Faire le plein d'émotions devant un jus de potiron. Libre

5 janvier 2049.
PETIT-DEJEUNER, TABLE DE SERPENTARD.

Je suis épuisé. Vivement les prochaines vacances. Je sais bien que les cours viennent à peine de reprendre, mais je déteste me lever aussi tôt le matin, d'autant plus lorsque j'ai tant de mal à tomber dans les bras de Morphée la nuit. C'est donc en dormant complètement debout, ou plutôt assis dans le cas présent, que je me ressers un verre de jus de citrouille. Les hiboux entrent dans la grande salle, mais je n'y prête aucune attention, n'attendant pas de courrier. Néanmoins, l'un d'entre eux vient se poser juste sous mon nez. Je songe d'abord à une erreur et l'ignore, mais voyant qu'il ne bouge pas je me résous à étudier la lettre attachée à sa patte. Surprise, elle m'est bien destinée. Je l'ouvre, assez curieux de ce qu'elle peut bien contenir.
Cher Antonn,

Tu ne t'attendais probablement pas à recevoir ce courrier de ma part. Je doute t'en avoir jamais envoyé auparavant. Mais je suppose qu'il y a une première fois à tout. Nous n'avons pas entretenu de très bons rapports, toi et moi. Je m'en rends compte maintenant que j'ai quitté la maison.
J'étais un peu déçue de remarquer ton absence à Noël. Notre mère m'a affirmé que c'était un choix de ta part, que tu ne souhaitais pas te joindre à nous. J'ai de mon côté quelques doutes sur la véracité de cette information. Tu adorais cette fête avant. Est-ce qu'elle a menti ? Enfin, je ne te connais plus si bien que cela. Peut-être que c'est moi qui me trompe. De toute façon, ce n'est pas le sujet de ce hibou.

Tu ne le sais pas, mais je suis enceinte. Enceinte jusqu'aux yeux même ! C'est un petit garçon. Il se trouve que j'accouche dans un mois, si tout se passe comme prévu. Peu de gens sont au courant. A vrai dire, j'aimerais préserver au mieux cet enfant de ce monde. Mieux que nous ne l'avons été, c'est une certitude. Nos parents sont au courant de la grossesse, mais une fois qu'il sera né, je pense que moins le petit les verra mieux il se portera. J'en suis un peu attristée, mais suis certaine que c'est pour le meilleur. Néanmoins, cela ne s'applique pas à toi. Je veux que tu le connaisses. Tu as été abîmé par ton éducation, pourtant je ne t'ai jamais vu renoncer à qui tu es et à ce en quoi tu crois. Je t'admire énormément pour cela, et je veux que tu puisses être un modèle pour mon fils.

Nous en venons donc au principal motif de ce courrier. J'ai une importante demande à te faire. Accepterais-tu de devenir son parrain ? J'ai conscience que tu peux avoir l'impression que cela sort de nulle part. Mais tu es la seule personne en qui j'ai assez confiance pour confier ce rôle. Je sais que tu le protégera, autant qu'il est en ton pouvoir de le faire. Tu n'es pas obligé d'accepter, je sais que cela peut faire beaucoup, d'autant plus que tu n'es qu'un adolescent. Mais j'ai à coeur que ce soit toi, Antonn.

Sache qu'il s'appellera Achille, comme ton héros préféré lorsque tu étais plus jeune. Tu parlais sans cesse de lui, l'imitais, racontais à qui voulait l'entendre son histoire. C'est quelque chose qui m'a marqué. Ainsi, il portera un peu de toi à chaque instant. Et vous aurez aussi les mêmes initiales.

Sa naissance, c'est aussi l'occasion pour moi de te proposer une nouvelle famille : celle que je suis en train de construire. Si cela ne t'intéresse pas, je suis prête à accepter que tu déclines l'invitation. Néanmoins, tu mérites d'être heureux, et je suis profondément désolée de n'avoir rien fait pour que tu le sois avant. Moi aussi, j'étais jeune.

J'attendrais ta réponse avec impatience.
Avec tout mon amour,
Elisabeth


Au fil de ma lecture, mes yeux se remplissent de larmes d'émotions. Des larmes que je retiens. Pour une surprise, c'est une sacré surprise. Je veux cette nouvelle famille que ma soeur me propose, j'en ai toujours rêvé. Plusieurs fois je relis la lettre, afin d'être certain que je ne me trompe pas. Je me promets de lui répondre dans la journée, dès que possible. Avec la paume de ma main, j'essuie mes yeux, un peu gêné. Je n'ai pas l'habitude d'ainsi laisser transparaître mes émotions en public. Mais cette fois je crois qu'elles étaient un peu trop fortes pour que je ne les retienne. Larmes et sourire, voilà deux choses que je ne mélange pas en général.

Si quelqu'un veut se joindre à moi, c'est avec plaisir ! Autrement ce RP sera un OS.

6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c

Faire le plein d'émotions devant un jus de potiron. Libre
Ola, c'est que j'étais en retard ce matin ! D'habitude, je me levais tard, mais pas autant ! Purée, file file Nico. J'enfile deux trois trucs histoire de toujours paraitre bien même si je m'habille en vitesse et je dégringole les marches qui me séparent de la grande salle. Tout le monde était déjà là pour recevoir ses courriers tandis que de mon coté je pensais qu'à la bouffe. J'attendais de toute façon pas de courrier, depuis l'année dernière, c'est à peine si les parents m'en envoyaient une tous les 6 mois. Bref, je me cale où je peux, entre deux grands de la table de Serpentard. De toute façon, j'allais pas trainer, c'était bientôt le début des cours.

Je prends un peu ce qui me tombe sur la main mais je faisais confiance à Krobley, tout ce qu'il préparait était bon et je suis sûr qu'il avait encore pense à moi dans son choix ce matin. Hop, une bouchée puis et une autre, j'ai les joues grossies par la nourriture que j'enfile à toute vitesse tandis que ma tête vient se lever vers un vert que j'avais pas remarqué. Pourquoi il pleurait celui-ci ? Je m'adresse à lui, un peu interrogé par ce soudain état d'esprit, en parlant la bouche encore remplis de nourriture pas totalement avalée.

— Eh .. je chais que Krobley ch'est un chef et que tout che qu'il nous fait à mancher déchire, mais che penchais pas voir quelqu'un pleurer en buvant un de ches chus de chitrouille.

Bah ouais. Comme dans Ratatouille, peut-être que ça lui a rappelé des souvenirs qui sait ? En tout cas, il s'en cachait pas. Mais il avait pas l'air triste pour autant. J'esquisse un sourire amusé à ma petite remarque avant de me réattarder sur le brun qui était quand même un plus grand gaillard que moi, préférant avaler ma boucher cette fois-ci.

— T'es sûr que ça va aller ?

Puis, pour qu'un Serpy pleure, fallait quand même y aller. Fallait les voir, c'était pas la joie chez eux. Presque tous des portes de prisons ou des prétentieux snob. Il y en avait que quelques un qui réussissait à casser le mythe.

Je me suis permis d'incruster Nico, ça m'inspirait :whistling:

Faire le plein d'émotions devant un jus de potiron. Libre
@Nico Ferrell

Alors que ma main s'éloigne de mon visage, ayant fini d'essuyer mes yeux, je découvre un petit gnome bleu. C'est une métaphore que j'utilise pour désigner les plus jeunes de chez Serdaigle, si jamais. Cette image leur va assez bien je trouve. Il sort d'où celui là ? Je ne l'ai pas vu apparaître. Je l'observe avec scepticisme s'adresser à moi la bouche pleine. De bon matin comme ça, ça me dégoûte un peu. Je ne sais pas s'il essaye d'être réconfortant, mais là ça me donne juste envie de recommencer à pleurer. De désespoir cette fois. Il aurait pu finir de mâcher, on aurait perdu quoi ? Approximativement trois secondes ? Et il y aurait gagné sans aucun doute un poil d'élégance. Là on peut dire qu'elle n'est pas au rendez-vous, il ne manquerait plus qu'un morceau de ce qu'il est en train d'ingurgiter m'atterrisse au visage pour compléter le tableau.

Néanmoins, je ne relève pas. Ca partait d'une bonne intention, je suppose ? Enfin, est-ce que j'ai vraiment une tête à pleurer pour du jus de citrouille ? Quand bien même il s'agirait du meilleur que j'ai jamais goûté ? Je le prends un peu mal. Quoi que, peut-être que quelqu'un a simplement enfin remarqué que je possède une grande sensibilité et que je sais apprécier les bonnes choses.

Lorsqu'il me demande si ça va aller, il a cette fois la décence de finir ce qu'il a dans la bouche. J'apprécie. Je ne sais pas trop quoi lui répondre, je ne vais pas lui déballer ma vie quand même. Et puis, c'est évident que ça va aller. Pour une fois que ma vie ne tourne pas complètement à la catastrophe. Mais ça il ne le sait pas. Un peu agacé qu'il soit venu me gâcher mon moment d'extrême paix intérieure, mais pas fâché pour autant, je décide de mentir. Je prends mon air le plus dramatique. J'aurais définitivement dû faire du théâtre.

- Non, ça ne va pas aller, j'pleure pas : je suis en train de faire une grosse allergie au jus de citrouille.

Est-ce que je dois faire mine de m'étouffer pour rendre la chose plus crédible ? Pour l'instant, je m'en abstiens. Au moins, je suis potentiellement en train d'éviter qu'il aille raconter à tout le monde que le préfet de Serpentard pleure de bon matin devant son jus de citrouille. Les gens risqueraient de trouver cela un peu ridicule. Je les comprendrais.

Pas d'soucis, tu as bien fait ! :ninja:

6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c

Faire le plein d'émotions devant un jus de potiron. Libre
Ah c'est sérieux ça ! Mais il y a une chose qui me tarabiscote. Vu comment il est grand, ça va faire des années qu'il est ici. Et qu'il voit du jus de citrouille, et qu'il a du en boire. Il y a presque que ça ici ! Il devrait être au courant qu'il doit pas en boire s'il est allergique non ? Pourquoi il s'en est servi un grand verre comme ça ? Ouais, il y a quelque chose qui tourne pas rond je pense qu'il me la fait à l'envers et qu'il veut pas me dire pourquoi il pleurait, c'est tout.

— Arrête, je suis pas né de la dernière pluie hein. Ce genre de mensonges, c'est moi qui les ai inventé. Je vois bien qu'il y a un truc. C'est à cause d'une fille c'est ça ? Enfin pourquoi une fille ? .. ou un garçon ?

Ouais, on avait appris à l'atelier de Monsieur Charleston l'année dernière qu'on pouvait pas deviner direct qui les gens aimaient. Mais peut-être qu'il s'était pris un râteau. Ça me rappelle quand Doug s'était pris un râteau par une des filles de la classes, on avait du le réconforter pendant des semaines !

— Tu sais, comme ma maman elle dit, une de perdu, dix de retrouvé. Ou c'est dix de perdu, une de retrouvées ... Je fais mine de réfléchir. J'étais pas bon en dicton. Enfin bref, ce que je veux dire, c'est que c'est pas la fin du monde.

Ouais bon, ça faisait mal. Après je connaissais pas ça perso, les filles de Poudlard, c'était pas trop ça et et celles à qui je parle, elles m'énervent tous. Après, moi ça m'intéresse de savoir c'est à cause de qui. Je suis pas trop au courant des couples de Serpentard.

— C'est une Serpentard ? Si c'est une Serdaigle, je peux peut-être arranger les choses ...

Faudrait que je demande à me faire payer tiens. Mais bon, vu la tête du garçon, j'avais quand même un peu de peine. Qu'on me dise pas que j'ai pas un grand coeur.