Histoire du campus

CAMPUS MAGIFAC

L'histoire du campus Magifac remonte aux années 1930. Alors que la faculté n'existait pas encore, un constat a été fait par le gouvernement : le manque d'éducation en politique desservait cruellement le Ministère de la Magie britannique. La passation du pouvoir de Hector Fawley à Leonard Spencer-Moon en 1939 donna indéniablement de l'espoir, tant au Ministère qu'à la population, mais ce nouveau Ministre ne brilla que peu face aux embûches que tendait la situation de la Seconde Guerre Mondiale moldue pour le monde sorcier. Le constat fait dès le début des années 1930 était désormais indéniable : il fallait instaurer des études spécifiques à la politique, et ce pour le bien de la communauté.

C'est ainsi que le campus de Magifac fut créé, en 1951. Aucun choix ne fut laissé au hasard, tant les enjeux étaient importants : l'établissement créé serait une faculté, afin de garantir un accès facile à toutes les personnes intéressées par la voie et dans le but de n'avoir, par la suite, que des politiciens qualifiés au sein du gouvernement. Également, les étudiants devaient être à l'aise, avoir une bonne qualité de vie et travailler dans des conditions optimales pour favoriser leurs études. C'est pourquoi tout un campus serait créé, offrant un large choix de logements étudiant, de restauration, et tout ce dont ils avaient besoin sur place.

Toujours en 1951, alors que le campus ouvre ses portes, seule la faculté de politique existait. Ce ne fut pas longtemps le cas, car l'on profita de ce beau campus pour y associer davantage de facultés, selon les besoins et la demande. En 1968, c'est la faculté de littérature qui vit le jour. En 1987, ce fut le tour de la faculté de création, accompagnée par une extension du centre étudiant et de nouveaux logements. Pour finir, la faculté d'arts ouvrit ses portes en 2025.

MAGIFAC PO'

Magicfac'Po fut donc la première université à ouvrir ses portes sur le campus Magicfac en 1951, sous l'égide de Wilhelmina Tuft. Rien ne fut laissé au hasard, et le pays étant dans une période prospère, le Ministère de la Magie ne lésina pas sur la dépense pour l'école qui formerait l'élite politique du pays. Ainsi, les plans furent réalisés par les meilleurs architectes de l'époque, et les professeurs les plus compétents furent embauchés pour la rentrée suivante. Si l'école accueillit tout d'abord peu d'élèves, ils se firent de plus en plus nombreux au fil des années.

Dans les premières années de son existence, Magicfac'Po fit face à de nombreuses réformes à chaque changement de Premier ministre. Le Ministère de la Magie gardait en effet un œil sur l'établissement qui formait leurs futurs successeurs et collègues. Pour finir, l'établissement gagna une certaine autonomie suite à la prise de poste de Christopher Baxter en 2012, qui batailla pendant une année avant d'obtenir cette indépendance tant attendue. Pour cela, il s'oppose à Emmet Mordoch, fraîchement élu, et meurt brutalement pendant qu'il est à la tête de l'établissement. Le Ministère essaie d'en profiter pour reprendre le contrôle de l'établissement, mais se heurte à l'opposition du personnel et des étudiants.

Au moment de la mise en place du Conseil des sorciers, un contrat est passé avec Magifac'Po. L'établissement garde une certaine autonomie par rapport au Conseil, mais celui-ci à quand même un droit de regard sur les programmes et les doyens successifs. Cet accord reste relativement peu connu de la communauté sorcière ainsi que des étudiants.

MAGIFAC LITTÉ'

Magifac Litté est la deuxième faculté à avoir ouvert ses portes en 1968. Née dans une période de troubles sociaux venus d’outre-mer, ce campus est lié aux révoltes étudiantes de « mai 68 ». Si les protestations n’ont pas été fortes au Royaume-Uni comparées au reste de l’Europe, elles ont tout de même eu un impact retentissant. Le combat, majoritairement porté par des élèves de Poudlard en fin de cycle ou tout juste sortis de l’école, demandait une offre de cours plus diversifiée, avec une volonté de pouvoir s’exprimer, d’avoir accès à des études moins contrôlées et plus littéraires.

D’abord réprimées, les protestations étudiantes ont finalement été soutenues par Nobby Leach, Ministre de la magie à l’époque et premier né-moldu à arriver à ce poste. Sous l’impulsion du Ministère, des négociations sont ouvertes avec les élèves et se terminent par un accord. Magifac Litté’ nait de ces discussions. Son ouverture est prévue pour la fin de l’année, et les travaux se termineront à temps. La démission de Nobby Leach à la fin de la même année à cause d'une mystérieuse maladie entacha quelque peu l'inauguration mais la Faculté ne pâtit pas trop du scandale. Le Ministère de la Magie continua de soutenir le campus après ces événements, à l'instar de Magifac Po'.

Pour se différencier de Magifac Po’, les bâtiments de Magifac Litté' ont été pensés dans un style néo-classique. Ce mouvement architectural s’est imposé en Europe et en Amérique, coïncidant avec la période des Lumières. La structure arrondie et le dôme de la Faculté viennent alors rappeler l’idéal littéraire de ce siècle, inspiré des civilisations gréco-romaines.

MAGIFAC CRÉA'

Troisième faculté à voir le jour sur le campus, Magifac Créa accueille ses premiers étudiants à la rentrée 1987. Clef de voûte de la stratégie du Ministère pour favoriser l'innovation magique en Grande-Bretagne, cette nouvelle faculté doit permettre au nombre décroissant de maîtres de leurs arts de former une nouvelle génération de sorciers créateurs, plus nombreux. Afin de favoriser l'artisanat et des vocations, Millicent Bagnold, Ministre de la Magie, fait superviser la naissance de l'édifice par plusieurs maîtres qui deviennent ses premiers intervenants.

Dans le contexte euphorisant de la fermeture des plaies liées à la Première guerre des Sorciers, les premières promotions, soutenues par leurs professeurs, poussent la mise en place de nombreuses traditions collaboratives. C'est au cours de ces années qu'y naissent les Défis de créations, ainsi que de nombreux événements d'artisanat, tels que le retour d'anciens élèves. Malgré un creux budgétaire en seconde partie des années 90, le désintérêt pour la création magique permet à la faculté de se distancier du conflit et de s'en sortir par ses propres moyens. Après la guerre, elle rayonne à nouveau alors que désormais, les traditions d'hier feront partie intégrante des calendriers étudiants.

Aujourd'hui, si l'extérieur de Magifac Créa n'a pas réellement évolué, l'intérieur de l'établissement est changé de la marque des différentes générations ayant pu y étudier. De nombreuses pièces et mobiliers témoignent de la collaboration créatrice successive qui anime la faculté depuis lors. À la prise de pouvoir du Conseil des Sorciers, l'établissement est resté pendant quelques temps un détail éducatif du pays. Depuis 2048 cependant, l'intérêt grandissant du gouvernement pour l'innovation magique et la mise en place des Quadriennales de la magie forment une puissante relance financière et exécutive autour de la faculté.

MAGIFAC ARTS

Quatrième et dernière Faculté à voir le jour, Magifac Arts ouvre ses portes en 2024. Sa fondation ne s'est pas fait sans remous, à l'instar des autres Facultés. En effet, dans un soucis d'indépendance vis-à-vis du Ministère de la Magie, le doyen de l'époque, Linwood Mallard, a cherché de nouvelles sources de financement autre que celles ministérielles dans la lignée des idées de Christopher Baxter, doyen de Magifac Po' dix ans auparavant. Une démarche qui n'a pas plu au Ministère qui a tenté de retarder l'ouverture de Magifac Arts.

Mallard s'est donc tourné vers des sources de financements privées, mettant en place un système de mécénat auprès de riches familles sorcières. Le contexte économique des 30 Merveilleuses atteignant son apogée, un petit groupe de sorciers aisés adhéra au projet et finança la construction de la Faculté. Ils réclamèrent seulement en retour que leurs noms soient à jamais gravés dans la pierre du bâtiment.

Aujourd'hui encore, Magifac Arts reste la Faculté du campus la plus indépendante vis-à-vis du Conseil des sorciers. Ceux-ci ne voyant en l'art qu'une discipline secondaire, ils ne se préoccupent que peu de ce qu'il se passe dans le bâtiment, envoyant parfois quelques délégations de vérification éparses. Un fort réseau d'anciens élèves passés par Magifac Arts et aujourd'hui devenus artistes permet de continuer de faire vivre l'école sans se soumettre au Conseil.

CAMPUS MAGIFAC

À ce jour, le campus Magifac reste l'établissement de l'enseignement supérieur magique le plus impressionnant des îles britanniques. Il est souvent comparé à une petite ville en lui-même, car tout est disponible sur place. Un réseau de cheminées permet également de se déplacer facilement à différents endroits du Royaume-Uni, comme sur le Chemin de Traverse ou Godric's Hollow, mais également vers d'autres écoles et instituts de l'enseignement supérieur magique britannique. Pendant longtemps, il n'était pas rare de voir des étudiants d'autres écoles vivre sur ce campus, qui offrait plus de logements et de meilleurs commodités, ce choix se fait désormais moins populaire pour des raisons d'intégration.

Parties campus Magifac réalisée avec la contribution de Maddison Nash, Maddie Joy.
Partie Magifac Po' réalisée par Elena Links.
Partie Magifac Créa' réalisée par Lukas Sharp, Dawn Wolf,, Charlotte Dwight, Diarmuid O'Belt et Suileabhan Kohler.
Partie Magifac Litté' et partie Magifac Arts réalisées par Dawn Wolf et Kenna Murray.

Administratrice du monde adulte et être humain #KENS
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