RPG West Bromwich Chez Neruda Wells

Aout 2048, West Bromwich
Déscription plus détaillée de la maison de Neruda et ses parents.
Le mois d'août touchait à sa fin, et cela faisait plusieurs semaines que Neruda avait reçu sa lettre d'admission à Poudlard, ainsi que la liste de ses fournitures. Quand elle ouvrit les yeux, ce matin-là, le réveil fut instantané. Elle bondit hors de son lit et attrapa une paire de chaussettes épaisses. Puis elle se dirigea vers la porte de sa chambre en martelant le sol de ses petits pieds emmitouflés. D'habitude plutôt discrète, elle ne s'embêtait pourtant pas de quelques manières aujourd'hui. Sa mère l'avait déjà suffisamment fait attendre à son goût, et peu importe que la lumière du jour soit à peine apparue dans le ciel, elle comptait bien réveiller la maisonnée si nécessaire ! Elle traversa le couloir en bondissant gaiement pour atteindre l'escalier qui la mènerait à la cuisine.

En descendant lourdement les marches en bois, l'odeur de café et de pain grillé qui planait là lui parvint, sa mère était réveillée. Un large sourire se dessina sur son visage et elle termina son trajet en trois grandes enjambées, jusqu'à la grande silhouette élancée d'Emily, pour agripper à sa taille.
" - Bonjour Neru, dit celle-ci, d'une voix douce. Tu as bien dormi ?
- Oui, maman ! Dis ! C'est bien aujourd'hui qu'on part chez grand-père et grand-mère ?
- Oui, fin de matinée, mais pour le moment, tu vas déjeuner s'il te plaît."
Neruda obéit immédiatement et s'installa sur le tabouret de bar le plus proche. Sa mère lui servit un bol de thé au lait et des biscuits aux pépites de chocolat qu'elle aimait tant. Elle fut forcée de manger une demi-pomme et s'exécuta en jetant quelques regards désapprobateurs à sa mère qui, elle, semblait s'amuser de la situation. Elle était occupée à arranger quelques menus détails en vue de son départ. C'était la première fois depuis bien longtemps que son mari allait passer autant de temps sans elle à la maison. La veille, elle avait cuisiné les divers ingrédients périssables se trouvant dans le réfrigérateur. Connaissant suffisamment son mari pour savoir qu'il ne se serait pas préoccupé de leur sort. Elle était appuyée sur le grand îlot central, face à Neruda, et rédigeait quelques notes pour chaque plat. Hormis le craquement de la pomme sous les petites dents de l'enfant et le grattement du stylo, accentuer par les imperfections du bois, sous la fine feuille de papier. Le silence emplissait l'immense pièce au fond de laquelle se trouvait la petite cuisine de style industrielle. Le jour se levait et projetait les ombres des colonnes, uniques supports de l'étage supérieur, sur les deux murs ne comportant pas de fenêtres. Une cheminée de briques ornait l'un d'eux, et devant elle, un grand canapé en tissus beige sur lequel était dispersée, un désordre ordonné, de plusieurs coussins. Un tapis, une petite table d'appoints et une lampe sur pieds agrémentés le tout. Derrière, une grande table de bois, autour de laquelle était disposé six chaises assorties, occupées l'espace quasiment en son centre. Au milieu de table, une belle fleur éclose, rouge sang, vivait dans la terre, contenue par un pot soigneusement décoré à la main de Neruda elle-même.

Elle engouffrait le dernier quartier de pomme dans sa bouche, pressée d'en finir avec son fardeau, lorsque son père arriva au pied de l'escalier. À la vue de sa fille, aux airs d'écureuil fâché, il ne put s'empêcher de sourire : " Bonjour, comment ça va ma p'tite Neru ? Dit-il en se dirigeant vers sa femme afin de l'embrasser. Elle finit péniblement sa bouchée puis répondit : " Bien et toi papa ? C'est aujourd'hui qu'on part avec maman, tu vas être sage hein ? Nous, on va aller dans le chemin de travers et après y a une baguette magique qui va me choisir et puis je vais enfin avoir un chat ! ". Ses parents éclatèrent de rire à l'unisson, et tandis que Shawn alla se servir une tasse de café, Emily dit à sa fille : " Ce n'est pas tout à fait ça ma petite Neru, mais nous en reparlerons. Vas te débarbouiller et habilles toi s'il te plaît, je monte te voir dans un instant." Sur ces mots, Neruda se précipita à l'étage pour faire sa toilette et boucler sa valise, laissant derrière elle ses parents qui entamaient une discussion qu'elle jugea sans intérêt.

A suivre...

Ash ∞ Neru / #212333 / Fiche PR
"Ex nihilo nihil fit"

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Aout 2048, West Bromwich
Description plus détaillée de la maison de Neruda et ses parents.
Suite
Sa chambre n'était pas très grande, elle se situait au dernier étage du bâtiment, sur le même palier que celle de ses parents ainsi que de la grande salle de bain. La demeure, bien que très entretue, avait conservé son cachet d'antan et le bois y régnait en maître. Les poutres apparentes qui délimitaient les diverses hauteurs de plafond, étaient mises en relief par de fines guirlandes lumineuses diffusant une lumière chaude. Plusieurs tapis moelleux, aux diverses nuances de bleu nuit, étaient disposés sur le parquet bien ciré. Chacun d'eux abritaient son lot de babioles, comparables à des îlots, sur lesquels la petite fille aimait passer du temps en s'adonnant à diverses activités. Un casque sans fil en compagnie d'une petite dizaine de livres de poche, pas très épais, composait l'univers de l'un. Sur l'autre, un peu plus loin, un set de dessin, qu'elle avait emprunté à sa mère. D'une part, plusieurs boîtes en métal, portant les marques de quelques biscuits du pays, étaient remplies de crayons, craies et fusains, triés en plusieurs catégories distinctes. Tout proche, un grand calepin, semblant s'enfoncer dans les franges douces de la carpette, affichait une œuvre inachevée. Dans un coin, une guitare était posée sur son support à côté d'un fauteuil, dont le bleu délavé, portait les marques du temps. Une vieille paire de tennis et une raquette étaient abandonnées à ses pieds, seul représentation de désordre. En face de la porte d'entrée, une petite fenêtre encastrée dans une niche, remplissait la pièce d'une douce lumière matinale d'été. Les rideaux, voiles légers, translucides et parsemés de petites étoiles argentées, remuait doucement sous l'effet d'une légère brise chaude, qui emmenait avec elle, le doux parfum des fleurs débordant des jardinières disposées sur les façades extérieures. Les rayons de soleil, jouaient avec les quelques grains de poussières volant ci et là, formant des rideaux de paillettes agitées. Ils pointaient en direction du mur adjacent, contre lequel reposé une imposante tête de lit en bois sombre. Les planètes du système solaire qui la composait, semblaient flottées les unes à côté des autres. Elles étaient sculptées, rondes, détaillées et reliées de manière à peine visible. L'ouvrage avait pu voir le jour grâce à la magie, aucune main humaine n'aurait été capable d'une telle précision. L'artiste avait même pris le soin de représenter les cratères caractérisant la lune et l'anneau de Saturne se faisait témoin du talent de celui-ci. La structure supportait un matelas, dont l'épaisseur démesurée, indiquait la mollesse. Plus jeune, Neruda peinait à grimper dessus tant elle s'y enfoncer en y prenant appui et aujourd'hui, quelques matins, quitter le cocon que lui conférait celui-ci était difficile.

Elle entra les bras chargés de ses dernières affaires de toilette, dont elle venait de faire usage. À sa gauche, proche d'une jolie commode, se trouvait une grande valise à l'aspect solide et brillant, s'accordant parfaitement à l'odeur du cuire neuf qu'elle faisait sentir. Elle était ouverte et semblait exhiber fièrement un contenu bien rangé. Des vêtements soigneusement pliés d'un côté. Et plusieurs trousses et pochettes étaient réparties de manière logique de l'autre. Elle y ajouta les derniers effets qu'elle avait en main, et non sans peine referma le bagage. Elle boucla les fermoirs métalliques aux couleurs du cuivre qui en composait la structure et se saisit de la poignée qui dépassait là. Sa mère entra dans la chambre à ce moment :
" Tu as fermé ta valise Neru ? Je n'ai pas vérifié ce que tu y as mis. Tu es certaine de n'avoir rien oublié ? Tu ne reviendras pas avant les vacances, et bien que Londres ne soit qu'à deux heures de route, nous avons beaucoup de choses à y faire cette semaine. Nous n'auront sûrement pas le temps de revenir chercher ce qu'il te manque.
- Oui, ne t'en fais pas ! Ça fait deux jours que je prépare mes affaires pour partir. Il me tarde tellement d'aller acheter les fournitures pour l'école ! Est-ce qu'on va y aller aujourd'hui ?
Emily répondit à sa fille en lui adressant un regard plein de tendresse.
- Oh, je le sais, oui, que tu prépares tes affaires depuis un moment ! " Elle faisait référence au harcèlement quotidien de sa fille au sujet de la fameuse école magique et des préparatifs pour sa rentrée toute proche. Elle ajouta : " Non, pas aujourd'hui, mais demain oui. Nous allons poser nos bagages chez grand-père et grand-mère avant tout. " Elle s'approcha afin de délester sa fille du poids, qu'elle tentait vainement de soulever. Neruda remercia sa mère d'un sourire et la suivit lorsqu'elle quitta la pièce, elles descendirent le premier escalier, puis le second, qui menait à la libraire familiale.

A suivre...

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"Ex nihilo nihil fit"

RPG West Bromwich Chez Neruda Wells
Aout 2048, West Bromwich
Description plus détaillée de la maison de Neruda et ses parents.
Suite et fin.
La réserve était plus grande que la boutique elle-même, mais les innombrables tours de cartons qui l'encombraient donnait l'effet inverse. Un chemin était tracé au milieu des colis jusqu'à une porte se trouvant derrière le comptoir où trônait une petite caisse enregistreuse totalement obsolète. De lourdes étagères disposaient dos à dos formaient trois petites allées, abritant les ouvrages présentés par catégories. Ça n'en avait pas l'air, mais le petit commerce était bien ordonné. Et malgré les piles de livres encore non classées, que l'on pouvait voir s'accumuler à l'entrée des petits couloirs, il était facile de trouver ce que l'on y cherchait. Les nombreux clients qui s'y présentaient, ne cachaient d'ailleurs pas leur étonnement à ce sujet, félicitant régulièrement Shawn de son sens de l'organisation. Mais aujourd'hui, le magasin était vide, et la pancarte, visible à travers les carreaux légèrement polis des portes d'entrées affiché la mention, " Closed " comme la plupart des commerces de la ville en ce dimanche matin.

La voiture était garée sur le trottoir, juste devant chez eux. Il n'était pas tout à faire 10 h du matin, en dehors du chant des oiseaux, les seuls bruits perceptibles étaient les cris des enfants, profitant des derniers jours de vacances, dans le parc de l'autre côté de la rue. Les affaires de la fillette et de sa mère chargées dans le coffre de la berline, Shawn se mit au volant et fit démarrer le moteur. Il ne resterait pas avec elles durant le séjour. À l'approche de la rentrée, quelques moldues à peine revenus de voyages en famille se précipitaient pour acheter les manuels nécessaires pour leurs rejetons. Combiné à cela, les nombreuses livraisons qu'il devait honorer auprès des écoles du coin lui prenaient tout son temps. Il profiterait cependant de l'occasion pour rendre visite à ses parents avec sa petite famille avant de les déposer chez Ayden et Alice, ses beaux-parents. Le véhicule filait à présent sur les grands axes routiers en direction de Londres et les discussions entamées par les multitudes de questions de Neruda animaient joyeusement l'habitacle.

Fin.

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