull vert même sans décoller les yeux de mes lunettes d'observation. Mais je ne vais pas tout de suite lui faire savoir que je sais qui il est.
Ca montrerait trop tôt qu'il a réussi à piquer chez moi, même à l'aveuglette, cette étincelle d'intérêt - et je ne suis pas quelqu'un qui se laisse révéler avec autant de facilité. Je prends plutôt un petit plaisir d'un instant à identifier l'ombre que mon regard vient de capter en bas, suite à quoi j'inscris sur mon parchemin une croix et "ℨ𝔞𝔯𝔟𝔦" de mon écriture arrondie, et une fois fait, oui, cette fois je retire mes multiplettes, qui rejoignent parchemin et plume dans ma main droite, et plante -finalement- mon regard dans celui de mon voisin.
Une lueur joueuse s'allume au contact de cet autre regard bleu-gris. Une petite lueur de défi, qui dit un soupçon d'intrigue, aussi. Ils étaient peu, ceux qui s'adressaient à moi sur un ton aussi léger et directement joueur que celui-là. D'ordinaire j'étais crainte, avec raison, pour mon premier contact un peu rude. Ca me changeait, tiens.
Alors je lui rendis de ma voix ce ton joueur qui gravitait dans nos regards : "Ca dépend. C'est le préfet en mission ou le cam'rade qui demande ?"
J'attardai quelques secondes un regard léger sur sa silhouette, enregistrant tous ces détails qui en disaient encore plus long sur qui il était, cette chaîne visible autour de son cou par exemple qui disait qu'il était issu d'une lignée familiale aisée et qu'il l'assumait, voire l'appréciait. Et dans ce même mouvement de découverte qui allait me permettre d'avoir plus tard face à lui un regard qui "en connaissait", je désignais du doigt un de ses poignets découverts, sur lequel il aurait tout à fait pu replier la manche de son pull vert, sans toutefois le rapprocher plus, me doutant bien qu'il n'allait pas me laisser le toucher comme ça : "Montrer, c'est courageux."
Les cicatrices en ronces qui lardaient cous et paumes, je connaissais. Par intermédiaire, mais je connaissais. Alors même si son histoire faisait encore partie pour moi des choses "à révéler dans un futur plus ou moins éloigné", j'avais déjà ma petite idée de ce que montrer une cicatrice représentait.
Mon doigt s'orienta ensuite vers mon torse à moi : "Mais j'suis un peu plus prudente que courageuse, tu comprends ?" Mon regard bleu venait de se réinstaller droit dans le sien. Un petit contraste naissait entre ce rougissement que je ne contrôlais pas en rencontrant quelqu'un et la petite lueur de défi joueuse qui y passait et repassait, que je contrôlais bien, elle, et me plaisais à maintenir, tiens. Une lueur qui avait ce petit goût énigmatique d'un *est-ce que tu arriveras à me révéler ?* si expressif que je savais qu'il n'avait pas besoin d'être verbalisé.
Il avait commencé l'échange sur un ton joueur, je prolongeais donc aussi mon regard mi-énigme mi-défi, et c'était comme un échange de bavboules qui s'entrechoquaient : à lui de voir s'il visait à nouveau ce ton ou décalait sur le plateau de la conversation. Mes prunelles attentives seraient en tout cas les premières à le savoir.
Il a du cran malicieux, le garçon. Finalement, ça contraste avec le badge de préfet discipliné que je sais accroché sur son habituel pull vert même sans décoller les yeux de mes lunettes d'observation. Mais je ne vais pas tout de suite lui faire savoir que je sais qui il est.
Ca montrerait trop tôt qu'il a réussi à piquer chez moi, même à l'aveuglette, cette étincelle d'intérêt - et je ne suis pas quelqu'un qui se laisse révéler avec autant de facilité. Je prends plutôt un petit plaisir d'un instant à identifier l'ombre que mon regard vient de capter en bas, suite à quoi j'inscris sur mon parchemin une croix et "ℨ𝔞𝔯𝔟𝔦" de mon écriture arrondie, et une fois fait, oui, cette fois je retire mes multiplettes, qui rejoignent parchemin et plume dans ma main droite, et plante -finalement- mon regard dans celui de mon voisin.
Une lueur joueuse s'allume au contact de cet autre regard bleu-gris. Une petite lueur de défi, qui dit un soupçon d'intrigue, aussi. Ils étaient peu, ceux qui s'adressaient à moi sur un ton aussi léger et directement joueur que celui-là. D'ordinaire j'étais crainte, avec raison, pour mon premier contact un peu rude. Ca me changeait, tiens.
Alors je lui rendis de ma voix ce ton joueur qui gravitait dans nos regards : "Ca dépend. C'est le préfet en mission ou le cam'rade qui demande ?"
J'attardai quelques secondes un regard léger sur sa silhouette, enregistrant tous ces détails qui en disaient encore plus long sur qui il était, cette chaîne visible autour de son cou par exemple qui disait qu'il était issu d'une lignée familiale aisée et qu'il l'assumait, voire l'appréciait. Et dans ce même mouvement de découverte qui allait me permettre d'avoir plus tard face à lui un regard qui "en connaissait", je désignais du doigt un de ses poignets découverts, sur lequel il aurait tout à fait pu replier la manche de son pull vert, sans toutefois le rapprocher plus, me doutant bien qu'il n'allait pas me laisser le toucher comme ça : "Montrer, c'est courageux."
Les cicatrices en ronces qui lardaient cous et paumes, je connaissais. Par intermédiaire, mais je connaissais. Alors même si son histoire faisait encore partie pour moi des choses "à révéler dans un futur plus ou moins éloigné", j'avais déjà ma petite idée de ce que montrer une cicatrice représentait.
Mon doigt s'orienta ensuite vers mon torse à moi : "Mais j'suis un peu plus prudente que courageuse, tu comprends ?" Mon regard bleu venait de se réinstaller droit dans le sien. Un petit contraste naissait entre ce rougissement que je ne contrôlais pas en rencontrant quelqu'un et la petite lueur de défi joueuse qui y passait et repassait, que je contrôlais bien, elle, et me plaisais à maintenir, tiens. Une lueur qui avait ce petit goût énigmatique d'un *est-ce que tu arriveras à me révéler ?* si expressif que je savais qu'il n'avait pas besoin d'être verbalisé.
Il avait commencé l'échange sur un ton joueur, je prolongeais donc aussi mon regard mi-énigme mi-défi, et c'était comme un échange de bavboules qui s'entrechoquaient : à lui de voir s'il visait à nouveau ce ton ou décalait sur le plateau de la conversation. Mes prunelles attentives seraient en tout cas les premières à le savoir.
Plaisir partagé 
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@Carole Kelce
Elle tarde un peu à me répondre, c'est que je me sentirais presque invisible. Elle ne peut pas ne pas m'avoir entendu, j'en conclus donc qu'elle fait volontairement la sourde pour l'instant. Je l'observe alors griffonner un petit quelque chose sur son morceau de parchemin avec toujours autant de curiosité, puis enfin elle daigne se séparer de ses multiplettes et m'adresser un regard. La lueur joueuse que j'y perçois me conforte dans l'idée que j'ai trouvé une bonne interlocutrice, cet échange promet d'être intéressant. Sur un ton similaire à celui que j'ai employé quelques instants plus tôt, elle me pose une question. Une juste question d'ailleurs, je suppose que le camarade est bien plus marrant que le préfet. Néanmoins, la véritable question est l'un peut-il réellement exister sans l'autre maintenant ? Je regrette un peu l'époque où je n'avais pas besoin de surveiller le moindre de mes actes afin d'être certain de paraître exemplaire. Je suis sensé être un modèle, celui que l'on doit suivre. C'est une charge qui me pèse un peu. Je lui adresse une grimace amusée.
- Je suppose que si tu n'as pas pour projet de faire exploser le château ou l'un de ses habitants, on peut considérer que j'ai laissé le préfet dans les cachots pour cette fois.
Cependant, je n'ai pas l'impression qu'elle ait attendu ma réponse plus que ça, elle semble déjà ailleurs. Je me sens... examiné, comme passé au crible. Je sens qu'elle m'observe, mais plus encore qu'elle m'analyse. J'ai l'habitude d'être regardé. Je veux dire : Je suis joueur de Quidditch, préfet, et de manière objective particulièrement beau garçon, alors oui j'attire l'attention. Mais là c'est le genre de regard qui cherche à aller plus loin que ce que j'accepte de laisser entrevoir de moi. Et quand on touche à ma carapace, j'ai bien trop peur qu'elle se fissure pour rester à l'aise. J'essaie de ne pas laisser transparaître mon inconfort, tant bien que mal.
Alors que je m'apprête à tenter de détourner son attention, elle pointe son doigt vers mon poignet. Je n'ai même pas besoin de baisser les yeux pour savoir de quoi est-ce qu'elle me parle. Courageux ? Je n'en suis pas certain. En réalité, je n'ai pas pris la décision de la montrer, cette cicatrice. Simplement de l'ignorer, de faire comme si elle n'avait jamais fait partie de ma vie. Je me dis que peut-être que si j'agis comme si elle n'existait pas, un jour elle finira par disparaître. Lui donner de l'importance m'est beaucoup trop douloureux. Je regrette le jour où cette brulure s'est inscrite dans ma peau, ce même jour après lequel elle a décidé de ne plus la quitter. J'étais trop jeune pour avoir a affronter une blessure d'une telle violence. Mais il faut croire que la douleur est un élément comme un autre de l'héritage que l'on m'a imposé à la naissance, elle va de paire avec le nom et les reliques de la famille, les mêmes que je porte si fièrement. Je ne veux pas qu'elle sache qu'elle a touché là une corde sensible, je me contente alors d'hausser les épaules et tente d'afficher une mine détachée, gagnant du temps pour trouver que lui répondre.
Mais Kelce ne s'arrête pas là. Je suis le mouvement de son doigt et mon regard se pose sur son torse. Je ressens alors une vive curiosité, un intérêt non-dissimulé, une étincelle apparaît dans mes yeux. Je reste silencieux quelques instants, plantant ces derniers dans les siens. Je réfléchis à ce qu'elle vient de me dire. Des mots qui ont tant de sens et pourtant si peu. J'aimerais en savoir plus sur elle, mais sans en dévoiler davantage sur moi. Que cache-t-elle ? Il me paraît évident qu'elle a ses propres démons, sont-ils similaires aux miens ? La lueur de défi qui ne semble pas l'avoir quitté reviens en moi, et je lui réponds en maintenant le ton joueur de notre conversation, bien qu'elle soit maintenant saupoudrée d'un brin de mystère. Sans masquer une pointe d'ironie cependant.
- Et pourtant, que tu le crois ou pas et malgré ta prudence, tu me sembles bien plus courageuse que moi.
Je détourne quelques instants le regard, me perdant dans la contemplation du parc. L'air un peu perdu, j'ajoute quelques mots, les laissant flotter.
- « La vie, ce n'est pas attendre que l'orage passe, c'est apprendre à danser sous la pluie. » Je ne sais pas si tu connais, on dit que ça vient de Sénèque. Moi je danse en me persuadant qu'il ne pleut pas. Je ne sais pas si on peut vraiment qualifier cela de courage.
769 mots.
6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
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Une lueur amusée strie mon regard : bien sûr que je n'ai pas pour projet de faire exploser le château... je préfère mille fois construire un empire que le détruire. Un projet comme l'agrandir en revanche... je n'aurais peut-être pas dit non. Je ne suis pas quelqu'un qui aime brider ses ambitions. C'est une des seules choses qui m'appartiennent totalement, et rien qu'à moi. Alors pour moi ce ne sont pas les volontés qui suivent les capacités : c'est même l'inverse, les capacités doivent grandir, grandir, grandir jusqu'à atteindre les plus grandes volontés.
Alors bien sûr que tu peux compter sur moi pour te défier du regard. Avec cette lueur forte de détermination et de défi qui dit : *Tu n'imagines pas ce dont je serais capable.* Alors oui, tu es 15 centimètres au-dessus de moi, et je dois lever la tête pour te voir, mais ma détermination, elle, fait bien plus de centimètres que nous deux réunis.
Et puis tout à coup, tu n'es plus tout à fait à l'aise, voire plus du tout. Ah. C'est la réaction à laquelle je suis habituée. D'habitude j'approche, et les gens deviennent par ma faute intimidés. Stevens, Baylacq... oui, à peu près tous ceux que j'ai croisés. Je ne le fais pas complètement exprès, pourtant. Je ne sais objectivement pas vraiment comment mettre les personnes à l'aise. Très, trop droite de posture, je parais parfois inaccessible. Très, trop froide peut-être, j'intimide ceux qui n'en valent pas la peine et parfois aussi quelques-uns qui en valent la peine. Je suis solitaire, d'ordinaire.
Heureusement, ton regard retrouve assez rapidement de son pétillant, et moi je retrouve cette connexion avec. C'est un peu comme si Moldus, nous avions retrouvé le réseau après avoir passé un tunnel, chacun branché sur notre réseau, sans réussir à nous connecter.
J'aime bien la façon dont tu me regardes, et la façon dont tu parles, aussi. Même si je suis persuadée que je ne suis pas du tout quelqu'un de courageux, je comprends le compliment comme une façon de reconnaître qu'il y a chez toi une pointe de curiosité à mon égard, peut-être même d'intérêt. Et cette pensée d'être à la hauteur de ton intérêt me plaît. Je ne saurais dire si c'est le fait de susciter l'intérêt, ou peut-être le fait qu'elle vienne de toi.
Et là, tandis que moi, je te laisse continuer sans te couper, tu parles de danse et mes yeux s'arrondissent. En voilà un thème qui entre tous me captive ! Je reste néanmoins très calme et attentive et te laisse bien sûr tranquillement terminer.
Pour répondre, je déplie patiemment les paroles comme papier à musique, m'appliquant à poursuivre le cours de pensées que tu as engagé : "Ne pas vouloir voir la pluie devant soi ne signifie pas pour autant ne pas pouvoir la voir le jour où l'envie vient..." *Tu n'es pas ignorant, tu fais l'ignorant, et il y a une grande nuance, si tu me demandes mon avis.*
"... je crois qu'il est aussi des pluies battantes qu'on n'a pour le moment pas le moyen d'arrêter." Le fait de ne jamais avoir ce qu'il faut parce que ses parents n'ont pas les mêmes moyens financiers que les autres, entre autres, tout à fait au hasard. "Alors le temps de trouver le sort pour faire apparaître le soleil, les laisser de côté permet de continuer d'avancer sans trop grimacer." *Un jour ton heure viendra.*
Ignorer les difficultés quand elles touchaient à l'immensité était peut-être tout à fait cliffordien, mais c'était aussi tout à fait carolien. Est-ce que j'avais dit à Jacob : *Prête-moi des multiplettes, je ne pourrais jamais en acheter par moi-même ?* Non. J'avais invoqué une histoire de centres d'intérêt. Lui, le sport. Moi, les créatures. Alors même que c'était un des seuls au château qui, fils de ma marraine, connaissait mes parents et ainsi mon milieu familial d'origine. Et même avec lui, je ne l'évoquais jamais. Alors au concours d'ignorer quelque chose d'un grand coup de balai, je me défendais.
Il y avait la maladie de ma grand-mère aussi. Ca aussi je l'ignorais très fort, parce que ça me faisait bien trop mal d'y penser. Parce que je savais qu'elle était liée au travail qu'elle avait dû reprendre quand mes parents m'avaient eu, et que ce travail l'avait épuisée. Et aussi à ce logement humide où on habitait, parce qu'on avait peu d'argent, et qu'une bouche à nourrir en plus n'avait pas aidé. J'étais un problème depuis que j'étais née alors que mes parents sortaient tout juste de Poudlard. Et pourtant, ils ne me l'avaient jamais fait sentir. Et moi, me fiant à leur attitude, je m'étais toujours sentie aimée, et pour rien au monde je ne les échangerais. Mais parler juste de parents merveilleux, c'était justement choisir de joliment ignorer les problèmes. C'était donc très lâche. Je te l'avais bien dit, que je n'étais pas courageuse.
Mes mots sur la pluie tout juste terminés, le regard prenant un ton rêveur accroché au tien je dis : "J'adore danser.", et la passion qui y naît immédiatement en prononçant ce mot ne te laisse aucun doute sur la sincérité de ces propos. Calmement, je dirige ce regard vers la carte qui schématise le parc dans ma main, la tendant un peu vers toi : "Je n'ai prévu que des croix pour représenter tous ceux, créatures et sorciers, que je vois. Mais si certains dansent, je pourrais mettre une étoile. Car ce seront des sorciers de qualité." Je finis avec cet air de distinction entendu qu'a une personne qui n'est pas fermée à l'idée de reconnaître que son interlocuteur fait partie de la catégorie qu'elle vient d'énoncer.
Alors bien sûr que tu peux compter sur moi pour te défier du regard. Avec cette lueur forte de détermination et de défi qui dit : *Tu n'imagines pas ce dont je serais capable.* Alors oui, tu es 15 centimètres au-dessus de moi, et je dois lever la tête pour te voir, mais ma détermination, elle, fait bien plus de centimètres que nous deux réunis.
Et puis tout à coup, tu n'es plus tout à fait à l'aise, voire plus du tout. Ah. C'est la réaction à laquelle je suis habituée. D'habitude j'approche, et les gens deviennent par ma faute intimidés. Stevens, Baylacq... oui, à peu près tous ceux que j'ai croisés. Je ne le fais pas complètement exprès, pourtant. Je ne sais objectivement pas vraiment comment mettre les personnes à l'aise. Très, trop droite de posture, je parais parfois inaccessible. Très, trop froide peut-être, j'intimide ceux qui n'en valent pas la peine et parfois aussi quelques-uns qui en valent la peine. Je suis solitaire, d'ordinaire.
Heureusement, ton regard retrouve assez rapidement de son pétillant, et moi je retrouve cette connexion avec. C'est un peu comme si Moldus, nous avions retrouvé le réseau après avoir passé un tunnel, chacun branché sur notre réseau, sans réussir à nous connecter.
J'aime bien la façon dont tu me regardes, et la façon dont tu parles, aussi. Même si je suis persuadée que je ne suis pas du tout quelqu'un de courageux, je comprends le compliment comme une façon de reconnaître qu'il y a chez toi une pointe de curiosité à mon égard, peut-être même d'intérêt. Et cette pensée d'être à la hauteur de ton intérêt me plaît. Je ne saurais dire si c'est le fait de susciter l'intérêt, ou peut-être le fait qu'elle vienne de toi.
Et là, tandis que moi, je te laisse continuer sans te couper, tu parles de danse et mes yeux s'arrondissent. En voilà un thème qui entre tous me captive ! Je reste néanmoins très calme et attentive et te laisse bien sûr tranquillement terminer.
Pour répondre, je déplie patiemment les paroles comme papier à musique, m'appliquant à poursuivre le cours de pensées que tu as engagé : "Ne pas vouloir voir la pluie devant soi ne signifie pas pour autant ne pas pouvoir la voir le jour où l'envie vient..." *Tu n'es pas ignorant, tu fais l'ignorant, et il y a une grande nuance, si tu me demandes mon avis.*
"... je crois qu'il est aussi des pluies battantes qu'on n'a pour le moment pas le moyen d'arrêter." Le fait de ne jamais avoir ce qu'il faut parce que ses parents n'ont pas les mêmes moyens financiers que les autres, entre autres, tout à fait au hasard. "Alors le temps de trouver le sort pour faire apparaître le soleil, les laisser de côté permet de continuer d'avancer sans trop grimacer." *Un jour ton heure viendra.*
Ignorer les difficultés quand elles touchaient à l'immensité était peut-être tout à fait cliffordien, mais c'était aussi tout à fait carolien. Est-ce que j'avais dit à Jacob : *Prête-moi des multiplettes, je ne pourrais jamais en acheter par moi-même ?* Non. J'avais invoqué une histoire de centres d'intérêt. Lui, le sport. Moi, les créatures. Alors même que c'était un des seuls au château qui, fils de ma marraine, connaissait mes parents et ainsi mon milieu familial d'origine. Et même avec lui, je ne l'évoquais jamais. Alors au concours d'ignorer quelque chose d'un grand coup de balai, je me défendais.
Il y avait la maladie de ma grand-mère aussi. Ca aussi je l'ignorais très fort, parce que ça me faisait bien trop mal d'y penser. Parce que je savais qu'elle était liée au travail qu'elle avait dû reprendre quand mes parents m'avaient eu, et que ce travail l'avait épuisée. Et aussi à ce logement humide où on habitait, parce qu'on avait peu d'argent, et qu'une bouche à nourrir en plus n'avait pas aidé. J'étais un problème depuis que j'étais née alors que mes parents sortaient tout juste de Poudlard. Et pourtant, ils ne me l'avaient jamais fait sentir. Et moi, me fiant à leur attitude, je m'étais toujours sentie aimée, et pour rien au monde je ne les échangerais. Mais parler juste de parents merveilleux, c'était justement choisir de joliment ignorer les problèmes. C'était donc très lâche. Je te l'avais bien dit, que je n'étais pas courageuse.
Mes mots sur la pluie tout juste terminés, le regard prenant un ton rêveur accroché au tien je dis : "J'adore danser.", et la passion qui y naît immédiatement en prononçant ce mot ne te laisse aucun doute sur la sincérité de ces propos. Calmement, je dirige ce regard vers la carte qui schématise le parc dans ma main, la tendant un peu vers toi : "Je n'ai prévu que des croix pour représenter tous ceux, créatures et sorciers, que je vois. Mais si certains dansent, je pourrais mettre une étoile. Car ce seront des sorciers de qualité." Je finis avec cet air de distinction entendu qu'a une personne qui n'est pas fermée à l'idée de reconnaître que son interlocuteur fait partie de la catégorie qu'elle vient d'énoncer.
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@Carole Kelce
Alors qu'elle s'exprime, je me rends compte que j'aime parler avec elle. Ses mots m'atteignent, parce qu'elle saisit ce que signifient les miens. Elle fait plus que les entendre, elle les écoute. Son côté observateur et sa capacité d'analyse me plaisent autant qu'ils m'effraient, ce qui m'étonne un peu : en général les gens qui tentent de me percer à jour me laissent simplement mal à l'aise. Peut-être cela est-il lié au fait que j'ai la sensation qu'elle ne se force pas pour le faire. Pour être tout à fait honnête, j'ai l'impression qu'ériger des murs avec elle ne servirait à rien, si elle le désire elle finira par trouver un moyen de les franchir. Néanmoins, cela ne veut pas dire que je vais lui livrer mes secrets sur un plateau d'argent. Simplement que j'apprécie l'échange subtil que nous entretenons. Les mots choisis avec soin, laissant deviner ce qui doit l'être. Mes yeux brillent d'intrigue alors que j'écoute ce qu'elle me répond.
Alors, à mon tour, me voilà déchiffrant ses paroles afin d'être sûr de ne rien en manquer. Ce qu'elle dit est juste. Je n'ai à l'heure actuelle aucun moyen de stopper la violente averse qui s'abat sur moi. Je ne sais pas si j'en aurais un jour. Possiblement, je ne trouverais jamais le sort qui me permettra de faire apparaître le soleil. Les nuages sont bien trop épais. Certes, en me convaincant que cette pluie n'existe pas, je parviens à avancer et la majorité du temps avec le sourire, mais combien de temps le pourrais-je encore ? On ne peut pas fuir toute une vie, courir en espérant ne pas être mouillé par les gouttes. Seulement, je ne parviens pas à passer à la phase d'acceptation. Mais je crois qu'au fond ça me fait du bien d'entre Carole justifier mon comportement. Je me sens moins... nul ?
Je remarque l'étincelle de passion qui s'allume dans ses yeux alors qu'elle parle de la danse. Elle résonne en moi, comme l'écho de la mienne. Longtemps aussi, j'ai adoré danser. Bien que je m'adonne moins à ce passe-temps depuis un an ou deux, il garde une place toute particulière dans mon coeur. J'ai commencé très tôt à apprendre des pas, pour la nécessité des salons dans lesquels on me traîne depuis aussi loin que je me souvienne. Les moments durant lesquels j'étais sur la piste étaient d'un immense réconfort. Je savais ce que j'avais à faire, rien n'était laissé au hasard, aucune chance de décevoir Mère. Je n'avais qu'à suivre le rythme de la musique. C'est bien les seules choses que j'apprécie encore aujourd'hui dans ces maudites réunions, la musique et la danse. Un brin de douceur dans un océan d'hypocrisie et de mensonges.
En grandissant, j'ai compris que la danse ce n'était pas que ça. Et que là où moi je l'utilisais en quelque sorte pour calmer mes émotions, elle est un formidable moyen de les exprimer. Pourtant, étrangement, ce n'est pas cette danse là que j'ai préféré pratiquer. Je favorise celle pleine de retenue à celle où l'on se laisse complètement aller. Sans nul doute, cela est lié au fait que je suis terrifié de l'inconnu. Donc, lorsque je danse, je ne fais que réciter des mouvements parfaitement appris au préalable. Dans ma tête, chaque mélodie est étroitement liée à une chorégraphie minutieusement réfléchie. J'envie un peu ceux qui parviennent à s'en détacher.
Elle approche de moi ce que je reconnais comme une carte. Aussitôt, je me sens parcouru par une nouvelle vague d'un vif intérêt. C'est donc ce qu'elle faisait lorsque je suis arrivé il y a quelques instants ? J'y reconnais le parc. Mes yeux parcourent chacun des traits, visualisant ce qui me semble familier. Je comprends en l'écoutant que chacune des croix qui pourrait y apparaître représente quelque créature passant par là, si ce n'est quelqu'un. J'ignore si je trouve flippant ou carrément trop cool de tenir une carte représentant les allées et venues des habitants du château dans le parc. Puisque j'ai décidé que j'apprécie Carole, je vais opter pour la seconde option. Un sourire malicieux s'étale sur mon visage, alors que je lui réponds sur un ton faussement présomptueux, pointant le parchemin qu'elle a entre ses mains du doigt.
- Alors je suppose que tu peux ajouter deux étoiles à notre position. Il semblerait que nous soyons ici entre sorciers distingués.
Je me demande pourquoi elle aime la danse. Ses raisons et son histoire autour de ce sport sont forcément différentes des miennes. Après, a-t-on réellement besoin de raisons pour aimer ? Je n'ai pas la réponse à cette question. De toute façon, je ne le lui demanderais pas. Tout simplement parce que je sais que rentrer dans le détail de mon amour pour la danse révèle de moi bien trop de choses que je préfère garder cachées, alors je me dis que peut-être il en est de même pour elle. Je choisis une autre question, à laquelle je désire aussi au moins autant obtenir une réponse.
- Ca t'es venu comment, cette idée ?
Je désigne du menton sa carte. En dehors du comment, c'est le pourquoi qui m'intéresse. Une chose qui m'étonnerait, c'est qu'elle fasse cela uniquement par ennui. Je suis sincèrement curieux de connaître ses motivations. Et qui sait, peut-être me laissera-t-elle l'aider ? Je n'ai rien de mieux à faire, ça m'a l'air amusant. Plus que les tâches que j'effectue en boucle ces derniers jours.
6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c
Couleur de dialogue #134f5c
La nouvelle génération des Maraudeurs
J’aime bien le fait que tu cherches à me comprendre. La sensation que tu me donnes de ne pas être une sorcière distinguée juste pour ce que je laisse paraître, mais aussi pour le reste, l'au-delà du montré.
Et d’une certaine façon, je trouve cela très beau, un peu comme ce regard que tu poses sur moi. En ce sens que c’est un regard qui cherche l’intérieur, les profondeurs. On a tous connu des flatteries qui reconnaissent les charmes d’un vernis. Un « Tu es intelligente comme Hermione » qui veut dire « Tu parais intelligente comme Hermione » voire « Donne-moi ton devoir ».
Et on sait que les compliments ont un effet très différent selon leur contexte. Alors je crois que ce deuxième me fait encore un peu plus d’effet que le premier. Parce que j’ai le sentiment que ce compliment-là fait suite à un constat qui s’est imposé et l’a porté jusqu’à être prononcé.
Et puis vint le temps de parler ; le brillant d'une espièglerie maline piquant mon regard, je te tendis d'abord les multiplettes, puis déroulai ma réponse sans précipitation. "... Et qui le très distingué et très humble aussi élève Clifford aimerait-il pouvoir voir au travers de ses multiplettes en cette matinée ?"
J'ai hésité, au moment du "très humble", à repousser une de tes épaules d'un mouvement doux, bref des doigts de ma main vide de multiplettes en signe de provocation et mon regard a aussi basculé en conséquence vers ton épaule. Je n'ai toutefois pas mis l'intention en application. Car si je ne sais pas d'où te vient ce que tu portes sur le bras, je sais que ce genre de choses peut métamorphoser une expérience du contact physique, fût-il part d'un peu d'espièglerie, sans intention aucune de te porter préjudice. Alors mon regard, qui n'a jamais vraiment connu l'humilité non plus à la vérité, d'autant quand il est ainsi en train de te fixer, fier face à toi qui est aussi porté par un sens de la juste fierté, s'en revient explorer plutôt que ton épaule tes yeux bleu fumée.
On connaît bien quelqu'un seulement une fois qu'on parvient à lire ce qu'il fera et dira déjà dans ses expressions. Je le croyais. Et c'était aussi l'intention qui m'animait en maintenant mon regard sur le tien. Ainsi je ne pourrais rien rater – et à cet instant, je savais, à défaut de ta réponse, que je ne voulais rien rater.
Et dans l'attente, ma capacité à imaginer nourrissait celle à deviner : quelle facette du kaléidoscope Clifford allais-tu naturellement endosser ? le préfet, le fils, le frère peut-être, le cam’rade de dortoir, l'ami, le petit ami, l'élève d’un prof ou d’une matière favoris ? Les hypothèses dansaient, tournant comme valseuses de l’esprit autour du crible du discernement, et leur allure s'incarnait petit à petit dans une farandole qui enchaînait les visages : Erza ? Lumah ? Miss Valerion avec qui tu devais avoir une relation spéciale si elle t’avait nommé aux côtés d’Erza ? Mister Mason, car il était difficile de passer à côté de ton rôle de quidditch en ayant au tout début passé le regard sur ton corps ? ou une créature ? mais aimais-tu seulement les SACM ? Probablement pas tant, puisque tu ne suivais pas les cours de Spéciale...
Et c'est ainsi tout en te regardant que je t'apportais l'explication demandée sur mon activité, de ce débit de paroles posé qui me caractérisait : "Il y a cet auteur qui a une théorie selon laquelle en décryptant le mouvement des foules, on peut découvrir l'avenir. Nombre, trajectoire... un peu une ornithomancie généralisée, applicable aussi aux sorciers."
... et si j'arrive à prédire une partie des évènements du château avant l'heure, alors je pourrai m'en servir pour être toujours aux endroits les plus opportuns aux meilleures heures. Car l'information est à mes yeux monnaie de très très grande valeur.
Et d’une certaine façon, je trouve cela très beau, un peu comme ce regard que tu poses sur moi. En ce sens que c’est un regard qui cherche l’intérieur, les profondeurs. On a tous connu des flatteries qui reconnaissent les charmes d’un vernis. Un « Tu es intelligente comme Hermione » qui veut dire « Tu parais intelligente comme Hermione » voire « Donne-moi ton devoir ».
Et on sait que les compliments ont un effet très différent selon leur contexte. Alors je crois que ce deuxième me fait encore un peu plus d’effet que le premier. Parce que j’ai le sentiment que ce compliment-là fait suite à un constat qui s’est imposé et l’a porté jusqu’à être prononcé.
Et puis vint le temps de parler ; le brillant d'une espièglerie maline piquant mon regard, je te tendis d'abord les multiplettes, puis déroulai ma réponse sans précipitation. "... Et qui le très distingué et très humble aussi élève Clifford aimerait-il pouvoir voir au travers de ses multiplettes en cette matinée ?"
J'ai hésité, au moment du "très humble", à repousser une de tes épaules d'un mouvement doux, bref des doigts de ma main vide de multiplettes en signe de provocation et mon regard a aussi basculé en conséquence vers ton épaule. Je n'ai toutefois pas mis l'intention en application. Car si je ne sais pas d'où te vient ce que tu portes sur le bras, je sais que ce genre de choses peut métamorphoser une expérience du contact physique, fût-il part d'un peu d'espièglerie, sans intention aucune de te porter préjudice. Alors mon regard, qui n'a jamais vraiment connu l'humilité non plus à la vérité, d'autant quand il est ainsi en train de te fixer, fier face à toi qui est aussi porté par un sens de la juste fierté, s'en revient explorer plutôt que ton épaule tes yeux bleu fumée.
On connaît bien quelqu'un seulement une fois qu'on parvient à lire ce qu'il fera et dira déjà dans ses expressions. Je le croyais. Et c'était aussi l'intention qui m'animait en maintenant mon regard sur le tien. Ainsi je ne pourrais rien rater – et à cet instant, je savais, à défaut de ta réponse, que je ne voulais rien rater.
Et dans l'attente, ma capacité à imaginer nourrissait celle à deviner : quelle facette du kaléidoscope Clifford allais-tu naturellement endosser ? le préfet, le fils, le frère peut-être, le cam’rade de dortoir, l'ami, le petit ami, l'élève d’un prof ou d’une matière favoris ? Les hypothèses dansaient, tournant comme valseuses de l’esprit autour du crible du discernement, et leur allure s'incarnait petit à petit dans une farandole qui enchaînait les visages : Erza ? Lumah ? Miss Valerion avec qui tu devais avoir une relation spéciale si elle t’avait nommé aux côtés d’Erza ? Mister Mason, car il était difficile de passer à côté de ton rôle de quidditch en ayant au tout début passé le regard sur ton corps ? ou une créature ? mais aimais-tu seulement les SACM ? Probablement pas tant, puisque tu ne suivais pas les cours de Spéciale...
Et c'est ainsi tout en te regardant que je t'apportais l'explication demandée sur mon activité, de ce débit de paroles posé qui me caractérisait : "Il y a cet auteur qui a une théorie selon laquelle en décryptant le mouvement des foules, on peut découvrir l'avenir. Nombre, trajectoire... un peu une ornithomancie généralisée, applicable aussi aux sorciers."
... et si j'arrive à prédire une partie des évènements du château avant l'heure, alors je pourrai m'en servir pour être toujours aux endroits les plus opportuns aux meilleures heures. Car l'information est à mes yeux monnaie de très très grande valeur.
Avatar composé par Ava Meywood, partagé avec Louna Hamilton et Erza McGowan.
PV • A. Clifford