Enfin te revoilà Холлі
21 décembre 2048 dans la soirée,
Quai 9 3/4
RP seul
Quai 9 3/4
RP seul
Reducio
Le RP se situe dans des lieux différents, le 9 3/4 étant une introduction au RP.
Le Poudlard Express siffla lourdement, ce qui annonçait la fin du trajet, avec pour destination finale : le quai 9 3/4. Grâce à un hibou un peu maladroit, elle avait pu informer ses parents des dates auxquelles elle serait de retour dans le lieu qui l'a vu grandir. L'agitation sur le quai était palpable à même au bord du train. Tous les enfants se précipitaient aux fenêtres, s'agglutinant tous les uns à côté des autres, espérant alors entrevoir le visage chaleureux de leur parent. Les intenses fumées noirâtres du train rendaient difficile l'identification des adultes du quai, pareillement conglomérés. Tous inhalaient les poussières de charbon, et la silice cristalline qui inondaient la gare. Les préfèt.es annoncèrent l'arrivée définitive du train, et lae machiniste arrêta la combustion, et s'affaira maintenant à entretenir son trésor. Les enfants commencèrent à piailler sur leur siège dans tous les sens : certains criaient à leur arrivée, d'autres s'étaient déjà levés de leur place pour se précipiter sur leur bagage, tandis que d'autres avaient commencé une queue pour quitter les voitures. Hallie avait voyagé avec [à convenir plus tard + autre RP], qui s'était prouvé d'être d'excellente compagnie dans ce voyage interminable. Hors de question qu'elle ne revienne seule de cette aventure. Ce furent des adieux temporaires dramatiques qui furent échangés entre la rouquine et ses nouveaux amis. Chacun s'était gentiment moqué de la faiblesse émotionnelle que l'autre affichait sur le visage, et traduisait par des mots tremblants, comme pour se rassurer mutuellement dans un clash adolescent. Hallie était triste de les quitter, mais heureuse d'être de retour dans son monde originel.
Un long chemin l'attendait cependant jusqu'à la maison : Aviemore était un patelin très reculé d'Écosse, et la famille avait pris plus de six heures pour se rendre à Londres la première fois. La voiture, le train, les changements, le métro, et beaucoup d'arrangements entre amis avait amené Hallie à bon port. Il ne restait plus qu'à faire le chemin inverse. Positionnée derrière une meute d'enfants surexcités, elle descendit les deux marches de sa voiture, avant de relever la tête pour constater qu'une bonne partie des parents avait pu faire le déplacement physique jusqu'au quai. Hallie, elle, devrait repasser par le mur magique pour rejoindre Lyubov et Duncan, qui se trouvaient dans la partie moldu du monde. Légèrement jalouse des autres élèves, elle ne se laissa pas démoraliser pour autant : son sac de voyage bien empoigné, c'était avec détermination qu'elle s'était dirigée vers le pilier qui permettait de franchir les deux mondes. Elle anticipait déjà d'être dans les bras de sa mère, partager ses expériences avec son père, revoir leur chat Kova, et fêter Noël en compagnie de Morven.
Tout était maintenant à portée de mains. Elle vérifia bien que tous ses sacs étaient bien sécurisés sur elle, avant de piquer un sprint comme seule elle sait les faire, et de franchir le pilier de l'autre monde.« Tu r'viendras nous voir pour les fêtes au moins ? Jure-le », avait faiblement demandé la petite tête noire.
Dernière modification par Hallie MacCruimein le 16 févr. 2024, 01:08, modifié 2 fois.
Enfin te revoilà Холлі
Lentement et craintive, elle ouvrit les yeux, s'attendant à retrouver la quiétude familière de la gare ferroviaire de King's Cross. Au lieu de cela, elle se retrouva plongée au cœur d'une tornade.
La gare de King's Cross s'étendait devant elle, un tableau chaotique de vie et d'activité. Les voyageurs se pressaient dans toutes les directions, leurs voix emplissant l'air de conversations animées et de cris de joie. Des valises roulaient sur les sols pavés, des enfants couraient en riant, et les annonces des haut-parleurs se mélangeaient dans un bourdonnement incessant.
Hallie resta un instant figée, prise au dépourvu par cette soudaine cacophonie. Elle se sentait minuscule au milieu de cette marée humaine, perdue dans un monde qu'elle pensait connaitre mais qui lui semblait étrangement nouveau et étranger. Elle mit quelques secondes à s'imprégner de sa vie passée. Un sourire nerveux flotta sur ses lèvres alors qu'elle se frayait un chemin à travers la foule, l'excitation de retrouver sa famille l'emportant sur toute autre sensation.
Non loin de là, au pied des escaliers descendant aux voies neuf et dix, se trouvaient Lyubov et Duncan au beau milieu d'une querelle. Lyubov avait son téléphone en main, et guettait l'heure avec une attention fiévreuse, ses yeux scrutant fébrilement chaque chiffre changeant à l'écran ; un doute s'était installé dans l'esprit de la rousse.
Duncan, lui, retournait dans un sens puis dans un autre une carte en papier usée par les manipulations à mesure qu'il disputait sa femme. « Bien sûr qu'la p'tiote va arriver, arrête de t'inquiéter comme ça, r'garde donc tes messages ! » s'égosillait Duncan, « on s'est sans doute gourré d'endroit, c'pour ça qu'elle est pas encore là !
- Non, je t'assure que c'est bien King's. Enfin, tu te souviens quand même chéri, c'est là qu'on l'avait déposé la dernière fois, on était même descendu sur la voie. J'espère qu'on n'est pas en retard...
- C'est impossible, on est arrivé trente minutes à l'avance, et il est tout juste 17h49 ! Aie un peu de patience ! » Duncan posa doucement la main sur l'épaule de sa conjointe, et la caressa doucement. Quelques minutes s'écoulèrent avant que Duncan ne puisse beugler : « Ah ! Là, regarde ! »
Au milieu de la foule, l'homme aperçut une petite tête rousse aux cheveux courts qui se mouvait difficilement, comme un félin trop gros essayant de passer au travers d'une chatière. Chargée de son sac de cours, ainsi que de son bagage, Hallie avait peine à avancer et son visage affichait des traits tendus. Les cheveux au vent, la robe rayée de la jeune fille volait au fur et à mesure des bourrasques. Relevant la tête, elle remarqua ses parents aux sourires radieux qui l'attendaient impatiemment. Hallie se mit à courir à travers la foule, et bouscula plus d'un passant en s'excusant systématiquement, « Pardon ! Pardon ! Désolé M'sieur ! ».
Elle monta quatre à quatre les escaliers jusqu'à se ruer dans les bras de Lyubov en s'écriant :
« мама! »
Si Lyubov ne connaissait pas aussi bien sa fille, elle aurait terminé sur le sol, le dos en compote. Un véritable boulet de canon fusa vers elle. Son père, aux anges, ébouriffa la petite tête rousse en prononçant dans un ukrainien approximatif : « *Ласкаво до дому ». S'ensuivit des sanglots de joie, des rires, et des soupirs de soulagement, avant que la petite troupe ne se dirige vers le métro pour effectuer un changement vers la gare de Euston et rejoindre Aviemore. Plus de dix heures de transport les attendaient.
* phrase agrammaticale
La gare de King's Cross s'étendait devant elle, un tableau chaotique de vie et d'activité. Les voyageurs se pressaient dans toutes les directions, leurs voix emplissant l'air de conversations animées et de cris de joie. Des valises roulaient sur les sols pavés, des enfants couraient en riant, et les annonces des haut-parleurs se mélangeaient dans un bourdonnement incessant.
Hallie resta un instant figée, prise au dépourvu par cette soudaine cacophonie. Elle se sentait minuscule au milieu de cette marée humaine, perdue dans un monde qu'elle pensait connaitre mais qui lui semblait étrangement nouveau et étranger. Elle mit quelques secondes à s'imprégner de sa vie passée. Un sourire nerveux flotta sur ses lèvres alors qu'elle se frayait un chemin à travers la foule, l'excitation de retrouver sa famille l'emportant sur toute autre sensation.
Non loin de là, au pied des escaliers descendant aux voies neuf et dix, se trouvaient Lyubov et Duncan au beau milieu d'une querelle. Lyubov avait son téléphone en main, et guettait l'heure avec une attention fiévreuse, ses yeux scrutant fébrilement chaque chiffre changeant à l'écran ; un doute s'était installé dans l'esprit de la rousse.
Duncan, lui, retournait dans un sens puis dans un autre une carte en papier usée par les manipulations à mesure qu'il disputait sa femme. « Bien sûr qu'la p'tiote va arriver, arrête de t'inquiéter comme ça, r'garde donc tes messages ! » s'égosillait Duncan, « on s'est sans doute gourré d'endroit, c'pour ça qu'elle est pas encore là !
- Non, je t'assure que c'est bien King's. Enfin, tu te souviens quand même chéri, c'est là qu'on l'avait déposé la dernière fois, on était même descendu sur la voie. J'espère qu'on n'est pas en retard...
- C'est impossible, on est arrivé trente minutes à l'avance, et il est tout juste 17h49 ! Aie un peu de patience ! » Duncan posa doucement la main sur l'épaule de sa conjointe, et la caressa doucement. Quelques minutes s'écoulèrent avant que Duncan ne puisse beugler : « Ah ! Là, regarde ! »
Au milieu de la foule, l'homme aperçut une petite tête rousse aux cheveux courts qui se mouvait difficilement, comme un félin trop gros essayant de passer au travers d'une chatière. Chargée de son sac de cours, ainsi que de son bagage, Hallie avait peine à avancer et son visage affichait des traits tendus. Les cheveux au vent, la robe rayée de la jeune fille volait au fur et à mesure des bourrasques. Relevant la tête, elle remarqua ses parents aux sourires radieux qui l'attendaient impatiemment. Hallie se mit à courir à travers la foule, et bouscula plus d'un passant en s'excusant systématiquement, « Pardon ! Pardon ! Désolé M'sieur ! ».
Elle monta quatre à quatre les escaliers jusqu'à se ruer dans les bras de Lyubov en s'écriant :
« мама! »
Si Lyubov ne connaissait pas aussi bien sa fille, elle aurait terminé sur le sol, le dos en compote. Un véritable boulet de canon fusa vers elle. Son père, aux anges, ébouriffa la petite tête rousse en prononçant dans un ukrainien approximatif : « *Ласкаво до дому ». S'ensuivit des sanglots de joie, des rires, et des soupirs de soulagement, avant que la petite troupe ne se dirige vers le métro pour effectuer un changement vers la gare de Euston et rejoindre Aviemore. Plus de dix heures de transport les attendaient.
* phrase agrammaticale
Enfin te revoilà Холлі
La route allait être longue, et Hallie n'attendrait certainement pas d'être assise et posée à la maison pour raconter toutes ses péripéties à sa famille. C'est ainsi que, installée dans le train en direction d'Aviemore, elle commença à narrer sa vie tel un véritable roman : une situation initiale, un élément perturbateur, des rebondissements... Il fit néanmoins de son mieux pour ne pas parler trop fort, consciente du secret magique à protéger. Duncan et Lyubov tentaient de prêter une oreille attentive aux propos de leur fille, mais ils avaient déjà fait plus de 10 heures de voyage à l'aller, et avaient presque fait nuit blanche. C'était donc dans un état post-stress, et de dette de sommeil, que les parents faisaient face à leur mioche beaucoup trop enthousiaste à l'idée de partager ses expériences.
« J'ai rencontré beaucoup de gens à l'école, y'en avait même trop ! Certain.es ont été super gentil.les avec moi, et d'autres moins... » continua la rouquine dans sa lancée. « C'était super dur au début parce que j'étais toute seule et j'y connaissais rien au monde magique. J'ai rencontré du monde là ça va ! Mais ce sont pas encore mes meilleures amies du monde. Le lien qu'j'ai avec avec Morven est incomparable », conclut-elle d'un air déterminé.
« Je suis heureuse d'entendre que tu es saine et sauve ma fille ! Tout le monde a du mal dans un nouvel environnement, même les adultes ! Tu n'as pas à t'inquiéter pour ça. Et si jamais tu veux rencontrer du monde, et bien, tu sais mieux le faire que moi ! Sois juste toi-même et tout ira bien, rassura Lyubov.
- Ouais mais... C'est dur à porter tu sais ?
- Oui, je comprends ce que tu peux ressentir. Mais ces sentiments font partie de la vie, ma chérie. Si tu ne les as jamais ressentis, comment peux-tu apprendre à les gérer ? Comment peux-tu savoir ce que c'est d'être bien entourée si tu n'as jamais été seule ? Il y a des phases où la vie te sourira moins que d'autres, et il te faut rester forte dans ces moments-là !
- Mouais... Enfin en attendant, y'a pas grand monde avec qui j'arrive à garder contact. Sauf p'tête mes partenaires de chambre avec qui j' m'entends bien. Ce s'rait cool d'avoir quelqu'un avec qui parl- euh... travailler en classe, et tu sais, pas être avec personne la majorité du temps.
- Eh bien, la prochaine fois, va-y, va t'assoir à côté des autres. Si tu ne fais pas le premier pas, qui le fera ? » conclut ainsi sa mère. Duncan regarda le fruit de ses entrailles assise en face d'elle, et avec une admiration retenue, il valida les sentiments de la rouquine en lui faisant les éloges, mais lui rappela l'importance d'un esprit sain dans un corps sain ; négliger l'exercice ne la ferait pas aller mieux, ça c'est sûr.
« Dis moi, Hallie, t'aurais pas à tout hasard négligé tes entrain'ments d'sport ? T'en es où avec la lutte ? Ils font bien d'la lutte à Poudlard, vu l'prix qu'on paye !
- C'pas ma faute wesh ! Y'a pas d'lutte à Poudlard sah, c'est nuuuuul, y'a que de la course de balai ou du Quidditch, et j'déteste le Quiddich, ça sert à rien.
- Du... Quidditch ? C'est quoi ça ?
- C'est un truc chelou où genre, comme le foot, t'as deux équipes avec des joueur.ses sur des balais. De chaque côté du terrain, t'as des buts où y faut marquer des points avec la balle de c'que j'comprends. Comme le foot, faut s'passer la balle et essayer de la voler, sauf que c'est en l'air, avec des balais magiques. En parallèle t'as deux joueur.ses qui s'affrontent en duel, et poursuivent un boule dorée qui vole, genre un peu comme une libellule, et le premier qui la chope a gagné. Mais ça n'a aucun intérêt leur truc : y suffit juste d'attendre que taon joueur.se attrape la boule dorée et t'as gagné, j'comprends vraiment pas l'intérêt d'ce jeu. » Duncan décrocha une mine qui semblait aller dans le sens de Hallie. En dire qu'il était circonspect aurait été une litote. Le parent inquiet n'était pas ravi d'entendre que sa fille lésinait ses entrainements au profit de la paresse. « Donc si j'ai bien compris, tu fais plus rien ? Comment tu t'attends à aller mieux si tu bouges pas d'ton fauteuil ? Combien de fois j'dois t'le répéter : un esprit sain dans un corps s-
- Dans un corps sain, oui c'est bon j'ai compris, ça fait 10 ans qu'tu m'le répètes là ! D'ailleurs pour ta gouverne, je continue d'm'entraîner du mieux qu'je peux en faisant d'athlétisme. Tu sais c'pas facile, y'a plein de gens qui te regarde de manière chelou et le stade qu'il y a pour t'entrainer est réservé uniquement pour le Quidditch. Y'a pas d'sport non magique là bas. »
Les sourcils froncés, Duncan rechigna et émit un grognement digne d'une bête comme pour exprimer son insatisfaction. Lyubov lui asséna un coup dans les côtes, comme pour lui rappeler son devoir de père qu'il avait momentanément oublié, et lui adressa un regard noir. Il n'allait pas gâcher leurs réjouissances avec son autoritarisme, pas ce moment si important. Ils auraient tout le temps de parler sport une fois rentrés. « Tu fais comme tu peux Холлі, du moment que tu continues à faire du sport, c'est ça qui compte », lui sourit-elle en lui adressant un petit clin d'oeil. Revigorée par la bienveillance de sa mère, la jeune fille reprit de plus belle, et raconta ô combien Brynn était merveilleux, les rencontres qu'elle avait pu faire dans le Poudlard Express après qu'ils s'étaient quittés, son arrivée au château et la cérémonie de répartition, ses nouvelles connaissances... La liste était sans fin. Quelques heures plus tard, la jeune fille se sentit prise par une grande fatigue qui l'envahissait. Elle émit un bâillement qui lui décrocha la mâchoire, et attira l'attention de ses parents sur elle. Ils pouvaient bien les sentir ces six heures de train qu'elle avait déjà parcouru. « Et bien, j'en connais une qui va faire un gros dodo ce soir moi ». Hallie appuya sa tête contre l'épaule de sa mère, et réajusta sa position de manière que ses épaules soient perpendiculaires avec le toit du train. Elle replia ainsi ses jambes sur son siège, et les posa dessus. Elle murmura un faible « Mh... » avant de s'assoupir sur les épaules de sa mère, cette dernière lui caressant les cheveux tendrement.
« J'ai rencontré beaucoup de gens à l'école, y'en avait même trop ! Certain.es ont été super gentil.les avec moi, et d'autres moins... » continua la rouquine dans sa lancée. « C'était super dur au début parce que j'étais toute seule et j'y connaissais rien au monde magique. J'ai rencontré du monde là ça va ! Mais ce sont pas encore mes meilleures amies du monde. Le lien qu'j'ai avec avec Morven est incomparable », conclut-elle d'un air déterminé.
« Je suis heureuse d'entendre que tu es saine et sauve ma fille ! Tout le monde a du mal dans un nouvel environnement, même les adultes ! Tu n'as pas à t'inquiéter pour ça. Et si jamais tu veux rencontrer du monde, et bien, tu sais mieux le faire que moi ! Sois juste toi-même et tout ira bien, rassura Lyubov.
- Ouais mais... C'est dur à porter tu sais ?
- Oui, je comprends ce que tu peux ressentir. Mais ces sentiments font partie de la vie, ma chérie. Si tu ne les as jamais ressentis, comment peux-tu apprendre à les gérer ? Comment peux-tu savoir ce que c'est d'être bien entourée si tu n'as jamais été seule ? Il y a des phases où la vie te sourira moins que d'autres, et il te faut rester forte dans ces moments-là !
- Mouais... Enfin en attendant, y'a pas grand monde avec qui j'arrive à garder contact. Sauf p'tête mes partenaires de chambre avec qui j' m'entends bien. Ce s'rait cool d'avoir quelqu'un avec qui parl- euh... travailler en classe, et tu sais, pas être avec personne la majorité du temps.
- Eh bien, la prochaine fois, va-y, va t'assoir à côté des autres. Si tu ne fais pas le premier pas, qui le fera ? » conclut ainsi sa mère. Duncan regarda le fruit de ses entrailles assise en face d'elle, et avec une admiration retenue, il valida les sentiments de la rouquine en lui faisant les éloges, mais lui rappela l'importance d'un esprit sain dans un corps sain ; négliger l'exercice ne la ferait pas aller mieux, ça c'est sûr.
« Dis moi, Hallie, t'aurais pas à tout hasard négligé tes entrain'ments d'sport ? T'en es où avec la lutte ? Ils font bien d'la lutte à Poudlard, vu l'prix qu'on paye !
- C'pas ma faute wesh ! Y'a pas d'lutte à Poudlard sah, c'est nuuuuul, y'a que de la course de balai ou du Quidditch, et j'déteste le Quiddich, ça sert à rien.
- Du... Quidditch ? C'est quoi ça ?
- C'est un truc chelou où genre, comme le foot, t'as deux équipes avec des joueur.ses sur des balais. De chaque côté du terrain, t'as des buts où y faut marquer des points avec la balle de c'que j'comprends. Comme le foot, faut s'passer la balle et essayer de la voler, sauf que c'est en l'air, avec des balais magiques. En parallèle t'as deux joueur.ses qui s'affrontent en duel, et poursuivent un boule dorée qui vole, genre un peu comme une libellule, et le premier qui la chope a gagné. Mais ça n'a aucun intérêt leur truc : y suffit juste d'attendre que taon joueur.se attrape la boule dorée et t'as gagné, j'comprends vraiment pas l'intérêt d'ce jeu. » Duncan décrocha une mine qui semblait aller dans le sens de Hallie. En dire qu'il était circonspect aurait été une litote. Le parent inquiet n'était pas ravi d'entendre que sa fille lésinait ses entrainements au profit de la paresse. « Donc si j'ai bien compris, tu fais plus rien ? Comment tu t'attends à aller mieux si tu bouges pas d'ton fauteuil ? Combien de fois j'dois t'le répéter : un esprit sain dans un corps s-
- Dans un corps sain, oui c'est bon j'ai compris, ça fait 10 ans qu'tu m'le répètes là ! D'ailleurs pour ta gouverne, je continue d'm'entraîner du mieux qu'je peux en faisant d'athlétisme. Tu sais c'pas facile, y'a plein de gens qui te regarde de manière chelou et le stade qu'il y a pour t'entrainer est réservé uniquement pour le Quidditch. Y'a pas d'sport non magique là bas. »
Les sourcils froncés, Duncan rechigna et émit un grognement digne d'une bête comme pour exprimer son insatisfaction. Lyubov lui asséna un coup dans les côtes, comme pour lui rappeler son devoir de père qu'il avait momentanément oublié, et lui adressa un regard noir. Il n'allait pas gâcher leurs réjouissances avec son autoritarisme, pas ce moment si important. Ils auraient tout le temps de parler sport une fois rentrés. « Tu fais comme tu peux Холлі, du moment que tu continues à faire du sport, c'est ça qui compte », lui sourit-elle en lui adressant un petit clin d'oeil. Revigorée par la bienveillance de sa mère, la jeune fille reprit de plus belle, et raconta ô combien Brynn était merveilleux, les rencontres qu'elle avait pu faire dans le Poudlard Express après qu'ils s'étaient quittés, son arrivée au château et la cérémonie de répartition, ses nouvelles connaissances... La liste était sans fin. Quelques heures plus tard, la jeune fille se sentit prise par une grande fatigue qui l'envahissait. Elle émit un bâillement qui lui décrocha la mâchoire, et attira l'attention de ses parents sur elle. Ils pouvaient bien les sentir ces six heures de train qu'elle avait déjà parcouru. « Et bien, j'en connais une qui va faire un gros dodo ce soir moi ». Hallie appuya sa tête contre l'épaule de sa mère, et réajusta sa position de manière que ses épaules soient perpendiculaires avec le toit du train. Elle replia ainsi ses jambes sur son siège, et les posa dessus. Elle murmura un faible « Mh... » avant de s'assoupir sur les épaules de sa mère, cette dernière lui caressant les cheveux tendrement.
Enfin te revoilà Холлі
C'est après treize heures de train que la famille entière atterrit enfin saine et sauve à Aviemore. Un kilomètre les séparait encore de leur domicile. Le jour commençait à se lever sur les montagnes enneigées d'Écosse, les rayons du soleil perçaient faiblement les épais nuages gris. Toustes poussèrent un grand soupir de fatigue à la perspective de devoir marcher encore une bonne quinzaine de minutes, bagages en main, après une nuit blanche de transport en commun.
Lyubov s'était dédouanée de ses valises qu'elle avait confiées à son mari, pour pouvoir porter la marmotte qui s'était endormie, sur ses épaules. La petite tête, appuyée contre l'épaule de Lyubov, grognait de temps à autre dans son sommeil, contrariée par les secousses de la marche. Les deux adultes échangeaient doucement sur leur voyage, profitant de l'état inconscient de leur fille pour se susurrer de doux mots.
Très vite, l'inquiétude gagna Duncan : allaient-ils être capables de continuer à accompagner leur fille de la sorte, à chaque vacance scolaire ? Les MacCruimein habitaient à plus de douze heures de train de la gare King's Cross, et un ticket leur coûtait en moyenne 90 livres sterling. Pour la famille qui peinait déjà à payer l'uniforme de leur fille, l'accompagner ainsi était une dépense monumentale. L'anxiété gagnait peu à peu Duncan, hésitant à se confier à sa femme. Il jeta quelques regards en sa direction, cherchant une once de soutien, avant de bégayer des mots. Lyubov l'interrompit rapidement, comme si elle savait ce qui s'ensuivrait, essayant de conserver l'illusoire petit paradis, juste le temps de quelques heures.
Duncan, bien gêné, se racla la gorge et se ravisa. Le message était passé : après, pas maintenant.
Arrivés à destination, Hallie fut réveillée par les bruits des lourdes valises cognant contre les coins. Son petit esprit embrumé eut juste assez de clarté pour débattre intérieurement s'il en valait la peine de se réveiller un peu plus. Finalement, elle décida que son sommeil était trop confortable pour en sortir, et sombra de nouveau dans les songes. Sa mère l'emmena dans la mezzanine à l'étage, et coucha sa fille dans son lit en la bordant tendrement. Elle lui porta un bisou au front, avant de s'esquiver de la petite pièce pour rejoindre son mari en train de leur préparer un porridge matinal.
Quelques petits échanges sur leur fille, quelques regards, et quelques sympathies, avant que l'ambiance ne tombe subitement. Un silence mortuaire dominait dans la cuisine, alors que les ronronnements du frigidaire et les claquements de la machine à laver, fraîchement lancée, accentuaient l'aura lugubre de la pièce. Aucun des deux partis n'osa prendre la parole. Chacun se testa du regard, tâta le terrain, avant de se réfugier dans leurs pensées, à l'abri des regards, cherchant désespérément que dire.
Finalement, Duncan se jeta à l'eau, en prenant des pincettes, et amorça la discussion avec une phrase qui se voulait joyeuse.
« Et beh ! Ça, tu parles d'un voyage. Une aventure, j'devrais dire ! »
Lyubov s'était dédouanée de ses valises qu'elle avait confiées à son mari, pour pouvoir porter la marmotte qui s'était endormie, sur ses épaules. La petite tête, appuyée contre l'épaule de Lyubov, grognait de temps à autre dans son sommeil, contrariée par les secousses de la marche. Les deux adultes échangeaient doucement sur leur voyage, profitant de l'état inconscient de leur fille pour se susurrer de doux mots.
Très vite, l'inquiétude gagna Duncan : allaient-ils être capables de continuer à accompagner leur fille de la sorte, à chaque vacance scolaire ? Les MacCruimein habitaient à plus de douze heures de train de la gare King's Cross, et un ticket leur coûtait en moyenne 90 livres sterling. Pour la famille qui peinait déjà à payer l'uniforme de leur fille, l'accompagner ainsi était une dépense monumentale. L'anxiété gagnait peu à peu Duncan, hésitant à se confier à sa femme. Il jeta quelques regards en sa direction, cherchant une once de soutien, avant de bégayer des mots. Lyubov l'interrompit rapidement, comme si elle savait ce qui s'ensuivrait, essayant de conserver l'illusoire petit paradis, juste le temps de quelques heures.
Duncan, bien gêné, se racla la gorge et se ravisa. Le message était passé : après, pas maintenant.
Arrivés à destination, Hallie fut réveillée par les bruits des lourdes valises cognant contre les coins. Son petit esprit embrumé eut juste assez de clarté pour débattre intérieurement s'il en valait la peine de se réveiller un peu plus. Finalement, elle décida que son sommeil était trop confortable pour en sortir, et sombra de nouveau dans les songes. Sa mère l'emmena dans la mezzanine à l'étage, et coucha sa fille dans son lit en la bordant tendrement. Elle lui porta un bisou au front, avant de s'esquiver de la petite pièce pour rejoindre son mari en train de leur préparer un porridge matinal.
Quelques petits échanges sur leur fille, quelques regards, et quelques sympathies, avant que l'ambiance ne tombe subitement. Un silence mortuaire dominait dans la cuisine, alors que les ronronnements du frigidaire et les claquements de la machine à laver, fraîchement lancée, accentuaient l'aura lugubre de la pièce. Aucun des deux partis n'osa prendre la parole. Chacun se testa du regard, tâta le terrain, avant de se réfugier dans leurs pensées, à l'abri des regards, cherchant désespérément que dire.
Finalement, Duncan se jeta à l'eau, en prenant des pincettes, et amorça la discussion avec une phrase qui se voulait joyeuse.
« Et beh ! Ça, tu parles d'un voyage. Une aventure, j'devrais dire ! »
Enfin te revoilà Холлі
Lyubov murmura d'un assentiment à la remarque évidente de son mari, s'affairant à la préparation de la machine à laver. Lyubov s'adossa contre l'appareil, les bras croisés, et se mordilla les lèvres. Son mari retira du feu la préparation pour le petit déjeuner, avant de se retourner vers Lyubov, en lui prenant doucement la main. « Mo ghràdh, sussura-t-il à sa tendre. Y faut qu'on cause ». Nerveuse, Lyubov releva la tête, appréhendant les décisions qu'ils allaient devoir prendre en tant que parents pauvres d'une apprentie sorcière. Bien que Duncan arbore une expression douce de confiance, ce dernier ne pouvait dissimuler sa part de doute derrière sa voix fébrile. Si la petite dormait bien au chaud, en sécurité là-haut, ses parents eux avaient l'impression d'être sur un champ de bataille, des explosions rugissant de chaque côté, pris en tenaille par l'ennemi appelant à se rendre. Les parents se situaient dans cette seconde où une décision devait être prise au risque de se faire tuer. La sécurité de leur enfant serait en jeu, qu'elle soit affective, ou physique, et rien, mis-à-part un gain soudain de loterie, ne l'épargnerait.
« так, я знаю. J'aurais aimé que nous n'ayons pas à en parler, ajouta la quarantenaire. Qu'est-ce qu'on va faire ? » Duncan grimaça au regard désespéré que lui avait lancé sa femme, sentant son cœur se serrer dans la poitrine. Il eut du mal à se montrer rassurant, car lui-même était indécis.
« J'sais pâ trop. Dans l'tat actuel des choses, on peut pas s'permettre. Donc y va falloir trouver des alternatives.
– Comme quoi ?
Duncan failli se mordre la langue tant il anticipait la réaction de Lyubov à la proposition qu'il allait soumettre. Il ne s'aperçut de la douleur seulement quand il revint à lui.
– Ben, on a pas trente-six solutions, c'pas comme si on nous avait donné de l'or en nous annonçant qu'la p'tiote avait des pouvoirs magiques. On a assumé l'endettement, mais dans la limite de c'qui était possible. Là on va pas pouvoir l'em'ner à 2 à chaque vacance à Londres, c'beaucoup trop cher.
– Tu veux l'envoyer toute seule ? Mais enfin Duncan, ça va pas, elle n'a que onze ans !
Duncan tressaillit sous le joug de sa femme ; il savait quelle réponse allait lui avoir apporté. Pour être franc, il trouvait sa propre idée complètement déjantée. Jamais, réalistement parlant, il ne laisserait sa fille faire la grande vadrouille des fins fonds de la brousse écossaise à la ville aux milles visages, vu comment il se montrait protecteur envers elle. Cependant, le poids de la dette considérable envisagée l'encourageait à faire face au courroux de sa femme.
– On n'a pas vraiment l'choix ! rouspilla-t-il.
– On a toujours le choix, lui répondit Lyubov sèchement.
De longues secondes s'écoulèrent avant que l'un des deux n'ose reprendre la parole. Toute alternative envisagée les conduisait à une impasse.
– Et si on demandait à un ami ? Un ami d'un ami, peut-être ? Il y a forcément des gens qui font le trajet jusqu'à Londres pour les fêtes ?
– Je peux d'mander à mon travail, mais ça m'étonn'rait t'sais. Demande aussi d'ton côté. En attendant, on doit discuter l'éventualité d'envoyer Hallie toute seule à Londres. »
Lyubov hocha la tête en guise d'accord, et les deux partis dansaient maintenant ensemble dans un ballet coordonné. Plusieurs options pouvaient être envisagée : la première étant de trouver quelqu'un qui accepterait de prendre Hallie à l'aller et au retour de Londres à Aviemore, ou à la station d'avant pour chaque vacance scolaire. La deuxième était de trouver des bus qui l'emmèneraient à destination en évitant des changements. La troisième était celle que les deux parents redoutait le plus, car elle nécessiterait un certain abandon de leur fille : se débrouiller pour prendre les lignes ferroviaires écossaises avec tous les changements que cela implique pour se rendre à destination dix heures plus loin.
« Ecoute, si jamais, si jamais on ne trouve pas des gens pour l'accompagner, y va falloir opter pour la dernière option. Elle est très jeune mais on a pas le choix. On va devoir lui faire confiance pour qu'elle atteigne bon port. Après on peut faire ça bien ossi. On va réemprunter un peu pour lui ach'ter un p'tit tél' portable et on s'ra avec elle aux chang'ments. »
Lyubov écouta attentivement la proposition de Duncan, qui semblait partager ses sentiments. Les deux parents savaient que c'était la seule solution possible, et qu'ils allaient devoir tout mettre de leur côté pour qu'elle réussisse.
« Et le professeur Charleston ? Il est venu la première fois chercher Hallie pour l'emmener faire les courses de ses fournitures scolaires. Est-ce que tu penses qu'il pourrait venir ?
– C'est une su-per idée, ça. On va lui écrire une lEttre, j'espère qu'y va pouvoir nous aider. On s'y attèle demain ?
– Absolument ! Sinon... Elle soupira longuement. Il va falloir en parler à la marmotte quand elle sera réveillée. Plus c'est fait mieux ce sera, surtout si on veut pouvoir profiter de la Hanouka sans avoir ça sur la conscience. »
Les deux amants s'enlacèrent tendrement suite à l'échange tendu dont ils ont dû avoir. Ces deux-là soupirèrent dans les cheveux de l'autre, en grattant tendrement leur tête, tendant de se rassurer sur ce que l'avenir leur réserverait. C'était un moment très difficile, mais ils étaient sûrs qu'ils allaient pouvoir trouver quelque chose.
« так, я знаю. J'aurais aimé que nous n'ayons pas à en parler, ajouta la quarantenaire. Qu'est-ce qu'on va faire ? » Duncan grimaça au regard désespéré que lui avait lancé sa femme, sentant son cœur se serrer dans la poitrine. Il eut du mal à se montrer rassurant, car lui-même était indécis.
« J'sais pâ trop. Dans l'tat actuel des choses, on peut pas s'permettre. Donc y va falloir trouver des alternatives.
– Comme quoi ?
Duncan failli se mordre la langue tant il anticipait la réaction de Lyubov à la proposition qu'il allait soumettre. Il ne s'aperçut de la douleur seulement quand il revint à lui.
– Ben, on a pas trente-six solutions, c'pas comme si on nous avait donné de l'or en nous annonçant qu'la p'tiote avait des pouvoirs magiques. On a assumé l'endettement, mais dans la limite de c'qui était possible. Là on va pas pouvoir l'em'ner à 2 à chaque vacance à Londres, c'beaucoup trop cher.
– Tu veux l'envoyer toute seule ? Mais enfin Duncan, ça va pas, elle n'a que onze ans !
Duncan tressaillit sous le joug de sa femme ; il savait quelle réponse allait lui avoir apporté. Pour être franc, il trouvait sa propre idée complètement déjantée. Jamais, réalistement parlant, il ne laisserait sa fille faire la grande vadrouille des fins fonds de la brousse écossaise à la ville aux milles visages, vu comment il se montrait protecteur envers elle. Cependant, le poids de la dette considérable envisagée l'encourageait à faire face au courroux de sa femme.
– On n'a pas vraiment l'choix ! rouspilla-t-il.
– On a toujours le choix, lui répondit Lyubov sèchement.
De longues secondes s'écoulèrent avant que l'un des deux n'ose reprendre la parole. Toute alternative envisagée les conduisait à une impasse.
– Et si on demandait à un ami ? Un ami d'un ami, peut-être ? Il y a forcément des gens qui font le trajet jusqu'à Londres pour les fêtes ?
– Je peux d'mander à mon travail, mais ça m'étonn'rait t'sais. Demande aussi d'ton côté. En attendant, on doit discuter l'éventualité d'envoyer Hallie toute seule à Londres. »
Lyubov hocha la tête en guise d'accord, et les deux partis dansaient maintenant ensemble dans un ballet coordonné. Plusieurs options pouvaient être envisagée : la première étant de trouver quelqu'un qui accepterait de prendre Hallie à l'aller et au retour de Londres à Aviemore, ou à la station d'avant pour chaque vacance scolaire. La deuxième était de trouver des bus qui l'emmèneraient à destination en évitant des changements. La troisième était celle que les deux parents redoutait le plus, car elle nécessiterait un certain abandon de leur fille : se débrouiller pour prendre les lignes ferroviaires écossaises avec tous les changements que cela implique pour se rendre à destination dix heures plus loin.
« Ecoute, si jamais, si jamais on ne trouve pas des gens pour l'accompagner, y va falloir opter pour la dernière option. Elle est très jeune mais on a pas le choix. On va devoir lui faire confiance pour qu'elle atteigne bon port. Après on peut faire ça bien ossi. On va réemprunter un peu pour lui ach'ter un p'tit tél' portable et on s'ra avec elle aux chang'ments. »
Lyubov écouta attentivement la proposition de Duncan, qui semblait partager ses sentiments. Les deux parents savaient que c'était la seule solution possible, et qu'ils allaient devoir tout mettre de leur côté pour qu'elle réussisse.
« Et le professeur Charleston ? Il est venu la première fois chercher Hallie pour l'emmener faire les courses de ses fournitures scolaires. Est-ce que tu penses qu'il pourrait venir ?
– C'est une su-per idée, ça. On va lui écrire une lEttre, j'espère qu'y va pouvoir nous aider. On s'y attèle demain ?
– Absolument ! Sinon... Elle soupira longuement. Il va falloir en parler à la marmotte quand elle sera réveillée. Plus c'est fait mieux ce sera, surtout si on veut pouvoir profiter de la Hanouka sans avoir ça sur la conscience. »
Les deux amants s'enlacèrent tendrement suite à l'échange tendu dont ils ont dû avoir. Ces deux-là soupirèrent dans les cheveux de l'autre, en grattant tendrement leur tête, tendant de se rassurer sur ce que l'avenir leur réserverait. C'était un moment très difficile, mais ils étaient sûrs qu'ils allaient pouvoir trouver quelque chose.