Rétro Express
Eileen eut un sourire en coin. L'analyse ce n'était pas le truc d'Ernest ? Vraiment ? L'analyse théorique peut-être mais il avait suffisamment prouvé qu'il aimait les analyses pratiques... c'était tout bonnement ce qu'étaient ses expériences ! Mais elle comprenait ce qu'il voulait dire, il n'aimait pas se tromper et c'était plutôt là le point central.
Etan quant à lui préférait allait droit au but, elle comprenait. Parfois, elle-même pouvait s'impatienter à cause des fioritures et des détours. L'impatience serait-elle un trait de caractère de son cadet ? Elle n'en avait pourtant pas l'impression.
- "L'histoire n'a pas forcément de logique et n'a pas de lignes droites." résuma-t-elle la pensée des garçons. "contrairement aux autres matières que nous avons comme les sortilèges ou les potions... En fait, nos cours font principalement appel à notre logique à bien y réfléchir..."
"Rien qui ne puisse être réparé", ce n'était pas pour la rassurer. Elle savait qu'Ernest était un habitué de l'infirmerie et que l'infirmier, Mr O'Belt, était très compétent dans son domaine, à l'écoute aussi. Elle l'avait elle-même consulté. Mais ce n'était pas une raison pour se faire mal quand même ! Un jour viendrait ou ca ne serait pas forcément réparable... Quoiqu'avec la magie, était-ce vraiment possible ?
Elle poussa sa réflexion à voix haute :
- "Vous croyez qu'il y a des choses que la magie ne peut pas réparer ? Et si tu te faisais mal et qu'une baguette ou une potion ne puisse rien ?"
Elle se demandait si Mr O'Belt était en capacité de tout soigner ou si dans certaines circonstances, il devrait faire appel à quelqu'un de spécialisé dans un domaine... Mrs Priddy pour les sortilèges ou Mrs Xarinez pour une potion de soin...
A bien y réfléchir, tous les professeurs devaient travailler de concert au bien-être des élèves de Poudlard. Mr Charleston devait produire des plantes nécessaires aux potions de l'infirmier lui aussi...
Elle se demanda inquiète comment était l'accès aux soins sorciers en dehors de l'école et s'en ouvrit aux deux Serpentard :
- "Heu dites... En dehors de Poudlard, il y a des médicomages facilement accessibles ?"
Si jamais Ernest ou Etan se lançaient dans des expériences en dehors de l'école, elle avait peur des conséquences quant à leur santé.
Etan confirma l'expérience la plus importante d'Eileen. Il fallait avouer que se trouver un pan familial au collège ne faisait pas partie de ses plans mais qu'il n'y avait pour autant aucune ombre au tableau. C'était un plaisir que cette rencontre ! Elle avait en somme gagné un frère, bien plus qu'un cousin... et toute sa branche familiale avec !
A la question d'Ernest, toujours muté dans une sorte de stoïcisme vis-à-vis de Mila assise sur lui de tout son long, elle répondit :
- "En fait, nos parents l'ont appris par nous. Mon grand-père et celui d'Etan sont frères. Le mien, cracmol, a coupé les ponts et de là, plus personne ne s'est parlé... Mais de ce qu'on a compris dans les hiboux, ils sont super contents de bientôt se retrouver en vrai ! Tous les sorciers vont aller sur le Chemin de traverse et après le côté d'Etan viendra en Irlande pour rencontre mes parents moldus..."
Et poursuivant, elle demanda :
- "D'ailleurs, tu vas faire quoi pendant tes vacances ?"
Elle était assez curieuse de savoir s'il allait rester à Londres avec ses deux mères...
565
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Etan quant à lui préférait allait droit au but, elle comprenait. Parfois, elle-même pouvait s'impatienter à cause des fioritures et des détours. L'impatience serait-elle un trait de caractère de son cadet ? Elle n'en avait pourtant pas l'impression.
- "L'histoire n'a pas forcément de logique et n'a pas de lignes droites." résuma-t-elle la pensée des garçons. "contrairement aux autres matières que nous avons comme les sortilèges ou les potions... En fait, nos cours font principalement appel à notre logique à bien y réfléchir..."
"Rien qui ne puisse être réparé", ce n'était pas pour la rassurer. Elle savait qu'Ernest était un habitué de l'infirmerie et que l'infirmier, Mr O'Belt, était très compétent dans son domaine, à l'écoute aussi. Elle l'avait elle-même consulté. Mais ce n'était pas une raison pour se faire mal quand même ! Un jour viendrait ou ca ne serait pas forcément réparable... Quoiqu'avec la magie, était-ce vraiment possible ?
Elle poussa sa réflexion à voix haute :
- "Vous croyez qu'il y a des choses que la magie ne peut pas réparer ? Et si tu te faisais mal et qu'une baguette ou une potion ne puisse rien ?"
Elle se demandait si Mr O'Belt était en capacité de tout soigner ou si dans certaines circonstances, il devrait faire appel à quelqu'un de spécialisé dans un domaine... Mrs Priddy pour les sortilèges ou Mrs Xarinez pour une potion de soin...
A bien y réfléchir, tous les professeurs devaient travailler de concert au bien-être des élèves de Poudlard. Mr Charleston devait produire des plantes nécessaires aux potions de l'infirmier lui aussi...
Elle se demanda inquiète comment était l'accès aux soins sorciers en dehors de l'école et s'en ouvrit aux deux Serpentard :
- "Heu dites... En dehors de Poudlard, il y a des médicomages facilement accessibles ?"
Si jamais Ernest ou Etan se lançaient dans des expériences en dehors de l'école, elle avait peur des conséquences quant à leur santé.
Etan confirma l'expérience la plus importante d'Eileen. Il fallait avouer que se trouver un pan familial au collège ne faisait pas partie de ses plans mais qu'il n'y avait pour autant aucune ombre au tableau. C'était un plaisir que cette rencontre ! Elle avait en somme gagné un frère, bien plus qu'un cousin... et toute sa branche familiale avec !
A la question d'Ernest, toujours muté dans une sorte de stoïcisme vis-à-vis de Mila assise sur lui de tout son long, elle répondit :
- "En fait, nos parents l'ont appris par nous. Mon grand-père et celui d'Etan sont frères. Le mien, cracmol, a coupé les ponts et de là, plus personne ne s'est parlé... Mais de ce qu'on a compris dans les hiboux, ils sont super contents de bientôt se retrouver en vrai ! Tous les sorciers vont aller sur le Chemin de traverse et après le côté d'Etan viendra en Irlande pour rencontre mes parents moldus..."
Et poursuivant, elle demanda :
- "D'ailleurs, tu vas faire quoi pendant tes vacances ?"
Elle était assez curieuse de savoir s'il allait rester à Londres avec ses deux mères...
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Rétro Express
Ernest aimait les histoires mais pas l’Histoire de la magie. Comme le disait Eileen, il ne s’agissait pas de logique. Et c’est vrai que parfois, ces cours étaient particulièrement indigestes et denses. Il rejoignait Etan sur ce point. Lui aussi parfois, il perdait le fil de sa concentration. Il avait besoin d’action. De pratique. Il avait besoin de ressentir. De ce point de vue, l’histoire était parfois un peu trop abstraite ou trop éloignée. Il acquiesça néanmoins à la remarque de la rouquine.
La discussion dévia rapidement sur les expériences et les dangers de la magie. Il arrivait parfois au garçon de dépasser un peu les limites du raisonnable. Mais les petits bobos le rappelaient vite à la raison et aux avertissements de Miss Priddy. Alors il se montrait un peu plus raisonnable, précautionneux. Enfin jusqu’à l’idée suivante. La magie pour Ernest, c’était un peu comme une boîte à cliquetis. Il ne supportait pas que quelque chose lui résiste ou qu’une porte reste fermée.
Ernest embraya sur le sujet des maux magiques et se gratta l’arrière de la tête en réfléchissant. Ce n’était pas aisé avec la créature qui était toujours en grève sur une moitié de genou.
“Bin… j’pense que la magie peut pas tout soigner… c’est comme la médecine non-maj tu crois pas ? Pour certains trucs, on a des médicaments et pas pour d’autres… Enfin… j’veux dire… t’imagine si c’était possible ? Ça voudrait dire que les sorciers laissent mourir les moldus en connaissance de cause…”
L’idée était plutôt horrible une fois dites à voix haute. Et effrayante. Que se passerait-il si Lucy se retrouvait atteinte d’une maladie très grave… Est-ce que la communauté sorcière refuserait de la soignée sous prétexte qu’elle était une moldue ? Enfin elle était quand même sa mère. Ça devrait compter. Il n’en avait aucune idée cela dit. Petit, il avait souvent été malade mais rien qui ne puisse se guérir à l’aide de quelques plantes et une bonne nuit de sommeil.
“À Londres il y en a je crois… Je sais pas trop… j’étais souvent malade, mais pas assez pour avoir besoin d’un docteur… des rhums et des trucs comme ça…”
L’adolescent écouta le récit de la rencontre de ces deux acolytes un léger sourire au lèvres. Tous les deux semblaient particulièrement enthousiastes et il leur enviait un peu ce sentiment. Un nouveau sourire s’afficha sur ses lèvres lorsque la rouquine lui demanda ses plans pour les vacances.
“On va faire Noël à Londres juste tous les trois. Moi j’adore le marché de Noël du Chemin de Traverse ! Vous allez voir, c’est super ! J’espère que mes mères me laisseront y aller tout seul pendant la semaine ! Et puis ensuite, on ira à Brighton… c’est là que vivent Pops et Gran… les parents de Lucy. On passera le nouvel an chez eux et quelques jours sur la côte.”
La discussion dévia rapidement sur les expériences et les dangers de la magie. Il arrivait parfois au garçon de dépasser un peu les limites du raisonnable. Mais les petits bobos le rappelaient vite à la raison et aux avertissements de Miss Priddy. Alors il se montrait un peu plus raisonnable, précautionneux. Enfin jusqu’à l’idée suivante. La magie pour Ernest, c’était un peu comme une boîte à cliquetis. Il ne supportait pas que quelque chose lui résiste ou qu’une porte reste fermée.
Ernest embraya sur le sujet des maux magiques et se gratta l’arrière de la tête en réfléchissant. Ce n’était pas aisé avec la créature qui était toujours en grève sur une moitié de genou.
“Bin… j’pense que la magie peut pas tout soigner… c’est comme la médecine non-maj tu crois pas ? Pour certains trucs, on a des médicaments et pas pour d’autres… Enfin… j’veux dire… t’imagine si c’était possible ? Ça voudrait dire que les sorciers laissent mourir les moldus en connaissance de cause…”
L’idée était plutôt horrible une fois dites à voix haute. Et effrayante. Que se passerait-il si Lucy se retrouvait atteinte d’une maladie très grave… Est-ce que la communauté sorcière refuserait de la soignée sous prétexte qu’elle était une moldue ? Enfin elle était quand même sa mère. Ça devrait compter. Il n’en avait aucune idée cela dit. Petit, il avait souvent été malade mais rien qui ne puisse se guérir à l’aide de quelques plantes et une bonne nuit de sommeil.
“À Londres il y en a je crois… Je sais pas trop… j’étais souvent malade, mais pas assez pour avoir besoin d’un docteur… des rhums et des trucs comme ça…”
L’adolescent écouta le récit de la rencontre de ces deux acolytes un léger sourire au lèvres. Tous les deux semblaient particulièrement enthousiastes et il leur enviait un peu ce sentiment. Un nouveau sourire s’afficha sur ses lèvres lorsque la rouquine lui demanda ses plans pour les vacances.
“On va faire Noël à Londres juste tous les trois. Moi j’adore le marché de Noël du Chemin de Traverse ! Vous allez voir, c’est super ! J’espère que mes mères me laisseront y aller tout seul pendant la semaine ! Et puis ensuite, on ira à Brighton… c’est là que vivent Pops et Gran… les parents de Lucy. On passera le nouvel an chez eux et quelques jours sur la côte.”
Dernière modification par Ernest Stevens le 10 juil. 2024, 15:23, modifié 1 fois.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
- PRÉSENCE RÉDUITE -
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C'était bien le problème qu'il reprochait à l'Histoire de la Magie, ne pas disposer de ligne droite et d'être obligé de raconter tout ce qu'il s'était passé autour, avant, après. Comme le relevé sa cousine, même s'il le voyait plus dans les potions que les sortilèges, c'étaient des matières de simple logique. Les élèves devaient simplement suivre une consigne et l'exécuter. Bien entendu, ils devaient la comprendre, et s'adapter dans certains cas, mais le gros du travail était simple, écouter et appliquer. Enfin, les sortilèges étaient là pour lui rappeler que ce n'était pas toujours aussi simple de mettre en pratique la théorie même si c'était logique. Le garçon connaissait bien toutes les formules, gestes et tout ce qui était lié aux sorts appris, pourtant, c'était toujours aussi complexe pour lui.
La réflexion sur les maladies, blessures et la magie était plutôt complexe, cependant, c'était aussi un peu son quotidien d'entendre parler de ces choses-là. Même s'il n'était pas au courant de tout ce que son père pouvait faire au travail, il n'était pas complétement perdu et retenait quelques phrases qu'il pouvait ressortir sans parfois même les comprendre complétement. Les questions d'Eileen étaient assez logiques en y réfléchissant, la magie domestique et du quotidien des sorciers lui étaient encore un peu inconnue.
« Ouais, comme dit Ernest, il y a encore des gens qui cherchent des sortilèges ou potions contre certains cas qu'on ne sait pas soigner. Après, les moldus, je sais pas comment ils font ni trop où ils en sont. Mais, je sais pas si on pourrait vraiment les aider, avec le secret magique. Enfin, c'est peut-être possible dans un cas extrême mais pas de le dévoiler à tout vos médicomages, euh, médecin ? »
« Bah, tu peux venir à la maison quand tu veux, Papa est médicomage ! Et Maman à toujours quasiment toutes les potions possibles pour les soins. Et, je pourrais lui demander, il me dira où est ce qu'ils se trouvent. Sinon, il y a la Nouvelle Sainte-Mangouste à Godric's Hollow. »
Pendant qu'Etan écoutait sa cousine raconter comment leurs parents avaient appris qu'ils étaient cousin et cousine. Le garçon se rendait compte qu'il avait complétement oublié de répondre à la dernière question d'Ernest. Heureusement, Eileen ne manquait pas de rattraper le tir en expliquant bien mieux que l'aurait fait le première année la situation. L'Irlandais se contentait de confirmer les propos en hochant la tête tout en regardant Ernest comme s'ils répondaient ensemble.
« Exactement ! C'est ça ! La rencontre, c'est pour bientôt ! »
Le Serpentard écoutait son camarade expliquer son programme des vacances. Ce qui lui donnait envie de découvrir ce fameux marché de Noël et de ne pourquoi pas y croiser le garçon. Ce serait l'occasion de le présenter à ses parents aussi.
« Bah, p’t-être qu'on se verra là-bas ! Ça serait drôle ça ! Et t'as des cousins toi ? Moldus ? Sorciers ? »
La réflexion sur les maladies, blessures et la magie était plutôt complexe, cependant, c'était aussi un peu son quotidien d'entendre parler de ces choses-là. Même s'il n'était pas au courant de tout ce que son père pouvait faire au travail, il n'était pas complétement perdu et retenait quelques phrases qu'il pouvait ressortir sans parfois même les comprendre complétement. Les questions d'Eileen étaient assez logiques en y réfléchissant, la magie domestique et du quotidien des sorciers lui étaient encore un peu inconnue.
« Ouais, comme dit Ernest, il y a encore des gens qui cherchent des sortilèges ou potions contre certains cas qu'on ne sait pas soigner. Après, les moldus, je sais pas comment ils font ni trop où ils en sont. Mais, je sais pas si on pourrait vraiment les aider, avec le secret magique. Enfin, c'est peut-être possible dans un cas extrême mais pas de le dévoiler à tout vos médicomages, euh, médecin ? »
« Bah, tu peux venir à la maison quand tu veux, Papa est médicomage ! Et Maman à toujours quasiment toutes les potions possibles pour les soins. Et, je pourrais lui demander, il me dira où est ce qu'ils se trouvent. Sinon, il y a la Nouvelle Sainte-Mangouste à Godric's Hollow. »
Pendant qu'Etan écoutait sa cousine raconter comment leurs parents avaient appris qu'ils étaient cousin et cousine. Le garçon se rendait compte qu'il avait complétement oublié de répondre à la dernière question d'Ernest. Heureusement, Eileen ne manquait pas de rattraper le tir en expliquant bien mieux que l'aurait fait le première année la situation. L'Irlandais se contentait de confirmer les propos en hochant la tête tout en regardant Ernest comme s'ils répondaient ensemble.
« Exactement ! C'est ça ! La rencontre, c'est pour bientôt ! »
Le Serpentard écoutait son camarade expliquer son programme des vacances. Ce qui lui donnait envie de découvrir ce fameux marché de Noël et de ne pourquoi pas y croiser le garçon. Ce serait l'occasion de le présenter à ses parents aussi.
« Bah, p’t-être qu'on se verra là-bas ! Ça serait drôle ça ! Et t'as des cousins toi ? Moldus ? Sorciers ? »
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Eileen écouta le débat qui se déroulait sur les soins et la magie. Et comme elle le craignait, il semblait que tout ne pouvait pas se soigner d'un coup de baguette ou de potions.
- "La médecine non-maj est contrainte par beaucoup de choses que les moldus ne connaissent pas ou ne maitrisent pas... J'ai l'impression que la magie ouvre quand même plus de possibilité... On ne perd pas de temps à cicatriser, on répare des os en un claquement de doigts... "
C'était une réflexion qu'elle s'était faite mais la question que soulevait Ernest était une vraie source d'inquiétude pour elle. Autant, en tant que moldue, elle se serait probablement fait une raison de l'état de santé d'un proche sachant que rien n'était possible avec la médecine non-maj, autant, elle serait probablement révoltée si la magie permettait de soigner un proche moldu en mauvaise santé et que ce n'était pas possible.
Elle avait lu un livre sur Harry Potter, anticipant le programme d'HDLM de 2ème année, qui avait une fois pris de la potion Poussos pour faire repousser les os disparus de son bras.
- "Est-ce qu'on pourrait donner de la potion Poussos à un moldu s'il se cassait le bras ?"
Et malheureusement, elle pensait bien que certains sorciers laissaient mourir en en connaissance de cause. Elle n'avait pas entendu parlé de maladies dégénératives comme le cancer, Alzeimer ou Parkinson dans le monde qu'elle connaissait depuis son arrivée à Poudlard... Quoique Parkinson était une autre maladie dégénérative dans le monde magique mais c'était une autre histoire...
En même temps, elle n'était pas suffisamment informée pour savoir si ce type de maladies avait trouvé remède chez les sorciers ou tout simplement n'existait pas... Ne pas en avoir entendu parlé ne signifiait pas que ca n'existait pas...
- "Quand on y réfléchit, les sorciers se sont cachés des moldus pour se protéger mais aussi peut-être pour éviter qu'on leur demande leur aide systématiquement... Vous avez déjà entendu parlé de maladies qu'on ne peut pas soigner dans le monde magique ?"
Etan disait que des remèdes étaient encore à dénicher par les médicomages mais elle se demandait bien dans quels domaines.
Elle se doutait que la folie serait l'une de ces maladies. Mais c'était quasiment impossible de réparer un cerveau... La folie n'était pas une maladie typique. Est-ce qu'un jour cet organe dévoilerait tous ses secrets ?
Pour répondre à son cousin, elle expliqua :
- "Oui la version moldue du médicomage est un docteur ou un médecin. C'est pareil. Par contre, ses soins fonctionnent moins vite et on n'a quand même moins de choses pour réparer le corps humain côté moldu que côté sorcier."
Elle compléta avec sa propre expérience :
- "Moi aussi, j'ai vu des docteurs. Enfin, le docteur de famille. Une fois un camarade d'école s'est cassé un os en faisant du ski, il est resté plus d'un mois dans le plâtre et après a du faire de la rééducation pour réhabituer le pied à fonctionner normalement."
Elle-même n'avait jamais été suffisamment malade pour plus. Elle s'était fait plein d'entorses petite, quelques bobos, beaucoup de microbes avaient trouvé son corps attractif... mais rien qui ne passe avec du temps et quelques antibiotiques... et parfois une bonne potion si la famille n'était pas au courant qu'elle était malade.
Elle et ses questions attendaient de pied ferme une occasion de discuter avec le père d'Etan.
- "J'adorerais en parler avec ton père ! Parler avec un médicomage ca doit être merveilleux ! Et oui, si tu peux avoir l'info d'où on peut en trouver à part à l'hôpital magique, je suis curieuse de savoir ! Merci !" lâcha-t-elle avec un clin d'œil.
Le première année semblait aussi excitée que sa cousine à l'idée de la rencontre familiale. Ca promettait de belles émotions !
Les vacances d'hiver d'Ernest promettait d'être agréables ! Ce n'était pas la première fois qu'il parlait de ses grands-parents et elle adorait le voir s'enthousiasmer. Elle ne put que sourire lorsqu'il eut finit :
- "Ca a l'air d'un super programme !"
Elle opina du chef lorsqu'Etan émit le souhait qu'ils retrouvent Ernest au marché de Noël. Pourquoi pas après tout ? Même si le marché durait plusieurs jours et qu'ils iraient plutôt sur la fin du marché alors qu'à l'entendre Ernest irait au début avant de partir voir ses grands-parents.
Tandis qu'ils discutaient, les champs à travers la fenêtre du wagon semblaient laisser place à des maisons plus regroupées. Bientôt ce serait la ville et l'heure des "au revoir"... mais les trois enfants étaient bien trop occupés à discuter pour s'en apercevoir.
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- "La médecine non-maj est contrainte par beaucoup de choses que les moldus ne connaissent pas ou ne maitrisent pas... J'ai l'impression que la magie ouvre quand même plus de possibilité... On ne perd pas de temps à cicatriser, on répare des os en un claquement de doigts... "
C'était une réflexion qu'elle s'était faite mais la question que soulevait Ernest était une vraie source d'inquiétude pour elle. Autant, en tant que moldue, elle se serait probablement fait une raison de l'état de santé d'un proche sachant que rien n'était possible avec la médecine non-maj, autant, elle serait probablement révoltée si la magie permettait de soigner un proche moldu en mauvaise santé et que ce n'était pas possible.
Elle avait lu un livre sur Harry Potter, anticipant le programme d'HDLM de 2ème année, qui avait une fois pris de la potion Poussos pour faire repousser les os disparus de son bras.
- "Est-ce qu'on pourrait donner de la potion Poussos à un moldu s'il se cassait le bras ?"
Et malheureusement, elle pensait bien que certains sorciers laissaient mourir en en connaissance de cause. Elle n'avait pas entendu parlé de maladies dégénératives comme le cancer, Alzeimer ou Parkinson dans le monde qu'elle connaissait depuis son arrivée à Poudlard... Quoique Parkinson était une autre maladie dégénérative dans le monde magique mais c'était une autre histoire...
En même temps, elle n'était pas suffisamment informée pour savoir si ce type de maladies avait trouvé remède chez les sorciers ou tout simplement n'existait pas... Ne pas en avoir entendu parlé ne signifiait pas que ca n'existait pas...
- "Quand on y réfléchit, les sorciers se sont cachés des moldus pour se protéger mais aussi peut-être pour éviter qu'on leur demande leur aide systématiquement... Vous avez déjà entendu parlé de maladies qu'on ne peut pas soigner dans le monde magique ?"
Etan disait que des remèdes étaient encore à dénicher par les médicomages mais elle se demandait bien dans quels domaines.
Elle se doutait que la folie serait l'une de ces maladies. Mais c'était quasiment impossible de réparer un cerveau... La folie n'était pas une maladie typique. Est-ce qu'un jour cet organe dévoilerait tous ses secrets ?
Pour répondre à son cousin, elle expliqua :
- "Oui la version moldue du médicomage est un docteur ou un médecin. C'est pareil. Par contre, ses soins fonctionnent moins vite et on n'a quand même moins de choses pour réparer le corps humain côté moldu que côté sorcier."
Elle compléta avec sa propre expérience :
- "Moi aussi, j'ai vu des docteurs. Enfin, le docteur de famille. Une fois un camarade d'école s'est cassé un os en faisant du ski, il est resté plus d'un mois dans le plâtre et après a du faire de la rééducation pour réhabituer le pied à fonctionner normalement."
Elle-même n'avait jamais été suffisamment malade pour plus. Elle s'était fait plein d'entorses petite, quelques bobos, beaucoup de microbes avaient trouvé son corps attractif... mais rien qui ne passe avec du temps et quelques antibiotiques... et parfois une bonne potion si la famille n'était pas au courant qu'elle était malade.
Elle et ses questions attendaient de pied ferme une occasion de discuter avec le père d'Etan.
- "J'adorerais en parler avec ton père ! Parler avec un médicomage ca doit être merveilleux ! Et oui, si tu peux avoir l'info d'où on peut en trouver à part à l'hôpital magique, je suis curieuse de savoir ! Merci !" lâcha-t-elle avec un clin d'œil.
Le première année semblait aussi excitée que sa cousine à l'idée de la rencontre familiale. Ca promettait de belles émotions !
Les vacances d'hiver d'Ernest promettait d'être agréables ! Ce n'était pas la première fois qu'il parlait de ses grands-parents et elle adorait le voir s'enthousiasmer. Elle ne put que sourire lorsqu'il eut finit :
- "Ca a l'air d'un super programme !"
Elle opina du chef lorsqu'Etan émit le souhait qu'ils retrouvent Ernest au marché de Noël. Pourquoi pas après tout ? Même si le marché durait plusieurs jours et qu'ils iraient plutôt sur la fin du marché alors qu'à l'entendre Ernest irait au début avant de partir voir ses grands-parents.
Tandis qu'ils discutaient, les champs à travers la fenêtre du wagon semblaient laisser place à des maisons plus regroupées. Bientôt ce serait la ville et l'heure des "au revoir"... mais les trois enfants étaient bien trop occupés à discuter pour s'en apercevoir.
766
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Rétro Express
La question de la médecine était complexe et soulevait tout un tas de questions dans la tête du garçon. Des questions qu’il n’avait jamais eu besoin de se poser car ses mères avaient toujours été au petit soin pour lui et appliquait le dicton de “mieux vaut prévenir que guérir”. Et Ernest était super vigilant. Peut-être un peu trop. Peut-être un peu moins aussi depuis qu’il était entré à Poudlard. La pratique de la magie ne faisait pas partie de ses us et il se montrait parfois trop peu précautionneux lorsque son enthousiasme ou sa détermination s’emballaient.
“Mais enfin… la médicomagie… c’est un peu du court terme nan ? ‘Fin… faudrait pas faire repousser trop de fois les os du même mec, si ? Ça pourrait finir par devenir dangereux, nan ? ‘Fin… j’veux dire… le corps, c’est un peu comme une plante, nan ? Faut un peu de temps quand même… pour être vraiment soigné ?”
Ernest fronça les sourcils et son regard balaya rapidement le paysage alors qu’il réfléchissait à la nouvelle question d’Eileen. Il avait presque envie de tout noter sur un papier pour qu’Etan puisse faire le point avec son père.
“Bin… je… on est quand même fait pareil à la base… puis naître sorcier, c’est une histoire de gêne… mais c’est quand même un peu la roulette quoi… sinon on est pareil… nan ?”
Si Ernest pouvait entendre les différences culturelles qui séparaient les deux communautés, il n’avait jamais réussi à se mettre en tête qu’elles étaient distinctes sur un plan biologique. Comme il faisait très peu de différence entre un géranium dentu et un sarracenia, entre un chat et un fléreur. Les deux premiers étaient des plantes, les seconds des mammifères. Grosso modo, ça fonctionnait pareil quand même… Pourtant, il se rappelait de cette conversation qu’il avait eu avec la rouquine où il lui avait expliqué le fonctionnement de l’oïdium. Ce champignon qui pouvait s’attaquer aux cultures maraîchères mais également à la vigne ou à d’autres espèces herbacées. Est-ce qu’il y avait des maladies qui ne touchaient que les sorciers ?
“Les virus, il évoluent… comme les gens… j’crois qu’il y en aura toujours de nouveaux et toujours de nouveaux traitements à inventer…”
Ce n’était pas une pensée très positive mais l’adolescent envisageait cela d’un point de vue tout à fait scientifique. Il s’agissait de l’Évolution avec un grand E. Et puis on inventerait de nouveaux balais. Qui voleraient encore plus haut et encore plus vide. Et les chutes seraient encore plus violentes et dangeureuses. CQFD.
“J’me demande si c’est comme ça que sont apparus les sorciers… et quand…”
Le trajet jusqu’à Londres continua tranquillement sur une note un peu plus légère et festive. Noël. Un sujet pour lequel Ernest ne pouvait que s’enthousiasmer. Il aurait pu leur faire la description détaillée de chaque stand du marché tellement il aimait s’y rendre et que cette tradition était ancrée dans ses habitudes.
“Il faudrait s’envoyer un hibou pour savoir. Ou peut-être se connecter sur le même réseau de cheminettes… Maman l’utilise uniquement pour le travail et elle préfère qu’on reste sur liste rouge à la maison… mais peut-être que si j’insiste…”
Parce que la maison, c’était le temple sacré de la famille. Et il n’y avait vraiment que les messages ultra urgents qui passaient. Ce qui n’arrivait pas tellement souvent. Mais ça, c’était avant qu’Ernest ait des copains dans le monde sorcier. Et puis il avait quand même treize ans maintenant. À cet âge, tous les adolescents moldus avaient un téléphone portable. Quoi qu’à bien y réfléchir, ce n’était probablement pas le meilleur argument à présenter à ses mères. Il aviserait en fonction de l’humeur durant les fêtes.
“Euh… nan… y que mes mères et … Gran et Pops…”
Ernest haussa les épaules et baissa légèrement la tête, se rappelant alors de la présence du félin sur un tiers de sa cuisse. Il tenta une dernière esquive pour arriver à se glisser sous le mammifère et se coller encore un peu plus contre le carreau si c’était seulement possible.
“Mais enfin… la médicomagie… c’est un peu du court terme nan ? ‘Fin… faudrait pas faire repousser trop de fois les os du même mec, si ? Ça pourrait finir par devenir dangereux, nan ? ‘Fin… j’veux dire… le corps, c’est un peu comme une plante, nan ? Faut un peu de temps quand même… pour être vraiment soigné ?”
Ernest fronça les sourcils et son regard balaya rapidement le paysage alors qu’il réfléchissait à la nouvelle question d’Eileen. Il avait presque envie de tout noter sur un papier pour qu’Etan puisse faire le point avec son père.
“Bin… je… on est quand même fait pareil à la base… puis naître sorcier, c’est une histoire de gêne… mais c’est quand même un peu la roulette quoi… sinon on est pareil… nan ?”
Si Ernest pouvait entendre les différences culturelles qui séparaient les deux communautés, il n’avait jamais réussi à se mettre en tête qu’elles étaient distinctes sur un plan biologique. Comme il faisait très peu de différence entre un géranium dentu et un sarracenia, entre un chat et un fléreur. Les deux premiers étaient des plantes, les seconds des mammifères. Grosso modo, ça fonctionnait pareil quand même… Pourtant, il se rappelait de cette conversation qu’il avait eu avec la rouquine où il lui avait expliqué le fonctionnement de l’oïdium. Ce champignon qui pouvait s’attaquer aux cultures maraîchères mais également à la vigne ou à d’autres espèces herbacées. Est-ce qu’il y avait des maladies qui ne touchaient que les sorciers ?
“Les virus, il évoluent… comme les gens… j’crois qu’il y en aura toujours de nouveaux et toujours de nouveaux traitements à inventer…”
Ce n’était pas une pensée très positive mais l’adolescent envisageait cela d’un point de vue tout à fait scientifique. Il s’agissait de l’Évolution avec un grand E. Et puis on inventerait de nouveaux balais. Qui voleraient encore plus haut et encore plus vide. Et les chutes seraient encore plus violentes et dangeureuses. CQFD.
“J’me demande si c’est comme ça que sont apparus les sorciers… et quand…”
Le trajet jusqu’à Londres continua tranquillement sur une note un peu plus légère et festive. Noël. Un sujet pour lequel Ernest ne pouvait que s’enthousiasmer. Il aurait pu leur faire la description détaillée de chaque stand du marché tellement il aimait s’y rendre et que cette tradition était ancrée dans ses habitudes.
“Il faudrait s’envoyer un hibou pour savoir. Ou peut-être se connecter sur le même réseau de cheminettes… Maman l’utilise uniquement pour le travail et elle préfère qu’on reste sur liste rouge à la maison… mais peut-être que si j’insiste…”
Parce que la maison, c’était le temple sacré de la famille. Et il n’y avait vraiment que les messages ultra urgents qui passaient. Ce qui n’arrivait pas tellement souvent. Mais ça, c’était avant qu’Ernest ait des copains dans le monde sorcier. Et puis il avait quand même treize ans maintenant. À cet âge, tous les adolescents moldus avaient un téléphone portable. Quoi qu’à bien y réfléchir, ce n’était probablement pas le meilleur argument à présenter à ses mères. Il aviserait en fonction de l’humeur durant les fêtes.
“Euh… nan… y que mes mères et … Gran et Pops…”
Ernest haussa les épaules et baissa légèrement la tête, se rappelant alors de la présence du félin sur un tiers de sa cuisse. Il tenta une dernière esquive pour arriver à se glisser sous le mammifère et se coller encore un peu plus contre le carreau si c’était seulement possible.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
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Rétro Express
Le débat sur la médecine sorcière et moldu se poursuivait, il était intéressant d'avoir des points de vue de milieu différent. Etan qui ne connaissait absolument pas le monde magique contrairement à ses deux aînés. Comme le disait Ernest, ils restaient tous des humains, les sorciers avaient simplement cette chance de pouvoir manipuler la magie.
« Ouais, on pourrait, mais il faudrait Oublietter la personne pour ne pas dévoiler le secret magique. Mais je pense qu'on évitera toujours ce genre de risque, à moins que ce soit vraiment vital pour la personne. Enfin, j'pense. »
Etan ne comprenait pas complètement tous les arguments d'Ernest même s'il avait saisi l'idée dans son ensemble. Le garçon ne connaissait pas tous les termes liés à la génétique, mais l'idée que les sorciers et les moldus étaient identiques, mis à part la magie lui semblait correcte. En revanche, sur le sujet de quand et comment étaient apparus les sorciers, il n'en avait aucune idée. Il regardait le garçon avec des grands yeux en haussant les épaules en signe de réponse.
« J'pense que les hiboux ça serait plus simple alors ! »
« Qui sait, peut-être que tu vas découvrir un cousin ou une cousine à Poudlard comme Eileen et moi ! »
Le train s'approchait maintenant de leur point d'arrivée, l'Irlandais n'avait pas vu le trajet passer avec cette rétrospective de ce début d'année. Sa première année à Poudlard, qui était pour le moment une vraie réussite, même si certaines difficultés s'opposaient à lui. Il pouvait toujours compter sur ses amis pour se surpasser et s'améliorer, tout ça en plus de passer de merveilleux moments avec ces derniers.
« J'crois qu'on va bientôt arriver ! Je suis trop content de revoir mes parents, mais j'avoue que ça va faire bizarre de plus vous voir pendant quelques jours... C'est qu'on s'habitue à vous quoi... »
Etan était persuadé de nouer de nombreuses relations en arrivant à Poudlard, mais il ne pensait pas forger des liens aussi forts en si peu de temps. C'était comme si sa famille venait de gagner deux nouveaux membres en trimestre, même si c'était un peu le cas avec Eileen. Ses yeux étaient brillants et sa voix légèrement frêle.
« Ouais, on pourrait, mais il faudrait Oublietter la personne pour ne pas dévoiler le secret magique. Mais je pense qu'on évitera toujours ce genre de risque, à moins que ce soit vraiment vital pour la personne. Enfin, j'pense. »
Etan ne comprenait pas complètement tous les arguments d'Ernest même s'il avait saisi l'idée dans son ensemble. Le garçon ne connaissait pas tous les termes liés à la génétique, mais l'idée que les sorciers et les moldus étaient identiques, mis à part la magie lui semblait correcte. En revanche, sur le sujet de quand et comment étaient apparus les sorciers, il n'en avait aucune idée. Il regardait le garçon avec des grands yeux en haussant les épaules en signe de réponse.
« J'pense que les hiboux ça serait plus simple alors ! »
« Qui sait, peut-être que tu vas découvrir un cousin ou une cousine à Poudlard comme Eileen et moi ! »
Le train s'approchait maintenant de leur point d'arrivée, l'Irlandais n'avait pas vu le trajet passer avec cette rétrospective de ce début d'année. Sa première année à Poudlard, qui était pour le moment une vraie réussite, même si certaines difficultés s'opposaient à lui. Il pouvait toujours compter sur ses amis pour se surpasser et s'améliorer, tout ça en plus de passer de merveilleux moments avec ces derniers.
« J'crois qu'on va bientôt arriver ! Je suis trop content de revoir mes parents, mais j'avoue que ça va faire bizarre de plus vous voir pendant quelques jours... C'est qu'on s'habitue à vous quoi... »
Etan était persuadé de nouer de nombreuses relations en arrivant à Poudlard, mais il ne pensait pas forger des liens aussi forts en si peu de temps. C'était comme si sa famille venait de gagner deux nouveaux membres en trimestre, même si c'était un peu le cas avec Eileen. Ses yeux étaient brillants et sa voix légèrement frêle.
Rétro Express
Tandis que les enfants tentaient de résoudre le dilemme qui n'était pas à leur portée concernant les soins des moldus, le train poursuivait sa folle course pour les rapprocher toujours plus de Londres et de leur séparation... au moins pour les vacances.
- "Si on oubliette quelqu'un trop souvent, vous croyez que ca peut atteindre son cerveau ? Un peu comme le flash dans Men In Black... " fit-elle à destination d'Ernest. Puis pour Etan, elle expliqua : "C'est un film dans lequel un groupe d'humains cachent la vérité sur les extraterrestres aux autres. Donc quand les autres croisent un extraterrestre, ils se font flashés via un appareil qui permet de déterminer une perte de mémoire sur une période donnée programmable."
Elle se souvenait que dans le film, vu grâce à son père qui adorait les films dans des univers de science fiction et de fantasy, la légiste avait reçu pas mal de coup de flashs sans pour autant avoir été affectée.
- "Et puis, si on soignait toutes les personnes pour qui c'est vital, beaucoup ne mourrait pas... La mortalité baisserait. Ce serait louche non ? Il faudrait un ou deux sorciers par hôpital constamment... Je me demande si ce serait vraiment faisable. "
Et bien sûr, lorsqu'il fut question d'échanger pendant les vacances, la demoiselle lança :
- "De toute façon, vous connaissez tous les deux Ybou ! Il adore voyager. Je suis certaine qu'il sera content de faire la navette entre nous ! "
Découvrir un membre de sa famille à Poudlard avait quand même été une sacrée chance. Il était peu probable qu'Ernest en fasse autant. Mais comme on disait, le monde était petit n'est-ce pas. En tout cas, elle hocha la tête à la remarque de son cousin, sans rebondir dessus.
A la déclaration un peu maladroite d'Etan, Eileen se leva soudain puis le prit derechef dans ses bras, lui donnant pour la première fois ce surnom qu'elle chérissait en son cœur lorsqu'elle pensait à lui :
- "Moi aussi je t'aime p'tit frère !"
Puis, un peu maladroitement, elle se tourna vers Ernest, toujours encombré de Mila. Une déclaration du même type, embrassade et terme était inenvisageable. Pour se sortir de l'impasse, elle tenta un check à destination du Serpentard et lâcha maladroitement :
- "Et tu sais combien tu es un ami qui m'est cher."
Elle pouvait difficilement en dire moins. Elle ne pouvait nier la place qu'ils avaient tous deux pris dans sa vie. Il était rare que l'un de leur prénom ne vienne pas dans ses réflexions ou dans un sujet de conversation lorsqu'elle discutait avec des amis. Ils étaient constamment dans son coeur, même lorsqu'ils n'étaient pas avec elle.
Et pendant ce temps-là, le train rentrait en gare.
458
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- "Si on oubliette quelqu'un trop souvent, vous croyez que ca peut atteindre son cerveau ? Un peu comme le flash dans Men In Black... " fit-elle à destination d'Ernest. Puis pour Etan, elle expliqua : "C'est un film dans lequel un groupe d'humains cachent la vérité sur les extraterrestres aux autres. Donc quand les autres croisent un extraterrestre, ils se font flashés via un appareil qui permet de déterminer une perte de mémoire sur une période donnée programmable."
Elle se souvenait que dans le film, vu grâce à son père qui adorait les films dans des univers de science fiction et de fantasy, la légiste avait reçu pas mal de coup de flashs sans pour autant avoir été affectée.
- "Et puis, si on soignait toutes les personnes pour qui c'est vital, beaucoup ne mourrait pas... La mortalité baisserait. Ce serait louche non ? Il faudrait un ou deux sorciers par hôpital constamment... Je me demande si ce serait vraiment faisable. "
Et bien sûr, lorsqu'il fut question d'échanger pendant les vacances, la demoiselle lança :
- "De toute façon, vous connaissez tous les deux Ybou ! Il adore voyager. Je suis certaine qu'il sera content de faire la navette entre nous ! "
Découvrir un membre de sa famille à Poudlard avait quand même été une sacrée chance. Il était peu probable qu'Ernest en fasse autant. Mais comme on disait, le monde était petit n'est-ce pas. En tout cas, elle hocha la tête à la remarque de son cousin, sans rebondir dessus.
A la déclaration un peu maladroite d'Etan, Eileen se leva soudain puis le prit derechef dans ses bras, lui donnant pour la première fois ce surnom qu'elle chérissait en son cœur lorsqu'elle pensait à lui :
- "Moi aussi je t'aime p'tit frère !"
Puis, un peu maladroitement, elle se tourna vers Ernest, toujours encombré de Mila. Une déclaration du même type, embrassade et terme était inenvisageable. Pour se sortir de l'impasse, elle tenta un check à destination du Serpentard et lâcha maladroitement :
- "Et tu sais combien tu es un ami qui m'est cher."
Elle pouvait difficilement en dire moins. Elle ne pouvait nier la place qu'ils avaient tous deux pris dans sa vie. Il était rare que l'un de leur prénom ne vienne pas dans ses réflexions ou dans un sujet de conversation lorsqu'elle discutait avec des amis. Ils étaient constamment dans son coeur, même lorsqu'ils n'étaient pas avec elle.
Et pendant ce temps-là, le train rentrait en gare.
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Rétro Express
Les trois adolescents étaient partis dans une conversation dont les frontières avec la science et la métaphysique se superposaient abstraitement. De la médecine traditionnelle, ils en étaient arrivés à questionner l’existence, la nature de l’être également. Sans en avoir vraiment conscience, Ernest charriait toujours les mêmes interrogations. Il en revenait toujours à se demander quelle était sa place dans le monde. Et comment la trouver ? Comment être sûre.
La remarque d’Etan le fit légèrement tiquer. Ernest n’arrivait pas à se faire une opinion du Secret magique aussi tranché que le jeune Serpentard. Lui qui avait peur de beaucoup de choses, ne comprenaient pourtant pas la peur que les sorciers nourrissaient à l’égard des moldus. Il s’abstenait néanmoins de faire la moindre remarque. Ça restait un sujet sensible qu’il n’abordait peu ou pas, même avec son ami. Chaque communauté avait tant à apporter à l’autre. Et lui, il était le produit de l’enchevêtrement de ces deux mondes. Deux mondes imbriqués. Un sang-mêlé.
Eileen entrouvrit une nouvelle porte, de nouvelles questions. Ernest connaissait le sortilège d’Oubliettes de nom mais n’était pas encore capable de comprendre parfaitement son fonctionnement. C’était un enchantement très puissant et il n’était même pas sûr qu’il fasse partie du programme de Poudlard. Il n’avait aucune idée à quel point ce sortilège faisait partie de son histoire. Ou du moins, de l’histoire de ses mères. Quoi qu’il en soit, il avait saisit la référence de la rouquine et une moue de réflexion tordit légèrement ses lèvres.
“Mmm…. C’est une bonne question… le cerveau c’est fragile quand même… et la mémoire c’est hyper complexe… j’sais pas trop comment fonctionne ce sortilège…”
Il savait que dans son travail, sa mère avait été amenée à utiliser ce genre d’ensorcellement. Avait-elle conscience des effets secondaires que pourraient avoir ce genre de pratique ? Elle avait été embauchée au Ministère alors forcément, ils savaient ce qu’ils faisaient. Mais peut-être que le père d’Etan saurait leur en dire un peu plus.
L’adolescent fronça alors les sourcils à la remarque d’Eileen.
“Mais donc faut laisser mourir les moldus ?”
Pour la première fois, il ne comprenait pas le cheminement de pensée de la Serdaigle. Mais il se rendit rapidement compte de la dureté qu’avait pris le ton de sa voix et préféra ne pas s’engager sur ce genre de pente glissante. Heureusement, ils changèrent rapidement de sujet pour discuter de leurs échanges durant les vacances. Ils n’avaient que trois semaines de congés mais pour des adolescents de 13 ans qui vivaient dans un internat et se voyait quasiment au quotidien, ça faisait long.
“Herbert est pas toujours commode mais si ma mère lui dit, il livrera mon courrier…”
Le petit Serpentard adressa un sourire à Etan mais le coeur n’y était pas vraiment. Le chance que comme Eileen et lui, il découvre un membre inconnu de sa famille à Poudlard était probablement proche du néant. À vrai dire, il ne savait pas grand-chose de sa famille. Et le peu qu’il savait ne présageait pas des retrouvailles chaleureuses. Un instant, le regard dédaigneux de sa grand-mère lui revint à l’esprit.
Il rougit néanmoins à la remarque de son cadet. C’est vrai qu’eux aussi allaient lui manquer. Et à mesure que les immeubles bien connus de sa ville natale se découpaient dans le paysage, il sentait une boule se serrer au creux de son estomac.
“Ouai… je… pareil… ‘fin je suis content de rentrer mais… ‘fin ça va faire bizarre de plus se voir tous les jours...”
Son sourire timide mais sincère refit son apparition. Du coin de l'œil, il observa l’accolade des deux cousins, légèrement envieux. C’est qu’il aurait bien aimé ça Ernest, les prendre dans ses bras. Chacun pour des raisons différentes. Mais sa pudeur lui fit simplement baisser les yeux. Il se racla la gorge et d’un geste maladroit il serra son poing à son tour pour rencontrer celui de la deuxième année. Il fit pareil à l’encontre d’Etan.
Il rougit de plus belle à la déclaration d’Eileen et haussa les épaules tout en acquiesçant.
“Je… pareil…”
Il fut interrompu par le sifflet des agents de manœuvres qui annonçait l’arrivée du train en gare. Les rails défilaient de plus en plus lentement jusqu’à l’arrêt complet du train.
La remarque d’Etan le fit légèrement tiquer. Ernest n’arrivait pas à se faire une opinion du Secret magique aussi tranché que le jeune Serpentard. Lui qui avait peur de beaucoup de choses, ne comprenaient pourtant pas la peur que les sorciers nourrissaient à l’égard des moldus. Il s’abstenait néanmoins de faire la moindre remarque. Ça restait un sujet sensible qu’il n’abordait peu ou pas, même avec son ami. Chaque communauté avait tant à apporter à l’autre. Et lui, il était le produit de l’enchevêtrement de ces deux mondes. Deux mondes imbriqués. Un sang-mêlé.
Eileen entrouvrit une nouvelle porte, de nouvelles questions. Ernest connaissait le sortilège d’Oubliettes de nom mais n’était pas encore capable de comprendre parfaitement son fonctionnement. C’était un enchantement très puissant et il n’était même pas sûr qu’il fasse partie du programme de Poudlard. Il n’avait aucune idée à quel point ce sortilège faisait partie de son histoire. Ou du moins, de l’histoire de ses mères. Quoi qu’il en soit, il avait saisit la référence de la rouquine et une moue de réflexion tordit légèrement ses lèvres.
“Mmm…. C’est une bonne question… le cerveau c’est fragile quand même… et la mémoire c’est hyper complexe… j’sais pas trop comment fonctionne ce sortilège…”
Il savait que dans son travail, sa mère avait été amenée à utiliser ce genre d’ensorcellement. Avait-elle conscience des effets secondaires que pourraient avoir ce genre de pratique ? Elle avait été embauchée au Ministère alors forcément, ils savaient ce qu’ils faisaient. Mais peut-être que le père d’Etan saurait leur en dire un peu plus.
L’adolescent fronça alors les sourcils à la remarque d’Eileen.
“Mais donc faut laisser mourir les moldus ?”
Pour la première fois, il ne comprenait pas le cheminement de pensée de la Serdaigle. Mais il se rendit rapidement compte de la dureté qu’avait pris le ton de sa voix et préféra ne pas s’engager sur ce genre de pente glissante. Heureusement, ils changèrent rapidement de sujet pour discuter de leurs échanges durant les vacances. Ils n’avaient que trois semaines de congés mais pour des adolescents de 13 ans qui vivaient dans un internat et se voyait quasiment au quotidien, ça faisait long.
“Herbert est pas toujours commode mais si ma mère lui dit, il livrera mon courrier…”
Le petit Serpentard adressa un sourire à Etan mais le coeur n’y était pas vraiment. Le chance que comme Eileen et lui, il découvre un membre inconnu de sa famille à Poudlard était probablement proche du néant. À vrai dire, il ne savait pas grand-chose de sa famille. Et le peu qu’il savait ne présageait pas des retrouvailles chaleureuses. Un instant, le regard dédaigneux de sa grand-mère lui revint à l’esprit.
Il rougit néanmoins à la remarque de son cadet. C’est vrai qu’eux aussi allaient lui manquer. Et à mesure que les immeubles bien connus de sa ville natale se découpaient dans le paysage, il sentait une boule se serrer au creux de son estomac.
“Ouai… je… pareil… ‘fin je suis content de rentrer mais… ‘fin ça va faire bizarre de plus se voir tous les jours...”
Son sourire timide mais sincère refit son apparition. Du coin de l'œil, il observa l’accolade des deux cousins, légèrement envieux. C’est qu’il aurait bien aimé ça Ernest, les prendre dans ses bras. Chacun pour des raisons différentes. Mais sa pudeur lui fit simplement baisser les yeux. Il se racla la gorge et d’un geste maladroit il serra son poing à son tour pour rencontrer celui de la deuxième année. Il fit pareil à l’encontre d’Etan.
Il rougit de plus belle à la déclaration d’Eileen et haussa les épaules tout en acquiesçant.
“Je… pareil…”
Il fut interrompu par le sifflet des agents de manœuvres qui annonçait l’arrivée du train en gare. Les rails défilaient de plus en plus lentement jusqu’à l’arrêt complet du train.
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Rétro Express
Le garçon plissait les yeux en fronçant les sourcils, ce qui prouvait à quel point il tentait de comprendre sa cousine sur la phrase à l'attention de son ami. Heureusement, elle reprenait les explications pour que l'Irlandais puisse comprendre à quoi elle faisait allusion. Il ne comprenait pas encore toutes les subtilités sur les moldus, il pensait avoir compris le principe du film, en revanche, il n'avait pas encore la notion qu'ils pouvaient être dans le registre de la science-fiction.
« Alors pour oubliette, j'imagine que ce n'est pas trop bien, sinon, on le secret magique ne serait pas si important non ? On pourrait oublietter tout le monde et tout le temps, non ? Mais du coup, ça veut dire que chez les moldus aussi vous pouvez effacer la mémoire des gens ? Avec un flash ? »
Le sujet était sûrement trop complexe pour le garçon, la mémoire était déjà bien assez difficile à comprendre pour des gens spécialisés dedans, alors un jeune garçon de onze ans, était loin de pouvoir comprendre toutes ses subtilités. Et maintenant, venait celui de la médecine, comment pouvait il proposer des réponses intéressantes et cohérentes, mais comme il n'était pas de nature à ne rien dire, le Serpentard laissait échapper ce qui lui passait par l'esprit.
« Bah, est-ce qu'on sait au moins, si la magie pourrait marcher sur les moldus, enfin, sans leur faire du mal ? S'ils ne peuvent pas faire de magie, c'est peut-être qu'ils ne peuvent pas la recevoir, non ? »
Ce n'était pas une façon de dire que les moldus et les sorciers étaient bien différents, même si au final, c'était un fait, du moins au niveau de la connexion avec la magie. Il se demandait simplement comment ça pouvait fonctionner.
« Robert fera les trajets, par contre attention, il est un peu maladroit, j'espère qu'il ne cassera rien en arrivant chez vous. Les vitres ont pris pas mal de coup à la maison, et quelques vases y sont passés en été quand elle était ouverte... »
Ce n'était pas l'hibou le plus adroit de la volière, mais il était fidèle et apprécié dans toute la famille O'Brien.
Quand l'Irlandais se retrouva dans les bras de sa cousine et qu'elle lui disait ces mots si chers à ses yeux, le garçon était plus que comblé de bonheur. C'était très clairement la grande sœur qu'il aurait rêvé d'avoir, et le modèle qu'il voulait suivre pour assurer son rôle envers Eddie, son petit frère. Après, l'avoir serré à son tour dans ses bras, il lui adressait un sourire avec les yeux écarquillés et brillants. L'arrivée en gare du train venait mettre un terme à la séance émotion de leur trajet.
« Bon, alors on s'écrit, hein ? C'est promis ? Sinon ça va être trop long ! Et de toute façon, on se voit au chemin de traverse, Eileen ! »
« Alors pour oubliette, j'imagine que ce n'est pas trop bien, sinon, on le secret magique ne serait pas si important non ? On pourrait oublietter tout le monde et tout le temps, non ? Mais du coup, ça veut dire que chez les moldus aussi vous pouvez effacer la mémoire des gens ? Avec un flash ? »
Le sujet était sûrement trop complexe pour le garçon, la mémoire était déjà bien assez difficile à comprendre pour des gens spécialisés dedans, alors un jeune garçon de onze ans, était loin de pouvoir comprendre toutes ses subtilités. Et maintenant, venait celui de la médecine, comment pouvait il proposer des réponses intéressantes et cohérentes, mais comme il n'était pas de nature à ne rien dire, le Serpentard laissait échapper ce qui lui passait par l'esprit.
« Bah, est-ce qu'on sait au moins, si la magie pourrait marcher sur les moldus, enfin, sans leur faire du mal ? S'ils ne peuvent pas faire de magie, c'est peut-être qu'ils ne peuvent pas la recevoir, non ? »
Ce n'était pas une façon de dire que les moldus et les sorciers étaient bien différents, même si au final, c'était un fait, du moins au niveau de la connexion avec la magie. Il se demandait simplement comment ça pouvait fonctionner.
« Robert fera les trajets, par contre attention, il est un peu maladroit, j'espère qu'il ne cassera rien en arrivant chez vous. Les vitres ont pris pas mal de coup à la maison, et quelques vases y sont passés en été quand elle était ouverte... »
Ce n'était pas l'hibou le plus adroit de la volière, mais il était fidèle et apprécié dans toute la famille O'Brien.
Quand l'Irlandais se retrouva dans les bras de sa cousine et qu'elle lui disait ces mots si chers à ses yeux, le garçon était plus que comblé de bonheur. C'était très clairement la grande sœur qu'il aurait rêvé d'avoir, et le modèle qu'il voulait suivre pour assurer son rôle envers Eddie, son petit frère. Après, l'avoir serré à son tour dans ses bras, il lui adressait un sourire avec les yeux écarquillés et brillants. L'arrivée en gare du train venait mettre un terme à la séance émotion de leur trajet.
« Bon, alors on s'écrit, hein ? C'est promis ? Sinon ça va être trop long ! Et de toute façon, on se voit au chemin de traverse, Eileen ! »
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Ernest semblait s'orienter vers le fait que le cerveau était fragile et que donc manipuler les souvenirs, c'était prendre un risque. L'irlandaise était plutôt d'accord avec ce fait. Quand elle voyait tous les films de science fiction en lien avec le cerveau, il fallait faire particulièrement attention à ne pas créer de dommage que ce soit dans les souvenirs ou sur une capacité différente par mégarde comme la parole, la mobilité de la face... Toucher à cet organe, c'était un peu se prendre pour la nature et s'autoriser des choses qui sortaient de l'ordinaire. C'était particulièrement risqué.
- "Complexe, c'est certain. Chaque action qui touche au cerveau violemment doit probablement être calculé et millimétré. J'avoue que ca fait peur de se retrouver amputé de quelque chose par mégarde... Ca doit pour ça qu'Oubliettes n'est qu'un dernier recours. Le sorcier qui le lance doit particulièrement bien géré sa visualisation sous peine de laisser des séquelles."
Et en réponse à la question d'Etan, elle expliqua :
- "On ne peut pas toucher à la mémoire des gens volontairement chez les moldus. Quand leurs souvenirs sont affectés, c'est pas exprès et en général, c'est en réaction à quelque chose. La médecine ne sait pas encore bien l'expliquer. Quand on touche au cerveau, il y a plein d'effets secondaires possibles... "
Eileen n'était pas du genre à laisser quelqu'un sur le bord de la route. Son cœur généreux l'empêchait de laisser une douleur s'installer et elle eut un pincement au cœur lorsqu'elle crut comprendre qu'Ernest avait pensé qu'elle serait capable de laisser mourir des moldus pour le bien-être du Secret magique.
- "Bien sûr que non ! Sur le principe, on est d'accord que personne ne mérite de mourir si on a les moyens de l'en empêcher. Il faut juste qu'on imagine la meilleure façon d'y arriver... "
C'est alors qu'Etan ouvrit une piste supplémentaire. Les moldus ne pouvaient peut-être pas recevoir la magie... Ca aurait été à considérer s'ils n'avaient pas de preuve du contraire.
- "Comme Oubliettes fonctionne sur un moldu, il est probable qu'il en soit de même de tous les sortilèges. Je ne vois pas la magie faire de sélection sur ses effets."
Eileen sourit lorsque le petit brun parla d'Herbert, le hibou familial qui lui en faisait voir dès qu'il voulait l'utiliser.
- "Au pire, tu pourras utiliser Ybou en retour !" ajouta-t-elle avec un clin d'œil. Et son cousin mettrait à leur disposition son Robert. Parmi les trois volatiles, elle semblait la plus chanceuse. Pas de mauvaise volonté et pas de maladresse de la part de son oiseau. Elle se rendait compte à discuter avec ses amis qu'elle avait une sacrée chance, au regard du nombre de lettres qu'elle envoyait d'avoir un facteur aussi dévoué.
La déclaration d'Ernest en rebond à la sienne la fit rougir. C'était tellement tout venant de sa part. Soudain, l'irlandaise fut prise d'une impulsion. Elle se saisit de la main du garçon et la serra fort comme pour lui communiquer ses sentiments tout en coulant vers lui un regard intense chargé d'émotions.
Pendant ce temps là, elle était oublieuse du monde qui les entourait et du fait que le train rentrait en gare.
Quand elle reprit ses esprits, Etan attendait une réponse et elle reprit la parole comme à son habitude, enjouée :
- "Y a intérêt ! Je vais vous inonder les garçons ! Je pense qu'on va bien s'amuser pour les retrouvailles ! "
En attendant, elle récupérait Mila et la mettait dans sa cage le temps du transit et cherchait - déjà - à récupérer ses affaires.
Bientôt, elle rejoindrait le quai puis se serait la séparation. C'était quelque chose de triste car elle quittait ses amis, mais aussi de joyeux car elle retrouvait sa famille et sa chère Irlande.
630
Fin du RP pour Eileen. Merci les garçons !
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- "Complexe, c'est certain. Chaque action qui touche au cerveau violemment doit probablement être calculé et millimétré. J'avoue que ca fait peur de se retrouver amputé de quelque chose par mégarde... Ca doit pour ça qu'Oubliettes n'est qu'un dernier recours. Le sorcier qui le lance doit particulièrement bien géré sa visualisation sous peine de laisser des séquelles."
Et en réponse à la question d'Etan, elle expliqua :
- "On ne peut pas toucher à la mémoire des gens volontairement chez les moldus. Quand leurs souvenirs sont affectés, c'est pas exprès et en général, c'est en réaction à quelque chose. La médecine ne sait pas encore bien l'expliquer. Quand on touche au cerveau, il y a plein d'effets secondaires possibles... "
Eileen n'était pas du genre à laisser quelqu'un sur le bord de la route. Son cœur généreux l'empêchait de laisser une douleur s'installer et elle eut un pincement au cœur lorsqu'elle crut comprendre qu'Ernest avait pensé qu'elle serait capable de laisser mourir des moldus pour le bien-être du Secret magique.
- "Bien sûr que non ! Sur le principe, on est d'accord que personne ne mérite de mourir si on a les moyens de l'en empêcher. Il faut juste qu'on imagine la meilleure façon d'y arriver... "
C'est alors qu'Etan ouvrit une piste supplémentaire. Les moldus ne pouvaient peut-être pas recevoir la magie... Ca aurait été à considérer s'ils n'avaient pas de preuve du contraire.
- "Comme Oubliettes fonctionne sur un moldu, il est probable qu'il en soit de même de tous les sortilèges. Je ne vois pas la magie faire de sélection sur ses effets."
Eileen sourit lorsque le petit brun parla d'Herbert, le hibou familial qui lui en faisait voir dès qu'il voulait l'utiliser.
- "Au pire, tu pourras utiliser Ybou en retour !" ajouta-t-elle avec un clin d'œil. Et son cousin mettrait à leur disposition son Robert. Parmi les trois volatiles, elle semblait la plus chanceuse. Pas de mauvaise volonté et pas de maladresse de la part de son oiseau. Elle se rendait compte à discuter avec ses amis qu'elle avait une sacrée chance, au regard du nombre de lettres qu'elle envoyait d'avoir un facteur aussi dévoué.
La déclaration d'Ernest en rebond à la sienne la fit rougir. C'était tellement tout venant de sa part. Soudain, l'irlandaise fut prise d'une impulsion. Elle se saisit de la main du garçon et la serra fort comme pour lui communiquer ses sentiments tout en coulant vers lui un regard intense chargé d'émotions.
Pendant ce temps là, elle était oublieuse du monde qui les entourait et du fait que le train rentrait en gare.
Quand elle reprit ses esprits, Etan attendait une réponse et elle reprit la parole comme à son habitude, enjouée :
- "Y a intérêt ! Je vais vous inonder les garçons ! Je pense qu'on va bien s'amuser pour les retrouvailles ! "
En attendant, elle récupérait Mila et la mettait dans sa cage le temps du transit et cherchait - déjà - à récupérer ses affaires.
Bientôt, elle rejoindrait le quai puis se serait la séparation. C'était quelque chose de triste car elle quittait ses amis, mais aussi de joyeux car elle retrouvait sa famille et sa chère Irlande.
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Fin du RP pour Eileen. Merci les garçons !
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