11/06/2046 - Est-ce que tout va bien, miss ?
A peine après avoir achevé le dernier examen de la journée, qui s'était bien passé, le quatrième année avait fait une belle performance "radiophonique", Áine s'était dépêchée de rejoindre la Grande Salle. Non pas qu'elle eu particulièrement faim, quoi qu'elle venait de terminer une nouvelle journée sportive d'examen, mais elle n'avait pas eu le temps de partir à la recherche de miss Ó Súilleabháin. La jeune fille, loin d'être une des élèves les plus brillantes de sa classe et d'ailleurs plutôt une adolescente un peu trop en avance dans la rébellion aux yeux de la jeune professeure, avait eu un comportement pour le moins inquiétant lors de son épreuve orale.
En effet, si Orlaith n'avait pas montré plus d'intérêt que cela au débat auquel elle avait dû participer pour son examen oral, elle avait explosé, lâchant un flot de paroles surprenant et semblant presque sur le point de pleurer, puis avait disparu sans demander son reste. Sans forcément donner d'indice sur ce qui la travaillait précisément, il ne fallait pas être devin (encore fallait-il que la divination soit un "art" sérieux) pour comprendre que le sujet du débat semblait travailler la fillette. Cela expliquait peut-être d'ailleurs pourquoi elle semblait si peu impliquée dans ses études, au moins en Histoire de la Magie, mais Áine n'était pas certaine, vu le profil, que la jeune fille s'intéressait visiblement à une autre matière. Bref, la professeure espérait coincer la première année au cours du dîner, pour discuter avec elle.
Arrivée dans la Grande Salle qui commençait à se remplir, tandis que certains avaient déjà bien entamé leur repas, Áine se dirigea rapidement vers la table des professeurs. Elle se servit distraitement et entama son dîner, sondant avec insistance les tables des élèves et particulièrement celle de Gryffondor, dans l'espoir d'y reconnaître la petite Ó Súilleabháin. Dès qu'elle l'eut repérée, Áine ne la lâcha pas des yeux, ou du moins la surveillait en tâchant de se montrer discrète. La jeune femme attendit que son élève ait bien avancé son repas, pour se lever et se diriger vers le Hall. Le dessert pourrait attendre.
Adossée contre le mur séparant le réfectoire de l'immense vestibule, Áine attendait patiemment. Dès lors qu'Orlaith franchit le pas de la porte, la jeune femme se redressa :
- Miss Ó Súilleabháin, s'il vous plaît ! Il faut que nous discutions un instant.
Áine souriait à la jeune fille, afin de lui montrer qu'elle n'avait pas à s'inquiéter. Il était inutile de venir frontalement directement, cela, pensait Aine, n'aurait probablement pas d'autre effet que de braquer la petite. Déjà qu'elle n'était pas certaine que la lionne réagisse correctement de base, il était inutile de tenter le diable pour autant...
@Orlaith Ó Súilleabháin, et voilà, merci pour votre patience et n'hésitez pas à me dire s'il y a un problème quelque part !
Professeure RP d'HdlM depuis septembre 2046 - #6c02c4 / RGB(108;2;196)
Contact - color=#c45400]En présence réduite[ /color] - En absenceUn saphir ou un sort !
En effet, si Orlaith n'avait pas montré plus d'intérêt que cela au débat auquel elle avait dû participer pour son examen oral, elle avait explosé, lâchant un flot de paroles surprenant et semblant presque sur le point de pleurer, puis avait disparu sans demander son reste. Sans forcément donner d'indice sur ce qui la travaillait précisément, il ne fallait pas être devin (encore fallait-il que la divination soit un "art" sérieux) pour comprendre que le sujet du débat semblait travailler la fillette. Cela expliquait peut-être d'ailleurs pourquoi elle semblait si peu impliquée dans ses études, au moins en Histoire de la Magie, mais Áine n'était pas certaine, vu le profil, que la jeune fille s'intéressait visiblement à une autre matière. Bref, la professeure espérait coincer la première année au cours du dîner, pour discuter avec elle.
Arrivée dans la Grande Salle qui commençait à se remplir, tandis que certains avaient déjà bien entamé leur repas, Áine se dirigea rapidement vers la table des professeurs. Elle se servit distraitement et entama son dîner, sondant avec insistance les tables des élèves et particulièrement celle de Gryffondor, dans l'espoir d'y reconnaître la petite Ó Súilleabháin. Dès qu'elle l'eut repérée, Áine ne la lâcha pas des yeux, ou du moins la surveillait en tâchant de se montrer discrète. La jeune femme attendit que son élève ait bien avancé son repas, pour se lever et se diriger vers le Hall. Le dessert pourrait attendre.
Adossée contre le mur séparant le réfectoire de l'immense vestibule, Áine attendait patiemment. Dès lors qu'Orlaith franchit le pas de la porte, la jeune femme se redressa :
- Miss Ó Súilleabháin, s'il vous plaît ! Il faut que nous discutions un instant.
Áine souriait à la jeune fille, afin de lui montrer qu'elle n'avait pas à s'inquiéter. Il était inutile de venir frontalement directement, cela, pensait Aine, n'aurait probablement pas d'autre effet que de braquer la petite. Déjà qu'elle n'était pas certaine que la lionne réagisse correctement de base, il était inutile de tenter le diable pour autant...
@Orlaith Ó Súilleabháin, et voilà, merci pour votre patience et n'hésitez pas à me dire s'il y a un problème quelque part !
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11/06/2046 - Est-ce que tout va bien, miss ?
Depuis la fin de soirée, Orlaith ne décolérait pas. Elle n'en avait rien à faire de se ramasser un Troll, ou de rater son année. Elle n'en avait rien à faire de ramener un mauvais bulletin chez elle et de voir l'air déçu de son père. Mais ce sujet, le fait que la prof ait jugé pertinent de les faire "réfléchir" là-dessus devant tout le monde, de les faire débattre, comme s'il y avait le moindre débat à avoir !
Non, elle ne s'en remettait pas. Elle avait explosé. Elle n'aurait peut-être pas du, elle aurait peut-être du la fermer, comme tout le monde attendait qu'elle le fasse, et les laisser déblatérer des bêtises. De toute façon, c'était pas comme si elle allait convaincre qui que ce soit, pas comme si on leur demandait vraiment ce qu'ils en pensaient.
Évidemment, ils avaient tous cet espoir, cet espèce de croyance en un monde de boursouflets dans lequel tout le monde serait gentil et s'aimerait. Mais si les Moldus détestaient les sorciers, il y avait une raison ! Si beaucoup de sorciers supportaient pas les Moldus, et encore moins leur descendance, y'avait une logique. Et ça servait à rien de le nier.
La fillette fulminait. Elle avala son dîner le plus rapidement possible, ne prêtant aucune attention aux discussions qui l'entouraient. De toute façon, elles concernaient surtout les examens. Et puis elle avait aucune envie de faire la discussion, ou de prétendre être de bonne humeur.
Dès son repas finit, elle sortit de table et se dirigea vers la sortie, impatiente de sortir prendre l'air. Impossible qu'elle reste enfermée dans le château : elle avait besoin de se poser dehors avant d'aller se coucher. C'était le début de l'été et au moins il faisait encore assez chaud, même en début de soirée. Mais au milieu des examens, elle pouvait être sûre que la plupart des autres élèves seraient en train de réviser à la bibliothèque ou en salle commune. Elle serait tranquille.
Elle se dirigea donc vers le Hall qui menait à la sortie, ne prêtant aucune attention à ce qui se passait autour d'elle, ou aux personnes également en train de quitter la Grande Salle qu'elle croisait. Jusqu'à ce qu'elle entendit une voix qui l'interpellait.
Une voix d'adulte. Surprise, la Gryffone releva sa tête d'un coup, tombant nez-à-nez avec la professeure d'Histoire de la Magie. Non mais qu'est-ce qu'elle faisait là ?! Qu'est-ce qu'elle lui voulait ?! Orlaith recula d'un pas, suspicieuse. La femme était adossée contre le mur et ne devait pas être sur son chemin par hasard : elle devait l'avoir fait exprès. Pour lui parler.
Mais pourquoi elle voudrait faire ça ? Parler, parler, parler, c'est tout ce qu'ils savent faire. Comme si ça résolvait quoi que ce soit. Et puis elle avait déjà dit tout ce qu'elle avait à dire de toute façon. Ça servait à rien de venir la chercher maintenant, comme si elle était revenue à la raison ou n'importe quelle autre connerie comme ça.
Pas de question, pas de possibilité de refus, de fuite. Malgré son sourire, Miss Lydon n'avait de toute évidence aucune envie de lui laisser le choix. Elle la fusilla du regard. Elle avait toujours détesté sa matière, et voilà qu'elle voulait faire en sorte qu'elle la déteste également. Pas de problème. "De quoi ?" grogna simplement la petite sorcière, restant immobile.
Non, elle ne s'en remettait pas. Elle avait explosé. Elle n'aurait peut-être pas du, elle aurait peut-être du la fermer, comme tout le monde attendait qu'elle le fasse, et les laisser déblatérer des bêtises. De toute façon, c'était pas comme si elle allait convaincre qui que ce soit, pas comme si on leur demandait vraiment ce qu'ils en pensaient.
Évidemment, ils avaient tous cet espoir, cet espèce de croyance en un monde de boursouflets dans lequel tout le monde serait gentil et s'aimerait. Mais si les Moldus détestaient les sorciers, il y avait une raison ! Si beaucoup de sorciers supportaient pas les Moldus, et encore moins leur descendance, y'avait une logique. Et ça servait à rien de le nier.
La fillette fulminait. Elle avala son dîner le plus rapidement possible, ne prêtant aucune attention aux discussions qui l'entouraient. De toute façon, elles concernaient surtout les examens. Et puis elle avait aucune envie de faire la discussion, ou de prétendre être de bonne humeur.
Dès son repas finit, elle sortit de table et se dirigea vers la sortie, impatiente de sortir prendre l'air. Impossible qu'elle reste enfermée dans le château : elle avait besoin de se poser dehors avant d'aller se coucher. C'était le début de l'été et au moins il faisait encore assez chaud, même en début de soirée. Mais au milieu des examens, elle pouvait être sûre que la plupart des autres élèves seraient en train de réviser à la bibliothèque ou en salle commune. Elle serait tranquille.
Elle se dirigea donc vers le Hall qui menait à la sortie, ne prêtant aucune attention à ce qui se passait autour d'elle, ou aux personnes également en train de quitter la Grande Salle qu'elle croisait. Jusqu'à ce qu'elle entendit une voix qui l'interpellait.
Une voix d'adulte. Surprise, la Gryffone releva sa tête d'un coup, tombant nez-à-nez avec la professeure d'Histoire de la Magie. Non mais qu'est-ce qu'elle faisait là ?! Qu'est-ce qu'elle lui voulait ?! Orlaith recula d'un pas, suspicieuse. La femme était adossée contre le mur et ne devait pas être sur son chemin par hasard : elle devait l'avoir fait exprès. Pour lui parler.
Mais pourquoi elle voudrait faire ça ? Parler, parler, parler, c'est tout ce qu'ils savent faire. Comme si ça résolvait quoi que ce soit. Et puis elle avait déjà dit tout ce qu'elle avait à dire de toute façon. Ça servait à rien de venir la chercher maintenant, comme si elle était revenue à la raison ou n'importe quelle autre connerie comme ça.
Pas de question, pas de possibilité de refus, de fuite. Malgré son sourire, Miss Lydon n'avait de toute évidence aucune envie de lui laisser le choix. Elle la fusilla du regard. Elle avait toujours détesté sa matière, et voilà qu'elle voulait faire en sorte qu'elle la déteste également. Pas de problème. "De quoi ?" grogna simplement la petite sorcière, restant immobile.
J'espère que cette première réponse vous convient 
✭ La rage d'avoir grandi trop vite quand des adultes volent ton enfance. [...] La rage car ce monde ne nous correspond pas ! ✭
11/06/2046 - Est-ce que tout va bien, miss ?
Ce fut un grognement, probablement à la hauteur des émotions qui traversaient l'adolescente, qui fut offert comme réponse à la sorcière confirmée. Bon, ça ne démarrait pas très bien, mais d'un autre côté, l'adolescente n'avait pas encore complètement envoyé bouler sa professeure, c'était toujours cela de pris ! Áine choisit de ne pas relever le ton de la jeune fille et lui répondit :
- Je pense que vous vous en doutez, mais allons faire un tour dehors s'il vous plaît, ce sera préférable.
Elle n'allait quand même pas insulter l'intelligence de son élève, mais surtout, la professeure ne tenait pas à ce que son élève puisse se sentir mise à nue au milieu du Hall résonnant et elle ne voulait pas l'embarasser en y évoquant tout haut les évènements ayant eu lieu quelques heures auparavant.
Elle se dirigea alors vers les portes du château, s'effaçant juste au dernier moment pour laisser son élève passer, puis, longeant le château, commença à se diriger dans un coin calme du parc, s'éloignant des élèves et des adultes présents, pour que l'adolescente puisse se sentir libre de s'exprimer. Après quelques instants à marcher au rythme de la balade, Áine reprit la parole :
- J'aimerais parler un peu de ce qu'il s'est passé tout à l'heure. Est-ce que tout va bien, miss ?
Bon c'était peut-être un peu brut, il fallait peut-être s'expliquer un peu pour que la première année ne soit pas trop interloquée :
- Je veux dire, votre réaction a surpris tout le monde tout à l'heure et j'ai des raison de penser qu'elle n'était pas tout à fait neutre, est-ce qu'il y a des choses dont vous auriez besoin de parler ? Est-ce qu'il y a eu un problème quelque part ?
Tout en marchant à côté d'elle, la jeune femme essayait de sonder son élève. Elle l'observait en biais, analysant son regard, ses réactions, sa respiration, bref, tout ce qui pouvait lui donner un indice sur ce qu'il se passait dans la tête de la petite fille. Le moindre élément auquel elle pourrait se raccrocher pour essayer de nouer un lien, de mettre en place une bonne base pour une discussion profonde et pas forcément juste un capharnaüm de colère à éponger. Certains élèves étaient plus difficiles à aborder que d'autres, c'était le cas de la jeune Ó Súilleabháin, mais ça ne faisait pas forcément d'eux des élèves inaccessibles et encore moins des élèves à abandonner complètement. Du moins, le professeur Lydon essayait de mettre tout en œuvre et en son pouvoir pour éviter cela. C'était parfois un vrai défi, mais la réussite, quand elle arrivait, n'en était que meilleure, tant pour elle que pour son élève.
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- Je pense que vous vous en doutez, mais allons faire un tour dehors s'il vous plaît, ce sera préférable.
Elle n'allait quand même pas insulter l'intelligence de son élève, mais surtout, la professeure ne tenait pas à ce que son élève puisse se sentir mise à nue au milieu du Hall résonnant et elle ne voulait pas l'embarasser en y évoquant tout haut les évènements ayant eu lieu quelques heures auparavant.
Elle se dirigea alors vers les portes du château, s'effaçant juste au dernier moment pour laisser son élève passer, puis, longeant le château, commença à se diriger dans un coin calme du parc, s'éloignant des élèves et des adultes présents, pour que l'adolescente puisse se sentir libre de s'exprimer. Après quelques instants à marcher au rythme de la balade, Áine reprit la parole :
- J'aimerais parler un peu de ce qu'il s'est passé tout à l'heure. Est-ce que tout va bien, miss ?
Bon c'était peut-être un peu brut, il fallait peut-être s'expliquer un peu pour que la première année ne soit pas trop interloquée :
- Je veux dire, votre réaction a surpris tout le monde tout à l'heure et j'ai des raison de penser qu'elle n'était pas tout à fait neutre, est-ce qu'il y a des choses dont vous auriez besoin de parler ? Est-ce qu'il y a eu un problème quelque part ?
Tout en marchant à côté d'elle, la jeune femme essayait de sonder son élève. Elle l'observait en biais, analysant son regard, ses réactions, sa respiration, bref, tout ce qui pouvait lui donner un indice sur ce qu'il se passait dans la tête de la petite fille. Le moindre élément auquel elle pourrait se raccrocher pour essayer de nouer un lien, de mettre en place une bonne base pour une discussion profonde et pas forcément juste un capharnaüm de colère à éponger. Certains élèves étaient plus difficiles à aborder que d'autres, c'était le cas de la jeune Ó Súilleabháin, mais ça ne faisait pas forcément d'eux des élèves inaccessibles et encore moins des élèves à abandonner complètement. Du moins, le professeur Lydon essayait de mettre tout en œuvre et en son pouvoir pour éviter cela. C'était parfois un vrai défi, mais la réussite, quand elle arrivait, n'en était que meilleure, tant pour elle que pour son élève.
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