Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Ernest haussa les épaules. Il n’était pas tout à fait d’accord avec Eileen sur leurs capacités respectives. Si le petit brun faisait toutes ces expériences, c’était justement parce qu’il avait besoin de se rassurer lui-même sur ses facultés, mais également sur ses limites. Sur les limites du monde et de la magie qu’il pratiquait. Avoir une image exhaustive et maîtriser le sujet. Alors seulement, il se sentait confiant. Et personne ne pouvait le mettre en défaut. Ou lui reprocher quoi que ce soit. Mais essayer de contredire Eileen, c’était comme de vouloir mettre un carré dans un moule rond. Elle aurait toujours le dernier mot. Ce qu’il ne voyait pas du tout comme un défaut.
“On marche différemment… toi t’as plus de… d'instinct…”
C’était probablement plus de la confiance en elle que de l’instinct ou peut-être les deux. L’adolescent avait le sentiment qu’Eileen réussirait tout ce qu’elle entreprendrait. Qu’elle avait une volonté à toute épreuve. Et il l’enviait beaucoup pour ça mais dans un sentiment très admiratif. À mesure qu’il parlait de leurs compétences, le sujet déviait peu à peu sur leur famille. Si Ernest évoquait souvent ses mamans, c’était pour remettre en contexte ses propos. Mais quand il s’agissait d’aborder les relations qu’il avait avec elles, la manière dont il les idéalisait tout en les remettant de plus en plus en question, alors il se recroquevillait sur lui-même et plus un mot ne sortait de sa bouche. Il ne l’avouerait pas mais dans son comportement, il avait profondément besoin de reconnaissance.
Ainsi arrivèrent-il à discuter de leurs vies respectives dans leur maison. Un peu gêné, Ernest en perdait les mots. Il avait l’impression parfois - souvent - de ne pas correspondre aux canons de Serpentard. De ne pas arriver à s’y faire une place. Et le sentiment que c’était sa faute. Qu’il ne faisait peut-être pas assez d’effort. Pourtant, il s’agissait d’un combat quotidien contre lui-même car certaines idées véhiculés par quelques élèves de Serpentard le rebutait. L’attitude de supériorité des né-sorciers face aux autres élèves le mettait hors de lui. Enfin silencieusement. Car il n’osait jamais revendiquer son statut de sang-mêlé ni monter aux créneaux face à ceux qui avaient des propos désobligeants. Il se contentait de baisser la tête, de longer les murs et de se taire. Et de ruminer.
C’était bien la première fois qu’il voyait Eileen contrariée, elle qui était toujours si souriante. Sauf que le gamin ne voulait pas donner une mauvaise image de sa maison ni qu’Eileen se fasse de fausses idées.
“Nan mais… ‘fin… ça va… je… j’ai… pas besoin… Enfin… c’est pas la peine…”
Heureusement, ils retrouvèrent un peu de légèreté en continuant leur visite des jardins botaniques. Comme elle était accrochée à son bras, Ernest entraîna la demoiselle plus avant vers la Serre de la Princesse de Galles. L’idée de la boîte à trésor de graines les enchantaient tous les deux et ils trouvaient dans cette idée une résonance commune. Eileen lui emboîta le pas avant de finalement le dépasser et se retourner vers lui, l’arrêtant dans cet élan qui le poussait pourtant vers son endroit préféré du parc. Il se figea, surpris par l’intensité de son regard.
Il ne détourna pas la tête comme il avait l’habitude de le faire. La puissance des paroles d’Eileen le lui interdisait. Bien qu’elle ne trouverait probablement pas leur chemin dans sa tête, elle l’avait néanmoins trouvé jusqu’à son coeur. Ernest avait l’impression de se sentir fondre de l’intérieur. Comme un fromage à pâte fleuri qui deviendrait coulant. D’un coup, il avait l’impression de sentir la chaleur de son sang irradier dans son cœur. Il se racla la gorge après quelques secondes et indiqua la serre d’un mouvement de la tête.
“Euhm… tu… y a une partie de la serre avec que des plantes carnivores… des supers rares… c’est ma préférée… tu… tu veux qu’on aille la voir ?”
Il n’attendit pas vraiment sa réponse et l’attira avec lui dans le sanctuaire. Des pièges à mouches de Vénus aux Nepenthes, elles étaient toutes fascinantes. Ernest montra du doigt une Dionaea muscipula, dont les pièges se donnaient en spectacle, se refermant sur leur proie en moins d’une demi-seconde. Le regard fixé sur la plante, il articula néanmoins un grommellement à peine audible à l’intention de la jeune fille.
“Merci…”
“On marche différemment… toi t’as plus de… d'instinct…”
C’était probablement plus de la confiance en elle que de l’instinct ou peut-être les deux. L’adolescent avait le sentiment qu’Eileen réussirait tout ce qu’elle entreprendrait. Qu’elle avait une volonté à toute épreuve. Et il l’enviait beaucoup pour ça mais dans un sentiment très admiratif. À mesure qu’il parlait de leurs compétences, le sujet déviait peu à peu sur leur famille. Si Ernest évoquait souvent ses mamans, c’était pour remettre en contexte ses propos. Mais quand il s’agissait d’aborder les relations qu’il avait avec elles, la manière dont il les idéalisait tout en les remettant de plus en plus en question, alors il se recroquevillait sur lui-même et plus un mot ne sortait de sa bouche. Il ne l’avouerait pas mais dans son comportement, il avait profondément besoin de reconnaissance.
Ainsi arrivèrent-il à discuter de leurs vies respectives dans leur maison. Un peu gêné, Ernest en perdait les mots. Il avait l’impression parfois - souvent - de ne pas correspondre aux canons de Serpentard. De ne pas arriver à s’y faire une place. Et le sentiment que c’était sa faute. Qu’il ne faisait peut-être pas assez d’effort. Pourtant, il s’agissait d’un combat quotidien contre lui-même car certaines idées véhiculés par quelques élèves de Serpentard le rebutait. L’attitude de supériorité des né-sorciers face aux autres élèves le mettait hors de lui. Enfin silencieusement. Car il n’osait jamais revendiquer son statut de sang-mêlé ni monter aux créneaux face à ceux qui avaient des propos désobligeants. Il se contentait de baisser la tête, de longer les murs et de se taire. Et de ruminer.
C’était bien la première fois qu’il voyait Eileen contrariée, elle qui était toujours si souriante. Sauf que le gamin ne voulait pas donner une mauvaise image de sa maison ni qu’Eileen se fasse de fausses idées.
“Nan mais… ‘fin… ça va… je… j’ai… pas besoin… Enfin… c’est pas la peine…”
Heureusement, ils retrouvèrent un peu de légèreté en continuant leur visite des jardins botaniques. Comme elle était accrochée à son bras, Ernest entraîna la demoiselle plus avant vers la Serre de la Princesse de Galles. L’idée de la boîte à trésor de graines les enchantaient tous les deux et ils trouvaient dans cette idée une résonance commune. Eileen lui emboîta le pas avant de finalement le dépasser et se retourner vers lui, l’arrêtant dans cet élan qui le poussait pourtant vers son endroit préféré du parc. Il se figea, surpris par l’intensité de son regard.
Il ne détourna pas la tête comme il avait l’habitude de le faire. La puissance des paroles d’Eileen le lui interdisait. Bien qu’elle ne trouverait probablement pas leur chemin dans sa tête, elle l’avait néanmoins trouvé jusqu’à son coeur. Ernest avait l’impression de se sentir fondre de l’intérieur. Comme un fromage à pâte fleuri qui deviendrait coulant. D’un coup, il avait l’impression de sentir la chaleur de son sang irradier dans son cœur. Il se racla la gorge après quelques secondes et indiqua la serre d’un mouvement de la tête.
“Euhm… tu… y a une partie de la serre avec que des plantes carnivores… des supers rares… c’est ma préférée… tu… tu veux qu’on aille la voir ?”
Il n’attendit pas vraiment sa réponse et l’attira avec lui dans le sanctuaire. Des pièges à mouches de Vénus aux Nepenthes, elles étaient toutes fascinantes. Ernest montra du doigt une Dionaea muscipula, dont les pièges se donnaient en spectacle, se refermant sur leur proie en moins d’une demi-seconde. Le regard fixé sur la plante, il articula néanmoins un grommellement à peine audible à l’intention de la jeune fille.
“Merci…”
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
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Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Eileen rejoignait totalement cette idée que tous deux fonctionnaient différemment mais c'était aussi la richesse qu'il y avait entre eux. Le fait que l'un d'eux soit plus introverti et l'autre plus extravertie, le fait que chacun d'eux cherche malgré tout à répondre à leurs propres exigences : tout cela les rendait différents mais aussi étrangement identiques. Ils cherchaient une sorte de connaissance perpétuelle, avaient des questions dont ils voulaient les réponses. Ils voulaient toujours plus. Ils cherchaient à s'améliorer. Deux sangs-mêlés avec des valeurs identiques qui avaient tant à s'apporter mutuellement.
Et l'irlandaise l'avait compris. Son raisonnement l'avait découvert, peut-être bien en même temps que son coeur. Elle n'aurait vraiment su le dire. Ils étaient devenus amis si facilement, si rapidement. Comme s'ils avaient toujours été destinés à se rencontrer.
Oui, ils marchaient différemment. Et c'était toute la beauté de leur rencontre.
- "De l'instinct tu crois ?"demanda-t-elle en s'interrogeant. Elle était parfois mauvaise juge d'elle-même. Elle avait plus de facilité à analyser les autres. "Tu es plus réfléchi que moi, c'est sûr !" lança-t-elle en riant "Je suis admirative de cela. Ta pensée t'amène à voir des choses et à imaginer des trucs qui me paraissent extraordinaires. Comme lorsque tu penses tes expériences ou à l'instant, le parallèle que tu viens de faire entre les cours à Poudlard et la physique-chimie..."
Elle exprimait clairement son admiration, sans fard. Elle se doutait qu'il ne se voyait pas avec ses yeux à elle mais plutôt avec des yeux voilés par une couche de noir voilant sa confiance en lui.
- "Tu es d'une intelligence étonnante. Tu t'en rends compte ?" poursuivit-elle en dardant son regard dans le sien. Elle avait appris que lorsqu'on disait une vérité peu facile à attendre, la meilleure façon pour qu'elle soit entendue était de la dire en regardant la personne dans les yeux. Elle y mettait toute sa conviction.
Lorsque plus tard, elle l'entendit bégayer, elle se douta que c'était une situation qui le mettait en difficulté. Une fois de plus, elle se demanda s'il n'était pas en souffrance chez les Serpentards. Les temps étaient durs pour ceux qui n'étaient pas sang-purs : la politique n'était pas de leur côté et la maison des serpents appuyait de tout son poids cette circonstance.
Elle chercha à mettre en parallèle les qualités de la maison verte et argent et celles de son ami :
- "Tu es très ingénieux, toujours à trouver des idées pour résoudre des problèmes ; toujours à chercher à te tirer d'une situation avec une belle créativité. Par exemple, tu n'aimes pas voler et tu cherches comment faire en sorte d'aller contre ça... " En cette dernière qualité (la créativité), la Serdaigle qu'elle était trouvait écho. Elle-même trouvait qu'elle n'en avait pas assez de la créativité, alors même que c'était une qualité prônée dans sa Maison.
- "Et tu es ambitieux..." renchérit-elle "Tu veux atteindre les étoiles pour être au meilleur, ressembler à tes mères... enfin surtout à Elianor... " se disant, elle passa rapidement la main sur la joue de son ami avec un sourire indulgent. Ce fut bref, mais elle put constater le frisson qui la saisit, cette sorte d'électricité, lorsqu'elle posa trois doigts sur le visage d'Ernest.
- "Au final, tu es très malin. Tu fais en sorte d'atteindre tes objectifs et de t'en donner les moyens... même quand tu ne veux pas qu'on parle de tes difficultés." conclut-elle avec un sourire. "Ce sont de merveilleuses qualités je trouve. Et ca fait de toi un sacré Serpent" termina-t-elle avec un clin d'œil.
Elle ne voulait pas trop le pousser dans ses retranchements aussi l'écouta-t-elle avec attention sur la suite de la visite. Elle fut particulièrement heureuse lorsqu'il lui proposa d'aller voir les plantes carnivores. Elle savait comment il les adorait.
- "Oh oui, j'aimerais beaucoup !"
Tandis qu'il lui montrait une plante du doigt, elle intercepta son remerciement aussi faible qu'un nouveau-né... Une fois de plus, un sourire naquit sur son visage. C'était beaucoup venant de lui, c'était tout.
Elle ne voulait pas minimiser ce remerciement, elle serra alors plus fortement le bras qu'elle serrait ; lui faisant aussi comprendre qu'elle avait entendu et compris.
Puis l'air de rien, elle le traina avec les plantes suivantes avec une question, à laquelle elle n'en doutait pas, il avait la réponse :
- "Et celle-là, tu la connais ?"
Et l'irlandaise l'avait compris. Son raisonnement l'avait découvert, peut-être bien en même temps que son coeur. Elle n'aurait vraiment su le dire. Ils étaient devenus amis si facilement, si rapidement. Comme s'ils avaient toujours été destinés à se rencontrer.
Oui, ils marchaient différemment. Et c'était toute la beauté de leur rencontre.
- "De l'instinct tu crois ?"demanda-t-elle en s'interrogeant. Elle était parfois mauvaise juge d'elle-même. Elle avait plus de facilité à analyser les autres. "Tu es plus réfléchi que moi, c'est sûr !" lança-t-elle en riant "Je suis admirative de cela. Ta pensée t'amène à voir des choses et à imaginer des trucs qui me paraissent extraordinaires. Comme lorsque tu penses tes expériences ou à l'instant, le parallèle que tu viens de faire entre les cours à Poudlard et la physique-chimie..."
Elle exprimait clairement son admiration, sans fard. Elle se doutait qu'il ne se voyait pas avec ses yeux à elle mais plutôt avec des yeux voilés par une couche de noir voilant sa confiance en lui.
- "Tu es d'une intelligence étonnante. Tu t'en rends compte ?" poursuivit-elle en dardant son regard dans le sien. Elle avait appris que lorsqu'on disait une vérité peu facile à attendre, la meilleure façon pour qu'elle soit entendue était de la dire en regardant la personne dans les yeux. Elle y mettait toute sa conviction.
Lorsque plus tard, elle l'entendit bégayer, elle se douta que c'était une situation qui le mettait en difficulté. Une fois de plus, elle se demanda s'il n'était pas en souffrance chez les Serpentards. Les temps étaient durs pour ceux qui n'étaient pas sang-purs : la politique n'était pas de leur côté et la maison des serpents appuyait de tout son poids cette circonstance.
Elle chercha à mettre en parallèle les qualités de la maison verte et argent et celles de son ami :
- "Tu es très ingénieux, toujours à trouver des idées pour résoudre des problèmes ; toujours à chercher à te tirer d'une situation avec une belle créativité. Par exemple, tu n'aimes pas voler et tu cherches comment faire en sorte d'aller contre ça... " En cette dernière qualité (la créativité), la Serdaigle qu'elle était trouvait écho. Elle-même trouvait qu'elle n'en avait pas assez de la créativité, alors même que c'était une qualité prônée dans sa Maison.
- "Et tu es ambitieux..." renchérit-elle "Tu veux atteindre les étoiles pour être au meilleur, ressembler à tes mères... enfin surtout à Elianor... " se disant, elle passa rapidement la main sur la joue de son ami avec un sourire indulgent. Ce fut bref, mais elle put constater le frisson qui la saisit, cette sorte d'électricité, lorsqu'elle posa trois doigts sur le visage d'Ernest.
- "Au final, tu es très malin. Tu fais en sorte d'atteindre tes objectifs et de t'en donner les moyens... même quand tu ne veux pas qu'on parle de tes difficultés." conclut-elle avec un sourire. "Ce sont de merveilleuses qualités je trouve. Et ca fait de toi un sacré Serpent" termina-t-elle avec un clin d'œil.
Elle ne voulait pas trop le pousser dans ses retranchements aussi l'écouta-t-elle avec attention sur la suite de la visite. Elle fut particulièrement heureuse lorsqu'il lui proposa d'aller voir les plantes carnivores. Elle savait comment il les adorait.
- "Oh oui, j'aimerais beaucoup !"
Tandis qu'il lui montrait une plante du doigt, elle intercepta son remerciement aussi faible qu'un nouveau-né... Une fois de plus, un sourire naquit sur son visage. C'était beaucoup venant de lui, c'était tout.
Elle ne voulait pas minimiser ce remerciement, elle serra alors plus fortement le bras qu'elle serrait ; lui faisant aussi comprendre qu'elle avait entendu et compris.
Puis l'air de rien, elle le traina avec les plantes suivantes avec une question, à laquelle elle n'en doutait pas, il avait la réponse :
- "Et celle-là, tu la connais ?"
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Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Ernest avait conscience de faire passer tous les évènements qui croisaient son existence par le moulinet de sa réflexion. Si la curiosité avait toujours été innée et nourrit par l’éducation de ses mères, après les évènements de 2045, c’était l’instinct de survie qui l’avait poussé à garder ses pensées dans sa tête et à les y faire tourner. Pour ne pas dire n’importe quoi. Et pour tenter de comprendre malgré les silences des adultes. Comme le disait Eileen, il était réfléchi. Peut-être trop. Sa tendance à toujours tout remettre en question ne lui rendait pas nécessairement service. Surtout quand c’était lui qu’il remettait en question.
L’adolescent fronça légèrement les sourcils. Dans les paroles de la rouquine, il avait l’impression d’entendre sa propre opinion. Il la trouvait tellement intelligente, tellement en avance dans ses raisonnements. Beaucoup plus sage et perspicace. Surtout quand il s’agissait des rapports humains. Une intelligence émotionnelle qu’il ne possédait pas. On ne pouvait malheureusement pas gérer les relations avec des règles aussi cartésiennes que la physique et la chimie. C’était pourtant de cette manière qu’il fonctionnait. En essayant de tout rationaliser. Parce que c’était plus rassurant pour lui.
“Mais j’ai toujours peur de râter… toi tu fonces sans te poser de questions et tu finis toujours par réussir tout ce que tu entreprends…”
Il avait laissé cette pensée s’échapper de ses lèvres comme un souffle. Elle était pourtant criante d'honnêteté. En sentant la main d’Eileen contre sa joue, l’adolescent piqua un fard exceptionnel et tourna légèrement la tête. Les adjectifs que la jeune fille utilisait, il n’était pas capable de les relier à sa propre identité. D’ailleurs savait-il réellement qui il était. Il se posait encore tellement de questions. Il y avait tellement de zones d’ombre qui l’empêchait de définir correctement ses propres contours.
“Je… j’essaie juste de faire de mon mieux…”
La persévérance était probablement l’adjectif qui lui collait le plus à la peau. Ça, on ne pouvait pas le lui enlever. Et si les paroles de la Serdaigle était empreinte de bienveillance, elles n’auraient d’impact que le jour où il obtiendrait cette reconnaissance de la part de ses pairs. Le jour où Serpentard reconnaîtrait en lui un véritable disciple. Le jour où il se sentirait chez lui dans sa maison.
Le sérieux de la discussion retomba alors qu’ils pénétrèrent dans la serre des plantes carnivores. C’était un environnement dans lequel Ernest se sentait en confiance. Comme s’il était plus facile de partager son oxygène avec ces espèces qu’avec les spécimens de sa propre espèce. Il se sentait plus serein car entouré de plantes qu’il comprenait. La nature était d’une implacable logique.
Eileen lui indiqua un magnifique spécimen de Drosera regia qui faisait plus de 50cm de haut et dont les feuilles pouvaient dépasser les 70cm de long. Un sourire élargit les lèvres du petit brun et son regard retrouva les yeux clairs de la demoiselle.
“C’est une Droséra royale ! Tu vois les petits poils gluants qui recouvrent ses feuilles ? C’est grâce à ça qu’elle attire et qu’elle capture ses proies… Et puis ensuite, elle s’enroule complètement sur elle-même pour les digérer…”
Il se rapprocha un peu de la plante pour observer ces petites glandes. De très près, cela ressemblait à des petites gouttes d’eau translucide dans lesquelles vibrait un bouton rouge éclatant. Il trouvait ça magnifique. La nature était sacrément plus créative qu’il ne le serait jamais.
“Elle est super rare et elle pousse que dans une seule vallée au monde, au Cap. Ça s’appelle la vallée de Baviaanskloof… Un jour j’aimerais bien pouvoir y aller pour la voir dans son habitat naturel…”
L’adolescent fronça légèrement les sourcils. Dans les paroles de la rouquine, il avait l’impression d’entendre sa propre opinion. Il la trouvait tellement intelligente, tellement en avance dans ses raisonnements. Beaucoup plus sage et perspicace. Surtout quand il s’agissait des rapports humains. Une intelligence émotionnelle qu’il ne possédait pas. On ne pouvait malheureusement pas gérer les relations avec des règles aussi cartésiennes que la physique et la chimie. C’était pourtant de cette manière qu’il fonctionnait. En essayant de tout rationaliser. Parce que c’était plus rassurant pour lui.
“Mais j’ai toujours peur de râter… toi tu fonces sans te poser de questions et tu finis toujours par réussir tout ce que tu entreprends…”
Il avait laissé cette pensée s’échapper de ses lèvres comme un souffle. Elle était pourtant criante d'honnêteté. En sentant la main d’Eileen contre sa joue, l’adolescent piqua un fard exceptionnel et tourna légèrement la tête. Les adjectifs que la jeune fille utilisait, il n’était pas capable de les relier à sa propre identité. D’ailleurs savait-il réellement qui il était. Il se posait encore tellement de questions. Il y avait tellement de zones d’ombre qui l’empêchait de définir correctement ses propres contours.
“Je… j’essaie juste de faire de mon mieux…”
La persévérance était probablement l’adjectif qui lui collait le plus à la peau. Ça, on ne pouvait pas le lui enlever. Et si les paroles de la Serdaigle était empreinte de bienveillance, elles n’auraient d’impact que le jour où il obtiendrait cette reconnaissance de la part de ses pairs. Le jour où Serpentard reconnaîtrait en lui un véritable disciple. Le jour où il se sentirait chez lui dans sa maison.
Le sérieux de la discussion retomba alors qu’ils pénétrèrent dans la serre des plantes carnivores. C’était un environnement dans lequel Ernest se sentait en confiance. Comme s’il était plus facile de partager son oxygène avec ces espèces qu’avec les spécimens de sa propre espèce. Il se sentait plus serein car entouré de plantes qu’il comprenait. La nature était d’une implacable logique.
Eileen lui indiqua un magnifique spécimen de Drosera regia qui faisait plus de 50cm de haut et dont les feuilles pouvaient dépasser les 70cm de long. Un sourire élargit les lèvres du petit brun et son regard retrouva les yeux clairs de la demoiselle.
“C’est une Droséra royale ! Tu vois les petits poils gluants qui recouvrent ses feuilles ? C’est grâce à ça qu’elle attire et qu’elle capture ses proies… Et puis ensuite, elle s’enroule complètement sur elle-même pour les digérer…”
Il se rapprocha un peu de la plante pour observer ces petites glandes. De très près, cela ressemblait à des petites gouttes d’eau translucide dans lesquelles vibrait un bouton rouge éclatant. Il trouvait ça magnifique. La nature était sacrément plus créative qu’il ne le serait jamais.
“Elle est super rare et elle pousse que dans une seule vallée au monde, au Cap. Ça s’appelle la vallée de Baviaanskloof… Un jour j’aimerais bien pouvoir y aller pour la voir dans son habitat naturel…”
Dernière modification par Ernest Stevens le 5 févr. 2024, 16:17, modifié 1 fois.
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Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Eileen se doutait que son discours serait reçu par une minimisation de la part d'Ernest, c'était tellement lui de réagir ainsi. Il ne se voyait pas correctement, il imaginait que tout le monde avait ses capacités et que c'était normal, voire insuffisant, alors que c'était tellement !
Elle avait fait de cette confiance perdue son cheval de bataille quand elle était avec lui. Elle s'attachait à lui révéler sa vérité, à lui montrer la valeur qu'il avait, pour elle et qu'il pourrait avoir pour les autres s'il s'ouvrait un peu plus sur le monde, s'il s'acceptait comme il était, s'il n'écoutait plus les imbéciles, s'il vivait sans peur du jugement. Elle savait que cette lutte serait longue et difficile mais elle avait décidé de la mener pour Lui.
Son propre passé l'avait fait mûrir très rapidement concernant les relations humaines, elle ne souhaitait à personne la lutte qu'elle avait entrepris contre elle, elle savait la souffrance que cela engageait, elle connaissait la douleur que vivait actuellement son ami. Et il ne la méritait tellement pas qu'elle était presque en delà de l'empathie, elle était plutôt dans la compassion avec lui. Le voir souffrir lui faisait presque mal.
Aussi répondit-elle à sa phrase un dicton que son père aimait à lui dire quand elle était elle-même en construction :
- "Personne ne réussit du premier coup. Il faut se lancer et échouer pour apprendre... C'est en fait de l'échec que nait l'apprentissage. C'est ce que dit mon père..."
Elle laissa passer un temps pour que le brun assimile ce qu'elle venait de dire :
- "Et il a totalement raison. Pour apprendre à marcher, un enfant chute je ne sais combien de fois avant de tenir sur ses jambes et de faire ses premiers pas..."
Revenant sur le sujet de la peur de râter :
- "Ne pas réussir ne fait jamais plaisir mais c'est une façon d'être meilleure la prochaine fois qu'on essaiera... Je n'ai plus peur d'échouer. Je crois que c'est ma force. C'est un frein en moins dans ma vie..."
Cette analyse, elle la devait à sa mère qui le lui avait dit après ses quelques mois forcés de thérapie. Elle s'en était émue et ouverte à sa fille en lui disant qu'elle était fière qu'elle ait fait ce grand pas.
En fait, la Serdaigle voyait les choses un peu différemment : pour avancer, elle avait décidé de se couper du regard des autres. L'échec était là mais ne lui faisait mal que dans son orgueil... même si elle n'aimait pas admettre qu'elle en avait un. Sauf qu'Ernest n'était pas prêt pour se couper du regard des autres, aussi n'en fit-elle pas mention.
Elle rebondit d'ailleurs lorsqu'il lui dit qu'il ne faisait que de son mieux :
- "C'est déjà mieux que ce que font beaucoup d'autres ! Et ton mieux est excellent par rapport à ce que d'autres peuvent faire !"
Une fois de plus, elle lui lança son admiration. Sa fierté de le voir agir ainsi. Elle croyait profondément qu'il était exceptionnel. Un diamant qui ne demandait qu'à être taillé.
Plus tard, lorsqu'il lui présenta la plante carnivore rare, le regard pétillant et l'enthousiasme dans sa voix furent communicatifs. Eileen était d'un naturel joyeux et elle adorait voir son camarade ainsi. Elle écouta de ses deux oreilles, regrettant de ne pas avoir amené de quoi écrire à cette journée. Elle avait peur d'oublier la moitié de ce qu'il lui racontait...
- "C'est vraiment étonnant ! Et toutes ces couleurs vives... Je suppose que c'est pour mieux attirer ses proies ?"
Parlant voyage, et sachant qu'elle aimerait beaucoup découvrir avec lui, elle lui déclara :
- "Ce doit être quelque chose ! Ca fait un deuxième lieu que j'aimerai voir avec toi avec la réserve des Hébrides !"
Elle avait fait de cette confiance perdue son cheval de bataille quand elle était avec lui. Elle s'attachait à lui révéler sa vérité, à lui montrer la valeur qu'il avait, pour elle et qu'il pourrait avoir pour les autres s'il s'ouvrait un peu plus sur le monde, s'il s'acceptait comme il était, s'il n'écoutait plus les imbéciles, s'il vivait sans peur du jugement. Elle savait que cette lutte serait longue et difficile mais elle avait décidé de la mener pour Lui.
Son propre passé l'avait fait mûrir très rapidement concernant les relations humaines, elle ne souhaitait à personne la lutte qu'elle avait entrepris contre elle, elle savait la souffrance que cela engageait, elle connaissait la douleur que vivait actuellement son ami. Et il ne la méritait tellement pas qu'elle était presque en delà de l'empathie, elle était plutôt dans la compassion avec lui. Le voir souffrir lui faisait presque mal.
Aussi répondit-elle à sa phrase un dicton que son père aimait à lui dire quand elle était elle-même en construction :
- "Personne ne réussit du premier coup. Il faut se lancer et échouer pour apprendre... C'est en fait de l'échec que nait l'apprentissage. C'est ce que dit mon père..."
Elle laissa passer un temps pour que le brun assimile ce qu'elle venait de dire :
- "Et il a totalement raison. Pour apprendre à marcher, un enfant chute je ne sais combien de fois avant de tenir sur ses jambes et de faire ses premiers pas..."
Revenant sur le sujet de la peur de râter :
- "Ne pas réussir ne fait jamais plaisir mais c'est une façon d'être meilleure la prochaine fois qu'on essaiera... Je n'ai plus peur d'échouer. Je crois que c'est ma force. C'est un frein en moins dans ma vie..."
Cette analyse, elle la devait à sa mère qui le lui avait dit après ses quelques mois forcés de thérapie. Elle s'en était émue et ouverte à sa fille en lui disant qu'elle était fière qu'elle ait fait ce grand pas.
En fait, la Serdaigle voyait les choses un peu différemment : pour avancer, elle avait décidé de se couper du regard des autres. L'échec était là mais ne lui faisait mal que dans son orgueil... même si elle n'aimait pas admettre qu'elle en avait un. Sauf qu'Ernest n'était pas prêt pour se couper du regard des autres, aussi n'en fit-elle pas mention.
Elle rebondit d'ailleurs lorsqu'il lui dit qu'il ne faisait que de son mieux :
- "C'est déjà mieux que ce que font beaucoup d'autres ! Et ton mieux est excellent par rapport à ce que d'autres peuvent faire !"
Une fois de plus, elle lui lança son admiration. Sa fierté de le voir agir ainsi. Elle croyait profondément qu'il était exceptionnel. Un diamant qui ne demandait qu'à être taillé.
Plus tard, lorsqu'il lui présenta la plante carnivore rare, le regard pétillant et l'enthousiasme dans sa voix furent communicatifs. Eileen était d'un naturel joyeux et elle adorait voir son camarade ainsi. Elle écouta de ses deux oreilles, regrettant de ne pas avoir amené de quoi écrire à cette journée. Elle avait peur d'oublier la moitié de ce qu'il lui racontait...
- "C'est vraiment étonnant ! Et toutes ces couleurs vives... Je suppose que c'est pour mieux attirer ses proies ?"
Parlant voyage, et sachant qu'elle aimerait beaucoup découvrir avec lui, elle lui déclara :
- "Ce doit être quelque chose ! Ca fait un deuxième lieu que j'aimerai voir avec toi avec la réserve des Hébrides !"
5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
La remarque d’Eileen résonnait en Ernest. Elle ne lui était pas inconnue. Ces mots, ils auraient aussi bien pu sortir de la bouche de sa propre mère, Lucy. Une moue emprunt de résignation passa sur son visage. Il savait qu’elle avait raison. Il savait qu’on ne pouvait pas tout réussir du premier coup. D’ailleurs c’était logique. Et puis c’est comme ça qu’il fonctionnait. Par empirisme. En essayant tout et de toutes les manières possibles. Ça lui permettait de définir le cadre. Il avait toujours eu besoin de savoir où se trouvaient les limites.
“Nan… je sais…’fin… je sais que tu as raison…”
Mains dans les poches, il restait néanmoins pensif. Il y avait les gens qui travaillaient dur comme lui et puis il y avait ceux qui étaient brillants. Ceux qu’on remarquait tout de suite. Ceux à qui ça venait de manière naturelle. Ceux qui étaient à l’aise en groupe ou face à des professeurs. Eileen faisait partie de ceux-là et il éprouvait pour elle un mélange d’admiration et d’envie.
À sa dernière remarque, il releva la tête et l’observa d’un regard plus soucieux. Depuis qu’il était entré à l’école, Elianor n’avait jamais estimé les notes d’Ernest par rapport à celles des autres. Il y avait un barème. Un nombre de notions à connaître et de points à acquérir. Soit on les avait, soit on les avait pas. Peu importait ce que les autres faisaient, s’ils faisaient mieux ou moins bien. Les autres n’apprendraient pas à sa place.
Mais de ces impressions-là, il n’en fit pas état à la rouquine. Sa mère avait raison. Elle avait toujours raison. Même quand elle avait tort.
Le sérieux de la conversation retomba alors que les deux gamins entrèrent dans le sanctuaire des plantes carnivores. Les couleurs, les rayons du soleil qui traversaient les grandes verrières, l’odeur de la tourbe humide, tout cela avait la capacité de vous transporter ailleurs. Dans un monde exotique où le temps semblait s’arrêter. L’endroit préféré d’Ernest.
“Ça et aussi elle produit des sortes de phéromones…. ou une odeur particulière si tu veux… les insectes n’y résistent pas…”
C’est qu’elle était sacrément ingénieuse. Ernest avait beau baigné dans les plantes depuis sa naissance, s’être occupé de plantes carnivores depuis son plus jeune âge, elle le fascinait toujours autant. La nature était surprenante d’inventivité et de diversité. Dans l’élan de son enthousiasme, le petit brun entraîna la rouquine dans ce labyrinthe végétal et lui offrit le tour de toutes les plantes carnivores que la serre accueillait. Toutes sans exception. Il les connaissait toutes. De leur nom latin à leur pays d’origine, de la manière dont elles capturaient leur proie et à celle dont elles les digéraient.
Le gamin sourit en entendant la jeune fille faire référence à la Réserve des Hébrides. C’est vrai qu’il rêvait d’y aller. Ça faisait un certain temps qu’il tannait sa mère pour qu’elle l’y emmène.
“J’crois pas que ma mère soit très disposée à m’y emmener dans les prochains temps…”
Elianor l’avait mauvaise. Mais c’est qu’Ernest y était allé un peu fort. Et si sa seule punition restait l’obligation d’aller travailler au marché aux fleurs tous les matins avec Lucy, il s’en sortait plutôt bien. D’ailleurs, elle l’avait bien laissé venir aux Jardins botaniques avec Eileen aujourd’hui. Lui se serait sûrement puni à vie pour ce qu’il avait dit. En tout cas, il en portait le poids de la culpabilité.
“Nan… je sais…’fin… je sais que tu as raison…”
Mains dans les poches, il restait néanmoins pensif. Il y avait les gens qui travaillaient dur comme lui et puis il y avait ceux qui étaient brillants. Ceux qu’on remarquait tout de suite. Ceux à qui ça venait de manière naturelle. Ceux qui étaient à l’aise en groupe ou face à des professeurs. Eileen faisait partie de ceux-là et il éprouvait pour elle un mélange d’admiration et d’envie.
À sa dernière remarque, il releva la tête et l’observa d’un regard plus soucieux. Depuis qu’il était entré à l’école, Elianor n’avait jamais estimé les notes d’Ernest par rapport à celles des autres. Il y avait un barème. Un nombre de notions à connaître et de points à acquérir. Soit on les avait, soit on les avait pas. Peu importait ce que les autres faisaient, s’ils faisaient mieux ou moins bien. Les autres n’apprendraient pas à sa place.
Mais de ces impressions-là, il n’en fit pas état à la rouquine. Sa mère avait raison. Elle avait toujours raison. Même quand elle avait tort.
Le sérieux de la conversation retomba alors que les deux gamins entrèrent dans le sanctuaire des plantes carnivores. Les couleurs, les rayons du soleil qui traversaient les grandes verrières, l’odeur de la tourbe humide, tout cela avait la capacité de vous transporter ailleurs. Dans un monde exotique où le temps semblait s’arrêter. L’endroit préféré d’Ernest.
“Ça et aussi elle produit des sortes de phéromones…. ou une odeur particulière si tu veux… les insectes n’y résistent pas…”
C’est qu’elle était sacrément ingénieuse. Ernest avait beau baigné dans les plantes depuis sa naissance, s’être occupé de plantes carnivores depuis son plus jeune âge, elle le fascinait toujours autant. La nature était surprenante d’inventivité et de diversité. Dans l’élan de son enthousiasme, le petit brun entraîna la rouquine dans ce labyrinthe végétal et lui offrit le tour de toutes les plantes carnivores que la serre accueillait. Toutes sans exception. Il les connaissait toutes. De leur nom latin à leur pays d’origine, de la manière dont elles capturaient leur proie et à celle dont elles les digéraient.
Le gamin sourit en entendant la jeune fille faire référence à la Réserve des Hébrides. C’est vrai qu’il rêvait d’y aller. Ça faisait un certain temps qu’il tannait sa mère pour qu’elle l’y emmène.
“J’crois pas que ma mère soit très disposée à m’y emmener dans les prochains temps…”
Elianor l’avait mauvaise. Mais c’est qu’Ernest y était allé un peu fort. Et si sa seule punition restait l’obligation d’aller travailler au marché aux fleurs tous les matins avec Lucy, il s’en sortait plutôt bien. D’ailleurs, elle l’avait bien laissé venir aux Jardins botaniques avec Eileen aujourd’hui. Lui se serait sûrement puni à vie pour ce qu’il avait dit. En tout cas, il en portait le poids de la culpabilité.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
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Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Ernest semblait se résigner à ce que lui disait l'irlandaise sur l'échec, elle le voyait... Il ne semblait pas totalement convaincu...
Mais le sujet de conversation passa pour revenir sur la visite de la serre. Tous deux virevoltaient de plantes en plantes, Eileen écoutait le sourire aux lèvres, le coeur heureux. Elle voulait tout retenir. Il avait l'art et la manière de parler de ces végétaux. Elle se sentait emportée... mais l'était-ce vraiment que par les propos qu'elle entendait ? Il était possible que le fait que ca émane d'Ernest y soit aussi pour beaucoup.
Tout ce qu'il disait était une parole qui lui était chère, tout ce qu'il évoquait s'apparentait à un trésor. Ce temps passé ensemble était une merveille pour la jeune fille. Elle en savourait chaque instant de ce moment présent, appréciait chaque mimique, chaque mot échangé, chaque geste partagé... et elle savait que lorsqu'ils se quitteraient - bien trop tôt à son goût, elle pourrait se repasser en boucle cette journée comme un film adoré que l'on regarde plusieurs fois.
Lorsqu'il évoqua qu'il n'irait pas tout de suite à la Réserve des Hébrides, elle se promit d'en parler à ses parents pour un prochain voyage pendant lequel elle pourrait proposer à Ernest de venir... Pourquoi pas n'est-ce pas ? Qu'y avait-il de mal à voir ensemble des dragons ?
Elle aurait probablement plus de mal à vendre la visite de la vallée de Baviaanskloof à ses parents, mais peut-être pourraient-ils y aller plus tard tous les deux... Elle se mettait à faire des plans sur la comète, s'affolant de faire de tels projets d'avenir et se rendant compte combien le Serpentard lui était devenu important et en si peu de temps.
Elle rougit soudain, embarrassée de ne pas l'écouter, s'en voulant de perdre une miette de ce film qu'elle ne pourrait pas alors se repasser entièrement.
Ils profitèrent des autres serres et échangèrent sur les végétaux tout au long de la visite. Ils virent Palm House, la serre des palmiers ; Temperate House, la serre aux plantes au climat subtropical humide et méditerranéen ; Evolution House et son exposition interactive sur l'évolution des végétaux o Ernest fit des merveilles d'explications ; Alpine house qui présentait les plantes des prairies et hautes montagnes ; les nénuphars de Waterlily House et les jardins méditerranéens.
Eileen fut particulièrement enchantée par les jardins japonais. Tout ce qui touchait à l'Asie la passionnait... en particulier le Japon. Elle s'abreuvait de tout ce qui touchait cette culture de près ou de loin. On aurait dit un enfant le soir de Noël tant elle virevoltait de la pagode à Chokushi-Mon, en passant par Minka house.
Par contre, la jeune fille ne fut pas particulièrement emballée par l'orangerie de Kew Palace. Le bâtiment lui apparaissait trop moderne. Elle apprécia toutefois le cottage de Queen Charlotte avec son air champêtre.
La journée avait été chargée mais Eileen ne ressentait que l'excitation. Pas de fatigue, pas de pieds lourds. Seulement le plaisir d'être avec Ernest. Ils avaient mangé sur le pouce un sandwich pour pouvoir tout visiter... Le temps filait décidément trop vite en sa compagnie.
Bientôt, vint le temps de la séparation et Eileen ne se décidait pas à se diriger vers la sortie des jardins botaniques. Elle voulait prolonger l'instant...
- "Tu crois qu'on pourrait faire un tour à la boutique de souvenirs ?"
Elle se voyait acheter un livre sur les plantes carnivores... allez savoir pourquoi...
Comme vu ensemble par hibou, j'ai fait une grosse élipse. J'espère que ca te va.
Mais le sujet de conversation passa pour revenir sur la visite de la serre. Tous deux virevoltaient de plantes en plantes, Eileen écoutait le sourire aux lèvres, le coeur heureux. Elle voulait tout retenir. Il avait l'art et la manière de parler de ces végétaux. Elle se sentait emportée... mais l'était-ce vraiment que par les propos qu'elle entendait ? Il était possible que le fait que ca émane d'Ernest y soit aussi pour beaucoup.
Tout ce qu'il disait était une parole qui lui était chère, tout ce qu'il évoquait s'apparentait à un trésor. Ce temps passé ensemble était une merveille pour la jeune fille. Elle en savourait chaque instant de ce moment présent, appréciait chaque mimique, chaque mot échangé, chaque geste partagé... et elle savait que lorsqu'ils se quitteraient - bien trop tôt à son goût, elle pourrait se repasser en boucle cette journée comme un film adoré que l'on regarde plusieurs fois.
Lorsqu'il évoqua qu'il n'irait pas tout de suite à la Réserve des Hébrides, elle se promit d'en parler à ses parents pour un prochain voyage pendant lequel elle pourrait proposer à Ernest de venir... Pourquoi pas n'est-ce pas ? Qu'y avait-il de mal à voir ensemble des dragons ?
Elle aurait probablement plus de mal à vendre la visite de la vallée de Baviaanskloof à ses parents, mais peut-être pourraient-ils y aller plus tard tous les deux... Elle se mettait à faire des plans sur la comète, s'affolant de faire de tels projets d'avenir et se rendant compte combien le Serpentard lui était devenu important et en si peu de temps.
Elle rougit soudain, embarrassée de ne pas l'écouter, s'en voulant de perdre une miette de ce film qu'elle ne pourrait pas alors se repasser entièrement.
Ils profitèrent des autres serres et échangèrent sur les végétaux tout au long de la visite. Ils virent Palm House, la serre des palmiers ; Temperate House, la serre aux plantes au climat subtropical humide et méditerranéen ; Evolution House et son exposition interactive sur l'évolution des végétaux o Ernest fit des merveilles d'explications ; Alpine house qui présentait les plantes des prairies et hautes montagnes ; les nénuphars de Waterlily House et les jardins méditerranéens.
Eileen fut particulièrement enchantée par les jardins japonais. Tout ce qui touchait à l'Asie la passionnait... en particulier le Japon. Elle s'abreuvait de tout ce qui touchait cette culture de près ou de loin. On aurait dit un enfant le soir de Noël tant elle virevoltait de la pagode à Chokushi-Mon, en passant par Minka house.
Par contre, la jeune fille ne fut pas particulièrement emballée par l'orangerie de Kew Palace. Le bâtiment lui apparaissait trop moderne. Elle apprécia toutefois le cottage de Queen Charlotte avec son air champêtre.
La journée avait été chargée mais Eileen ne ressentait que l'excitation. Pas de fatigue, pas de pieds lourds. Seulement le plaisir d'être avec Ernest. Ils avaient mangé sur le pouce un sandwich pour pouvoir tout visiter... Le temps filait décidément trop vite en sa compagnie.
Bientôt, vint le temps de la séparation et Eileen ne se décidait pas à se diriger vers la sortie des jardins botaniques. Elle voulait prolonger l'instant...
- "Tu crois qu'on pourrait faire un tour à la boutique de souvenirs ?"
Elle se voyait acheter un livre sur les plantes carnivores... allez savoir pourquoi...
Comme vu ensemble par hibou, j'ai fait une grosse élipse. J'espère que ca te va.
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Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
La visite suivait son cours. Il y avait tant de choses qu’Ernest souhaitait lui montrer, tant d’anecdotes qu’il souhaitait partager avec elle. Mais une après-midi n’aurait pas suffit à exposer toutes les informations qu’il avait accumulées au cours de sa jeune existence, si courte soit-elle. Il y avait tellement de plantes, d’insectes et d’histoires. Sans s’en rendre compte, le petit brun laissait la rouquine pénétrer dans l’un des temples de son intimité, dans cette relation si fusionnelle qu’il avait noué avec Lucy à travers les plantes. Tout ça, ça n’appartenait qu’à eux deux. À présent, cela appartenait également un peu à Eileen.
Les heures avaient glissé d’un sourire à l’autre. Les minutes s’étaient égrenées dans les regards qu’ils échangeaient. Et Ernest avait probablement plus parlé en une après-midi que durant toute son année scolaire. C’est qu’il était dans son environnement. Bien plus à l’aise et sûr de lui dans ce monde moldu dans lequel il se cachait pourtant. Mais les plantes n’en avaient que faire de ce qu’il était. Et il semblait que les vrais passionnés de botanique se reconnaissaient quel que soit leur âge, leur couleur, leur statut.
Arrivés dans les paysages asiatiques, le gamin remarqua l’entrain particulier d’Eileen pour cette culture. Particulièrement les inspirations japonaises. Lui aussi, aimait beaucoup cette partie du parc. Le jardin de l’Harmonie était un endroit idéal pour la réflexion et les motifs des graviers ratissés lui apportaient une certaine quiétude dans leur contemplation. À plusieurs moments, le silence s’était installé sans que cela n’en devienne gênant. Juste quelques moments de grâce où seule demeurait la complicité des yeux et des lèvres.
La fin de la visite approchait et déjà comme un sentiment de nostalgie s’emparait du garçon. Ernest aurait voulu qu’elle dure toujours. Ne plus jamais quitter Kew Garden, les plantes et Eileen. Continuer de parler inlassablement, de répondre à ses questions et d’observer ses sourires et son émerveillement. S’émerveiller lui-même à nouveau dans la contemplation des choses simples.
“Il y en a une près de l’entrée, enfin de la sortie… enfin, c’est pareil… mais… il y a encore un truc que j’aimerais bien te montrer…”
Il existait une singularité à Kew Garden, une oeuvre d’art contemporaine qui parlait particulièrement à Ernest. Pas par son aspect mais par sa recherche et ce qu’elle représentait. Les deux adolescents arrivèrent dans une prairie sauvage et et se retrouvèrent face à une imposante tour d’une dizaine de mètres de haut.
“C’est la ruche… je trouve pas ça très joli comme ça… mais tu vas voir, c’est fascinant…”
Imaginé pour recréer la vie à l’intérieur d’une ruche, elle était composé de pas moins de 170 000 pièces et de 1 000 LED. L’adolescent entraîna la rouquine à l’intérieur de cet espèce de dôme métalique qui en dedans figurait comme des milliers d’alvéoles.
“Il y a des capteurs dans les vraies ruches… qui envoient des informations sur les abeilles aux LED et puis aussi, il y a du son… écoute… ça correspond aux vibrations produites par les abeilles… c’est un peu comme si… grâce aux lumières et aux vibrations, on se mettait à communiquer comme les abeilles… peut-être même avec elles…”
Le gamin adorait les abeilles et dans cette ruche grandeur nature, c’était un peu comme d’entrer dans leur monde. De se connecter à l'infiniment petit en réalisant à quel point l’homme était insignifiant à l'échelle d'un monde bien plus vaste et plus complexe. Un belle leçon d’humilité. Mais un tout. Il ferma les yeux et se concentra sur ce qu’il percevait de ces vibrations ou du moins la manière dont il pouvait les interpréter. Caler sa respiration sur ce bourdonnement et se laisser porter pour ne faire plus qu’un avec la nature.
J'ai pas pu m'empêcher de prolonger... pour Ernest bien évidemment
Les heures avaient glissé d’un sourire à l’autre. Les minutes s’étaient égrenées dans les regards qu’ils échangeaient. Et Ernest avait probablement plus parlé en une après-midi que durant toute son année scolaire. C’est qu’il était dans son environnement. Bien plus à l’aise et sûr de lui dans ce monde moldu dans lequel il se cachait pourtant. Mais les plantes n’en avaient que faire de ce qu’il était. Et il semblait que les vrais passionnés de botanique se reconnaissaient quel que soit leur âge, leur couleur, leur statut.
Arrivés dans les paysages asiatiques, le gamin remarqua l’entrain particulier d’Eileen pour cette culture. Particulièrement les inspirations japonaises. Lui aussi, aimait beaucoup cette partie du parc. Le jardin de l’Harmonie était un endroit idéal pour la réflexion et les motifs des graviers ratissés lui apportaient une certaine quiétude dans leur contemplation. À plusieurs moments, le silence s’était installé sans que cela n’en devienne gênant. Juste quelques moments de grâce où seule demeurait la complicité des yeux et des lèvres.
La fin de la visite approchait et déjà comme un sentiment de nostalgie s’emparait du garçon. Ernest aurait voulu qu’elle dure toujours. Ne plus jamais quitter Kew Garden, les plantes et Eileen. Continuer de parler inlassablement, de répondre à ses questions et d’observer ses sourires et son émerveillement. S’émerveiller lui-même à nouveau dans la contemplation des choses simples.
“Il y en a une près de l’entrée, enfin de la sortie… enfin, c’est pareil… mais… il y a encore un truc que j’aimerais bien te montrer…”
Il existait une singularité à Kew Garden, une oeuvre d’art contemporaine qui parlait particulièrement à Ernest. Pas par son aspect mais par sa recherche et ce qu’elle représentait. Les deux adolescents arrivèrent dans une prairie sauvage et et se retrouvèrent face à une imposante tour d’une dizaine de mètres de haut.
“C’est la ruche… je trouve pas ça très joli comme ça… mais tu vas voir, c’est fascinant…”
Imaginé pour recréer la vie à l’intérieur d’une ruche, elle était composé de pas moins de 170 000 pièces et de 1 000 LED. L’adolescent entraîna la rouquine à l’intérieur de cet espèce de dôme métalique qui en dedans figurait comme des milliers d’alvéoles.
“Il y a des capteurs dans les vraies ruches… qui envoient des informations sur les abeilles aux LED et puis aussi, il y a du son… écoute… ça correspond aux vibrations produites par les abeilles… c’est un peu comme si… grâce aux lumières et aux vibrations, on se mettait à communiquer comme les abeilles… peut-être même avec elles…”
Le gamin adorait les abeilles et dans cette ruche grandeur nature, c’était un peu comme d’entrer dans leur monde. De se connecter à l'infiniment petit en réalisant à quel point l’homme était insignifiant à l'échelle d'un monde bien plus vaste et plus complexe. Un belle leçon d’humilité. Mais un tout. Il ferma les yeux et se concentra sur ce qu’il percevait de ces vibrations ou du moins la manière dont il pouvait les interpréter. Caler sa respiration sur ce bourdonnement et se laisser porter pour ne faire plus qu’un avec la nature.
J'ai pas pu m'empêcher de prolonger... pour Ernest bien évidemment
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
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Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Eileen fut heureuse que son ami l'amène vers un autre endroit de Kew Garden. Elle n'avait décidément pas envie de le quitter. Et puis, il acceptait en prolongeant la sortie d'aller ensuite au magasin de souvenirs. C'était un moment de plus qu'elle pourrait partager avec lui.
Elle le suivit en toute confiance. Elle savait que quoi qu'il lui propose, elle aimerait. Non pas parce qu'ils avaient les mêmes goûts, même s'il était certain qu'elle s'intéressait maintenant à certaines choses grâce à lui... mais parce qu'elle était avec lui. Chaque moment partagé se gravait dans son cœur.
Elle s'était promis une chose : se créer une boite à souvenirs. Non pas quelque chose uniquement mémoriel, mais aussi quelque chose de réel. Elle prendrait une boite et y mettrait tous les petits souvenirs de ses moments partagés avec Ernest.
Elle avait rangé soigneusement le début de leur correspondance estivale, elle y ajoutera dans une boite soigneusement choisi le ticket d'entrée de la présente journée à Kew Garden.
Ils parvinrent bientôt devant une immense sculpture métallique qui lui fit un peu penser à un arbre avec un tronc creux lorsqu'ils pénétrèrent sous le métal et sous les diodes. Ce n'était pas à proprement joli, ça non. C'était même totalement atypique... Elle n'en aurait très certainement pas voulu chez elle ! Au-delà de l'immensité, il fallait aussi dire que ce n'était pas très esthétique.
Elle écouta les explications d'Ernest et se fit attentive, intriguée. Au centre de la sculpture, elle voyait au sol les sortes d'alvéoles vitrées.
Main dans la main d'Ernest, elle regarda émerveillée les lumières, se laissa portée par les vibrations. C'était comme un voyage dans un autre monde.
Elle ne voyait plus la sculpture étrange. Elle n'était plus une sorcière, une humaine... Elle se sentait tout autre. Comme si une énergie s'emparait d'elle.
Un sourire naquit sur ses lèvres, ses yeux pétillèrent et son souffle se coupa. Elle ne comprenait pas ce qui lui prenait. Elle ne voulait pas analyser. Elle vivait le moment. C'était donc ça que vivaient les abeilles ?
Tout naturellement, son regard se posa sur Ernest. Son sourire se fit éblouissant. Elle lui murmura un simple "Merci"
Etre tous les deux, seuls, sous cette arche envoutante, avait quelque de magique. Mais le moment fut interrompu par l'arrivée d'un groupe de touristes. La connexion se perdit, avec l'endroit, avec l'instant. Mais pas avec Ernest. Et la jeune fille comptait bien que cette connexion ne se perde jamais.
Elle s'empara de sa main et prit la direction de l'entrée, enfin de la sortie, enfin c'était pareil. Elle tenait absolument à s'acheter un livre sur les plantes carnivores. Et elle comptait bien trouver un cadeau pour son ami.
Elle le suivit en toute confiance. Elle savait que quoi qu'il lui propose, elle aimerait. Non pas parce qu'ils avaient les mêmes goûts, même s'il était certain qu'elle s'intéressait maintenant à certaines choses grâce à lui... mais parce qu'elle était avec lui. Chaque moment partagé se gravait dans son cœur.
Elle s'était promis une chose : se créer une boite à souvenirs. Non pas quelque chose uniquement mémoriel, mais aussi quelque chose de réel. Elle prendrait une boite et y mettrait tous les petits souvenirs de ses moments partagés avec Ernest.
Elle avait rangé soigneusement le début de leur correspondance estivale, elle y ajoutera dans une boite soigneusement choisi le ticket d'entrée de la présente journée à Kew Garden.
Ils parvinrent bientôt devant une immense sculpture métallique qui lui fit un peu penser à un arbre avec un tronc creux lorsqu'ils pénétrèrent sous le métal et sous les diodes. Ce n'était pas à proprement joli, ça non. C'était même totalement atypique... Elle n'en aurait très certainement pas voulu chez elle ! Au-delà de l'immensité, il fallait aussi dire que ce n'était pas très esthétique.
Elle écouta les explications d'Ernest et se fit attentive, intriguée. Au centre de la sculpture, elle voyait au sol les sortes d'alvéoles vitrées.
Main dans la main d'Ernest, elle regarda émerveillée les lumières, se laissa portée par les vibrations. C'était comme un voyage dans un autre monde.
Elle ne voyait plus la sculpture étrange. Elle n'était plus une sorcière, une humaine... Elle se sentait tout autre. Comme si une énergie s'emparait d'elle.
Un sourire naquit sur ses lèvres, ses yeux pétillèrent et son souffle se coupa. Elle ne comprenait pas ce qui lui prenait. Elle ne voulait pas analyser. Elle vivait le moment. C'était donc ça que vivaient les abeilles ?
Tout naturellement, son regard se posa sur Ernest. Son sourire se fit éblouissant. Elle lui murmura un simple "Merci"
Etre tous les deux, seuls, sous cette arche envoutante, avait quelque de magique. Mais le moment fut interrompu par l'arrivée d'un groupe de touristes. La connexion se perdit, avec l'endroit, avec l'instant. Mais pas avec Ernest. Et la jeune fille comptait bien que cette connexion ne se perde jamais.
Elle s'empara de sa main et prit la direction de l'entrée, enfin de la sortie, enfin c'était pareil. Elle tenait absolument à s'acheter un livre sur les plantes carnivores. Et elle comptait bien trouver un cadeau pour son ami.
5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Au-delà de l’aspect esthétique, la Ruche était une expérience sensorielle. Mais pas que. Il y avait presque quelque chose de spirituelle dans la démarche. Une démarche qui parlait à l’adolescent au plus profond de son cœur. Dans chacune de ses cellules, de ses artères. Il se sentait plus connecté à son environnement que jamais. À sa place. Un sentiment qu’il avait rarement éprouvé ces derniers mois malgré un besoin impérieux d’appartenance. Il doutait encore que sa maison soit bien la bonne.
L’instant fut bref. Un moment de félicité, furtif. De ceux qui gravent les esprits. Et le coeur aussi. Ernest rouvrit les yeux et son regard tomba sur le sourire d’Eileen. Rayonnant. Il sentit au creux de son ventre comme une chaleur irradiante. Un sentiment de gratitude profond. De pouvoir partager ce qui lui tenait à cœur, ce qui le faisait vibrer. Tout comme le bourdonnement des abeilles. La gratitude d’être entendu aussi. Ou écouté. Mais le petit brun était bien trop introverti pour arriver à laisser s’exprimer ce genre d’émotion. Sur ses lèvres timides, l’esquisse d’un sourire. Discret mais d’une telle sincérité. Un sourire qui disait Merci à toi aussi. Merci d’être toi. Et de me laisser être moi.
À présent, l’après-midi touchait à sa fin et il fallait bien se faire une raison. Toutes les bonnes choses avaient une fin disait Lucy. Et c’était le caractère éphémère de la vie qui donnait toute son importance aux journées comme celles-ci. Des journées qui vous glissaient entre les doigts comme le sable fin. Les deux adolescents se dirigèrent vers la sortie et la boutique de souvenirs. Ernest aurait probablement pu y passer autant de temps que dans le parc, à revoir les cartes postales des plantes qu’ils avaient croisées, les illustrations plus grandes que natures et les cahiers de coloriage botanique. Les bijoux et les tissus l’intéressait bien moins que les crayons de couleur et les kit d’expérience pour créer de l’éléctricité à l’aide de pomme de terre. Il se demanda un instant si la même chose était possible avec le flux magique.
Mais ce sont les livres devant lesquels il resta planté pendant de longues minutes. Tout ce savoir à portée de main. Mais pas à portée de bourse. L’adolescent ouvrit son petit porte-monnaie et compta ses livres sterling. Il avait bien gagné quelques pourboires en travaillant au marché aux plantes avec sa mère. Mais c’est qu’il mettait tout son argent moldu de côté pour pouvoir aller l’échanger à Gringotts et se payer, enfin, un sac à dos sans fond faute de pouvoir encore se payer une vraie grosse bonne malle à capacité illimitée. À défaut d’avoir les moyens de ses ambitions fallait-il avoir les ambitions de ses moyens.
Eileen semblait elle aussi faire face au dilemme draconien de devoir faire un choix dans les ouvrages proposés. Ernest remarqua qu’elle s’intéressait aux plantes carnivores. Ça tombait bien, c’était son domaine. Et il n’avait pas à rougir de sa propre bibliothèque personnelle. C’est que lorsqu’il s’agissait de livres et en particulier sur les plantes, Lucy ne disait jamais non. Il tira de l’étagère un petit ouvrage coloré.
“Si tu t’intéresses aux plantes carnivores, celui-là est très bien pour commencer…”
Bien sûr, il aurait aussi pu lui en prêter. Mais l’un n’empêchait pas l’autre.
L’instant fut bref. Un moment de félicité, furtif. De ceux qui gravent les esprits. Et le coeur aussi. Ernest rouvrit les yeux et son regard tomba sur le sourire d’Eileen. Rayonnant. Il sentit au creux de son ventre comme une chaleur irradiante. Un sentiment de gratitude profond. De pouvoir partager ce qui lui tenait à cœur, ce qui le faisait vibrer. Tout comme le bourdonnement des abeilles. La gratitude d’être entendu aussi. Ou écouté. Mais le petit brun était bien trop introverti pour arriver à laisser s’exprimer ce genre d’émotion. Sur ses lèvres timides, l’esquisse d’un sourire. Discret mais d’une telle sincérité. Un sourire qui disait Merci à toi aussi. Merci d’être toi. Et de me laisser être moi.
À présent, l’après-midi touchait à sa fin et il fallait bien se faire une raison. Toutes les bonnes choses avaient une fin disait Lucy. Et c’était le caractère éphémère de la vie qui donnait toute son importance aux journées comme celles-ci. Des journées qui vous glissaient entre les doigts comme le sable fin. Les deux adolescents se dirigèrent vers la sortie et la boutique de souvenirs. Ernest aurait probablement pu y passer autant de temps que dans le parc, à revoir les cartes postales des plantes qu’ils avaient croisées, les illustrations plus grandes que natures et les cahiers de coloriage botanique. Les bijoux et les tissus l’intéressait bien moins que les crayons de couleur et les kit d’expérience pour créer de l’éléctricité à l’aide de pomme de terre. Il se demanda un instant si la même chose était possible avec le flux magique.
Mais ce sont les livres devant lesquels il resta planté pendant de longues minutes. Tout ce savoir à portée de main. Mais pas à portée de bourse. L’adolescent ouvrit son petit porte-monnaie et compta ses livres sterling. Il avait bien gagné quelques pourboires en travaillant au marché aux plantes avec sa mère. Mais c’est qu’il mettait tout son argent moldu de côté pour pouvoir aller l’échanger à Gringotts et se payer, enfin, un sac à dos sans fond faute de pouvoir encore se payer une vraie grosse bonne malle à capacité illimitée. À défaut d’avoir les moyens de ses ambitions fallait-il avoir les ambitions de ses moyens.
Eileen semblait elle aussi faire face au dilemme draconien de devoir faire un choix dans les ouvrages proposés. Ernest remarqua qu’elle s’intéressait aux plantes carnivores. Ça tombait bien, c’était son domaine. Et il n’avait pas à rougir de sa propre bibliothèque personnelle. C’est que lorsqu’il s’agissait de livres et en particulier sur les plantes, Lucy ne disait jamais non. Il tira de l’étagère un petit ouvrage coloré.
“Si tu t’intéresses aux plantes carnivores, celui-là est très bien pour commencer…”
Bien sûr, il aurait aussi pu lui en prêter. Mais l’un n’empêchait pas l’autre.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
- COMPTE EN HIATUS -
Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Le temps filait trop vite lorsqu'on était en bonne compagnie. Eileen se demandait s'il était possible de le retenir, de faire en sorte que sa vision du temps change. Pourquoi donc fallait-il lorqu'on passait un moment de qualité que le temps s'accélère alors qu'il prenait un malin plaisir à ralentir lorsque le moment était de piètre qualité ? Aucune logique là-dedans ! Ce temps n'en faisait qu'à sa tête. Elle se demandait si avec la magie il pouvait être envisageable d'y faire quelque chose. Malheureusement, en cette fin de journée, le magasin était un peu bondé et on n'était pas à l'abri d'une oreille indiscrète. Aussi glissa-t-elle à l'oreille de son voisin :
- "Ca doit être bien de pouvoir arrêter le temps quand le moment partagé est de qualité. Tu crois que ça pourrait s'envisager ?"
Elle était certaine qu'il aurait son avis sur la question.
Il vint à son secours lorsqu'il la vit se demander quel livre sur les plantes carnivores acheter :
- "Merci je vais le prendre ! Si j'ai des questions, je pourrais te demander ?"
Elle ne voulait pas rompre le lien entre eux ainsi tissé, elle voulait prolonger ces instants où Ernest s'enflammait quand il lui parlait. Il avait l'air tellement heureux dans ces moments. Et c'était plus de le voir ainsi que le sens des paroles qu'il prononçait qui réchauffait son cœur d'irlandaise comme si un câlin savoureux lui était donné.
Puis, elle le vit hésiter sur plusieurs objets. Parmi eux, ce furent les livres qui emportèrent le plus son attention. Mine de rien, elle demanda espérant être suffisamment discrète sur ses intentions :
- "Ils ont l'air bien, n'est-ce pas ? Tu aimerais lire lequel ?"
C'était qu'elle avait un petit pécule qu'elle s'était constitué en gardant ses cousin-e-s les années précédentes, et elle n'avait pas vraiment eu l'occasion de le dépenser. Et puis, entre les anniversaires et les célébrations en tout genre, l'ensemble de la famille offrait souvent un petit quelque chose sonnant et trébuchant ce qui lui permettait de s'offrir globalement ce qu'elle voulait... En général, elle ne voulait rien... Mais aujourd'hui est un autre jour. Aujourd'hui, il lui tenait à coeur de faire plaisir à son ami.
- "Ca doit être bien de pouvoir arrêter le temps quand le moment partagé est de qualité. Tu crois que ça pourrait s'envisager ?"
Elle était certaine qu'il aurait son avis sur la question.
Il vint à son secours lorsqu'il la vit se demander quel livre sur les plantes carnivores acheter :
- "Merci je vais le prendre ! Si j'ai des questions, je pourrais te demander ?"
Elle ne voulait pas rompre le lien entre eux ainsi tissé, elle voulait prolonger ces instants où Ernest s'enflammait quand il lui parlait. Il avait l'air tellement heureux dans ces moments. Et c'était plus de le voir ainsi que le sens des paroles qu'il prononçait qui réchauffait son cœur d'irlandaise comme si un câlin savoureux lui était donné.
Puis, elle le vit hésiter sur plusieurs objets. Parmi eux, ce furent les livres qui emportèrent le plus son attention. Mine de rien, elle demanda espérant être suffisamment discrète sur ses intentions :
- "Ils ont l'air bien, n'est-ce pas ? Tu aimerais lire lequel ?"
C'était qu'elle avait un petit pécule qu'elle s'était constitué en gardant ses cousin-e-s les années précédentes, et elle n'avait pas vraiment eu l'occasion de le dépenser. Et puis, entre les anniversaires et les célébrations en tout genre, l'ensemble de la famille offrait souvent un petit quelque chose sonnant et trébuchant ce qui lui permettait de s'offrir globalement ce qu'elle voulait... En général, elle ne voulait rien... Mais aujourd'hui est un autre jour. Aujourd'hui, il lui tenait à coeur de faire plaisir à son ami.
5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP