Fichu anniversaire

Le 16 mai 2049,
avec @Ada Bentley, @Syam Arkwood et @Clémence Salvatore


Que cet anniversaire aille en enfer ! Voilà ce que pensait Rhys en ce moment même. Il en avait marre, marre d'être là, marre de cette mère qui ne le connaissait même pas. Il y a à peine quelques heures le Gryffon avait reçu un hibou de la part de ses parents pour ce jour soit disant spécial, son père ne lui avait rien écrit de plus à part "Joyeux anniversaire fiston" et sa mère lui avait envoyé un peu d'argent en ajoutant "tiens prends-toi un truc". Cela avait mit le garçon totalement hors de lui. Sa mère ne pouvait même pas faire l'effort de prêter attention à ses goûts ne serait-ce que même deux minutes ? Voilà pourquoi Rhys détestait cette journée, parce que chaque année c'était la même chose, il avait beau espérer, sa mère lui enverrait toujours quelques sous en lui disant de se prendre un truc sans même lui souhaiter son anniversaire. De plus, il savait que dans quelques mois, elle irait lui demander ce que Nesta aimerait pour son anniv. Pourquoi elle lui demandait ce que sa petite sœur voudrait mais jamais ce que lui aimerait ? Pourquoi était-il né pile au milieu de sa fratrie, le moment ou ses parents ont déjà les grands à qui ils donnent tout pour leur avenir et les petits ou ils fondent à chaque demande ? Lui il se retrouvait là, au centre, ni grand ni petit, juste là. Mais puisque qu'il n'était pas encore bien grand il n'avait pas besoin de choses pour son avenir mais comme il n'était pas petit non plus, il devait se débrouiller tout seul.

Rhys aimait bien sa fratrie mais là c'était trop. On avait beau regarder sa famille de l'extérieur on pourrait voir des parents heureux avec leurs 6 enfants mais le garçons savait très bien à l'intérieur que les enfants n'étaient pas tous traités de la même façon. Frustré, perdu, malheureux, il n'avait même pas pris le temps de poser la courte lettre qu'il était parti à grand pas, froissant le papier dans son poing. Il avait marché longtemps dans les couloirs, ne regardant pas autour de lui, se contentant simplement d'avancer. Heureusement personne dans ce château hormis son frère et sa sœur n'avait conscience que c'était son anniversaire et Rhys ne voudrait jamais qu'une quelconque personne le sache.

Actuellement ce que voulait le Gryffon, c'était trouver un endroit isolé, sans personne pour le laisser déverser sa colère et sa frustration. Le hasard le mena dans les toilettes abandonnés. Il n'était encore que passé à côté mais n'était jamais rentré dedans. C'était le moment.

Rhys entra et ne se contrôla plus. Il jeta la lettre froissée aussi loin qu'il le pouvait. Elle atterri silencieusement sur le sol, près d'une cabine. Le Gallois se rendit près de cette cabine et frappa avec son pied le papier de plus en plus en miette.

-Tu ne t'es jamais intéressée à moi ! cria-t-il en frappant la lettre ET TU NE T’INTÉRESSERA JAMAIS MÊME SI JE RESTE TON FILS ! hurla-t-il sa voix résonnant dans le grand espace.

Puis il lâcha la lettre et donna des coups au mur cette fois, ayant juste besoin de se défouler, tant pis s'il se faisait mal.

-FICHU ANNIVERSAIRE ! hurla à nouveau le Gryffon de tout son être.

Puis il arrêta son duel avec le mur pour vaciller vers la lavabo ou il jeta de l'eau partout à s'en tremper lui-même. Les cheveux et l'uniforme mouillés, Rhys s'appuya ses deux mains sur le rebord du lavabo et baissa la tête, on ne voyait plus que ses cheveux retomber devant ses yeux. Le garçon prenait une pause mais qui savait ce qu'il pouvait encore faire.

Toujours rester soi-même
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Fichu anniversaire
La période des examens approchait, et Syam aurait dû se trouver dans la bibliothèque ou dans la salle commune de Serdaigle, le nez plongé dans ses devoirs. Mais ayant passé la moitié de la nuit précédente penchée sur ses livres de cours, elle avait décidé, une fois n'est pas coutume, de laisser ses parchemins derrière elle et d'aller se promener dans le château.

La jeune sorcière déambulait donc dans l'école depuis bientôt un quart d'heure. Les couloirs étaient quasiment vides, par ce dimanche après-midi. Le printemps était là, et la plupart des élèves se détendaient dans le parc, à l'ombre des arbres ou au bord du lac. Syam, qui n'aimait pas la chaleur, avait préféré rester à l'intérieur, où les murs de pierre dégageaient une fraîcheur agréable. En bref, le cadre idéal. Une ombre au tableau, cependant : ayant passé une bonne partie de la nuit à étudier, la Serdaigle était fatiguée. Pas énormément, mais suffisamment pour la distraire de son parcours. De plus, ne bougeant pas beaucoup depuis quelques jours, ses jambes avaient perdu l'habitude de rester en mouvement pendant aussi longtemps, et de légères courbatures commençaient à se faire sentir.

Alors qu'elle se disait qu'elle devrait faire plus d'exercice, Syam jeta un regard autour d'elle, et s'arrêta. Sans qu'elle y prête attention, ses pas l'avaient menée au deuxième étage, dans une partie du château encore plus déserte que les autres. Observant plus attentivement les alentours, elle s'aperçut qu'elle se trouvait proche des toilettes abandonnées.

Alors qu'elle s'apprêtait à se remettre en marche, un cri la fit sursauter. Elle se tourna vers son origine, qui n'était autre que les toilettes abandonnées. Un second cri retentit soudain, encore plus fort. Elle crû saisir le mot "anniversaire". Se demandant quel cinglé hurlait ainsi à propos d'une simple fête, elle décida d'aller le découvrir par elle-même. La jeune fille s'approcha donc discrètement de l'entrée des toilettes. Peut-être s'agissait-il d'un fantôme, déprimé par l'approche de son anniversaire de mort ? Pour sa part, Syam avait toujours trouvé ce concept étrange. A quoi bon fêter le jour de son trépas ? Glauque.

Une fois arrivé à l'entrée des toilettes, la Serdaigle passa la tête par la porte. Elle repéra immédiatement le causeur de troubles, appuyé sur un lavabo, la tête penchée. Il ne s'agissait pas d'un fantôme, mais d'un élève. Elle le reconnu, pour l'avoir déjà rencontré, au sommet de la plus haute tour du château. Elle fouilla sa mémoire à la recherche de son nom, et finit par poser le doigt dessus.

Le nom franchit ses lèvres avant qu'elle n'ai pu se retenir.

- Rhys ?

@Rhys Walters,@Ada Bentley et @Clémence Salvatore
Au passage, j'ai vérifié, le 16 mai 2049 est bien un dimanche ^^

Un saphir ou un sort ! Syam, 2ième année RP
#d1fcff

Fichu anniversaire
Le gryffon n'en pouvait plus. S'énerver pouvait le fatiguer rapidement et il fallait avouer que là, il s'était bien défoulé. Néanmoins ce n'était pas fini, le garçon ne voulait pas s'arrêter là. Pour une fois qu'il était seul et qu'il pouvait dévoiler son visage sombre et froid, il n'allait pas se gêner. Il voulait toujours avoir le sourire envers ses amis et ne pas les embêter avec ses problèmes, il préférait essayer de gérer sa frustration et sa haine tout seul, sans l'aide de personne mais ça ne conduisait pas toujours à de bonnes fins. D'habitude, il s'enfermait juste une petite heure le temps de réfléchir et il se calmait rapidement. Aujourd'hui, cela avait été la goutte de trop et il n'avait pas réussit à se contrôler tel un gentil garçon comme il le faisait à chaque fois.

Encore penché sur le lavabo, essayant sans succès de faire le tri dans ses pensées, Rhys entendit une voix non lui de loin. Il n'avait pas entendu la personne arriver. Le garçon releva la tête, ses cheveux dégoulinants sur son visage et cachant presque ses yeux. Cependant il arriva à distinguer une fille qui lui semblait familière. Il pensait l'avoir déjà croisée et se rappela le soir en haut de la tour d'astronomie, c'était Syam s'il ne se trompait pas.

Mais au final, il s'en fichait. Tant pis, elle venait de le voir détruit, trempé et sous son pire caractère, celui que Rhys aurait voulu que personne ne connaisse dans ce château. Elle avait sous ses yeux, un autre visage de lui. Et puis quoi ? Elle allait le dire à tout le monde ? Se moquer de lui ? Essayer de le réconforter par pitié ? De toute façon, le garçon n'avait plus rien à perdre vu comment il se trouvait actuellement.

Le gryffon se redressa et s'écarta du lavabo en enlevant ses mains du rebord. Il détourna la tête.

-Va-t-en lâcha-t-il froidement sans même la regarder.

Puis il marcha lentement vers les cabines des toilettes avant de donner un violent coup de pied dans la porte de la première cabine qui heurta violemment le mur dans un grand coup sonore "boum" puis il frappa encore dedans avec son poing cette fois.

@Syam Arkwood, @Ada Bentley et @@Clémence Salvatore
Nickel que ce soit un dimanche, c'est encore mieux comme ça ils sont libres toute la journée ^^

Toujours rester soi-même
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Fichu anniversaire
Dimanche 16 mai 2049,
avec @Syam Arkwood et @Clémence Salvatore et @Rhys Walters


Des doigts fins effleuraient les pierres grises des murs, et les murmures muets de tableaux animés remplissaient les couloirs vides, tandis qu'une petite silhouette se faufilait entre les ombres, un bras tendu pour toucher les parois sombres, tel un aveugle qui s'aide à s'orienter. Les deux yeux verts de la silhouette étaient pourtant ouverts, et bougeaient au rythme des virages. Mais la silhouette s'appelait Ada ; et Ada appréciait la sensation des roches rudes défilant sous ses doigts, comme une déchirure douce, ou une caresse rugueuse, alors elle tendait la main, et peu importe si c'était trop enfantin. Ada aimait aussi le silence maladif des dimanches ensoleillés, quand tous les visages se pressaient dehors ou sous les fenêtres, à recevoir avec émerveillement des rayons de soleil trop vifs, comme si c'était une nouveauté innovante, ou exotique, alors qu'à l'intérieur les murs froids résonnaient d'une absence folle de bruit. Ada aimait le bruit des pas de passants poètes qui marchaient patiemment sur le plancher poli ; elle aimait la clameur des pieds confus qui claquaient sur les carreaux gris. Elle aimait marcher alors que tous étaient de sortie ; enfin, elle aimait se taire, quand les mots se faisaient tristes d'être trop utilisés.

Elle se trouvait donc seule, vagabondant dans les couloirs en ce dimanche après midi, perdue dans ces pensées. Elle était dans les couloirs, mais elle ne savait plus trop où, ou du moins ne faisait-elle pas l'effort de savoir et laissait ses pas la guider. Elle stressait un peu pour ses examens, mais elle avait passé la matinée à réviser et avait décidé de prendre une pause, et essayait donc de ne plus y penser. A la place, elle médita sur son âge - 13 ans déjà ! - et sur l'inéluctabilité de la vieillesse, comme elle venait de fêter son anniversaire la veille. Elle médita ensuite sur le mot "inéluctabilité", qu'elle ne connaissait pas il y a deux ans, et elle se réjouit d'avoir lu quotidiennement pendant ses bientôt deux années passées à Poudlard, car cela semblait avoir porté ses fruits. Sans qu'elle ne s'en rendit compte, elle s'approcha des toilettes abandonnées, et s'arrêta un instant pour les regarder de l'extérieur. Une question la traversait en effet : si elle avait déjà vu des groupes d'amis mixtes y entrer, il devait pourtant y avoir des toilettes homme et femme séparées, non ? Mais avant de pouvoir voir si les vieux panneaux de signalisation genrée étaient toujours là ou s'ils avaient été enlevés avec le temps, un cri détourna son attention. Il venait des toilettes, et, si elle ne put saisir l'entièreté de son contenu, il semblait tout de même véhiculer une colère remarquablement vive.

La jeune Poufsouffle se tint immobile devant les toilettes, interdite, ne savant pas trop quoi faire. Elle n'avait pas bien entendu, et elle ne savait pas trop si c'était un cri de douleur ou de colère. Dans tous les cas, elle se dit qu'il serait bien d'entrer et d'aller aider le crieur... Un boum ! retentissant lui conforta dans l'idée qu'elle devait intervenir et elle s'empressa d'ouvrir la porte.

La poignée tourna vite, la porte grinça un peu, et Ada se trouva côte à côte avec un jeune homme, d'à peu près son âge, qui venait manifestement de taper la porte de la première cabine. Se retenant de hausser un sourcil face à cette situation habituelle, la Poufsouffle promena rapidement son regard dans la pièce pour constater la présence d'une autre fille, qui, à part sa mine inquiète, semblait relativement calme. Elle recentra son attention sur le jeune homme, constata qu'il semblait vraiment énervé, laissa filer une seconde de blanc, puis dit d'une voix plutôt posée considérant la situation :
_Heuuu, tout va bien ?

La question s'adressait aux deux personnes dans la salle. Ada demandait au garçon s'il allait bien, mais son regard dévia vers la jeune fille, faisant comprendre qu'elle demandait aussi si celle-ci ne se faisait pas agresser, et si elle allait bien.
Après tout, elle venait tout juste d'enter dans la pièce, et ce qu'elle voyait pouvait porter à confusion.

dites moi si vous voulez que je change quelque chose :) Le début est un peu confus, désolée :sweatingbullets:

#28363c
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Fichu anniversaire
16 mai 2049


Clémence, assise en tailleur sur son lit, ne savait pas quoi faire. Enfin, si, elle savait qu'elle voulait bouger mais ne savait pas quoi faire pour ça. Elle changea maintes et maintes fois de place et songea même à passer son dimanche à réviser pour les examens de fin d'année qui arrivaient à grands pas, mais cette idée ne lui plaisait pas.

Ni tenant plus, elle se leva d'un bond et sortit en trombe du dortoir. Elle ne savait pas où elle allait mais c'était bien mieux comme ça. Alors que la blonde traversait la salle commune et passait le portrait de la Grosse Dame, l'image du lac lui vint en tête. Avec un nouveau but en tête, la gryffone descendit tranquillement les escaliers, ne voulant pas courir jusqu'au rez de chaussée.

Au moment d'arriver au deuxième étage, un bruit sourd se fit entendre. Curieuse, Clémence se dirigea vers la source du bruit. On aurait dit une personne qui frappait dans un objet en bois, se dit elle. Lorsqu'elle s'approcha des toilettes abandonnées, la jeune fille entendit des voix. L'anglaise ne s'était jamais approchée de cet endroit, il lui donnait la chair de poule. Elle passa sa tête à travers l'embrasure de la porte, pour savoir ce qui se passait sans qu'on ne la remarque.

La première personne que la jeune fille vit fut une jeune fille qui devait avoir son âge. Elle se tenait face à deux autres personnes, une fille de Serdaigle et un garçon de... Gryffondor !? Clémence détailla ce dernier, essayant dans le même temps de trouver son prénom. La blonde se rappelait l'avoir déjà vu en cours. Rhys ! Voilà son prénom. Sa curiosité prenant le dessus sa raison, Clémence entra dans la pièce et détailla les personnes déjà présentes.

- Qu'est ce qu'il se passe ici ? demanda la jeune fille aux trois personnes

313 mots @Ada Bentley, @Rhys Walters et @Syam Arkwood

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Dialogue : #b85300

Fichu anniversaire
Le garçon ne maîtrisait plus ses gestes. Il n'avait plus de patience et était rempli de sentiments confus, tous différents, mais deux majoritairement ressortant, la colère et la tristesse. Ces deux émotions n'exprimaient pas la même chose et pourtant, elles s'alliaient parfaitement pour rendre le chaos. Rhys en venait à ne plus comprendre ses mouvements et se laissait aller tout seul.

Soudain il entendit un bruit, celui d'une porte qui grince. Syam était partie ? Le gryffon tourna la tête en pensant ne plus voir personne dans son champ de vision. Mais au contraire, il ne vit pas une mais deux filles, Syam et puis une nouvelle qu'il ne semblait pas connaître, qui venait d'entrer. Ne voulant pas prêter attention et simplement ignorer, il détourna la tête et ne les regarda pas.

Puis, quelques secondes plus tard, il entendit à nouveau et une autre voix encore. A nouveau, Rhys jeta et vit une autre fille qui venait de rentrer dans la pièce, encore ?! Mais c'était un rassemblement ou quoi ? Pourquoi LE JOUR ou il avait besoin d'être seul avec son mauvais caractère, trois filles étaient là et le voyait comme ça ? Le pire était qu'elles posaient toutes la même question. Mais le garçon ne voulait pas leur répondre, il ne voulait pas leur raconter, il en voulait rien leur dire.

Mais en entendant les questions se répéter, il craqua sous la colère. Le gryffon frappa le mur de son poing violemment à s'en faire mal. Il se massa la main et baissa la tête.

-Il ne se passe rien dit-il fermement et froidement ALLEZ VOUS-EN ! éclata-t-il en hurlant.

Sa voix fit écho dans la vaste salle. Rhys savait, il était conscient de sa violence actuellement et il s'en sentait énormément coupable. Pourtant c'était plus fort que lui. Une culpabilité violente s'empara de lui, même s'il restait toujours de la haine. Le garçon s'appuya contre le mur, glissa et tomba au sol. Des larmes ne purent s'empêcher de dégringoler le long de ses joues.

-S'il-vous-plaît... lâcha le gryffon faiblement pour leur demander plus poliment de partir.

Sa mère...sa fichue de mère et cet anniversaire maudit, les deux ne faisaient pas bonne potion.

@Syam Arkwood, @Ada Bentley et @Clémence Salvatore

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Fichu anniversaire
Le jeune homme ignora Ada. Il semblait... perdu. Dans ses yeux, elle voyait la colère et la haine et la tristesse et le trouble qui se mélangeaient, fusionnaient, ne faisaient qu'un et montraient le même visage, celui du chaos. Ses pas étaient lourds, emplis de rage et de ressentiment. Ils étaient saccadés, ils méprisaient le sol, et leur existence même. Ada avait de doux pas de poète, de philosophe, qui écoutaient pensivement leur propre bruit : elle marchait en cercles et en arabesques ; mais le garçon avait des pas sans visages et sans voix, il marchait en s'ignorant : c'était un marcheur qui ne savait pas l'être - un marcheur fou peut-être.

Ada voyait sa détresse ; elle ne savait que faire. Le rassurer, le laisser, lui crier dessus ? - sans doute pas. Une autre fille arriva, pas de chance. Plus il y avait de monde, moins il se sentirait bien, et Ada contempla l'idée de partir. Parfois la meilleure solution, c'est de ne pas en apporter. Certains problèmes se règlent mieux seuls.

Mais elle n'eut pas le temps d'esquisser un mouvement que tout s'enchaîna vite : le garçon parla, froidement, et c'était comme les lames de glace qu'envoyaient ses yeux froids, ça faisait mal. Elle voulait partir, mais elle resta plutôt sans bouger, ni sans trop savoir pourquoi (gentillesse était un mot qu'on oubliait face à la détresse des autres). Le garçon se laissa glisser par terre, des larmes commencèrent à couler de ces yeux bleus. Ada regarda la détresse mouiller son uniforme et tracer des sillons sur ces joues - et c'était comme si la détresse s'insinuait en elle aussi, un peu. Elle ne savait pas quoi faire, et elle resta là, quelques secondes, démunie face à cette détresse si profonde qu'elle devenait difficile à saisir pour quelqu'un qui n'avait jamais rien vécu d'autre que 13 années tranquilles. Elle regarda les deux autres filles, brièvement, comme si elle cherchait la réponse dans leurs yeux.
Puis elle décida d'aider. Oui, voilà, c'était ça qu'elle devait faire. Elle s'approcha en de petits pas rapides qui claquaient sur le carrelage - clac clac clac - et se baissa près du garçon.

Sa voix était douce, et elle s'en félicita pour la première fois de sa vie.

_Hey, ça va ? Ça va aller... tu veux parler de ce qui va mal ?

Un paquet de mouchoirs apparut dans sa main. La Poufsouffle remercia ses réflexes et tendit le paquet au garçon, d'un geste lent et posé.

_J'ai des mouchoirs, si tu veux.

Ne savant pas trop quoi dire, elle regarda le garçon en silence, en espérant qu'il n'allait pas se mettre à lui hurler dessus. Elle ne savait pas si ses tympans survivraient - elle-même, probablement, car les situations stressantes n'avaient jamais été un problème pour elle. Elle jeta un regard indécis aux deux filles derrière elle, espérant qu'elles viennent l'aider à résoudre la situation.

@Clémence Salvatore, @Syam Arkwood, @Rhys Walters, dites moi s'il faut que je change quoi que ce soit :)

#28363c
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Fichu anniversaire
Lorsque Rhys demanda - ou plutôt ordonna - à Syam de s'en aller, l'esprit de contradiction de cette dernière lui donna envie de rester. Elle en fut d'autant plus convaincue lorsque le Gryffondor s'attaqua à une porte innocente. Elle n'allait tout de même pas le laisser défoncer les toilettes, qui étaient déjà loin d'être en bon état.

Malheureusement, Syam n'était pas douée pour réconforter les gens. Pas du tout. C'est pourquoi elle fut soulagée lorsqu'une seconde personne pénétra dans les toilettes. C'était une fille, à l'air inquiet - probablement à cause du cri qu'avait poussé Rhys. Elle avait l'air un peu plus âgée que Syam, et son expression préoccupée indiquait qu'elle devait surtout être plus disposée que la Serdaigle pour gérer cette situation.

Lorsque la nouvelle venue demanda si tout allait bien, Syam haussa les épaules. Elle-même n'avait rien, mais il était évident que ce n'était pas le cas de Rhys. Et ce dernier n'avait pas l'air ravi d'être vu dans cette situation. Si bien que lorsqu'une troisième fille entra, il perdit le contrôle, se mettant à crier de nouveau.

La jeune Serdaigle ne bougea pas d'un pouce, ignorant les supplications de Rhys pour réfléchir à une solution. Elle était douée pour les jeux de stratégie, mais les humains, bien qu'ils soient tout aussi faciles à manipuler, n'étaient pas des pièces de bois.

Alors que Syam commençait à mettre au point un plan stratégique, la fille plus âgée se mit en mouvement. Elle avança vers Rhys, ses pas résonnant sur les dalles de marbre fendues, avant de lui tendre un paquet de mouchoir. La jeune Serdaigle salua silencieusement l'initiative, mais grimaça légèrement lorsque la jeune fille lança un regard aux deux autres, qui signifiait clairement qu'elle demandait de l'aide. Syam poussa un soupir intérieur, avant de se décider à bouger.

Abandonnant tout plan stratégique complexe, elle s'approcha de Rhys d'un pas silencieux. Une fois parvenue à sa hauteur, elle posa doucement sa main sur l'épaule du garçon, tout en maintenant ses muscles tendus, prête à parer un accès de violence. Elle resta sans bouger, ne sachant que faire. Levant les yeux, elle remarqua la marque que Rhys avait laissé sur le bois pourri de la porte, lorsqu'il l'avait frappé. Une pensée vint à l'esprit de la jeune sorcière. Malgré son état de décrépitude, le panneau de bois restait plus dur que le poing d'un adolescent.

- Rhys... commença-t-elle d'un ton hésitant. Je vais juste vérifier l'état de ta main, d'accord ?

Sans attendre de réponse, elle tendit la main pour attraper délicatement celle de Rhys, prête à bondir en arrière si besoin.

@Rhys Walters, @Ada Bentley, @Clémence Salvatore j'espère que ça vous convient ^^

Un saphir ou un sort ! Syam, 2ième année RP
#d1fcff

Fichu anniversaire
Alors que Rhys s'acharnait sur cette pauvre porte, les trois filles étaient comme tétanisées. De peur ? Clémence ne le savait pas bien elle même. La jeune fille savait que si une d'elles ne faisait rien, le Gryffondor aurait de graves blessures à cause de son accès de colère. Alors que l'anglaise tentait de deviner pourquoi le jeune homme était dans cet état. En temps normal, le garçon est de nature calme et il ne perd jamais son sang-froid. Alors qu'est ce qu'il s'était passé ?

Alors que Clémence continuait de spéculer sur la cause de la colère de Rhys, la Poufsouffle s'avança vers lui. La blonde grimaça légèrement et avança d'un pas, hésitante sur ce qu'elle devait faire. Clémence ne sait pas comment pourrait réagir le jeune homme face à l'approche de la jeune poufsouffle. Cette dernière lui tendit un paquet de mouchoirs, ce qui en soit, est une bonne initiative pour calmer la situation. Puis, elle se tourna vers les deux filles restées en retrait, demandant clairement de l'aide.

La Serdaigle s'avança en première et posa sa main sur l'épaule du garçon et lui parla avant de prendre sa main, sûrement pour vérifier les dégâts. Clémence se dirigea donc vers eux et se planta à côté de la poufsouffle, de l'autre côté de là où était la fille aux couleurs de Serdaigle. Puis, prenant son courage à deux mains, elle dit à Rhys d'une petite voix, redoutant un excès de colère :

- On ne va pas te laisser te faire du mal Rhys... Même si on ne se connaît pas, je ne vais pas te laisser te blesser consciemment d'accord ?

274 mots, @Rhys Walters, @Ada Bentley, @Syam Arkwood j'espère que ça vous plaît !!

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Dialogue : #b85300

Fichu anniversaire
Rhys était resté au sol, immobile comme une statue, perdu dans ses pensées confuses. Il entendit vaguement des bruits de pas mais ne s'en soucia guère avant d'entendre la voix d'une des trois filles dans la même pièce que lui qu'il ignora, il n'avait pas l'énergie de répondre surtout que la question était idiote. Est-ce que ça se voyait qu'il allait bien ? Il fallait qu'il fasse plus d'efforts pour comprendre que non ? Pff ridicule. Et non il n'avait pas l'intention de parler de ses problèmes pour diverses raisons. Premièrement il avait beaucoup de mal à en parler, les mots restaient coincés dans sa gorge et il pourrait encore moins discuter avec des filles qu'il ne connaissait pas voir à peine. Ensuite il ne voulait surtout, surtout pas qu'on le prenne en pitié, jamais. S'il racontait son histoire, le gryffon avait presque la conviction qu'elles lui tendraient un nouveau mouchoir pour le consoler et c'était la dernière chose au monde qu'il souhaitait.

Le garçon sursauta lorsqu'il sentit une main sur son épaule, de l'autre côté. Il entendit après la voix de Syam, la seule dont il connaissait le nom ici. Il ne comptait pas répondre non plus, refusant de lui tendre sa main qui avait pris cher après son violent coup contre le mur. Cependant, à sa surprise, elle la saisit sans même lui demander son avis. Mais le Gallois n'allait pas se laisser faire et la retira, mais on pouvait remarquer la délicatesse lorsqu'il l'enleva à Syam, preuve qu'il ne voulait pas la blesser en étant violent.

La troisième fille arriva. Rhys s'agaça légèrement intérieurement, elle ne pouvait pas simplement le laisser dans sa décadence ? Pourquoi avait-il fallu qu'elles arrivent ici ? Pile quand il était dans un état dans lequel il ne voulait pas qu'on le voit.

Le gryffon n'en avait que faire de leurs belles paroles. Au fond, il savait qu'il n'y avait pas de mauvaises intentions mais il se sentait étouffé. Sans prévenir, le garçon bondit et se releva brutalement, envoyant valser ses trois camarades un peu plus loin, les poussant pour se dégager.

Il n'avait pas voulu utiliser cette force mais bon, maintenant il n'avait plus rien à perdre. Il se tourna vers les trois jeunes filles et les regarda toutes, tour à tour avec des yeux plus glaciers qu'ils n'avaient jamais été.

-Ne vous approchez pas si vous ne voulez pas être blessées conseilla-t-il d'une voix grave et peu rassurante.

Peut-être ne fallait-il pas, mais il ne put s'empêcher d'ajouter :

-Je n'ai pas besoin de votre pitié.

Et il tourna les talons, s'éloignant d'elles pour respirer. Cependant, une fois à l'autre bout de la pièce, le garçon s'arrêta net. Il avait oublié de reprendre et de cacher la petite lettre de ses parents, qu'il avait froissée et écrasée en arrivant ici.
Paniqué, le gryffon se retourna. Si une des filles s'emparait de cette lettre...

Non, il ne fallait pas ! Ça lui faisait tellement honte !

Rhys revint d'un pas rapide vers ses trois camarades en fixant le bout de papier, pour vite l'attraper avant qu'elles ne le repère.

-Ne... commença-t-il.

Ne prenez pas ça voulait-il dire en entier.

@Ada Bentley, @Syam Arkwood et @Clémence Salvatore c'est parfait pour moi, à vous !

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