Le ridicule ne tue pas
Cilblanc, le bras tendu vers Marine avec un chocogrenouille à bout de bras, ne s'attendait pas vraiment à un refus. Mais la Gryffonne résista pourtant à l'attrait des friandises. Ça, c'était sans doute le vrai courage qu'elle puisait directement de Godric Gryffondor. Allez, quoi, refuser un chocog ? Ça ne se faisait pas.
- Mais si, insista Cilblanc, son côté têtu revenant avec ses forces. Je ne peux pas manger ça toute seule et toi à me regarder, n'est-ce pas ? Allez, tu vois bien que ça va bien puisque j'arrive à te faire des remontrances. Et puis, un chocog, ça ne se refuse pas !
Elle insista. Toute sa vie, elle avait pu goûter au plaisir des chocogs (et encore plus goûter au plaisir de voir la tête de Camilla Sergerin quand la petite fille étalait du chocolat partout sur ses cahiers avec ses doigts sales). Un de plus, un de moins, ça ne changerait rien. Et puis, ça lui ferait plaisir que Marine en prenne un.
- Tu sais, dit-elle sur un ton qu'elle espérait sérieux (alors qu'elle pensait à sa honte précédente et rougissait à nouveau subitement), si tu en prends, ça me fera plaisir, et quand on a plaisir a quelque chose, on n'a plus mal à la tête.
Elle espérait que son histoire de migraine faisait crédible. *Oh, pardon, j'ai failli m'évanouir parce que j'ai raté un sort de métamorphose...* À cette idée de ridicule, elle faillit bien s'évanouir réellement. Non, rien de visible, elle s'insurgeait mentalement. Pourquoi était-elle si nulle ? En métamorphose ? Pour parler avec des gens ? Avec ses émotions ? Pourquoi était-elle plus faible tout à coup ?
Se sentir mal à cause d'un sort, ça ne lui était jamais arrivé. Devait-elle s'inquiéter ? Si ce n'était pas le cas, eh bien Cilblanc le faisait quand même.
En tendant ce chocogrenouille à Marine, la jeune bleu et argent espérait de tout cœur faire comme si de rien n'était ; comme si la jeune brune n'avait rien remarqué, et que ses yeux vert la regardaient d'un air d'amitié, et non de pitié ou d'inquiétude. Elle espérait vraiment que tout se passerait comme si de rien n'était.
Mais c'était impossible, non ?
PARCE QU'ELLE AVAIT RATÉ UN SORT DE MÉTAMORPHOSE !!!
- Mais si, insista Cilblanc, son côté têtu revenant avec ses forces. Je ne peux pas manger ça toute seule et toi à me regarder, n'est-ce pas ? Allez, tu vois bien que ça va bien puisque j'arrive à te faire des remontrances. Et puis, un chocog, ça ne se refuse pas !
Elle insista. Toute sa vie, elle avait pu goûter au plaisir des chocogs (et encore plus goûter au plaisir de voir la tête de Camilla Sergerin quand la petite fille étalait du chocolat partout sur ses cahiers avec ses doigts sales). Un de plus, un de moins, ça ne changerait rien. Et puis, ça lui ferait plaisir que Marine en prenne un.
- Tu sais, dit-elle sur un ton qu'elle espérait sérieux (alors qu'elle pensait à sa honte précédente et rougissait à nouveau subitement), si tu en prends, ça me fera plaisir, et quand on a plaisir a quelque chose, on n'a plus mal à la tête.
Elle espérait que son histoire de migraine faisait crédible. *Oh, pardon, j'ai failli m'évanouir parce que j'ai raté un sort de métamorphose...* À cette idée de ridicule, elle faillit bien s'évanouir réellement. Non, rien de visible, elle s'insurgeait mentalement. Pourquoi était-elle si nulle ? En métamorphose ? Pour parler avec des gens ? Avec ses émotions ? Pourquoi était-elle plus faible tout à coup ?
Se sentir mal à cause d'un sort, ça ne lui était jamais arrivé. Devait-elle s'inquiéter ? Si ce n'était pas le cas, eh bien Cilblanc le faisait quand même.
En tendant ce chocogrenouille à Marine, la jeune bleu et argent espérait de tout cœur faire comme si de rien n'était ; comme si la jeune brune n'avait rien remarqué, et que ses yeux vert la regardaient d'un air d'amitié, et non de pitié ou d'inquiétude. Elle espérait vraiment que tout se passerait comme si de rien n'était.
Mais c'était impossible, non ?
PARCE QU'ELLE AVAIT RATÉ UN SORT DE MÉTAMORPHOSE !!!
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Spero Patronomiste, autrement dit membre du dortoir Spero Patronum
Le ridicule ne tue pas
En face la sorcière trouva une Cilblanc têtue, génial ! Elle aussi possédait ce trait de caractère bien que moins marqué lorsqu'elle n'était pas 100% à l'aise avec quelqu'un. Si Marine n'avait pas eu peur du jugement elle aurait continué de refuser car oui, elle l'aurait regardé manger sans une once de jalousie, la fillette n'avait pas faim, mais alors pas faim du tout ! Alors oui, elle aurait pu refuser la friandise d'autant plus que l'élève en avait plus besoin qu'elle, pourtant la fillette ne s'opposa pas comme elle l'aurait voulu. Elle n'offrit qu'un sourire contrit ne sachant quoi répondre pour ne pas se forcer à manger une grenouille chocolatée enchantée entière, ni refuser catégoriquement et passer pour une grosse tête de mule.
L'aiglonne dû lire en la timide son indécision et tenta de la convaincre avec un argument qui lui arracha un rire, c'est que l'argument était beaucoup plus comique que convaincant. C'est donc pas le moins convaincue du monde la brunette céda à la demande de sa camarade parce qu'elle l'avait fais rire, c'était une sorte de remerciement discret, à l'image de la rouge et or.
- Ok, mais... une patte, pas plus, j'ai pas faim.
Joignant le geste à la parole elle déballa la friandise et juste avant de soulever le couvercle elle marqua un temps d'arrêt pour être prête à retenir la créature lorsqu'elle bondirait.
Comme si elle arrachait un pansement elle enleva l'emballage d'un coup sec et alors que la grenouille s'envolait, la Gryffonne la cueillit à pleine main, en plein vol avec un sourire satisfait, c'était le meilleur moment de la dégustation avec la découverte de la carte que renferme le paquet. Marine arracha une patte en chocolat qu'elle glissa entre ses dents pour tendre ce qu'il restait du chocolat vivant à la rousse avec en message dans son regard "mange !". Cette fois elle ne comptais plus céder, mais arriverait-elle à oser s'affirmer ?
L'aiglonne dû lire en la timide son indécision et tenta de la convaincre avec un argument qui lui arracha un rire, c'est que l'argument était beaucoup plus comique que convaincant. C'est donc pas le moins convaincue du monde la brunette céda à la demande de sa camarade parce qu'elle l'avait fais rire, c'était une sorte de remerciement discret, à l'image de la rouge et or.
- Ok, mais... une patte, pas plus, j'ai pas faim.
Joignant le geste à la parole elle déballa la friandise et juste avant de soulever le couvercle elle marqua un temps d'arrêt pour être prête à retenir la créature lorsqu'elle bondirait.
Comme si elle arrachait un pansement elle enleva l'emballage d'un coup sec et alors que la grenouille s'envolait, la Gryffonne la cueillit à pleine main, en plein vol avec un sourire satisfait, c'était le meilleur moment de la dégustation avec la découverte de la carte que renferme le paquet. Marine arracha une patte en chocolat qu'elle glissa entre ses dents pour tendre ce qu'il restait du chocolat vivant à la rousse avec en message dans son regard "mange !". Cette fois elle ne comptais plus céder, mais arriverait-elle à oser s'affirmer ?
Le ridicule ne tue pas
Cilblanc se trouva plus ou moins étonnée que sous ses devants timides, Marine fût finalement têtue ! La Gryffonne, malgré les excellentes raisons de Cilblanc
, parut hésiter à répondre, mais finalement coupa la poire en deux en prétextant qu'elle n'avait pas faim. Une excuse plutôt tiédasse, jugea la jeune Serdaigle. Mais Marine déballa le chocogrenouille, l'attrapa en plein vol - quelle dextérité ! - et détacha une patte qu'elle glissa entre ses dents en insistant du regard auprès de la rouquine.
Sauf que celle-ci se voyait devoir faire face à une dilemme :
1) insister auprès de Marine, ce qui risquerait de faire rentrer en elle-même son caractère têtu, ce qui serait dommage, car jusque-là Cilblanc ne savait pas grand-chose du caractère de Marine, outre que les serpents l'effrayaient ;
2) céder et devoir supporter de se faire regarder manger tout en paraissant AVOIR ÉTÉ FAIBLE A CAUSE D'UN SATANÉ SORT !
Non, hors de question de céder, hors de question !
Elle ne put en parallèle s'empêcher de s'amuser de sa réaction excessive, sans pouvoir la freiner...
- Mais non, mange le reste, je t'assure ! Non seulement ça me fera plaisir, qu'en plus, ce n'est pas hygiénique de se partager un bonbon...
Elle en profita pour déballer son propre chogogrenouille. Elle voulu attraper l'animal mais celui-ci fut trop rapide et sauta dans l'herbe. Belle preuve d'hygiène ! Cilblanc réfléchit : la tête, ou les pattes d'abord ? Elle allait commencer par les pattes, lorsqu'elle jugea mieux pour la grenouille, de d'abord perdre sa tête, avant d'être privée de tout moyen de locomotion. Elle mangea donc la tête en regardant la carte : c'était celle de Grand-maman Hubbard.
- Ah, cette affreuse harpie qui laissait les animaux mourir de faim ! commenta-t-elle pour elle-même. A-t-on vu philosophie plus lamentable !
Sauf que celle-ci se voyait devoir faire face à une dilemme :
1) insister auprès de Marine, ce qui risquerait de faire rentrer en elle-même son caractère têtu, ce qui serait dommage, car jusque-là Cilblanc ne savait pas grand-chose du caractère de Marine, outre que les serpents l'effrayaient ;
2) céder et devoir supporter de se faire regarder manger tout en paraissant AVOIR ÉTÉ FAIBLE A CAUSE D'UN SATANÉ SORT !
Non, hors de question de céder, hors de question !
Elle ne put en parallèle s'empêcher de s'amuser de sa réaction excessive, sans pouvoir la freiner...
- Mais non, mange le reste, je t'assure ! Non seulement ça me fera plaisir, qu'en plus, ce n'est pas hygiénique de se partager un bonbon...
Elle en profita pour déballer son propre chogogrenouille. Elle voulu attraper l'animal mais celui-ci fut trop rapide et sauta dans l'herbe. Belle preuve d'hygiène ! Cilblanc réfléchit : la tête, ou les pattes d'abord ? Elle allait commencer par les pattes, lorsqu'elle jugea mieux pour la grenouille, de d'abord perdre sa tête, avant d'être privée de tout moyen de locomotion. Elle mangea donc la tête en regardant la carte : c'était celle de Grand-maman Hubbard.
- Ah, cette affreuse harpie qui laissait les animaux mourir de faim ! commenta-t-elle pour elle-même. A-t-on vu philosophie plus lamentable !
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Spero Patronomiste, autrement dit membre du dortoir Spero Patronum
Le ridicule ne tue pas
La lionne n'avait vraiment pas faim, mais pas faim du tout, or elle savait que son corps n'appréciait guère d'être bien nourrit lorsqu'il n'avait pas faim. Sauf que Cilblanc avait vraiment mal choisi la friandise. Ce n'était pas un petit sorbet citron ou un caracollant ce qui en un sens était positif, la rousse aurait une dose de sucre suffisante pour attendre le repas si elle ne faisait pas trop de magie, enfin c'est ce qu'espérait Marine. Mais d'un autre, ce chocolat était assez conséquent, le genre de taille qui traînait des mois dans les placards chez la sorcière depuis qu'il n'y avait plus d'homme à la maison. Si seulement ça avait été plus petit la sorcière aurait pu céder mais son ventre - soit un argument puissant - avançait un non ferme. Pour autant la timidité de la lionne ne se voyait pas insister encore une fois c'était trop, qu'elle image renverrait elle, que penserait cette élève, qu'elle était malpolie, méchante ?
La lionne choisit de ne rien dire bien qu'elle prit garde laisser la grenouille de façon à ce que sa propriétaire puisse facilement la récupérer. Elle n'avait pas été convaincue par cette histoire d'hygiène, ses mains n'étaient pas couvertes de terre ni de crottin de créature magique et en voyant l'aiglonne s'attaquer à sa friandise étant tombée par terre quelques secondes, la lionne fut certaine que cet argument n'était que du bidon. Pourtant elle n'insista pas retenue par sa timidité sans pour autant s'attaquer au chocolat. Il lui semblait avoir trouvé un juste équilibre entre les demandes de sa timidité et celles de son ventre : l'anglaise s'était mise à suçoter la patte coincée entre ses dents et sa joue de la façon la plus lente possible pour la finir au même moment où Cilblanc en ferait de même avec sa grenouille entière.
Sauf que la bleue et bronze ne semblait pas pressée de finir son chocolat puisqu'elle sortie sa carte en la commentant. Marine offrit un sourire contrit c'est vrai que c'était assez atroce comme destinée pour les animaux mais se souvenant que le sujet avait été épineux la fois précédente elle préféra que le sujet s'en arrête là quitte à puiser du courage pour prendre la parole. Sentant sa patte disparaître peu à peu suivant la fonte du chocolat, la rouge et or fut rapidement contrainte de se mettre à parler pour avoir une bonne excuse et ne pas mettre un autre bout de chocolat dans la bouche.
- Et dans celle... celle là. Orsino Thruston, un joueur de, de musique sorcier. Tu aimes la, la musique ? Lança la Gryffondor pour prolonger sa petite prise de parole et gagner du temps. C'était dans la même stratégie qu'elle tendit la carte à la rousse, avec les mains tendues, elle ne pouvait pas se servir du chocolat !
La lionne choisit de ne rien dire bien qu'elle prit garde laisser la grenouille de façon à ce que sa propriétaire puisse facilement la récupérer. Elle n'avait pas été convaincue par cette histoire d'hygiène, ses mains n'étaient pas couvertes de terre ni de crottin de créature magique et en voyant l'aiglonne s'attaquer à sa friandise étant tombée par terre quelques secondes, la lionne fut certaine que cet argument n'était que du bidon. Pourtant elle n'insista pas retenue par sa timidité sans pour autant s'attaquer au chocolat. Il lui semblait avoir trouvé un juste équilibre entre les demandes de sa timidité et celles de son ventre : l'anglaise s'était mise à suçoter la patte coincée entre ses dents et sa joue de la façon la plus lente possible pour la finir au même moment où Cilblanc en ferait de même avec sa grenouille entière.
Sauf que la bleue et bronze ne semblait pas pressée de finir son chocolat puisqu'elle sortie sa carte en la commentant. Marine offrit un sourire contrit c'est vrai que c'était assez atroce comme destinée pour les animaux mais se souvenant que le sujet avait été épineux la fois précédente elle préféra que le sujet s'en arrête là quitte à puiser du courage pour prendre la parole. Sentant sa patte disparaître peu à peu suivant la fonte du chocolat, la rouge et or fut rapidement contrainte de se mettre à parler pour avoir une bonne excuse et ne pas mettre un autre bout de chocolat dans la bouche.
- Et dans celle... celle là. Orsino Thruston, un joueur de, de musique sorcier. Tu aimes la, la musique ? Lança la Gryffondor pour prolonger sa petite prise de parole et gagner du temps. C'était dans la même stratégie qu'elle tendit la carte à la rousse, avec les mains tendues, elle ne pouvait pas se servir du chocolat !
Le ridicule ne tue pas
Décidément, c'était une véritable bataille mentale qui s'engageait entre Marine et Cilblanc : aucun des deux partis ne semblaient prêts à lâcher du terrain. La Gryffondor ne paraissait pas prête de céder, ce que la jeune Serdaigle trouva quelque peu étonnant étant donné sa timidité naturelle, mais aussi fascinant : Marine n'était-elle pas en train de lui révéler une partie de sa personnalité ? Cela signifiait que les deux élèves commençaient à se connaître ! Enfin, bien sûr, d'un point de vue tout à fait objectif, elles se connaissaient déjà, mais il manquait cette petite touche de fantaisie qui émanait naturellement de la franchise des gens, lorsqu'ils étaient confiance.
Pour ce qui était de la confiance, se défier de façon informelle n'était sans doute pas tout spécialement désirable. Cilblanc hésitait encore. Devait-elle céder ?
Dans tous les cas, elle n'avait pas faim, et la liste d'arguments qu'elle avançait était la suivante :
Non, décidément, il n'y avait pas d'hésitation à avoir. Pendant ce temps, Marine regardait à son tour la carte de son chocogrenouille (le SIEN, pas celui de Cilblanc, songea avec insistance la jeune bleu et argent).
- Celle-là je l'ai en quelques exemplaires. Je n'aime pas trop la musique sorcière ; bizarre, hein ? fit-elle avec un petit rire gêné. Je préfère les vieux styles moldus...
Comme la musique classique, baroque, ou même le jazz...
Son attention se focalisa à nouveau sur la friandise. Rien qu'à penser que personne ne voulait d'un chocogrenouille, d'un fichu chocogrenouille !
Une idée lui vînt à l'esprit, et coupant la conversation, elle dit :
- Tu n'en veux vraiment pas de ce chocogrenouille, tu es sûre ?
Elle avait une soudaine inspiration...
Pour ce qui était de la confiance, se défier de façon informelle n'était sans doute pas tout spécialement désirable. Cilblanc hésitait encore. Devait-elle céder ?
Dans tous les cas, elle n'avait pas faim, et la liste d'arguments qu'elle avançait était la suivante :
Contre le chocogrenouille - elle n'avait pas faim - elle ne voulait pas manger en étant regardée par quelqu'un qui ne mangeait pas - elle ne voulait pas passer pour quelqu'un de faible qui se retapait la santé à coup de chocogrenouilles - ce ne serait pas franc de sa part d'accepter le chocogrenouille alors qu'elle n'en voulait pas |
En faveur du chocogrenouille - cela mettrait peut-être plus Marine en confiance si elle cédait et suivait son conseil |
Non, décidément, il n'y avait pas d'hésitation à avoir. Pendant ce temps, Marine regardait à son tour la carte de son chocogrenouille (le SIEN, pas celui de Cilblanc, songea avec insistance la jeune bleu et argent).
- Celle-là je l'ai en quelques exemplaires. Je n'aime pas trop la musique sorcière ; bizarre, hein ? fit-elle avec un petit rire gêné. Je préfère les vieux styles moldus...
Comme la musique classique, baroque, ou même le jazz...
Son attention se focalisa à nouveau sur la friandise. Rien qu'à penser que personne ne voulait d'un chocogrenouille, d'un fichu chocogrenouille !
Une idée lui vînt à l'esprit, et coupant la conversation, elle dit :
- Tu n'en veux vraiment pas de ce chocogrenouille, tu es sûre ?
Elle avait une soudaine inspiration...
Ha ha, Cilblanc a une idée machiavélique
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Spero Patronomiste, autrement dit membre du dortoir Spero Patronum
Le ridicule ne tue pas
Cilblanc était donc plutôt du style musique moldue, la rouge et or ne pouvait donc pas compter sur cette dernière pour l'initier à la musique sorcière dont elle en savait si peu. Au château il n'y avait pas de musique, ni sorcière et encore moins moldue, les appareils électroniques ne fonctionnant pas au château. En fait seule les chanceux sachant jouer d'un instrument pouvaient se vanter de pouvoir profiter de ce luxe, malheureusement Marine ne faisait pas partie de ces petits chanceux. Enfin, il était plus juste de rappeler qu'elle prenait plaisir à chanter mais les conditions pour qu'elle se laisse autant aller était si strictes qu'elle ne faisait que très rarement résonner des notes.
En tant que sang-mêlée élevée telle une moldue on aurait pu croire que l'anglaise soit calée en vieille musique moldue par l'aide de son père, mais ce dernier plus axé vers la lecture lui avait forgé une culture littéraire plutôt qu'une culture musicale. C'était donc son frère qui l'avait guidé dans ce domaine même si la sorcière avait rapidement trouvé son style : la pop, et plus généralement les musiques rythmées qui donnent le sourire. Il était donc difficile pour la rouge et or de rebondir sur la remarque de la rousse pour continuer d'éloigner tant bien que mal le sujet de la chocogrenouille qu'elle refusait de manger.
- C'est chouette si... si tu as eu accès à, à la musique moldue ! Fit-elle peu inspirée.
Mission échouée le chocolat revenait au centre de l'attention. Mais l'aiglonne ne semblait pas cette fois lui avancer un argument supplémentaire pour la forcer à prendre un goûter.
- Oui ! Cer, certaine ! Confirma l'adolescente contente d'être débarrassée de cette "menace" qui lui pendait au bout du nez jusqu'à ce que la bleue et bronze comprenne qu'elle n'avait vraiment pas faim.
En toute bienveillance Marine lui tendit même le chocolat amputé d'une patte.
Aaaaah j'ai peur maintenant
En tant que sang-mêlée élevée telle une moldue on aurait pu croire que l'anglaise soit calée en vieille musique moldue par l'aide de son père, mais ce dernier plus axé vers la lecture lui avait forgé une culture littéraire plutôt qu'une culture musicale. C'était donc son frère qui l'avait guidé dans ce domaine même si la sorcière avait rapidement trouvé son style : la pop, et plus généralement les musiques rythmées qui donnent le sourire. Il était donc difficile pour la rouge et or de rebondir sur la remarque de la rousse pour continuer d'éloigner tant bien que mal le sujet de la chocogrenouille qu'elle refusait de manger.
- C'est chouette si... si tu as eu accès à, à la musique moldue ! Fit-elle peu inspirée.
Mission échouée le chocolat revenait au centre de l'attention. Mais l'aiglonne ne semblait pas cette fois lui avancer un argument supplémentaire pour la forcer à prendre un goûter.
- Oui ! Cer, certaine ! Confirma l'adolescente contente d'être débarrassée de cette "menace" qui lui pendait au bout du nez jusqu'à ce que la bleue et bronze comprenne qu'elle n'avait vraiment pas faim.
En toute bienveillance Marine lui tendit même le chocolat amputé d'une patte.
Aaaaah j'ai peur maintenant
Le ridicule ne tue pas
Le problème, avec les gens timides, c'est qu'il est difficile de savoir ce qu'ils pensent.
Ce Monsieur ventripotent qui vous fixe depuis tout à l'heure, essaye-t-il de trouver le courage de vous demander du feu pour son cigare, ou bien est-il en train de penser "quel idiot ! son manteau dégouline de pluie sur le carrelage" ?
Et cette demoiselle, qui vous regarde manger votre glace, veut-elle demander où se situe le glacier, ou bien pense-t-elle "quelle inélégance ! Manger sans serviette..." ?
Tout est une question de foi en l'âme humaine, et cette question est difficile à trancher.
Cilblanc se trouvait dans cette incommode position, où elle ne savait absolument pas ce que pouvait penser son interlocutrice, et connaissait relativement peu Marine, ce que par conséquent, faisait qu'elle ignorait quelle attitude adopter. Cependant, la Gryffondor paraissait plutôt trouver intéressant le fait qu'elle ait eu accès à de la musique moldue. La jeune rousse fonça intérieurement des sourcils. Mince, elle pensait que Marine ignorait qu'elle était à cent pour cent sorcière, elle croyait avoir évité le sujet...enfin, peut-être pas. Elle se remémora tout à coup : " Je ne suis pas sûre du terme "chaussure à plateforme" en revanche, parce que je viens d'une famille sorcière, à cent pour cent ! Imagine un peu, c'est compliqué pour moi de comprendre le monde moldu... Mais toi aussi tu viens sans doute d'une famille sorcière, non ?" C'était vrai, elle avait dit cela à la Gryffonne le jour de leur rencontre. Heureusement qu'elle avait bonne mémoire.
Marine affirma avec certitude de ne pas vouloir ce chocogrenouille. Eh bien, plan B !
- Bon, départageons-nous, répartit Cilblanc avec presque un petit sourire en coin, si elle n'avait pas eu encore le cuisant souvenir de son raté de sortilège en mémoire. Elle accepta le chocolat que lui tendait la rouge et or. Ma mère dit toujours : "le chocolat, c'est mauvais pour la santé". Alors, hop !
Et joignant le geste à la parole, elle lança la grenouille en l'air, loin vers la forêt, et la sucrerie disparut de leur vue.
- Bonne chance, grenouillette, lança Cilblanc. Non, grenouillette, c'est trop impersonnel. Bonne chance, Ghislaine !
Elle fit un petit signe de la main en direction des arbres.
Ce Monsieur ventripotent qui vous fixe depuis tout à l'heure, essaye-t-il de trouver le courage de vous demander du feu pour son cigare, ou bien est-il en train de penser "quel idiot ! son manteau dégouline de pluie sur le carrelage" ?
Et cette demoiselle, qui vous regarde manger votre glace, veut-elle demander où se situe le glacier, ou bien pense-t-elle "quelle inélégance ! Manger sans serviette..." ?
Tout est une question de foi en l'âme humaine, et cette question est difficile à trancher.
Cilblanc se trouvait dans cette incommode position, où elle ne savait absolument pas ce que pouvait penser son interlocutrice, et connaissait relativement peu Marine, ce que par conséquent, faisait qu'elle ignorait quelle attitude adopter. Cependant, la Gryffondor paraissait plutôt trouver intéressant le fait qu'elle ait eu accès à de la musique moldue. La jeune rousse fonça intérieurement des sourcils. Mince, elle pensait que Marine ignorait qu'elle était à cent pour cent sorcière, elle croyait avoir évité le sujet...enfin, peut-être pas. Elle se remémora tout à coup : " Je ne suis pas sûre du terme "chaussure à plateforme" en revanche, parce que je viens d'une famille sorcière, à cent pour cent ! Imagine un peu, c'est compliqué pour moi de comprendre le monde moldu... Mais toi aussi tu viens sans doute d'une famille sorcière, non ?" C'était vrai, elle avait dit cela à la Gryffonne le jour de leur rencontre. Heureusement qu'elle avait bonne mémoire.
Marine affirma avec certitude de ne pas vouloir ce chocogrenouille. Eh bien, plan B !
- Bon, départageons-nous, répartit Cilblanc avec presque un petit sourire en coin, si elle n'avait pas eu encore le cuisant souvenir de son raté de sortilège en mémoire. Elle accepta le chocolat que lui tendait la rouge et or. Ma mère dit toujours : "le chocolat, c'est mauvais pour la santé". Alors, hop !
Et joignant le geste à la parole, elle lança la grenouille en l'air, loin vers la forêt, et la sucrerie disparut de leur vue.
- Bonne chance, grenouillette, lança Cilblanc. Non, grenouillette, c'est trop impersonnel. Bonne chance, Ghislaine !
Elle fit un petit signe de la main en direction des arbres.
Ghislaine a bien failli y passer !
Je me suis permis ce petit écart de conduite, car Cilblanc ne connait pas le manque, et l'idée de "gâcher" lui est quelque peu inconnue
Nous faisons partie du grand tout. Tout est conscient, il suffit d'écouter la nature... || Tout homme s'enrichit quand abonde l'esprit || Quatrième année RP || Couleur : #c64711
Spero Patronomiste, autrement dit membre du dortoir Spero Patronum
Le ridicule ne tue pas
*Hein quoi se départager ?* Marine croyait qu'elle s'était définitivement débarrassée de la grenouille en chocolat magique, mais avant de s'inquiéter de devoir argumenter pour ne pas se voir fourrer la friandise dans la bouche contre son gré la lionne la vit voltiger. Elle plaqua une main sur sa bouche les yeux écarquillés. Alors là elle ne s'attendait pas du tout à ça, la surprise la fit éclater de rire. Prise d'un furieux fou rire alors que Cilblanc en rajoutait une couche la sorcière se tordait de rire les yeux humides sous la puissance de son rire. Elle prit un long moment avant de sa calmer, mais lorsque ce fut fait elle se rendit compte du spectacle qu'elle venait d'offrir et vira d'office au rouge pivoine laissant tomber ses courtes mèches devant son visage comme pour se camoufler.
Malheureusement elle ne pouvait pas rester ainsi immobile dans un vain espoir de finir par se fondre dans le décor pour que Cilblanc oublie sa réaction, Tilao se baladait dans la nature et nul doute que ses sens aiguisés aient perçu le lancer du chocolat. Or le félin était attiré par tout ce qui bouge, il ne fallait surtout pas qu'elle s'approche de ce chocolat !
- Ti... Tilao ! Viens ici ! Fit-elle rajoutant quelques bruits de bouche pour appeler l'animal et la tenir éloignée de la grenouille.
La rouge et or vit surgir brusquement la bouille de son chat curieuse de savoir pourquoi on l'appelait au vu de l'expression qu'elle affichait.
- Oui ! Viens ! Ici ma p'tite tornade !
Sautillant jusqu'à son humaine la boule de poil rejoint la main tendue de la brunette qui referma ses bras sur Tilao quand elle fut assez proche.
Mécontente elle se débattit dans les bras de l'anglaise jusqu'à ce que cette dernière vienne la caresser sur les joues et sur le sommet de la tête. Comblée elle ferma les yeux de bonheur, se détendit tandis que Marine reprenait sa position camouflage poursuivant ses caresses qui firent naître un discret ronronnement chez son chat.
Malheureusement elle ne pouvait pas rester ainsi immobile dans un vain espoir de finir par se fondre dans le décor pour que Cilblanc oublie sa réaction, Tilao se baladait dans la nature et nul doute que ses sens aiguisés aient perçu le lancer du chocolat. Or le félin était attiré par tout ce qui bouge, il ne fallait surtout pas qu'elle s'approche de ce chocolat !
- Ti... Tilao ! Viens ici ! Fit-elle rajoutant quelques bruits de bouche pour appeler l'animal et la tenir éloignée de la grenouille.
La rouge et or vit surgir brusquement la bouille de son chat curieuse de savoir pourquoi on l'appelait au vu de l'expression qu'elle affichait.
- Oui ! Viens ! Ici ma p'tite tornade !
Sautillant jusqu'à son humaine la boule de poil rejoint la main tendue de la brunette qui referma ses bras sur Tilao quand elle fut assez proche.
Mécontente elle se débattit dans les bras de l'anglaise jusqu'à ce que cette dernière vienne la caresser sur les joues et sur le sommet de la tête. Comblée elle ferma les yeux de bonheur, se détendit tandis que Marine reprenait sa position camouflage poursuivant ses caresses qui firent naître un discret ronronnement chez son chat.