10 avr. 2024, 16:36
Appel des cordes
Premier Samedi de Mars
Année 2049, à partir de 14h
Avec @Placido Tripplehorn


Cette nuit-là Edwin avait rêvé au lieu de cauchemarder. Il s'était senti dans une bulle de coton, douce et chaude. Il avait rêvé de notes de musique et de couleur, se rappelant avec précision chaque seconde du drag show qu'il avait vu en Janvier dernier. Il ne savait pas pourquoi ça lui était revenu comme ça, d'un coup, mais au réveil il n'avait fait que penser à ça. En compilant ce rêve avec celui de la veille où il s'était revu avec Infini et sa guitare, il se sentait guilleret et avait des mélodies plein les oreilles.

Les notes de musique lui étaient revenues avec précision, emportant avec elles tous les sentiments qu'il avait ressentis il y a si longtemps. Il ne savait pourquoi sa mémoire se rappelait en détail de ces instants, mais cela lui changeait de ses rêves plus mornes et parfois totalement noirs qu'il avait l'habitude de faire. Au réveil, il avait été étonnamment jovial et il était sorti du lit sans aucune difficulté, prêt à affronter son samedi matin avec énergie.

Au cours du repas de midi où il avait plus chantonné que mangé ce qu'il y avait dans son assiette, il avait pris une décision. Aujourd'hui serait le jour où il oserait passer la porte de la salle de répétition. Il n'allait plus laisser les souvenirs de l'ancien chef de cœur lui pourrir les idées. L'autre adulte n'était plus au château depuis belle lurette et au bout de deux ans, c'était l'heure de passer à autre chose. Surtout qu'il avait aujourd'hui particulièrement envie d'assouvir sa curiosité sur la musique.

Au cours des derniers mois, l'idée d'apprendre un instrument était revenue plusieurs fois, mais il l'avait chassé à chaque fois d'un revers de la main méprisant. Il n'avait pas voulu rencontrer le chef de cœur de peur de se retrouver nez à nez avec une copie du précédent qui le replongerait assurément dans ses vieux démons qu'il s'efforçait d'oublier depuis l'été dernier. Il avait l'impression d'avoir fait tellement de progrès depuis l'année dernière qu'il n'avait pas voulu tout gâcher d'une seule rencontre. Il avait certes entendu énormément de bien du chef de cœur - et avait, comme tout le monde, déjà assisté à une représentation du cœur des grenouilles - mais cela n'avait pas suffit à percer la méfiante qu'il avait pour l'adulte à cause de son prédécesseur.

Se dirigeant vers la salle de répétition, il avait senti toute la méfiance envers l'adulte s'envoler. Son bon sens prenant le pas sur les sentiments irrationnels qu'il ressentait. Ce n'était pas parce qu'un adulte une fois dans sa vie lui avait fait mauvaise impression que tout le monde allait se comporter comme lui. Edwin poussa la porte avec un peu d'appréhension et se trouva très heureux de trouver la première salle vide. Tout le monde devait être dans une des salles sur le côté, ou alors tout était vide et il avait de la chance.

Descendant les escaliers de l'amphithéâtre, un sentiment nouveau se développa en lui. D'en bas, il se sentait minuscule en observant les arcs de cercle remplis de sièges. Bien que celui de la salle soit plutôt petit, il s'imaginait que les gens qui jouaient d'un instrument ou qui chantaient de manière professionnelle devaient se sentir, eux aussi, vraiment petits devant un amphithéâtre rempli. Il ne savait pas pourquoi il était descendu au lieu de suivre le bruit - sûrement d'une harpe, le seul instrument qu'il connaissait pouvant produire des sons comme ça - pour rejoindre la salle où le chef de cœur devait garder les instruments. Il avait été en quelque sorte attiré par l'arène de l'amphithéâtre. Mû d'un sentiment étrange, Edwin tourna sur lui-même en étirant les bras, un sourire aux lèvres. Se ressaisissant à la suite de son petit écart, il défroissa sa chemise pour reprendre contenance avant de remonter les marches deux par deux.

Une fois cela fait, il se dirigea naturellement sur le passage qui avait été nommé selon la Coursive aux instruments. Il allait bientôt voir en bois et en cordes l'instrument qui l'obsédait en rêve depuis deux jours. Une fois dans la pièce bien remplie, il se dirigea comme appelé par l'instrument vers une guitare installée près d'un mur. Ignorant les possibles élèves présents ainsi que le chef de cœur, Edwin rejoignit, en quelques grands pas, l'instrument. Il ne put s'empêcher de tendre la main pour flatter du bout des doigts le bois. L'instrument une note en sursautant et Edwin fit un pas vers l'arrière, légèrement apeuré. Il lui semblait que l'instrument venait de briser lui-même la petite bulle que l'adolescent avait créé. Ou alors avait-il réagi à son contact, soit pour lui exprimer son mécontentement à être touché - on ne savait jamais vraiment avec les objets imprégnés de magie - soit pour lui dire bonjour.

L'adolescent passa son doigt sur les cordes, les faisant légèrement raisonner. Des étoiles pleins les yeux, il donnait l'impression de ne voir que la guitare. Les autres instruments lui passaient bien au-dessus. Il n'avait jamais émis l'idée de jouer d'un autre instrument que la guitare pour laquelle il avait eu un coup de cœur dès que Infini lui en avait joué pour la première fois. L'instrument avait une résonnance particulière avec lui, sans qu'il ne puisse véritablement l'expliquer.

890 mots

"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)

14 août 2024, 20:01
Appel des cordes
La Salle de répétition du château de Poudlard semblait être l'un de ces lieux que l'on pouvait difficilement oublier à la première rencontre. Drapée d'un décor de théâtre romain à l'odeur boisée, il accueillait curieux et habitués sous l'œil indéfectible de son gardien des temps actuels, le Maestro Piccolo. Quand on pénétrait dans cet antre, on prenait souvent son apparence et ses manières, car un tel environnement onirique vous saisissait jusqu'à déteindre sur vous. C'était peut-être la raison pour laquelle le chef de chœur apparaissait comme un être romanesque tout droit sorti des planches d'une pièce de théâtre.

Le jeune Edwin Wellhister avait pu se présenter à la guitare acoustique de la haute Salle, accrochée magiquement parmi d'autres sortes d'instruments à cordes de toutes formes le long de la Coursive aux instruments. S'il avait continué un peu son chemin, arrivé tout au bout, il aurait pu croiser un sorcier aux yeux cernés de noir qui rouspétait après un jeune apprenti sorcier. Il lui avait repris des mains la petite harpe qui, sans même que ses cordes ne soient pincées, produisait un drôle de son : on aurait dit un bébé qui gémissait.
« Ils peuvent avoir des sentiments eux aussi, vous savez... » expliquait-il, l'air profondément scandalisé. Ayant bercé un peu l'instrument dans ses bras sans résultat, il se décida à l'enchanter pour le faire taire d'un coup de baguette magique : cette petite harpe aurait pu réveiller la grande Harpe celtique qui semblait veiller sur elle depuis l'autre extrémité de la Coursive. « Ses cordes ne sont pas des lance-pierres ! » Après lui avoir collé un bannissement temporaire sur le front, accompagné d'autres invectives fort bien méritées en son sens pour s'assurer que le petit sorcier ne recommencerait jamais, le Maestro Piccolo avait délicatement placé la harpe tout en haut de l'étagère incrustée à la paroi boisée.

La Salle de répétition semblait moins habitée par des sorciers qu'usuellement car, en ce premier samedi du mois et avec le retour - quoique timide - du beau temps, la plupart des pensionnaires de Poudlard visitait Pré-au-Lard. Dans tous les cas, comme à son habitude, elle accueillerait les choristes du Chœur des Grenouilles en fin d'après-midi. Deux petites Grenouilles, presque dissimulées, se trouvaient d'ailleurs déjà dans l'étage du milieu de l'Amphithéâtre. Le sorcier se pencha un peu pour les observer depuis la Coursive, ces fillettes qui chuchotaient rapidement les joues en feu. Lui aussi, s'était souvent réfugié à cet endroit durant les fins de semaine, à leur âge. Les souvenirs ne cessaient de se débloquer quand il apercevait les petits moments de vie de ses visiteurs.

"Zoing !" Raidi par ce son, à l'affût d'un instrument à cordes cruellement transformé en lance-pierre, le Maestro s'était retourné dans le mouvement dramatique de sa longue cape pour en connaitre l'origine. Son corps se détendit en constatant qu'il s'agissait seulement de la guitare occupée à faire connaissance avec un jeune sorcier. Le sorcier les observa un instant, un peu guéri de savoir que certains savaient s'y prendre sans qu'il n'ait à réexpliquer la délicatesse dont il fallait être doté pour manipuler les pensionnaires de la Salle de répétition. Reposant ses bras le long du balcon, il tendit l'oreille, intéressé par le son qu'elle produisait à présent entre les mains du garçon, à travers tous ceux que la Coursive leur offrait par instants. Ce n'était pas désagréable du tout. Lui vint même le caprice de pouvoir écouter la mélodie jusqu'au bout sans être interrompu. Son regard en coin fixait le long de la Coursive : rien de bien important qui ne pouvait attendre un peu, même la Harpe celtique s'était tue comme pour profiter du moment en imitant le gardien de cet antre. Celui-ci s'adonnait à faire taire sa curiosité, trop poli pour déranger cette charmante rencontre. Et pourtant, ce garçon l'interrogeait : le sorcier était certain de ne l'avoir jamais vu passer les portes du lieu en un an et demi de présence constante - car il se souvenait facilement de toutes les âmes qui s'aventuraient, même le temps de quelques minutes, dans la Coursive aux instruments ou au Palier des répétitions solitaires juste au-dessus et les tableaux qui accueillaient les musiciens pourraient sûrement le confirmer.

Le jeune Edwin devait probablement sentir une présence figée non loin du balcon, presque devant lui. Une présence qui ne pouvait s'empêcher de lui attribuer une note technique par déformation professionnelle de luthiste. « Six sur dix », expertisa-t-il à la dernière corde sollicitée. Le sorcier était si compliqué à contenter qu'il s'agissait probablement d'une note honorable dans sa tête.

Maestro Piccolo inRP (Fut chef de chœur à Poudlard de janvier 2048 à juin 2050)
Avatar : Kamome Shirahama
𓇢𓆸
L'IA m'a tuer

15 août 2024, 00:15
Appel des cordes
Trop concentré sur l'instrument sous ses doigts et les douces notes qu'il lui tirait, Edwin ne remarqua pas tout de suite la présence d'une chauve-souris planant sur lui, comme pour s'assurer qu'il se tenait à carreau. En fait, si l'autre n'avait pas parlé, Edwin ne l'aurait sûrement jamais remarqué. Il aurait peut-être même décidé de fuir, se sentant d'un coup trop exposé dans la salle vide. Enfin, maintenant l'idée n'était plus à la fuite car il avait été attrapé et même s'il ne faisait rien de mal, Edwin ne pu s'empêcher de sursauter. Il glapit avant de regarder autour, les yeux plissés jusqu'à trouver le gardien des lieux. Est-ce qu'il venait juste de lui donner une note ? Pour quelques notes malhabiles ? Enfin, sûrement que 6 était une très bonne note pour quelqu'un qui n'avait jamais vraiment touché de guitare. Infini lui avait parfois prêté la sienne mais Edwin avait été trop gêné pour tenter de jouer quelque chose devant lui. Il n'avait pas voulu paraître stupide, pas devant le plus jeune devant lequel il faisait attention d'être irréprochable depuis qu'il avait eu le malheur de faire une crise de panique à la piscine.

Bien sûr, l'autre aurait compris qu'il n'était pas expérimenté et n'aurait rien dit, il n'aurait même pas fait de remarque mais Edwin avait tout de même été trop gêné pour tenter quoi que ce soit. Le fait que l'adulte l'ai écouté, même pendant quelques instants, faisait bouger quelque chose d'inconfortable dans son estomac. Il ne s'était pas préparé à un public, même si ce n'était que pour quelques secondes. Est-ce que l'autre l'avait trouvé ridicule ? Il ne devait pas forcément être le pire élève qu'il n'ai jamais vu, non ?

Il observa encore quelques secondes la guitare avant de reprendre sa main pour lui, à contrecœur. Il aurait voulu pouvoir caresser encore le bois, mais il ne savait pas si cela serait bien vu. Après tout, il n'avait pas demandé l'autorisation. Les joues teintées d'un rouge profond, presque carmin, il fit deux pas en arrière. Sans résister, et nerveux, il joua avec le bout de sa tresse qui passait par dessus son épaule et, baissant les yeux, il prit enfin la parole. D-désolé pour... Pour avoir touché sans autorisation. L'autre n'allait pas fondre sur lui avec sa cape volant partout pour le foutre dehors, si ? Edwin n'espérait pas : il avait déjà eu tellement de mal à se convaincre de venir voir la salle alors si l'autre l'accueillait aussi mal, sûrement qu'il n'oserait plus jamais y mettre un pied. Et ce serait terriblement humiliant de le recroiser dans les couloirs ou pendant une représentation du Cœur

Il jeta un regard en coin à la guitare en n'ayant qu'une seule envie : s'en emparer. Au delà de la magie de pouvoir partager ses émotions rien qu'en grattant les cordes, c'était le travail du bois qui le fascinait le plus. Bien sûr, c'était incroyable de pouvoir échanger avec les autres sans dire un mot et Edwin était clairement fasciné par la capacité de certains à diffuser leurs idées et leurs sentiments les plus enfouis à travers un instrument. Mais créer des instruments ou même juste les toucher pour apprécier le travail derrière... C'était d'un autre niveau. S'il n'avait pas autant d'envie concernant la conception d'objets magiques en tout genre, peut-être qu'il se serait tourné vers la conception d'instruments moldus. Il aurait adoré pouvoir mettre la main à la pate pour que d'autres puissent partager leur façon de vivre, de penser et de ressentir. Se forçant à détourner le regard avant de faire une bêtise, Edwin reposa les yeux sur le chef de cœur. Il ne l'avait jamais vu que de loin. De prêt, il ressemblait en fait encore plus à une énorme chauve-souris avec son visage pâle et sa cape. Les lourdes cernes qu'il affichait n'aidait pas à avoir une autre image de lui mais Edwin n'allait pas lui en tenir rigueur : il avait sûrement été largement pire à une période de l'année, et ne parlons même pas de l'année passée.

En fait, l'autre était presque drôle à regarder. Il dégageait quelque chose de particulier, un peu comme s'il était le personnage principal de sa propre vie. Pour Edwin qui avait souvent l'impression de se laisser porter par elle, c'était particulier. A sa manière, il avait du charisme. Se reprenant, il reprit la parole tout en défroissant son uniforme par réflexe pour contrôler ses mains tremblantes. B-bonjour, pardon dit-il en se rendant compte qu'il avait laissé la politesse de côté. Je... Je voulais savoir si je pouvais apprendre à jouer. Il était soulagé car, même s'ils n'étaient pas assez proches pour en être totalement certain, l'autre ne semblait pas avoir bu. Il semblait juste un peu perché, mais pas ivre. Edwin pourrait sûrement l'apprécier. De la guitare mais... Enfin, apprendre à jouer de la guitare mais... Euh.. Je connais pas trop les autres trucs.. Enfin les autres instruments.

"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)

31 mars 2025, 22:44
Appel des cordes
Le Maestro Piccolo s'était attendu à la surprise du garçon, puisqu'il avait l'habitude de se faire discret dans la Salle de répétition, mais il se trouva contrarié de le voir abandonner l'instrument de musique. Le jeune sorcier se fondait dans une explication sur sa présence ici, comme s'il n'y était pas autorisé. On pouvait se faire la réflexion que certains ne faisaient pas assez attention - en témoignait la petite Harpe transformée en lance-pierre - et que d'autres, définitivement, faisaient trop attention. Les mains sur les hanches, il écoutait le garçon qui essayait de lui communiquer son désir de découvrir les joies de la guitare - un peu maladroitement pour le cœur du Maestro qui refusait de croire que l'on pouvait qualifier un instrument de "truc".

« Reprenez la guitare, la pauvre vous lui avez fait un faux espoir... lui imposa-t-il en attrapant l'instrument par son manche pour le forcer entre les bras du garçon. Comme vous pouvez le voir et le sentir, c'est un très beau spécimen. »

Son regard s'abandonna amoureusement en observant la guitare dont l'une des cordes sembla répondre en Ré. « J'ai toujours trouvé que le son des guitares était naturellement charmant, que l'on soit doué ou non. »

Il observa l'apprenti sorcier et crut un instant se voir, luth en main, s'adonnant à répéter les mêmes accords, encore et encore. Le luth était un tout autre niveau de difficulté, on conseillait presque toujours la maîtrise de la guitare avant, mais le Maestro n'était pas d'accord avec cette maxime : chaque instrument ne demandait qu'à être appris indépendamment des uns ou des autres. Par exemple, il pouvait parier que lui-même ne serait pas à l'aise s'il devait jouer un morceau de guitare. Le luth, en revanche, demeurait une toute autre histoire... Une histoire qui touchait presque au mystique si l'on considérait celui qui était accroché à sa cabine. Il jaugea un peu le garçon de haut en bas, âme de guitariste ou pas âme de guitariste ? Sa sensibilité qu'il pouvait ressentir depuis le balconnet lui faisait dire qu'il y arriverait.

De nouveau, son regard empli d'une passion qui ne trompait pas se réveilla. « Si vous voulez jouer avec elle, je crois que vous êtes au bon endroit. » Son regard amusé observa le long de la Coursive jonchée d'instruments de musique uniques en tout genre. Il lui indiqua un tas de gros bouquins sur le vieux sol tapissé - à bien des égards le Maestro traitait les instruments de musique bien mieux que les sorciers. « Installez-vous, je vous en prie. Voulez-vous bien me faire l'honneur de rejouer l'accord que vous étiez en train de tester ? J'ai un livre qui pourrait grandement vous guider pour en apprendre mille autres. » Le livre en question se trouvait dans la petite armoire encastrée dans la paroi boisée juste à ses côtés, puisque le sorcier s'y afférait en sifflotant la mélodie sans plus prêter attention au garçon.

Son ingénu n'était pas le premier à s'intéresser à l'instrument, mais son intérêt avait été communiqué dans une délicatesse que le Maestro Piccolo savait apprécier. « Des Gammes et des Arpèges, évidemment, murmurait-il dans sa réflexion. Non pas lui, trop avancé. » En élisant ses livres, le sorcier ne pouvait s'empêcher de se rappeler comment il avait abordé l'apprentissage de son tout premier luth, dans l'angoisse d'une échéance. On ne l'avait pas conseillé, puisque Bobbie Bassline était comme arrivé au dernier moment pour le sauver de l'humiliation, il s'était contenté d'essayer de lire les maigres partitions vendues avec l'instrument sans plus jamais quitter ce dernier, au point qu'il avait souvent rêvé de lui au creux de la nuit. Tous les apprentissages ne devaient obligatoirement se faire dans la douleur. Le bras rempli de livres, le regard du Maestro dévia sur le garçon. Devait-il l'envoyer prendre des cours sous la coupe de Bobbie Bassline ? L'amour de la guitare ne suffisait pas à survivre à cet énergumène, mais il demeurait la meilleure option qu'il connaissait si l'on souhaitait réellement apprendre quelque chose - qui dépassait même souvent les airs de guitare.
<3

Maestro Piccolo inRP (Fut chef de chœur à Poudlard de janvier 2048 à juin 2050)
Avatar : Kamome Shirahama
𓇢𓆸
L'IA m'a tuer