Findchoem
Sui était reparti quelques jours plus tôt. Sui. Depuis combien de temps déjà avions nous pris l'habitude d'utiliser le sobriquet de la petite Valerion pour parler de notre enfant ? Cela semblait si naturel, à présent. Ce qui l'était toujours moins, c'était de le voir partir. De les voir partir, chaque fois un peu plus grands, un peu plus adultes. Se rapprochant chaque jour, chaque semaine de vacances à la maison, de ce jour où il partirait pour de bon, ce jour où il cesserait d'être mon petit Sui, mon petit garçon. À cet instant, à cette idée, le cœur d'une mère ne pouvait que se serrer. Mais le mien était gâté. Mon enfant ne serait jamais seul, puisqu'elle était là, à ses côtés, comme toujours depuis toutes ces années. Ils ne tarderaient pas à cesser de l'ignorer. À apprendre ce qu'une mère pouvait déjà savoir depuis bien longtemps déjà.
Je n'étais pas une mère jalouse. Enfin, peut-être un peu, mais bien peu. Après Suileabhan, c'est mon propre mari qui nous annonça à tous les deux que cet enfant serait le dernier. Soit. Un si beau garçon, que pouvais-je souhaiter de plus ? C'est en apprenant à la connaître par son intermédiaire que je compris que je m'étais menti. J'aurais aimé avoir une fille, Sixtine. Désir égoïste envers une belle enfant qui n'a jamais connu sa mère. Et pourtant, lorsqu'ils se retrouvent tous les deux, mon cœur de mère est définitivement comblé. Il est cependant toujours des maux sur cette terre qui ne peuvent être comblés. L'ego, le pouvoir, l'argent. Oh doux artisan de notre enfer. Il était grand temps que mon garçon prenne son envol, parte étudier au loin. Ce n'était pas une possibilité que nous pouvions lui offrir. Je n'avais pas le choix. Et voilà que je faisais de mon fils l'artisan de mon agonie. J'ai menti. J'avais eu le choix, et tout était de ma faute.
Si j'avais su. Si j'avais su ce qu'il aurait coûté de demander cette faveur, aurais-je toujours cherché à l'obtenir ? Oui. Non.. peut-être. À chaque fois que je ferme les yeux, je me revois pousser la porte du bureau hiérarchique. À chaque fois que je les ouvre, je ne peux que me pencher pour vomir les remords d'actes que je n'ai jamais su maîtriser. À nouveau, encore, et encore. Dans les yeux de Jacob, je ne puis déjà que lire l'épouse déplorable que je suis devenue. Il n'y'a encore que ceux de mon fils que je puisse croiser pour me raccrocher à une réalité, un amour, quelque chose, n'importe quoi. Jacob. Tôt ou tard, les mots franchiront mes lèvres. Si ce n'est pas mes mots, ce seront mes yeux, ma bouche, mon corps qui me trahira comme je t'ai trahit. Comme il..
Cet argent en valait-il la peine ? C'est ce que je me demande depuis ces semaines qui me paraissent durer chaque minute un peu plus longtemps. Pas un gallion rien n'a changé. Qu'est-ce que je raconte ? C'est bien normal. Sui était reparti quelques jours plus tôt. Sui était reparti quelques jours plus tôt. Je me languis de te revoir, mon enfant. Pardonne-moi d'avoir été celle que j'ai été. Pardonne-moi de parfois penser aujourd'hui à la jeune.. à Sixtine comme à ma propre fille. Malgré tout, malgré le poids de mes péchés, les Dieux m'auront comblé. Moi qui n'aimait personne, j'ai eu deux beaux enfants à aimer. Je les reverrais bientôt.
Je n'étais pas une mère jalouse. Enfin, peut-être un peu, mais bien peu. Après Suileabhan, c'est mon propre mari qui nous annonça à tous les deux que cet enfant serait le dernier. Soit. Un si beau garçon, que pouvais-je souhaiter de plus ? C'est en apprenant à la connaître par son intermédiaire que je compris que je m'étais menti. J'aurais aimé avoir une fille, Sixtine. Désir égoïste envers une belle enfant qui n'a jamais connu sa mère. Et pourtant, lorsqu'ils se retrouvent tous les deux, mon cœur de mère est définitivement comblé. Il est cependant toujours des maux sur cette terre qui ne peuvent être comblés. L'ego, le pouvoir, l'argent. Oh doux artisan de notre enfer. Il était grand temps que mon garçon prenne son envol, parte étudier au loin. Ce n'était pas une possibilité que nous pouvions lui offrir. Je n'avais pas le choix. Et voilà que je faisais de mon fils l'artisan de mon agonie. J'ai menti. J'avais eu le choix, et tout était de ma faute.
Si j'avais su. Si j'avais su ce qu'il aurait coûté de demander cette faveur, aurais-je toujours cherché à l'obtenir ? Oui. Non.. peut-être. À chaque fois que je ferme les yeux, je me revois pousser la porte du bureau hiérarchique. À chaque fois que je les ouvre, je ne peux que me pencher pour vomir les remords d'actes que je n'ai jamais su maîtriser. À nouveau, encore, et encore. Dans les yeux de Jacob, je ne puis déjà que lire l'épouse déplorable que je suis devenue. Il n'y'a encore que ceux de mon fils que je puisse croiser pour me raccrocher à une réalité, un amour, quelque chose, n'importe quoi. Jacob. Tôt ou tard, les mots franchiront mes lèvres. Si ce n'est pas mes mots, ce seront mes yeux, ma bouche, mon corps qui me trahira comme je t'ai trahit. Comme il..
Cet argent en valait-il la peine ? C'est ce que je me demande depuis ces semaines qui me paraissent durer chaque minute un peu plus longtemps. Pas un gallion rien n'a changé. Qu'est-ce que je raconte ? C'est bien normal. Sui était reparti quelques jours plus tôt. Sui était reparti quelques jours plus tôt. Je me languis de te revoir, mon enfant. Pardonne-moi d'avoir été celle que j'ai été. Pardonne-moi de parfois penser aujourd'hui à la jeune.. à Sixtine comme à ma propre fille. Malgré tout, malgré le poids de mes péchés, les Dieux m'auront comblé. Moi qui n'aimait personne, j'ai eu deux beaux enfants à aimer. Je les reverrais bientôt.
Ce post unique est un mémorial à la mémoire d'une mère qui n'a jamais cessé de l'être même en l'absence de son enfant. Un hommage à la mienne, à celles qui ont su exprimer leur amour, celles qui le peuvent encore ou continueront de le faire à l'avenir. Un premier et dernier message de la voix d'une femme qui n'aura pourtant jamais parlé, jamais écrit avec nous.