Vacance, skate et rencontre
Avril 2049,
Vacances de pâques,
Avec @Asher Thatch
Vacances de pâques,
Avec @Asher Thatch
- Tinuviel, tu es prête ? On va finir par être en retard !
Avait demander, ma mère avec une voix insistante.
- Oui, oui, j'arrive. Moi je veux rester ici, moi!
-Non! on y vas. Ton père sera très occupé. Et puis on va à Londres seulement pour trois jours!
C'était les seuls mots que j'avais prononcer à ma mère. Nous avions pris le train en direction de Londres. Maman avait reçu un appel quelques jours plutôt, lui disant que sa tante était très malade. C'est avec nonchalance, que je me trainais jusqu'à la porte de la maison. Mes vacances s'annonçaient très mal, mais ça tout le monde s'enfichait. Ce que moi je voulais, n'avait aucune importance. Mes parents avaient déjà tout calculer, sans me demander mon avis à moi !
Mon regard posé sur la vitre du train, je peinais à me motiver. Ces vacances là, je voulais juste rester à la maison, me balader sur la plage, aller à la pêche avec papa et surtout m'amuser comme j'avais l'habitude de faire. L’odeur familière du bois de ma chambre et mes épais oreillers me manquaient déjà.
Puis j'ai dû m'endormir car ce trajet était passé tellement vite que je ne m'étais même pas rendu compte qu'on était déjà arrivé à la gare. Londres ! la grande ville.
*Quelle horreur!
Il y avait tellement de monde, les gens semblaient toujours presser. Comme s'ils étaient en retard. Pas d'océan en vu, seulement d'immenses bâtiments pour seul vu. Je n'aime vraiment pas cet environnement. Je n'étais pas à l'aise du tout et cela pouvait se lire sur mon visage.
*Et puis moi, je ne la connais même pas, cette dame ! Elle n'a pas d'enfant, elle vit dans un immeuble, au dernier étage et sans ascenseur.
Déjà que j'étais épuiser par tout ce trajet, voilà qu'il faut monter tous nos bagages jusqu'en haut.
La première fin de journée était passer avec un tel ennui que même, le repas du soir n'avait ni goût, ni sentiment. Et pourtant c'étaient les moments qui pouvaient me redonner le sourire. Le lendemain matin, au réveil, je discute avec Peter, pour lui parler de mon ennuie mortel. Puis, la voix de maman se fit entendre.
-Tinuviel ! Vient prendre ton petit-déjeuner
Elle n'avait pas besoin de le répéter une deuxième fois! La minute d'après, j'étais déjà attablé. J'ai très faim ce matin, la veille au soir, je n'avais presque rien mangé.
- Après ton petit-déjeuner, tu y ira jouer dehors, il y a un parc juste en bas. Et s'il te plaît, arrête de parler à ton ami imaginaire!
-Il s'appelle "Peter"! Et puis, il t'entend tu sait? Elle n'arrive pas à retenir ton prénom, c'est pourtant pas compliqué, comme prénom.
Le ventre bien rempli, je me dirige vers la salle de bain afin de me préparer. Une tenu très simple fera l'affaire. Un jeans, un tee-shirt assez large pour bien masquer tous mes bourrelets. Et mes baskets. Je suis fin prête.
Je retourne voir maman pour lui dire que je descend et que je reviendrais pour le déjeuner. Elle me tend un petit sac à dos contenant un paquet de biscuit et une bouteille d'eau.
-Amuse toi bien!
Avait elle dit, avant que je ne referme délicatement la porte de l'appartement.
Comme si je pouvais m'amuser ici ! En plus, je ne connais personne, il n'y a pas de nature, pas de plage, juste des immeubles.
J'arrive enfin dans ce fameux parc, et je découvre que c'est un "skate parc" Je ne sait même pas en faire moi ! Mon moral était vraiment au plus bas. J'était toute seule, heureusement que "Peter" était avec moi.
Je décide donc de m'asseoir sur un petit banc à l'abri du soleil, sous un arbre. Je regarde au alentour et commence à transformer un peu cet endroit. Un petit lac par ici, quelques arbres par là et un grand jardin, avec une pelouse bien verte, et quelques fleurs, comme je les aime, quelques chiens et chats qui se promènent. Un décor de rêve.
Je suis à présent aux anges, un grand sourire s'affiche sur mes lèvres.
- On est bien là, "Peter"! n'est-ce pas ?
J'espère que cela te plaît @Asher Thatch
Vacance, skate et rencontre
— Non, tu n'iras pas chez mamie pour les vacances.
Tu n'aimes pas sa réponse, car ce n'est pas celle que tu espérais. Ta maman refuse que tu quittes l'appartement, car elle aimerait bien te voir plus que le temps d'un week-end. Tu comprends, car tu l'aimes, ta maman, et elle te manque, mais ce n'est pas de ta faute si Elliot est aussi agaçant à brailler jour et nuit. Et toi, du sommeil, tu en manques, ce qui te rend d'autant plus désagréable. Tu croises les bras, tes sourcils se froncent, pas de regard de chiot, car ça ne marche plus sur elle.
— Mais je suis fatiguée de l'entendre !
Tu désignes le nourrisson que ta maman tient contre elle, celui qui a volé le peu d'attention qu'elle pouvait te donner.
— Et moi ? Je ne suis pas fatiguée, peut-être ? répond-elle avec agacement, et tu ne lui donneras pas tort, jamais, car maman a toujours raison (ou presque).
Pourtant, tu n'as pas envie d'être coopérative, car tu n'as pas envie de supporter ton petit frère et surtout Joe. Tu claques du pied, t'interdisant d'élever la voix contre elle, car tu as beau être jeune et parfois bête, tu es consciente qu'elle est tout aussi victime de la situation que toi. Et quand on est dans les mêmes embrouilles, on s'aide, ça, c'est Kamila qui te l'a appris.
Tu mets la main sur ton skate et tu quittes l'appartement sans plus de cérémonie. Tu dévales l'escalier et tires la langue à la vieille bique qui te guette quand tu descends pour te reprocher le bruit que tu fais. Tu rejoins le skatepark d'un pas nonchalant. Kamila n'est pas là, elle est à la mer pour la semaine, et Reiner a la grippe. Tu es seule aujourd'hui, demain aussi. Tu t'élances sur les différentes rampes, tu te laisses porter par le mouvement et cette sensation de liberté que le skate te procure. Bouger ainsi te permet de te vider l'esprit.
C'est en passant près d'une gamine que tu l'entends causer. Tu la zieutes, curieuse, et tu cherches ce fameux Peter, mais tu remarques qu'elle est seule. Tu prends de la vitesse et quittes la rampe avec souplesse. Et dire qu'il y a un an tu te ramassais encore la tête quand tu as commencé le skate, tu es contente de t'être autant améliorée, surtout grâce à Kamila et Reiner. Skate sous le bras, tu t'approches de la gamine et tu te plantes devant elle.
— Tu causes à qui ?
Tu n'aimes pas sa réponse, car ce n'est pas celle que tu espérais. Ta maman refuse que tu quittes l'appartement, car elle aimerait bien te voir plus que le temps d'un week-end. Tu comprends, car tu l'aimes, ta maman, et elle te manque, mais ce n'est pas de ta faute si Elliot est aussi agaçant à brailler jour et nuit. Et toi, du sommeil, tu en manques, ce qui te rend d'autant plus désagréable. Tu croises les bras, tes sourcils se froncent, pas de regard de chiot, car ça ne marche plus sur elle.
— Mais je suis fatiguée de l'entendre !
Tu désignes le nourrisson que ta maman tient contre elle, celui qui a volé le peu d'attention qu'elle pouvait te donner.
— Et moi ? Je ne suis pas fatiguée, peut-être ? répond-elle avec agacement, et tu ne lui donneras pas tort, jamais, car maman a toujours raison (ou presque).
Pourtant, tu n'as pas envie d'être coopérative, car tu n'as pas envie de supporter ton petit frère et surtout Joe. Tu claques du pied, t'interdisant d'élever la voix contre elle, car tu as beau être jeune et parfois bête, tu es consciente qu'elle est tout aussi victime de la situation que toi. Et quand on est dans les mêmes embrouilles, on s'aide, ça, c'est Kamila qui te l'a appris.
Tu mets la main sur ton skate et tu quittes l'appartement sans plus de cérémonie. Tu dévales l'escalier et tires la langue à la vieille bique qui te guette quand tu descends pour te reprocher le bruit que tu fais. Tu rejoins le skatepark d'un pas nonchalant. Kamila n'est pas là, elle est à la mer pour la semaine, et Reiner a la grippe. Tu es seule aujourd'hui, demain aussi. Tu t'élances sur les différentes rampes, tu te laisses porter par le mouvement et cette sensation de liberté que le skate te procure. Bouger ainsi te permet de te vider l'esprit.
C'est en passant près d'une gamine que tu l'entends causer. Tu la zieutes, curieuse, et tu cherches ce fameux Peter, mais tu remarques qu'elle est seule. Tu prends de la vitesse et quittes la rampe avec souplesse. Et dire qu'il y a un an tu te ramassais encore la tête quand tu as commencé le skate, tu es contente de t'être autant améliorée, surtout grâce à Kamila et Reiner. Skate sous le bras, tu t'approches de la gamine et tu te plantes devant elle.
— Tu causes à qui ?
Vacance, skate et rencontre
Alors que j'étais bien installer dans ce doux tableau idyllique. Le deuxième endroit où je me sens vraiment à l'aise et surtout, être moi-même.
Une fille s'est planté là, devant moi! Me demandant qui est "Peter"? Je peux très bien lui présenter mon ami. Mais pourquoi? Elle doit sûrement être comme toute les autres. Ça commence toujours par les présentations, puis ils finissent tous par ce moquait de moi. Alors à quoi bon? Pour entendre encore cette phrase.
Ce commentaire me hante encore aujourd’hui. C'est vrai je suis grande maintenant! Je dois songer à me séparer de "Peter" mais je crois que je ne suis pas encore prête pour la séparation. C'est la seule personne qui ne me juge pas, il ne se moque pas de mon poids, ne me dit jamais que je suis moche, grosse. Et tout autre méchanceté que j'ai pu entendre venant des autres enfants.
Ne rien dire est pour moi l'idée la plus sage que je puisse faire. Mais je dois tout de même lui donner une réponse.
Mentir, voilà encore l'une des manies que j'ai dû entreprendre, vis-à-vis de "Peter"
Ou mieux encore, j'esquive sa question!
Dur dilemme, décidément, mes vacances ne se passent pas comme je le souhaite.
J'étais bien là! Seule dans mon monde imaginaire. Personne pour me critiquer, me demander de grandir ou même de parler tout simplement.
Mais bon, tant pis! Maman dit tout le temps
Cela n'est pas si compliqué normalement? J'ai juste à ouvrir la bouche, prononcer quelques mots et peut-être que cette fille est gentille et sans jugement.
Une fille s'est planté là, devant moi! Me demandant qui est "Peter"? Je peux très bien lui présenter mon ami. Mais pourquoi? Elle doit sûrement être comme toute les autres. Ça commence toujours par les présentations, puis ils finissent tous par ce moquait de moi. Alors à quoi bon? Pour entendre encore cette phrase.
*Ah le gros bébé, elle crois encore aux amis imaginaires.
Ce commentaire me hante encore aujourd’hui. C'est vrai je suis grande maintenant! Je dois songer à me séparer de "Peter" mais je crois que je ne suis pas encore prête pour la séparation. C'est la seule personne qui ne me juge pas, il ne se moque pas de mon poids, ne me dit jamais que je suis moche, grosse. Et tout autre méchanceté que j'ai pu entendre venant des autres enfants.
Ne rien dire est pour moi l'idée la plus sage que je puisse faire. Mais je dois tout de même lui donner une réponse.
*Juste un tout petit mensonge.
Mentir, voilà encore l'une des manies que j'ai dû entreprendre, vis-à-vis de "Peter"
Ou mieux encore, j'esquive sa question!
*Non! Je ne peux pas faire ça, c'est pas bien non plus.
Dur dilemme, décidément, mes vacances ne se passent pas comme je le souhaite.
J'étais bien là! Seule dans mon monde imaginaire. Personne pour me critiquer, me demander de grandir ou même de parler tout simplement.
Mais bon, tant pis! Maman dit tout le temps
*Soit poli, sourit, parle correctement
Cela n'est pas si compliqué normalement? J'ai juste à ouvrir la bouche, prononcer quelques mots et peut-être que cette fille est gentille et sans jugement.
-Bonjour, à personne! J'ai rien dit moi.
Vacance, skate et rencontre
"À personne," dit-elle. Tu redresses le menton et la regardes avec suspicion. Elle croit vraiment que tu vas gober ça gentiment ? Un petit ricanement t'échappe, tandis que tu te balances sur tes pieds, déjà démangée par l'envie de remonter sur ton skate.
— Avant d'mentir, assure-toi que personne n'a assisté à la scène ; tu s'ras déjà plus crédible.
Si Kamila avait été là, elle t'aurait donné un coup derrière la tête. Elle n'aime pas quand tu es brusque comme ça, quand ta voix ne laisse place à aucune bienveillance, aucun compromis. "Ce n'est pas comme ça que tu te feras des amis," t'a-t-elle dit un jour, sur un ton de reproche. C'est la seule qui peut te réprimander comme ça. C'est comme une grande sœur, Kamila, et ce n'est pas difficile, elle a quatre ans de plus que toi. Tu renifles et te figes soudainement, l'étudiant en silence. Elle n'est pas d'ici. Dans le coin, tout le monde se connaît et tu sais reconnaître l'intrus, la personne qui n'a rien à faire ici, dans le quartier. Souvent, depuis ta fenêtre, tu vois les gars en bas de ton immeuble courir dans tous les sens, avec ce mot à la bouche : "y'a un indic." Et très souvent, cet indic, personne ne le connaît ici. C'est ta définition, mais tu es encore bien loin de comprendre ce qu'est vraiment un indic, mais tu sais qu'il faut s'en méfier.
— T'es pas d'ici, tu lâches.
Tu imagines Kamila te faire les yeux ronds et tu déglutis. Comment fait-elle pour aborder les autres, déjà ? Petit check, un petit "salut, ça va ?" et elle part sur la rampe avec la personne et parfois, elle échange quelques cigarettes. Mais pas toi, tu n'as pas le droit de fumer, tu es trop petite et la gamine en face de toi aussi. Alors, à la place, tu tends ton skate.
— T'sais en faire ?
La discussion peine à commencer et tu es déjà fatiguée de socialiser. Mais tu fais l'effort, car tu aimes quand Kamila te regarde avec fierté, te félicite, et tu as envie qu'elle le fasse quand tu lui diras que tu t'es fait une nouvelle amie (et pas grave si s'est une indic).
— Avant d'mentir, assure-toi que personne n'a assisté à la scène ; tu s'ras déjà plus crédible.
Si Kamila avait été là, elle t'aurait donné un coup derrière la tête. Elle n'aime pas quand tu es brusque comme ça, quand ta voix ne laisse place à aucune bienveillance, aucun compromis. "Ce n'est pas comme ça que tu te feras des amis," t'a-t-elle dit un jour, sur un ton de reproche. C'est la seule qui peut te réprimander comme ça. C'est comme une grande sœur, Kamila, et ce n'est pas difficile, elle a quatre ans de plus que toi. Tu renifles et te figes soudainement, l'étudiant en silence. Elle n'est pas d'ici. Dans le coin, tout le monde se connaît et tu sais reconnaître l'intrus, la personne qui n'a rien à faire ici, dans le quartier. Souvent, depuis ta fenêtre, tu vois les gars en bas de ton immeuble courir dans tous les sens, avec ce mot à la bouche : "y'a un indic." Et très souvent, cet indic, personne ne le connaît ici. C'est ta définition, mais tu es encore bien loin de comprendre ce qu'est vraiment un indic, mais tu sais qu'il faut s'en méfier.
— T'es pas d'ici, tu lâches.
Tu imagines Kamila te faire les yeux ronds et tu déglutis. Comment fait-elle pour aborder les autres, déjà ? Petit check, un petit "salut, ça va ?" et elle part sur la rampe avec la personne et parfois, elle échange quelques cigarettes. Mais pas toi, tu n'as pas le droit de fumer, tu es trop petite et la gamine en face de toi aussi. Alors, à la place, tu tends ton skate.
— T'sais en faire ?
La discussion peine à commencer et tu es déjà fatiguée de socialiser. Mais tu fais l'effort, car tu aimes quand Kamila te regarde avec fierté, te félicite, et tu as envie qu'elle le fasse quand tu lui diras que tu t'es fait une nouvelle amie (et pas grave si s'est une indic).
Vacance, skate et rencontre
Elle n'a pas tort au fond. J'aurais dû m'assurer qu'il n'y avait personne. Mais trop tard pour revenir en arrière. Et même si c'était possible. J'aurais tout fais pour n'être jamais venue ici. Je préfère ne pas répondre à sa remarque. A quoi bon de toute façon, un mensonge entraîne toujours un autre mensonge.
J'aurais tellement voulu être sur le bateau avec papa en ce moment. Mais je suis coincé ici! Perdue dans l'immensité de cette ville. Je me suis créée un petit paradis de rêve et elle, elle déboule devant moi. Bien évidemment que je ne suis pas d'ici. C'est tellement voyant. Moi qui voulais juste passer inaperçu, c'est raté!
Je crois que cette réponse est suffisante. Je ne vais quand même pas lui déballé toute ma vie non plus. En plus, je ne l'a connaît même pas. Le mieux serait que je lui demande. Mais trop peur de sa réaction. Encore et toujours de l'hésitation de ma part. Elle finit par engager la conversation.
Elle semble très douée avec son skate. Comment répondre que moi je ne sais pas en faire. Déjà que l'apprentissage du vélo était catastrophique à l'époque. Monter sur cette planche à roulettes relève de l'impossible!
Lui dire que je ne sais pas en faire, il y a de forte chance qu'elle se moque de moi, je pense. Mentir en lui disant oui, elle risque de me demander d'en faire. Il faudra que j'enchaîne les mensonges sur mensonges.
Je prends donc la décision de parler franchement avec cette inconnue. Ce n'est pourtant pas si compliqué. Et pourtant cela me demande tellement d'effort. Mais ma maman me dit toujours qu'il faut que je sois plus sociable avec les autres.
J'aurais tellement voulu être sur le bateau avec papa en ce moment. Mais je suis coincé ici! Perdue dans l'immensité de cette ville. Je me suis créée un petit paradis de rêve et elle, elle déboule devant moi. Bien évidemment que je ne suis pas d'ici. C'est tellement voyant. Moi qui voulais juste passer inaperçu, c'est raté!
-Non je viens d'Écosse
Je crois que cette réponse est suffisante. Je ne vais quand même pas lui déballé toute ma vie non plus. En plus, je ne l'a connaît même pas. Le mieux serait que je lui demande. Mais trop peur de sa réaction. Encore et toujours de l'hésitation de ma part. Elle finit par engager la conversation.
Elle semble très douée avec son skate. Comment répondre que moi je ne sais pas en faire. Déjà que l'apprentissage du vélo était catastrophique à l'époque. Monter sur cette planche à roulettes relève de l'impossible!
Lui dire que je ne sais pas en faire, il y a de forte chance qu'elle se moque de moi, je pense. Mentir en lui disant oui, elle risque de me demander d'en faire. Il faudra que j'enchaîne les mensonges sur mensonges.
*Bon tant pis!
Je lâche un soupir et fini par lui répondre.Je prends donc la décision de parler franchement avec cette inconnue. Ce n'est pourtant pas si compliqué. Et pourtant cela me demande tellement d'effort. Mais ma maman me dit toujours qu'il faut que je sois plus sociable avec les autres.
-Non je ne sais pas en faire et je n'ai jamais essayé non plus!
Vacance, skate et rencontre
Elle vient d'Écosse, tu n'arrives pas trop à situer, tu es nulle en géographie, mais tu sais que c'est juste au-dessus de l'Angleterre et que c'est loin. Tu te demandes ce qu'elle fiche ici, pourquoi elle est venue se perdre là, alors qu'à Londres, il existe des quartiers beaucoup plus touristiques. Tu plisses les yeux, l'observant avec une certaine méfiance.
— Mmh, tu te contentes de répondre.
Peut-être qu'elle s'est perdue ? Bien qu'elle semble plutôt sereine au milieu de tout ce béton grisâtre et des quelques poubelles que les adolescents du coin aiment brûler la nuit. Elle se détache même complètement de ce cadre morose, on ne voit qu'elle, là où ceux qui l'entourent passent inaperçus avec leurs mines désabusées et leurs vêtements aussi démodés que les tiens.
Elle soupire et tu n'aimes pas ça. En réponse, tu relèves ton menton et cette fois, tu fronces les sourcils. "Dis-le si j'te fais chier," tu as envie de répondre, mais tu ravales tes mots en pensant à Kamila et aux compliments qu'elle pourrait te faire si cette gamine devenait ton amie. D'ailleurs, celle-ci te répond qu'elle ne sait pas en faire et au fond, tu t'y attendais un peu. Tu te recules d'elle, de quelques mètres seulement. Avec précaution, tu poses ton skate, avant de le pointer du doigt.
— J'vais te montrer.
Tu laisses couler un petit silence, avant de rajouter :
— Et fais gaffe, hein, c'est un cadeau.
C'est ta mamie qui te l'a offert à ta demande, tu y tiens énormément.
— Mmh, tu te contentes de répondre.
Peut-être qu'elle s'est perdue ? Bien qu'elle semble plutôt sereine au milieu de tout ce béton grisâtre et des quelques poubelles que les adolescents du coin aiment brûler la nuit. Elle se détache même complètement de ce cadre morose, on ne voit qu'elle, là où ceux qui l'entourent passent inaperçus avec leurs mines désabusées et leurs vêtements aussi démodés que les tiens.
Elle soupire et tu n'aimes pas ça. En réponse, tu relèves ton menton et cette fois, tu fronces les sourcils. "Dis-le si j'te fais chier," tu as envie de répondre, mais tu ravales tes mots en pensant à Kamila et aux compliments qu'elle pourrait te faire si cette gamine devenait ton amie. D'ailleurs, celle-ci te répond qu'elle ne sait pas en faire et au fond, tu t'y attendais un peu. Tu te recules d'elle, de quelques mètres seulement. Avec précaution, tu poses ton skate, avant de le pointer du doigt.
— J'vais te montrer.
Tu laisses couler un petit silence, avant de rajouter :
— Et fais gaffe, hein, c'est un cadeau.
C'est ta mamie qui te l'a offert à ta demande, tu y tiens énormément.
Rp abandonné