22 avr. 2024, 10:53
Christmas chez les Moore Brighton Noël 48 PNJ clos
- De quoi parlez-vous ? nous demande gentiment Granny avec curiosité.
- Oh de tout et de rien, éludais-je en jetant un regard vers Judith puis vers Maman.
Je doute que c'est vraiment le moment de poser les pieds dans le plat, comme ça, avec elle, devant tout le monde.
Maman me jette justement un regard interrogateur bien qu'à des lieux d'imaginer notre sujet initial. Je la vois détendue, une version que j'espérais tant voir aux côtés de sa soeur retrouvée.
Je lui adresse un sourire léger, mon regard se crochetant au sien l'espace d'une brève seconde.
- Eh bien, dis donc, Constance, ton école te change petit à petit, me taquine Mamy avec un regard entendu vers Granny avant d'expliquer à Judith : Voyez-vous, notre petite Constance pouvait être une vraie pipelette !
Un léger rire général tandis que je rosis, dérobant mon regard aux leurs ainsi qu'à celui clairement amusé de Judith.

Sentant un tsunami d'embarras m'envahir, je me lève et lâche :
- Eh oui, chaque année un peu plus âgée. La sagesse me gagne.

Ce qui provoque un redoublement des rires et je m'éclipse direction Papa et mes deux grands-pères. Le premier me lance un regard intrigué mais vu celui que je lui lance, il hausse les épaules et pose une main affectueuse sur mon épaule.
- Est-c'que Constance t'a raconté Papa ? Devine quel poste elle occupe depuis un an maintenant ? Indice, ça inclue des pompoms.
Tandis que je fais l'objets de spéculations et de bavardage léger où je ne peux m'empêcher de partager mon opinion - comme quoi, cette activité de cheerleading est clairement bourrée de clichés et que oui y'a des garçons qui peuvent être cheerleaders ! - mes deux grands-mères, Maman et Judith continuent de discuter de je ne sais quoi.

Finalement, après un interrogatoire en règle sur le cheerleading et la place du sport à Poudlard de la part de Papy - en essayant d'omettre le plus possible le sujet "Magie" - j'entendis Granny demander à Maman si tous les cadeaux avaient bien été déposés sous le grand sapin richement décoré.
Regard furtif de son côté, nos regards se croisent et Maman arque un sourcil du genre "petite curieuse aux oreilles traînantes...".
Je souris, très amusée, et feint de me replonger dans la conversation animée, toujours sur le sport, entre les trois hommes de la pièce.

Alors que Maman répond à voix basse à Granny, j'aperçois du coin de l'oeil Mamy chuchoter avec Judith. Pas le temps de réfléchir à ce que cela pouvait impliquer que me voilà tirée par le coude pour se diriger vers le canapé.
- Avant d'aller se coucher, on pourrait procéder à notre petit rituel de Noël, m'indique Grand-Père alors que tout le monde habitué - sauf Judith qui suit le mouvement - se trouve une place confortable.
Souriante jusqu'aux oreilles, j'acquiesce et cherche du regard Judith qui ne doit pas trop comprendre de quoi on parle.
Mais Granny lui explique déjà en quoi consiste la dernière étape de la soirée : la lecture d'un conte de Noël - ou l'invention d'un nouveau - par Grand-Père.
Je crois même entendre un bout de phrase du genre "comme avant", ce qui attire derechef un regard curieux de ma part. Mais je suis vite ramenée à la situation présente par Grand-Père qui me presse d'aller récupérer le gros bouquin à la couverture richement enluminée posé sur le manteau de l'âtre. Le genre de livre deux fois plus épais que mes manuels scolaires.

Alors que mes doigts serrent l'ouvrage de mon enfance, je parcours l'assemblée complète assise silencieusement. Ca donne un côté un peu "magique" à notre soirée. Ce "temps calme", un peu hors du temps où seule la voix de Grand-Père nous berce dans les derniers instants de ce réveillon de Noël. Et ce qui est aussi étrange qu'agréable, c'est sa présence. On est tous là.

5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's :fire:

22 avr. 2024, 12:11
Christmas chez les Moore Brighton Noël 48 PNJ clos
Une petite heure plus tard alors que c'est l'heure de rejoindre les bras de Morphée, Constance salue tout un chacun et monte se coucher, ravie de cette soirée en compagnie de sa famille et de Judith. Suivie de peu par les grands-parents, restent dans le living-room les deux soeurs Moore et Pete Nelson, le père de Constance. La conversation entre les trois adultes finit par s'achever et Pete prend congé, satisfait et un brin fatigué. Il sait qu'il laisse deux soeurs aussi fatiguées qu'éprises de ce besoin de parler seules à seules.
Assise confortablement dans un coin du canapé, Mary laisse ses doigts courir sur le cuir de l'accoudoir, regardant à la dérobée sa soeur aussi brune qu'elle mais tout aussi... (à ses yeux) différente. Il est vrai que plus jeunes, elles se ressemblaient beaucoup, en témoignent les clichés qui jonchent la boîte "à secrets" que garde précieusement sa fille Constance. Mais Mary a cette sensation que le poids du passé a laissé une empreinte sur les traits de sa soeur. Un visage à la mâchoire plus carrée, renforcée par cette coupe aux épaules, droite, lui donnant un air sûr de soi, des pommettes plus saillantes. Bien qu'elle reconnaissait qu'elles avaient toujours en commun ces mêmes prunelles - avec une nuance peut être un peu plus sombre.

Celui dont l'âme est heureuse ne ressent pas le poids des ans. Voilà ce que disait Platon.
Soupir.
- C'était une soirée très agréable, merci d'être venue.
- Merci de m'avoir conviée.
Silence.
Deux regards bruns qui se croisent, le silence happe comme un tourbillon les deux femmes liées par le sang mais séparées pendant tellement d'années. Tellement de temps perdu.
- Tu... tu te plais bien à Edimbourg ?
- Oui, c'est une ville... agréable.
Hochement de tête. Mary a l'impression de revenir des années en arrière, lorsqu'elle était petite et qu'elle interrogeait, des étoiles plein les yeux, son aînée tout juste entrée dans la prestigieuse école de Poudlard. Sauf que maintenant, elle tentait de rétablir un lien avec elle. Sa soeur. C'est tellement plus facile quand il y a tant de monde autour. En tête à tête, la réalité prend une autre dimension, comme si les paroles devenaient plus lourdes.
- C'est un peu bizarre n'est-ce-pas. Tellement plus facile quand la fête bat son plein, souffle-t-elle en dérobant son regard, sentant la honte de ne pas faire mieux la submerger.
J'ai pas 13 ans, bon sang.

Silence de nouveau. Mary relève son regard pour aviser un air entendu sur les traits de sa soeur.
- Un peu, en effet.
Passant une main nerveuse dans ses cheveux, Judith bouge un peu sur son séant.
- Je ne vais pas tarder de toute façon.
- Tu reviens demain ?
Comme un flashback éblouissant. Judith papillonne des yeux. Pendant une brève seconde, elle eut comme cette sensation de déjà-vu. Quand elles étaient petites et qu'elle revenait pour les vacances scolaires du pensionnat écossais, et que Mary lui demandait si elle serait toujours là le lendemain.
Sentant sa gorge se serrer inexplicablement et irrépressiblement, la dragonologiste acquiesce mécaniquement et se lève comme si le canapé était en flammes.

- C'est ce qui est prévu. Comme... ton beau-frère.
- Josh, oui. Ne t'inquiète pas. Il ne sait rien. Rien du tout. Mise à part que "j'ai gardé pour moi" le fait que... j'avais une soeur. Que j'ai une soeur. Il croit que... qu'on s'est brouillé, ou un truc du genre, il y a des années et que... qu'on s'était perdues de vue.

Un nouveau mensonge, pensa Judith. Toujours plus de mensonges.
Bien que ce que sa soeur venait de dire était à moitié une vérité, à moitié un mensonge, c'était la deuxième partie qui lui pesait. Mais bien évidemment, Judith n'en pipa mot et se contenta d'acquiescer silencieusement, cherchant un moyen poli de s'éclipser. La fatigue émotionnelle commençait à tomber comme un chappe de plomb sur son esprit et elle devait tout de même convoquer les derniers fragments d'énergie qui lui restaient pour transplaner jusqu'à Edimbourg.

Mary semblait ressentir la gêne de sa soeur car elle se lève à son tour, cherchant de son coté - pour une raison qu'elle ne parvenait pas à s'expliquer - un moyen de la retenir. Va-t-elle vraiment revenir demain ?
- Constance était vraiment ravie de ta venue, elle aussi. J'imagine que ça doit te faire bizarre, tout ça mais encore plus (soupir embarrassé) ce côté "tante-nièce". J'espère qu'elle ne t'a pas trop... fatigué. Elle peut se montrer... un peu... beaucoup... curieuse quand elle s'y met.
- C'est tout à son honneur, répliqua spontanément Judith avant de réaliser ce qu'elle venait de dire et d'adresser un sourire amusé à sa soeur.
- Oui. Hum. Oui, c'est vrai.
- Au fait, je... je ne veux pas... m'immiscer dans votre cercle familial ou dans vos décisions parentales mais... (regard intrigué de la part de Mary) non, laisse tomber. Bonne nuit Mary.

Judith la salue d'un signe de tête et recule vers la sortie du living.
- Hein ? Quoi ? Attend ! Qu'est-ce que tu allais dire ? Judith, je t'en prie.
- Non, je te prie de m'excuser, je ne voulais pas... je ne sais pas ce qui m'a pris...
C'est alors que, spontanément, Mary accélère le pas et se met en travers du chemin de Judith.
- Voyons, dis moi.
Cette familiarité était aussi frappante pour Judith que si on venait de lui annoncer qu'elle allait être tante pour la deuxième fois. Arrêtée net dans son élan, elle lance un regard surpris vers Mary.
Pourquoi tant d'insistance ? Elle n'aurait pas dû tenter d'aborder ce sujet. Elle n'avait pas son mot à dire dessus. Elle était une "pièce rapportée" et, de fait, devait se cantonner à ce rôle. S'en contenter.

- Judith, parle-moi. S'il te plait. Tu allais parler de quelque chose en rapport avec Constance. De quoi s'agit-il ? Pourquoi tant d'hésitation ? Tu sais quelque chose que je ne sais pas ?
Judith tente de secouer la tête pour nier mais le regard - ce regard - de sa soeur la transperçait de plein fouet. Tellement d'années s'étaient écoulées depuis que ce regard l'avait transcendé.

- L'animal de compagnie, exhale-t-elle dans un souffle.
- Oh.
- Je suis désolée, je me mêle de ce qui ne me regarde pas. Je te prie de m'excuser.
- Non. Non, s'il-te-plait. Tu n'as pas... à... (soupir accompagné d'un sourire désabusé) j'y crois pas qu'elle ai tenté de t'utiliser pour...
- Ah non ! Non, non ! Ce n'est pas ce que tu crois. Elle ne sait pas que je t'en parle. Mais, elle est tellement...
- ... passionnée ?
- C'est ça.
- Je dois t'avouer que... il s'est passé beaucoup de choses depuis le début de sa scolarité à Poudlard. Et... pas qu'en rapport avec, tu sais... Et... le sujet n'est pas revenu sur la table. C'est tout. A l'époque, il y a presque 3 ans, on la trouvait trop jeune mais maintenant, il est vrai que... qu'il est peut être temps d'en reparler.
Judith hoche la tête silencieusement, hallucinée intérieurement de la réaction de sa soeur quant à son intervention.
- La pauvre, elle en meurt d'envie mais elle n'osait pas...
- Je sais.
Sourire complice. Un silence cette fois moins pesant se glisse entre les deux femmes, debout à l'entrée du living.

- Je lui ai dit que tant qu'elle n'envisageait pas d'adopter un éruptif... (regard interrogateur de la part de Mary) erm... c'est une créature magique. Très imposante. Et caractérielle.
- Je vois. Effectivement, un éruptif ne sera pas vraiment très adéquat. Mais justement, quel choix le sera ?
Penchant un peu la tête de côté, Judith fronce les sourcils.
- Eh bien, il y a tout de même beaucoup de choix à la Ménagerie Magique. Chats, hiboux, chouettes, lézards, serpents, rats...
Le visage de Mary hochait mécaniquement de haut en bas, bien qu'il fut traversé d'un mélange d'émotions alors que les animaux s'égrenaient de la bouche de Judith.
- Peut être un animal... pas trop... atypique ?
Sourire amusé de Judith.
- Atypique pour une sorcière ou une moldue ?
Lèvres qui se pincent chez Mary. Elle est partagée entre l'amusement et l'agacement. Ce mot. Elle ne l'apprécie pas vraiment, et ce, depuis un paquet d'années.
- Tu sais quoi ? Je te propose qu'on en reparle demain, avec ou sans Constance d'ailleurs. J'imagine que tu dois avoir pas mal de questions et vu que j'ai plus de recul qu'elle...
- D'accord. Demain alors.

Les deux soeurs se sourirent, un échange silencieux qui leur firent mutuellement un bien fou, et se quittèrent, l'une montant se coucher, "à la moldue", l'autre transplanant vers une ville à des centaines de kilomètres.

5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
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