Vous avez dit gynécomagie ?
TW Mention de relations sexuelles
Le 11 octobre 2048,
Juste après cette péripétie
6ème année
Foutu infirmier ! Pensé-je en sortant de la grande salle.
Je suis sortie en compagnie de Greenwood, avec qui j'ai passé cet affreux moment, et je ne compte pas la quitter tout de suite. J'ai le sentiment qu'elle non plus, puisque l'on se jette des petits regards avant de s'engager dans l'un ou l'autre couloir, mais il semble que l'une comme l'autre voulons s'éloigner de cette réunion le plus vite possible.
Après avoir grimpé plusieurs étages en silence, je lui ai glissé un discret il faut que j'aille aux toilettes et elle a acquiescé. Je suis contente qu'elle me suive, qui plus est sans rien dire, et je pousse la porte des toilettes des filles avec un sourire de soulagement.
« C'était horrible. »
Dis-je, en constatant que les toilettes sont vides.
En tout premier lieu, je me rapproche des lavabos et je pose mon sac sur le sol. C'est comme s'il pesait une tonne, ce fichu sac, je pense en faisant des ronds d'épaules pour les détendre. Mais ce n'est probablement pas le poids de mon sac qui a rigidifié mes épaules - c'est plutôt la faute à cette intervention du gynécomage.
En passant mon visage sous l'eau, je réalise qu'il est brûlant.
Il faut dire que j'ai cru mourir là-bas. Assise entre Greenwood et une autre fille que je ne connais pas, avec Chems Daley dans un coin de ma vision périphérique et Cinead Reid dans l'autre, j'aurais préféré mourir qu'entendre ces questions. Est-ce que ça fait mal ?
Je secoue la tête et me tourne vers Greenwood.
« Vraiment horrible. »
@Harriet Greenwood
Dernière modification par Adaline Macbeth le 1 févr. 2024, 13:48, modifié 2 fois.
Animagus renard polaire
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Vous avez dit gynécomagie ?
Renaissance (Sixième année)
Infirmerie, Poudlard
dimanche 11 octobre 2048
en fin de matinée
dimanche 11 octobre 2048
en fin de matinée
Tu quittas enfin cet atroce atelier animé par Londubat, un gynécomage. Ton état d'esprit en entrant dans la Grande Salle ce matin n'était pas des plus enjoués, au contraire. Retrouver l'entièreté des sixièmes et septièmes années de Poudlard pour cette séance de questions-réponses sur la sexualité et la contraception était loin d'être glamour. Gênée d'avance, tu t'y étais donc rendue à reculons. Autant par habitude - après tout, ça restait un cours - que par sécurité, tu t'étais assise à côté de Macbeth. En effet, tu te voyais très mal passer l'heure à côté d'Aliénor ou de tout autre camarade de maison, te sentant déjà angoissée à la base. Avec elle, au moins, tu avais déjà abordé un petit peu le sujet et, je ne sais pas trop pourquoi, tu te sentais plutôt à l'aise.
Tu n'y connaissais pas grand-chose au sujet, ce qui aurait pu rendre le cours intéressant, mais étant donné que tu ne t'étais jamais sentie concernée par ces choses-là, elles te mettaient mal à l'aise. C'était d'ailleurs visiblement le cas pour la plupart des élèves (pas le fait de ne pas être concerné.e, mais plutôt celui d'être gêné.e) : beaucoup n'avaient pas osé poser des questions, s'étaient contenté de garder le silence et rougissaient parfois. Seuls les moins mortifiés avaient participé, la plupart du temps pour lire les papiers de l'urne ou de temps en temps pour réagir un peu à chaud.
Bref, l'enfer était enfin terminé et tu avais une boule au ventre monstre, le crâne tout emmêlé et peut-être, le besoin d'en parler. Tu suivis machinalement ta camarade de Gryffondor à travers les étages et jusqu'aux toilettes des filles où celle-ci ouvrit enfin la bouche pour libérer son horreur. Elle non plus n'avait pas lâché un mot depuis 10h du matin. Tu la laissas se passer de l'eau sur le visage et t'assis en tailleur contre la pierre froide, les jambes repliées et entourées de tes bras, gardant quelques minutes le silence. Étais-tu la seule qui ne s'intéressait pas aux relations ? Certes, vous étiez encore jeunes, mais tu avais souvent surpris des discussions dans les dortoirs à propos de garçons. Certains élèves étaient même déjà "en couple", alors que toi tu étais partagée entre le désintérêt total, la gêne, la peur, voir même le dégoût et beaucoup d'autres sentiments contradictoires. Hésitante, tu demandas.
"T'as déjà eu envie de le faire ? ... L'amour j'veux dire."
Sixième année RP / code couleur : #741B47
Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !
Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
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Vous avez dit gynécomagie ?
Appuyée contre le lavabo, je regarde Greenwood se recroqueviller. En la voyant faire, je ne peux m'empêcher de penser que cette position doit être fort agréable et qu'elle aiderait probablement à défaire les nœuds que cette réunion a fait avec mon estomac. Alors qu'elle est encore silencieuse, cette fille que je ne connais pas mais dont j'ai parlé des détails les plus intimes de ma vie, je détaille son visage. Sa peau laiteuse, mouchetée de tâches de rousseurs délicates, dénote avec le sale caractère de la rousse.
Je m'attends à ce qu'elle confirme, critique une ou deux questions, commente la tenue du gynécomage et crache que c'était le moment le plus gênant de toute sa vie.
Mais au lieu de ça, Harriet Greenwood me pose la question.
J'écarquille les yeux et me laisse tomber à côté de Greenwood. Nonchalamment, je fais les deux ou trois pas qui me séparent d'elle et je m'appuie contre le même mur en glissant jusqu'à poser les fesses par terre. Comme elle, j'attrape mes jambes pour les approcher de moi, dans un geste qui me rassure.
Est-ce que j'ai déjà eu envie de faire l'amour ?
La question me paraît complètement folle. C'est comme si le sujet ne me concernait pas. Pourtant, comme tout un chacun, il me semble que cette question va bien finir par m'effleurer un jour. Et si la question m'avait déjà effleuré ? Un peu honteuse, je pince les lèvres, les images troublantes de certains rêves que j'ai fait cet été et que je continue de faire me reviennent. Mais c'est plus facile de me mentir, en me convaincant que je ne suis pas concernée par tout ça.
Ma tête tourne vers Greenwood, et je la regarde droit dans les yeux.
Et puis merde.
« Je sais pas… mais... ah bordel. J'ai déjà rêvé de ça. »
La bombe est lâchée, grimacé-je. J'ai vraiment dit ça à Greenwood ?
« Et toi ? »
Lui lancé-je avec un regard presque suppliant. Pitié, Greenwood, confie moi un truc honteux. Histoire qu’on soit quittes.
Je m'attends à ce qu'elle confirme, critique une ou deux questions, commente la tenue du gynécomage et crache que c'était le moment le plus gênant de toute sa vie.
Mais au lieu de ça, Harriet Greenwood me pose la question.
J'écarquille les yeux et me laisse tomber à côté de Greenwood. Nonchalamment, je fais les deux ou trois pas qui me séparent d'elle et je m'appuie contre le même mur en glissant jusqu'à poser les fesses par terre. Comme elle, j'attrape mes jambes pour les approcher de moi, dans un geste qui me rassure.
Est-ce que j'ai déjà eu envie de faire l'amour ?
La question me paraît complètement folle. C'est comme si le sujet ne me concernait pas. Pourtant, comme tout un chacun, il me semble que cette question va bien finir par m'effleurer un jour. Et si la question m'avait déjà effleuré ? Un peu honteuse, je pince les lèvres, les images troublantes de certains rêves que j'ai fait cet été et que je continue de faire me reviennent. Mais c'est plus facile de me mentir, en me convaincant que je ne suis pas concernée par tout ça.
Ma tête tourne vers Greenwood, et je la regarde droit dans les yeux.
Et puis merde.
« Je sais pas… mais... ah bordel. J'ai déjà rêvé de ça. »
La bombe est lâchée, grimacé-je. J'ai vraiment dit ça à Greenwood ?
« Et toi ? »
Lui lancé-je avec un regard presque suppliant. Pitié, Greenwood, confie moi un truc honteux. Histoire qu’on soit quittes.
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Vous avez dit gynécomagie ?
Tu ne t'attendais pas à ce qu'elle te réponde, mais alors vraiment pas. Poser cette question avait été libérateur, mais tu ne savais pas vraiment pourquoi les mots étaient sortis de ta bouche. Après tout, tu ne connaissais pas très bien Macbeth, et c'était une question qui pouvait être gênante, même entre amis. Alors, était-ce plus rhétorique qu'autre chose, comme pour te confronter à ce sujet flippant ? Où avais-tu besoin d'entendre un avis extérieur au tien ? Tu ne savais pas trop, mais voilà, les mots étaient sortis, le sujet était sur la table, alors maintenant il fallait assumer.
Tu regardas la gryffonne s'approcher de toi et s'asseoir à tes côtés, dans la même position réconfortante. Elle était clairement étonnée, mais ne fuyait pas. Son regard se tourna vers ton visage, et voilà qu'elle lâcha sa réponse. C'était comme une pierre au milieu d'un lac d'huile. Elle en avait déjà rêvé. À sa place, tu aurais certainement dit "cauchemardé", mais chacun son point de vue. Après tout, tu n'étais pas là pour juger, simplement par curiosité. Évidemment, la question te fut retournée, ce à quoi il fallait s'attendre. C'était vrai ça, Harriet, en avais-tu déjà eu envie ? Le sujet avait traversé ton esprit, c'était clair, mais était-ce de l'envie ? Certainement que non.
"Non, je crois pas. En fait, 'faut déjà dire que j'ai jamais vraiment apprécié quelqu'un."
Pour être plus honnête, tu ne savais pas trop ce qu'était qu'apprécier quelqu'un, et peut-être que ta situation familiale ne te poussait pas à croire en l'amour, mais ça c'était un autre sujet. Ce que tu avais déjà essayé de faire, en revanche, c'était te toucher. L'été dernier, tu avais lu ce livre que Maman avait déposé sur ta table de nuit et qui traitait justement de sexualité, de relations et de tout ce qui va avec. Ce souvenir était terrifiant et te hantait d'ailleurs depuis. Une vague de sentiments s'empara de toi, et tu tremblas légèrement en repensant à cet acte de curiosité.
"J'ai déjà essayé de... enfin... à moi-même, tu vois... Les gens disent que ça fait du bien. Moi... ça m'a rien fait, d'ailleurs j'en avais même pas envie. J'dois être bizarre sur ce point-là aussi."
La vérité, c'était plutôt que ça t'avait fait trop de choses. Ça t'avait dégoûtée, terrifiée... Dans le livre, l'écrivaine disait que c'était important de savoir se faire plaisir à soi-même, qu'on pouvait très souvent, après l'avoir fait une première fois, en avoir envie ou besoin... Toi, c'était tout sauf ça.
Tu regardas la gryffonne s'approcher de toi et s'asseoir à tes côtés, dans la même position réconfortante. Elle était clairement étonnée, mais ne fuyait pas. Son regard se tourna vers ton visage, et voilà qu'elle lâcha sa réponse. C'était comme une pierre au milieu d'un lac d'huile. Elle en avait déjà rêvé. À sa place, tu aurais certainement dit "cauchemardé", mais chacun son point de vue. Après tout, tu n'étais pas là pour juger, simplement par curiosité. Évidemment, la question te fut retournée, ce à quoi il fallait s'attendre. C'était vrai ça, Harriet, en avais-tu déjà eu envie ? Le sujet avait traversé ton esprit, c'était clair, mais était-ce de l'envie ? Certainement que non.
"Non, je crois pas. En fait, 'faut déjà dire que j'ai jamais vraiment apprécié quelqu'un."
Pour être plus honnête, tu ne savais pas trop ce qu'était qu'apprécier quelqu'un, et peut-être que ta situation familiale ne te poussait pas à croire en l'amour, mais ça c'était un autre sujet. Ce que tu avais déjà essayé de faire, en revanche, c'était te toucher. L'été dernier, tu avais lu ce livre que Maman avait déposé sur ta table de nuit et qui traitait justement de sexualité, de relations et de tout ce qui va avec. Ce souvenir était terrifiant et te hantait d'ailleurs depuis. Une vague de sentiments s'empara de toi, et tu tremblas légèrement en repensant à cet acte de curiosité.
"J'ai déjà essayé de... enfin... à moi-même, tu vois... Les gens disent que ça fait du bien. Moi... ça m'a rien fait, d'ailleurs j'en avais même pas envie. J'dois être bizarre sur ce point-là aussi."
La vérité, c'était plutôt que ça t'avait fait trop de choses. Ça t'avait dégoûtée, terrifiée... Dans le livre, l'écrivaine disait que c'était important de savoir se faire plaisir à soi-même, qu'on pouvait très souvent, après l'avoir fait une première fois, en avoir envie ou besoin... Toi, c'était tout sauf ça.
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Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !
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Vous avez dit gynécomagie ?
Sans défaire mon regard de son visage, j’écoute sa réponse et la grimace qui déforme ma face ne me quitte pas. Elle ne me donne rien ! Rien d’autre que des doutes et un brin de honte.
Pendant ce moment de flottement, durant lequel je n’ouvre pas la bouche, mes pensées s’égarent. Et comme toujours, elles sont tout bonnement intenables. Alors je me mets à penser à Cinead Reid, qui ne se tenait pas si loin de moi tout à l’heure, en me demandant ce qui ce serait passé si je l’avais laissé m’embrasser, si j’avais accepté mes sentiments et si je lui avais rendu son baiser. Est-ce qu’on serait un couple ? Est-ce que je me poserai sérieusement cette question ? Des images apparaissent dans ma tête et je la secoue pour les chasser.
C’est à ce moment là que Greenwood décide de lâcher sa propre bombe.
Et encore une fois, j’écarquille les yeux.
Je ne peux pas m’empêcher de la regarder bizarrement, enfin j’imagine que je dois la regarder bizarrement. Parce que me faire du bien, ça ne m’a jamais effleuré l’esprit. Je me demande si je serai capable de le faire, là, ici, au fond de mon lit dans le dortoir des filles. C’est sur que non, j’ai déjà du mal à traverser le dortoir enroulée dans une serviette.
« Moi je l’ai jamais fait. Je… saurais même comment faire ça. »
Comme si avouer que je rêve de faire l’amour n’était pas suffisant.
Si je ne lui dirais jamais, ni à elle ni à personne d’autre, qui sont les garçons (et les filles) dans mes rêves : ça me soulage véritablement d’un poids. Depuis que l’infirmier a mis le sujet sur la table, je dois bien avouer que les rêves se font plus explicites - ce qui les rend au moins trois fois plus troublants.
Et puis, brusquement, je me redresse et me remet à fixer Greenwood.
« Mais attend Greenwood, pourquoi tu l’as fait si t’en avais pas envie ? »
Pendant ce moment de flottement, durant lequel je n’ouvre pas la bouche, mes pensées s’égarent. Et comme toujours, elles sont tout bonnement intenables. Alors je me mets à penser à Cinead Reid, qui ne se tenait pas si loin de moi tout à l’heure, en me demandant ce qui ce serait passé si je l’avais laissé m’embrasser, si j’avais accepté mes sentiments et si je lui avais rendu son baiser. Est-ce qu’on serait un couple ? Est-ce que je me poserai sérieusement cette question ? Des images apparaissent dans ma tête et je la secoue pour les chasser.
C’est à ce moment là que Greenwood décide de lâcher sa propre bombe.
Et encore une fois, j’écarquille les yeux.
Je ne peux pas m’empêcher de la regarder bizarrement, enfin j’imagine que je dois la regarder bizarrement. Parce que me faire du bien, ça ne m’a jamais effleuré l’esprit. Je me demande si je serai capable de le faire, là, ici, au fond de mon lit dans le dortoir des filles. C’est sur que non, j’ai déjà du mal à traverser le dortoir enroulée dans une serviette.
« Moi je l’ai jamais fait. Je… saurais même comment faire ça. »
Comme si avouer que je rêve de faire l’amour n’était pas suffisant.
Si je ne lui dirais jamais, ni à elle ni à personne d’autre, qui sont les garçons (et les filles) dans mes rêves : ça me soulage véritablement d’un poids. Depuis que l’infirmier a mis le sujet sur la table, je dois bien avouer que les rêves se font plus explicites - ce qui les rend au moins trois fois plus troublants.
Et puis, brusquement, je me redresse et me remet à fixer Greenwood.
« Mais attend Greenwood, pourquoi tu l’as fait si t’en avais pas envie ? »
Dernière modification par Adaline Macbeth le 4 janv. 2024, 12:23, modifié 2 fois.
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Vous avez dit gynécomagie ?
Macbeth était troublée, tu le sentais. Elle ne s'attendait pas à ce que tu t'auto-dénonces alors que la question n'avait même pas été abordée. Mais que voulez-vous, ça semblait être le moment des confessions. Elle, n'y a jamais pensé. Je ne sais pas si c'est étonnant. En même temps, si tu ne l'avais pas lu dans ce fichu bouquin, tu n'en aurais certainement jamais eu l'idée non plus. Sérieusement, qui écrit ça dans un livre ? Quelques secondes plus tard, ta camarade te confesse également qu'elle ne saurait pas comment faire, et à vrai dire toi-même tu ne sais pas si tu as bien fait. Peut-être que c'est pour ça que tu n'en as pas tiré de bonnes conclusions, ou peut-être pas, d'ailleurs.
"Je sais même pas si j'ai bien fait, j'avoue. Apparemment d'façon c'est différent pour chacun."
Tu avais simplement suivi les indications données, même si elles n'étaient pas très claires. Chacun recevait du plaisir différemment, avait ses petits points de sensibilité, c'est pourquoi il était important de connaître ce que l'on aimait et blablabla, j'en passe et des meilleures. L'écrivaine donnait quand même quelques méthodes, que tu avais essayées une par une avant de te stopper net, de plus en plus pétrifiée. Ç'en avait été trop pour toi et le supplice devait s'arrêter. Tu ne réessayerais pas de sitôt. Mais ça, tu n'avais pas envie de l'expliquer à Macbeth. Imaginer le fait que tu puisses lui décrire les différentes méthodes en lui faisant des schémas, ça te gênait plus qu'autre chose, d'autant plus que tu étais loin d'être convaincue de leur efficacité.
Dans tous les cas, elle tirait-là une bonne interrogation. Pourquoi tu l'avais fait, si tu n'en avais pas envie ? Certainement pour essayer, et peut-être pour te sentir normale, voilà tout. Dans le livre, il était écrit que beaucoup de personnes le faisaient, que c'était habituel et épanouissant. Alors tu t'étais dit que si toi aussi, ça te faisait du bien, tu ne serais plus si étrange que ça. Bingo, ça avait eu l'effet opposé. Encore une fois, tu te sentais dans une autre case, différente du Monde. Comme si tu n'étais même pas faite pour y vivre. Heureusement, tu ne pensais pas souvent à ce moment, ayant décidé de ne pas y apporter beaucoup d'importance pour t'épargner, mais la vérité était quand même là.
"J'sais pas. Par curiosité, je pense. L'été dernier j'ai lu un livre sur la sexualité, tout ça. Enfin, je l'ai feuilleté, quoi. Dedans, ils disaient que ça faisait du bien. Alors j'ai essayé, c'est tout."
"Je sais même pas si j'ai bien fait, j'avoue. Apparemment d'façon c'est différent pour chacun."
Tu avais simplement suivi les indications données, même si elles n'étaient pas très claires. Chacun recevait du plaisir différemment, avait ses petits points de sensibilité, c'est pourquoi il était important de connaître ce que l'on aimait et blablabla, j'en passe et des meilleures. L'écrivaine donnait quand même quelques méthodes, que tu avais essayées une par une avant de te stopper net, de plus en plus pétrifiée. Ç'en avait été trop pour toi et le supplice devait s'arrêter. Tu ne réessayerais pas de sitôt. Mais ça, tu n'avais pas envie de l'expliquer à Macbeth. Imaginer le fait que tu puisses lui décrire les différentes méthodes en lui faisant des schémas, ça te gênait plus qu'autre chose, d'autant plus que tu étais loin d'être convaincue de leur efficacité.
Dans tous les cas, elle tirait-là une bonne interrogation. Pourquoi tu l'avais fait, si tu n'en avais pas envie ? Certainement pour essayer, et peut-être pour te sentir normale, voilà tout. Dans le livre, il était écrit que beaucoup de personnes le faisaient, que c'était habituel et épanouissant. Alors tu t'étais dit que si toi aussi, ça te faisait du bien, tu ne serais plus si étrange que ça. Bingo, ça avait eu l'effet opposé. Encore une fois, tu te sentais dans une autre case, différente du Monde. Comme si tu n'étais même pas faite pour y vivre. Heureusement, tu ne pensais pas souvent à ce moment, ayant décidé de ne pas y apporter beaucoup d'importance pour t'épargner, mais la vérité était quand même là.
"J'sais pas. Par curiosité, je pense. L'été dernier j'ai lu un livre sur la sexualité, tout ça. Enfin, je l'ai feuilleté, quoi. Dedans, ils disaient que ça faisait du bien. Alors j'ai essayé, c'est tout."
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Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
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La réponse de Greenwood tarde un peu à venir et cela me laisse le temps de me poser tout un tas de questions. Et si quelqu'un l'avait forcé ? Et si elle s'était sentie obligée parce qu'un abruti s'est moqué d'elle ? Et si c'était sa famille qui lui mettait la pression sur ce sujet ? Tout un tas de questions qui me font réaliser une chose : je m'inquiète pour Harriet Greenwood. En le réalisant, je pince les lèvres, c'est débile parce que je suis certaine qu'elle ne s'inquiète pas pour moi en retour - elle ne s'inquiète probablement que de pouvoir compter sur moi en cours et de garder la moyenne dans les matières, de plus en plus nombreuses, où nous sommes voisines.
Quand elle me répond par curiosité, je ne peux m'empêcher de me sentir soulagée et de soupirer.
« J'ai eu peur que quelqu'un t'ait obligé. »
Dis-je un peu plus bas, pour justifier ce soupir - qui est en fait du soulagement.
Alors comme ça, Greenwood a un livre sur la sexualité. Une série de questions me viennent à l'esprit (comme toujours) et je me demande comment elle a bien pu se procurer ce bouquin, si ses parents sont au courant, si elle l'a lu en entier, si elle en a parlé avec quelqu'un d'autre ou encore s'il est avec elle à Poudlard.
Après un autre moment de flottement dans un silence lourd, je reprends.
« Tu crois qu'il y a des gens de notre âge qui l'ont déjà fait ? »
Lui demandé-je sans être sûre de la pertinence de cette question.
« T’en as déjà parlé avec quelqu’un d’autre ? »
J’ajoute sans grande certitude non plus.
Quand elle me répond par curiosité, je ne peux m'empêcher de me sentir soulagée et de soupirer.
« J'ai eu peur que quelqu'un t'ait obligé. »
Dis-je un peu plus bas, pour justifier ce soupir - qui est en fait du soulagement.
Alors comme ça, Greenwood a un livre sur la sexualité. Une série de questions me viennent à l'esprit (comme toujours) et je me demande comment elle a bien pu se procurer ce bouquin, si ses parents sont au courant, si elle l'a lu en entier, si elle en a parlé avec quelqu'un d'autre ou encore s'il est avec elle à Poudlard.
Après un autre moment de flottement dans un silence lourd, je reprends.
« Tu crois qu'il y a des gens de notre âge qui l'ont déjà fait ? »
Lui demandé-je sans être sûre de la pertinence de cette question.
« T’en as déjà parlé avec quelqu’un d’autre ? »
J’ajoute sans grande certitude non plus.
Dernière modification par Adaline Macbeth le 13 janv. 2024, 10:41, modifié 1 fois.
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Tu étais mélangée entre être déçue et énervée de voir ta camarade te juger, car c'était l'impression qu'elle te donnait. Certes, c'était peut-être bizarre pour elle de savoir ce que tu avais fait, enfin plutôt essayé de faire, mais toi tu ne l'avais pas jugée quand elle t'avait parlé de ses rêves. Alors ce moment-là, tu te promettais de ne plus dire un mot, de ne pas te confier davantage à elle et de la boucler.
Mais c'était avant qu'elle te chuchote quelque chose de vraiment surprenant. Macbeth avait donc eu peur pour toi. Comment c'était possible ? Toi qui pensais qu'elle ne te voyait que comme un pot-de-colle complètement débile qui n'était doué qu'à la copier en cours, ou même comme celle qui ne savait pas comment on devenait une femme et pensait qu'on pouvait refuser la proposition... Non, là, elle s'était sincèrement inquiétée que quelqu'un t'ait forcée à le faire.
"Non, non... Comment on peut forcer quelqu'un à faire ça ? C'est atroce..."
Le dégoût et la peur se ressentaient clairement dans ta voix. Rien que l'idée de penser que certains de votre âge l'avaient déjà fait, comme elle l'évoquait, de faisait frissonner. Et en même temps, tu ne serais pas étonnée de savoir que c'était le cas. Comme tu ne t'intéressais pas à ce genre de choses, tu n'en discutais pas avec les autres filles et ne pouvais donc pas en être certaine, mais c'était possible.
"Je sais pas... En même temps, je crois qu'il y a des filles de Poufsouffle qui sont en couple... Tu penses que ça veut dire qu'elles le font avec leurs copains ?"
Et maintenant, voilà que Macbeth te demandait si tu en avais déjà parlé à quelqu'un d'autre qu'à elle. Merlin, qu'elle idée ! Et en même temps, qu'elle idée aussi d'en discuter avec ta binôme de cours que tu ne connais pas tant que ça... Mais avec elle, c'était moins bizarre. Tu n'osais même pas imaginer une discussion de la sorte avec ta mère, ni ta meilleure amie Lumah et encore moins Aliénor que tu considérais comme ta grande soeur de coeur.
"Jamais."
Mais c'était avant qu'elle te chuchote quelque chose de vraiment surprenant. Macbeth avait donc eu peur pour toi. Comment c'était possible ? Toi qui pensais qu'elle ne te voyait que comme un pot-de-colle complètement débile qui n'était doué qu'à la copier en cours, ou même comme celle qui ne savait pas comment on devenait une femme et pensait qu'on pouvait refuser la proposition... Non, là, elle s'était sincèrement inquiétée que quelqu'un t'ait forcée à le faire.
"Non, non... Comment on peut forcer quelqu'un à faire ça ? C'est atroce..."
Le dégoût et la peur se ressentaient clairement dans ta voix. Rien que l'idée de penser que certains de votre âge l'avaient déjà fait, comme elle l'évoquait, de faisait frissonner. Et en même temps, tu ne serais pas étonnée de savoir que c'était le cas. Comme tu ne t'intéressais pas à ce genre de choses, tu n'en discutais pas avec les autres filles et ne pouvais donc pas en être certaine, mais c'était possible.
"Je sais pas... En même temps, je crois qu'il y a des filles de Poufsouffle qui sont en couple... Tu penses que ça veut dire qu'elles le font avec leurs copains ?"
Et maintenant, voilà que Macbeth te demandait si tu en avais déjà parlé à quelqu'un d'autre qu'à elle. Merlin, qu'elle idée ! Et en même temps, qu'elle idée aussi d'en discuter avec ta binôme de cours que tu ne connais pas tant que ça... Mais avec elle, c'était moins bizarre. Tu n'osais même pas imaginer une discussion de la sorte avec ta mère, ni ta meilleure amie Lumah et encore moins Aliénor que tu considérais comme ta grande soeur de coeur.
"Jamais."
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La réponse de Greenwood me pousse à énumérer tous les couples que je connais. Il n'y en a pas beaucoup que je connaisse personnellement, mais je pense tout de suite à cette brune au teint mat et aux cheveux frisés qui n'arrête pas d'embrasser son petit copain, un grand blond, dans tous les recoins du château. Je pense aussi à ce couple de septième année, qui a quitté Poudlard maintenant, qui se montaient dessus dans le parc. Mais le couple auquel mon esprit ne cesse de me ramener, alors que j'essaie de toutes mes forces de l'en empêcher, c'est Aliosus Nerrah et Yesenia Cooper. Le fait de les évoquer créé dans mon esprit des images beaucoup trop précises.
Je secoue la tête en frissonnant. Je ne peux pas imaginer Nerrah en train de faire ça !
Je ne peux même pas imaginer en parler avec lui. Pour autant, je ne peux m'empêcher de me le demander. En gardant la bouche close, pour éviter de trahir mon ami malgré moi, je ne peux me retenir de me poser la question. Est-ce qu'il l'a déjà fait ? Il y a en lui un tel mélange de maturité et de respect des conventions que je ne saurais dire de quel côté est-ce qu'il penche.
« Mais alors... ça voudrait dire qu'elles le font à Poudlard ? »
Demandé-je tout haut, les sourcils froncés et une moue presque dégoûtée sur le visage.
En passant mon regard dans la pièce, je me surprends à visualiser tous les endroits qui pourraient être propices ou justement, inappropriés. Au final, ils le sont un peu près tous dans ce château. Mes sourcils se froncent un peu plus alors que mes yeux repassent brusquement sur Greenwood. Faut vraiment que j'arrête ça.
« Je me demande si O'Belt l'a déjà fait. Elle sortait avec Hunter alors... »
Lancé-je, surtout pour concentrer la conversation et mes pensées sur d'autres images.
Je secoue la tête en frissonnant. Je ne peux pas imaginer Nerrah en train de faire ça !
Je ne peux même pas imaginer en parler avec lui. Pour autant, je ne peux m'empêcher de me le demander. En gardant la bouche close, pour éviter de trahir mon ami malgré moi, je ne peux me retenir de me poser la question. Est-ce qu'il l'a déjà fait ? Il y a en lui un tel mélange de maturité et de respect des conventions que je ne saurais dire de quel côté est-ce qu'il penche.
« Mais alors... ça voudrait dire qu'elles le font à Poudlard ? »
Demandé-je tout haut, les sourcils froncés et une moue presque dégoûtée sur le visage.
En passant mon regard dans la pièce, je me surprends à visualiser tous les endroits qui pourraient être propices ou justement, inappropriés. Au final, ils le sont un peu près tous dans ce château. Mes sourcils se froncent un peu plus alors que mes yeux repassent brusquement sur Greenwood. Faut vraiment que j'arrête ça.
« Je me demande si O'Belt l'a déjà fait. Elle sortait avec Hunter alors... »
Lancé-je, surtout pour concentrer la conversation et mes pensées sur d'autres images.
Animagus renard polaire
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