Les ailes de l'amitié (terminé)
@Sonia Ross
Mercredi 24 février
Après des jours de pluie et de grisaille, le soleil avait enfin décidé de se montrer en ce mercredi 24 février. En voyant l’astre solaire, je décidai d’aller me promener dans le parc. Certes, le sol devait être détrempé, mais j’en avais assez d’être enfermé dans le château.
En effet, les derniers jours, l’école était en ébullition. La Saint Valentin était passée par là. La grande majorité des étudiants était surexcitée. Ça piaillait, ça roucoulait, ça charmait. Bref, ça cherchait l’amour à mon grand désarroi. J’étais heureuse que cela soit terminé et de retrouver un certain calme, si tenter qu’un château rempli d’adolescents puisse être calme.
Ainsi, l’air frais écossais et son soleil hivernal me feraient du bien. Je m’habillais bien chaudement : pull en laine d’Irlande, gros manteau, écharpe en laine, des bottes en caoutchouc et sortir de mon dortoir et de ma salle commune. Les couloirs étaient déserts. Les première et deuxième année n’avaient pas cours mais ils préféraient la chaleur de leur salle commune et ne traînaient pas dans les courants d’airs des couloirs. Quant aux étudiants de la troisième à la septième année ils suivaient leur cours.
Je sortis par la Grande porte. Il n’y avait personne. Étant native d’Ecosse et vivant sur l’île de Skye, les températures hivernales ne m’effrayaient pas. C’est donc d’un pas jovial que je descendis la plaine. Je me dirigeai vers le bas de la plaine.
Le silence me fit du bien à tel point que je m’arrêtais et fermai les yeux de plaisir. Je les rouvris en entendant un bruit comme un gazouillage. Je regardai autour de moi et ne vis rien. J’appréhendais l’arbre qui était devant moi. De là où j’étais, je ne voyais rien. Je m’approchais doucement, et vis de l’autre côté de l’arbre un tout petit oiseau. Il était minuscule et semblait mal au point. Je levai les yeux vers la cime et vis un nid. Il avait du tomber de ce dernier.
Je m’accroupis tout doucement pour ne pas l’effrayer.
« -Cuthaig eun beag*. N’aie pas peur, je ne te ferais pas de mal. »
A ces mots murmurés, je tendis la main vers l’oisillon pour lui caresser la tête.
Mots écossais =
Cuthaig eun beag = coucou petit oiseau.
Reducio
364
Reducio
J'espère que ce début te conviendra
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Les ailes de l'amitié (terminé)
Sonia avait décidé respirer un peu d'air frais. Il faisait plutôt frais mais il n'y avait plus de neige — heureusement pour elle, sinon elle aurait pu encore une fois glisser et tomber comme en début de mois. Vêtue d'un long manteau noir, d'un bonnet, de bottes fourées noires, aussi, de l'écharpe rose que lui avait offerte Marilya pour son anniversaire et de son sac en perles sans fond, la jeune anglaise quita l'intérieur chaud et réconfortant du château pour ses extérieurs, plus frais.Lieu : Parc
Date : Mercredi 24 février 2049
Heure : 14h37
Avec : @Heather McInn
Une fois sortie, un léger vent s'emmela aux longs cheveux bruns de la gryffone — pour une fois, ils ne se nichèrent pas devant ses yeux, grâce au bonnet. D'un pas léger mais alerte — pour éviter tout autre accident — Sonia avançait à la recherche d'un banc libre pour se poser. Elle hésitait entre lire et dessiner ou écrire. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas écrit, depuis son arrivée, elle lisait beaucoup et dessinait quelques fois, mais ses personnages et ses histoires qu'elle avait crée étaient délaissés entre quelques pages de son carnet. Il ne quittait jamais son sac en perles et son sac ne la quittait jamais ; il était tellement pratique, elle pouvait y autant de choses qu'elle voulait, il ne céderait jamais — et puis, il était plutôt joli !
A mesure qu'elle marchait et que son regard passait sur son environnement, l'anglaise découvrit une de ces camarades de Gryffondor accroupie à terre, près d'un arbre. Elle l'avait déjà croisée dans la salle commune et en cours, mais son nom lui échappait — il était difficile de la reconnaitre de dos.
Qu'est-ce qu'elle a ? se demanda-t-elle, inquiète.
Sonia s'approcha de sa camarade à petits pas, voulant savoir si elle allait bien. Soudain, elle vit un petit oiseau allongé par terre, il semblait blesser. Le regard azuré de l'anglaise se posa sur sa camarade et elle croit reconnaitre Heather ? Elle n'était pas tout à fait sûre de son nom. La seule certitude que la gryffone avait était que ce petit oiseau était blessé et qu'elle voulait l'aider. Sonia s'approcha un peu plus, faisant attention à ne pas faire de mouvements brusques, avant de s'accroupir à côté de sa camarade.
— T-Tu sais ce qu'il a ? chuchota-t-elle.
C'était la première fois que l'anglaise s'adressait à quelqu'un en premier. Habituellement, elle préférait laisser les autres lui parler ou simplement la regarder. Toutefois, la situation l'obligeaità intervenir. Etonnament, Sonia ne se sentait pas plus gênée que ça, de lui avoir parlé. Quand elle réalisa ce qu'elle venait de faire, ses joues vièrent au rose, dû à sa gêne. Elle ne pouvait pas s'excuser de l'avoir déranger comme elle l'avait fait, en risquant de faire peur à l'oisillon, alors elle resta de marbre, attendant une réponse de sa camarade.
Oui, très !
473 mots (tu veux que je le précise à chaque fois ? je ne le fais jamais
Dernière modification par Sonia Ross le 1 août 2024, 15:43, modifié 1 fois.
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Les ailes de l'amitié (terminé)
Lorsque je me mis à lui caresser la tête, il se laissa faire, ferma les paupières et piailla doucement. Depuis mon histoire du hibou de la volière je m’entendais plutôt bien avec les oiseaux. Ceux-ci ne se montraient plus hostile envers moi. Je continuai cependant à leur préférer les animaux marins. C’était tellement plaisant de s’approcher des phoques gris et de glisser les mains dans leur pelage doux et luisant. On les appelait les Selkies. Dans nos légendes écossaises, on racontait volontiers que c’était de sublimes jeunes femmes ou de beaux jeunes hommes qui revêtaient une peau de phoque dans le but de se transformer et de plonger dans la mer. C’était peut-être grâce à leur soi-disant nature humaine qu’il était facile de s’en approcher.
J’adorais ça. Lorsque nous nous promenions avec athair*sur les plages de Portree, j’aimais les approcher. Bien qu’ils fassent plus de 2.5m d’envergure et plus de 100 kg, ils ne s’étaient jamais montrés hostiles à mon égard et semblaient apprécier les caresses que je leur prodiguai. Je trouvai cela tellement apaisant. J’aimai plonger dans leur regard plein d’intelligence et lorsque je leur parlais j’avais le sentiment qu’ils me comprenaient.
Un léger vent s’était levé. Ma natte n’était pas aussi serrée que d’habitude. De longues mèches s’étaient enlevées et flottaient au vent. Sous ce soleil hivernal, les mèches prenaient une jolie couleur acajou. Ne craignant pas le froid, je ne portais jamais de bonnet. Par conséquent, je les remis derrière mon oreille et reporta mon attention sur l’oisillon.
Alors que je me demandais ce que je pouvais bien faire, je sentis plus que je ne vis une personne s’accroupir près de moi, me demandant d’une voix chuchotée ce qu’avait mon petit compagnon. Bien que l’approche soit douce, j’eus un sursaut de surprise et tombai sur les fesses dans un mouvement très peu gracieux. L’oiselet lança un piaillement comme s’il se moquait de moi, si tenté qu’un oiseau puisse se moquer ouvertement de vous. Quoi qu’il en soit je lui lançais un regard noir avant de reporter mon attention sur la jeune fille qui était à côté de moi.
Je plongeais dans des yeux bleus cerclé d’une paire de lunettes fines et rondes, elle était surmontée d’une frange brune. Le visage était fin et la peau blanche. Malgré une grosse écharpe rose mangeant le bas de son visage et le bonnet sur sa tête, je la reconnus. La jeune fille était comme moi une griffonne de première année. Malgré l’année plutôt avancée, nous n’avions pas encore eu l’occasion de nous adresser la parole. Il me semble qu’elle s’appelait Sonia.
Devant la situation grotesque je lui sus gré de ne pas se moquer de moi. Au contraire, son visage resta de marbre. Seule une légère rougeur marqua ses joues. Je ne sus si c’était à cause du froid ou de la gêne.
L’eau transperçant mon pantalon, je me remis accroupi et reportai mon attention sur l’oisillon.
« -Je pense qu’il s’est cassé une aile lorsqu’il est tombé de son nid » fis-je doucement pour ne pas effrayer l’animal ni ma camarade tout en regardant la cime des arbres.
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
J’adorais ça. Lorsque nous nous promenions avec athair*sur les plages de Portree, j’aimais les approcher. Bien qu’ils fassent plus de 2.5m d’envergure et plus de 100 kg, ils ne s’étaient jamais montrés hostiles à mon égard et semblaient apprécier les caresses que je leur prodiguai. Je trouvai cela tellement apaisant. J’aimai plonger dans leur regard plein d’intelligence et lorsque je leur parlais j’avais le sentiment qu’ils me comprenaient.
Un léger vent s’était levé. Ma natte n’était pas aussi serrée que d’habitude. De longues mèches s’étaient enlevées et flottaient au vent. Sous ce soleil hivernal, les mèches prenaient une jolie couleur acajou. Ne craignant pas le froid, je ne portais jamais de bonnet. Par conséquent, je les remis derrière mon oreille et reporta mon attention sur l’oisillon.
Alors que je me demandais ce que je pouvais bien faire, je sentis plus que je ne vis une personne s’accroupir près de moi, me demandant d’une voix chuchotée ce qu’avait mon petit compagnon. Bien que l’approche soit douce, j’eus un sursaut de surprise et tombai sur les fesses dans un mouvement très peu gracieux. L’oiselet lança un piaillement comme s’il se moquait de moi, si tenté qu’un oiseau puisse se moquer ouvertement de vous. Quoi qu’il en soit je lui lançais un regard noir avant de reporter mon attention sur la jeune fille qui était à côté de moi.
Je plongeais dans des yeux bleus cerclé d’une paire de lunettes fines et rondes, elle était surmontée d’une frange brune. Le visage était fin et la peau blanche. Malgré une grosse écharpe rose mangeant le bas de son visage et le bonnet sur sa tête, je la reconnus. La jeune fille était comme moi une griffonne de première année. Malgré l’année plutôt avancée, nous n’avions pas encore eu l’occasion de nous adresser la parole. Il me semble qu’elle s’appelait Sonia.
Devant la situation grotesque je lui sus gré de ne pas se moquer de moi. Au contraire, son visage resta de marbre. Seule une légère rougeur marqua ses joues. Je ne sus si c’était à cause du froid ou de la gêne.
L’eau transperçant mon pantalon, je me remis accroupi et reportai mon attention sur l’oisillon.
« -Je pense qu’il s’est cassé une aile lorsqu’il est tombé de son nid » fis-je doucement pour ne pas effrayer l’animal ni ma camarade tout en regardant la cime des arbres.
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@Sonia Ross pour le nombre de mots, c'est pour moi ne t'inquiète pas, c'est plus facile de se repérer ainsi pour les rubis
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Les ailes de l'amitié (terminé)
En s'accroupissant proche de sa camarade, celle-ci eut un léger sursaut qui la fit tomber sur ses fesses. Sonia rougit de plus belle, ne pensant pas qu'un jour elle puisse faire peur à quelqu'un. Celle-ci reprit sa position initiale assez rapidement lui exposant ses suppositions concernant l'état de l'oisillon. En parlant de l'animal, celui-ci se mit à piailler comme voulant dire quelque chose. Avait-il mal ? Ou au contraire, il voulait nous dire que tout allait bien ? L'anglaise n'était sûre de rien.
Elle n'avait jamais été aussi proche d'un animal, alors tenter de le comprendre ou de lire en lui serait une perte de temps et d'énergie. La gryffone posa son regard sur sa camarade aux cheveux tressés et volant dans le vent, tentant de savoir si elle avait une idée. Sonia était incapable de faire quoi que ce soit. Chercher un adulte était la seule compétence qu'elle pourrait faire sans fautes...
— Tu crois qu'on devrait aller chercher le professeur de soins aux créatures magiques ? demanda-t-elle, dépassée.
Son regard se reposa sur le petit oisillon. A défaut de bouger, il piaillait beaucoup, c'en était étonnant. Peut-être qu'il avait très mal ? Voulait-il les avertir d'un danger ? A cette réflexion — totalement absurde — elle se retourna, vérifiant les alentours — en profitant pour chercher la silhouette d'un adulte. Résultat : pas d'adulte et pas de danger à l'horizon.
— T-Tu sais pourquoi il crie autant ? ajouta-t-elle, cherchant une solution.
Peut-être qu'il avait froid ? Après tout, Sonia était habillée plutôt chaudement, donc elle ne sentait plus trop le froid. Mais pour un petit être comme lui, ce devait être différent... L'anglaise enleva doucement son bonnet et un vent frais passa emmêler ses mèches qui étaient libres. Un frisson la parcourut mais elle n'en tenait pas rigueur, préférant se concentrer sur l'oisillon.
— A ton avis, il a froid ? Peut-être qu'on pourrait le poser à l'intérieur ? proposa-t-elle, montrant son bonnet qu'elle tenait de ses deux mains.
@Heather Mclnn oh okay ! d'ailleurs, ça sert à quoi ?
Je suis désolée, je n'étais pas beaucoup inspirée, mon post ne fait pas les 440... J'espère que ça te convient quand même...
Elle n'avait jamais été aussi proche d'un animal, alors tenter de le comprendre ou de lire en lui serait une perte de temps et d'énergie. La gryffone posa son regard sur sa camarade aux cheveux tressés et volant dans le vent, tentant de savoir si elle avait une idée. Sonia était incapable de faire quoi que ce soit. Chercher un adulte était la seule compétence qu'elle pourrait faire sans fautes...
— Tu crois qu'on devrait aller chercher le professeur de soins aux créatures magiques ? demanda-t-elle, dépassée.
Son regard se reposa sur le petit oisillon. A défaut de bouger, il piaillait beaucoup, c'en était étonnant. Peut-être qu'il avait très mal ? Voulait-il les avertir d'un danger ? A cette réflexion — totalement absurde — elle se retourna, vérifiant les alentours — en profitant pour chercher la silhouette d'un adulte. Résultat : pas d'adulte et pas de danger à l'horizon.
— T-Tu sais pourquoi il crie autant ? ajouta-t-elle, cherchant une solution.
Peut-être qu'il avait froid ? Après tout, Sonia était habillée plutôt chaudement, donc elle ne sentait plus trop le froid. Mais pour un petit être comme lui, ce devait être différent... L'anglaise enleva doucement son bonnet et un vent frais passa emmêler ses mèches qui étaient libres. Un frisson la parcourut mais elle n'en tenait pas rigueur, préférant se concentrer sur l'oisillon.
— A ton avis, il a froid ? Peut-être qu'on pourrait le poser à l'intérieur ? proposa-t-elle, montrant son bonnet qu'elle tenait de ses deux mains.
@Heather Mclnn oh okay ! d'ailleurs, ça sert à quoi ?
Je suis désolée, je n'étais pas beaucoup inspirée, mon post ne fait pas les 440... J'espère que ça te convient quand même...
Dernière modification par Sonia Ross le 1 août 2024, 15:43, modifié 1 fois.
#3E0576 | 3A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | marraine | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre ! |
Les ailes de l'amitié (terminé)
Alors que je me remettais en position normale, l’oisillon se mit à piailler fortement. J’ignorais s’il avait mal. Je tendis de nouveau la main pour lui caresser la tête. Il se laissa de nouveau faire et ferma les yeux.
Ma main descendit -en une caresse légère- sur son aile droite, celle qui avait l’air normale. Il se laissa également faire. Ses petits yeux noirs suivaient le moindre de mes gestes. Lorsque je passais à l’aile gauche, le volatile tressaillit. C’était bel et bien cette aile qui lui faisait mal.
Délicatement, j’approchai ma deuxième main de son aile endolorit et essayai de lui ouvrir. Le petit oiseau poussa un léger cri en me regardant. Selon moi l’aile était cassée. Délaissant son aile je lui caressai de nouveau la tête pour me faire pardonner.
Un jour alors que j’étais en balade avec mon père, nous étions tombés sur un oiseau qui s’était cassé une aile. Mon père l’avait récupéré et lui avais mis une attelle et un bandage avant de l’emmener chez un vétérinaire. Ce dernier nous avait dit que nous avions eu les bons gestes, qu’il ne pouvait pas faire grand-chose, qu’il fallait attendre que l’aile se « ressoude ». C’est ce que nous avions fait. Je me rappelle avec nostalgie du jour où nous l’avions libéré. Mes parents, mon frère et moi étions retournés dans les sentiers du littoral bordant la mer des Hébrides. L’envol avait été magnifique.
Je regardai la jeune griffonne à mon côté qui avait l'air totalement dépassée. Elle me donnait l’impression d’avoir envie d’être partout sauf là. Sa voix était inquiète lorsqu’elle me demanda si on devait aller chercher le professeur de soins aux créatures magiques ou si je savais pourquoi l’oisillon criait autant.
Je lui fis un sourire que j’espérai rassurant et lui dis gentiment :
« -Je ne pense pas qu’il faille ennuyer le professeur de soins aux créatures magiques. Sauf erreur de ma part ce n’est pas un animal doté de pouvoir, juste un pauvre oiseau tombé du nid. De plus, il m’a semblé entendre qu’il était occupé avec je ne sais quelle espèce. Je pense qu’on peut se débrouiller seules. Pour les cris, il doit avoir mal ».
Je vis ma camarade enlever doucement son bonnet. Le vent s’engouffra tout de suite dans sa longue chevelure brune faisant une sorte de voile mouvante autour de sa tête. Je ne sais pas pourquoi l’image de Méduse s’imposa à moi, on aurait dit que ses cheveux avaient pris vie. Elle me montra son bonnet qu’elle tenait à deux mains et me proposa de mettre l’oiseau dedans.
Je secouai doucement la tête.
« -Ton bonnet est trop grand. Il risque d’avoir peur si on le met dedans ».
Je défis ma grosse écharpe en laine la posai à terre près de l’animal que je pris doucement dans mes mains afin de le poser dessus. Il avait l’air d’aimer l’étoffe car il se lova dedans.
Une fois cela fait je regardai autour de moi tout en disant à la lionne :
« -Il faudra qu’on lui fasse une attelle. Pour cela il me faudrait un morceau de bois assez plat ».
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Ma main descendit -en une caresse légère- sur son aile droite, celle qui avait l’air normale. Il se laissa également faire. Ses petits yeux noirs suivaient le moindre de mes gestes. Lorsque je passais à l’aile gauche, le volatile tressaillit. C’était bel et bien cette aile qui lui faisait mal.
Délicatement, j’approchai ma deuxième main de son aile endolorit et essayai de lui ouvrir. Le petit oiseau poussa un léger cri en me regardant. Selon moi l’aile était cassée. Délaissant son aile je lui caressai de nouveau la tête pour me faire pardonner.
Un jour alors que j’étais en balade avec mon père, nous étions tombés sur un oiseau qui s’était cassé une aile. Mon père l’avait récupéré et lui avais mis une attelle et un bandage avant de l’emmener chez un vétérinaire. Ce dernier nous avait dit que nous avions eu les bons gestes, qu’il ne pouvait pas faire grand-chose, qu’il fallait attendre que l’aile se « ressoude ». C’est ce que nous avions fait. Je me rappelle avec nostalgie du jour où nous l’avions libéré. Mes parents, mon frère et moi étions retournés dans les sentiers du littoral bordant la mer des Hébrides. L’envol avait été magnifique.
Je regardai la jeune griffonne à mon côté qui avait l'air totalement dépassée. Elle me donnait l’impression d’avoir envie d’être partout sauf là. Sa voix était inquiète lorsqu’elle me demanda si on devait aller chercher le professeur de soins aux créatures magiques ou si je savais pourquoi l’oisillon criait autant.
Je lui fis un sourire que j’espérai rassurant et lui dis gentiment :
« -Je ne pense pas qu’il faille ennuyer le professeur de soins aux créatures magiques. Sauf erreur de ma part ce n’est pas un animal doté de pouvoir, juste un pauvre oiseau tombé du nid. De plus, il m’a semblé entendre qu’il était occupé avec je ne sais quelle espèce. Je pense qu’on peut se débrouiller seules. Pour les cris, il doit avoir mal ».
Je vis ma camarade enlever doucement son bonnet. Le vent s’engouffra tout de suite dans sa longue chevelure brune faisant une sorte de voile mouvante autour de sa tête. Je ne sais pas pourquoi l’image de Méduse s’imposa à moi, on aurait dit que ses cheveux avaient pris vie. Elle me montra son bonnet qu’elle tenait à deux mains et me proposa de mettre l’oiseau dedans.
Je secouai doucement la tête.
« -Ton bonnet est trop grand. Il risque d’avoir peur si on le met dedans ».
Je défis ma grosse écharpe en laine la posai à terre près de l’animal que je pris doucement dans mes mains afin de le poser dessus. Il avait l’air d’aimer l’étoffe car il se lova dedans.
Une fois cela fait je regardai autour de moi tout en disant à la lionne :
« -Il faudra qu’on lui fasse une attelle. Pour cela il me faudrait un morceau de bois assez plat ».
@Sonia Ross525 mots
Dernière modification par Heather McInn le 18 août 2024, 19:55, modifié 1 fois.
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Les ailes de l'amitié (terminé)
Sonia rangea son bonnet, honteuse, dans son sac en perles. L'oiseau semblait être à l'aise avec sa camarade et c'était réciproque. Décidément, l'anglaise ne servait à rien. Elle se mordit la lèvre regardant Heather caressé et inspecté le pauvre volatile. La gryffone aurait eut trop peur de sa potentielle réaction si elle l'avait touché ; mais cela ne dérangeait pas sa camarade qui n'hésitait pas à lui toucher les ailes — même la plus mal en point — sa tête...
Soudain, Heather détacha son écharpe en laine. Sonia surveilla de près l'oiseau en attendant qu'elle l'enlève pour de bon. Mais serait-il à l'aise sur de la laine ? Ces pattes pourraient collées au tissu, non ? C'était la question qui occupait l'anglaise. Finalement, sa camarade prit l'oisillon dans ses mains, avec précaution, et le posa sur le tissu. Il semblait se lover dedans. Sonia rougit de plus belle, de honte. Elle n'y connaissait vraiment rien... Autant laisser Heather s'en occuper seule.
— U-Une branche ? demanda-t-elle, ne s'attendant pas à cette demande.
L'anglaise parcourut les environs du regard à la recherche d'une branche qui pourrait servir d'attèle. Elle se redressa, le plus précautionneusement possible, pour ne pas effrayer l'oiseau, et se dirigea près d'un autre arbre. Il était presque l'abandon. Grand mais frêle, quelques branches traînaient au sol. L'une d'entre elles semblait convenir à sa nouvelle fonction d'attèle.
Sonia l'attrapa, se redressa et se dirigea de nouveau vers Heather. Elle s'accroupit et lui tendit la branche.
— Est-ce que ça c-convient ? demanda-t-elle, espérant avoir été utile.
@Heather McInn me voilà !
Soudain, Heather détacha son écharpe en laine. Sonia surveilla de près l'oiseau en attendant qu'elle l'enlève pour de bon. Mais serait-il à l'aise sur de la laine ? Ces pattes pourraient collées au tissu, non ? C'était la question qui occupait l'anglaise. Finalement, sa camarade prit l'oisillon dans ses mains, avec précaution, et le posa sur le tissu. Il semblait se lover dedans. Sonia rougit de plus belle, de honte. Elle n'y connaissait vraiment rien... Autant laisser Heather s'en occuper seule.
— U-Une branche ? demanda-t-elle, ne s'attendant pas à cette demande.
L'anglaise parcourut les environs du regard à la recherche d'une branche qui pourrait servir d'attèle. Elle se redressa, le plus précautionneusement possible, pour ne pas effrayer l'oiseau, et se dirigea près d'un autre arbre. Il était presque l'abandon. Grand mais frêle, quelques branches traînaient au sol. L'une d'entre elles semblait convenir à sa nouvelle fonction d'attèle.
Sonia l'attrapa, se redressa et se dirigea de nouveau vers Heather. Elle s'accroupit et lui tendit la branche.
— Est-ce que ça c-convient ? demanda-t-elle, espérant avoir été utile.
@Heather McInn me voilà !
Dernière modification par Sonia Ross le 1 août 2024, 15:43, modifié 1 fois.
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Je vis Sonia ranger dans son sac son bonnet. Pendant mon inspection, je vis du coin de l’œil ma camarade se mordre la lèvre. J’espérai qu’elle n’avait pas mal pris mon refus concernant son bonnet. Tel n’était pas le cas. C’eut été un adulte, j’aurai pris volontiers son couvre-chef, mais là devant la petitesse de l’animal, je craignais qu’il panique. La jeune fille ne cessait de rougir.
Il est vrai que je ne lui avais jamais vraiment parlé dans la Salle Commune. Par conséquent je ne savais pas si elle rougissait à cause du froid, de gêne ou d’autre chose. Avais-je été trop brutale ou trop autoritaire dans mes propos ?
Tandis que je farfouillais parmi les branches autour de moi, Sonia se leva pour aller regarder plus loin si une branche pouvait faire l’affaire. Me concernant, rien n’allait. Trop grosse, trop ronde, je n’arrivais pas à trouver une branche convenable.
Je regardai de nouveau l’oisillon. Celui-ci semblait à l’aise dans mon écharpe. Je vérifiai tout de même que ses pattes ne soient pas trop prises dans la laine. Je ne voulais pas tirer dessus et risquer de lui faire mal. Tout allait bien. A priori l’oiseau appréciait la laine écossaise. J’allai me lever pour chercher plus loin, lorsque je vis Sonia revenir vers moi.
Elle me tendit un branchage et me demanda d’une toute petite voix si cela me convenait. Je pris la branche et la regardait. Ça allait parfaitement ce que je m’empressais de dire à ma camarade.
« -C’est parfait, merci beaucoup Sonia » lui dis-je en souriant chaleureusement. Je continuai en lui disant « Je suis désolée si mon ton a été inconvenant ou autoritaire. Je ne voulais pas te mettre mal à l’aise. Dès qu’il s’agit d’animaux, j’ai tendance à laisser mes instincts prendre le dessus. »
@Sonia Ross
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Il est vrai que je ne lui avais jamais vraiment parlé dans la Salle Commune. Par conséquent je ne savais pas si elle rougissait à cause du froid, de gêne ou d’autre chose. Avais-je été trop brutale ou trop autoritaire dans mes propos ?
Tandis que je farfouillais parmi les branches autour de moi, Sonia se leva pour aller regarder plus loin si une branche pouvait faire l’affaire. Me concernant, rien n’allait. Trop grosse, trop ronde, je n’arrivais pas à trouver une branche convenable.
Je regardai de nouveau l’oisillon. Celui-ci semblait à l’aise dans mon écharpe. Je vérifiai tout de même que ses pattes ne soient pas trop prises dans la laine. Je ne voulais pas tirer dessus et risquer de lui faire mal. Tout allait bien. A priori l’oiseau appréciait la laine écossaise. J’allai me lever pour chercher plus loin, lorsque je vis Sonia revenir vers moi.
Elle me tendit un branchage et me demanda d’une toute petite voix si cela me convenait. Je pris la branche et la regardait. Ça allait parfaitement ce que je m’empressais de dire à ma camarade.
« -C’est parfait, merci beaucoup Sonia » lui dis-je en souriant chaleureusement. Je continuai en lui disant « Je suis désolée si mon ton a été inconvenant ou autoritaire. Je ne voulais pas te mettre mal à l’aise. Dès qu’il s’agit d’animaux, j’ai tendance à laisser mes instincts prendre le dessus. »
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@Sonia Ross
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Sonia sourit à sa camarade, lui tendant la branche. Elle était contente d'avoir au moins réussi à trouver quelque chose de convenable. Puis, l'anglaise remarqua que sa camarade l'avait appelée par son prénom. Donc elle voyait qui elle était ? C'était assez étonnant, après tout elle se faisait plutôt discrète mais si Sonia connaissait Heather, de près ou de loin, l'inverse n'était pas si étonnant.
Toutefois, la brune s'excusa concernant le ton qu'elle avait pris en refusant son bonnet. La gryffone fronça des sourcils car, au contraire, elle n'avait pas été si sèche que cela. Sonia offrit un sourire se voulant rassurant et répondit, en faisant attention à ne pas effrayer l'oiseau :
— Oh, super ! Tu n'avais pas été froide tout à l'heure, ne t'en fais pas... Où tu as appris tout ça ? Je suis vraiment nulle avec les animaux...
Aucun animal à la maison, pas de sortie dans un zoo, rien du tout. Sonia ne savait pas ce que cela faisait de vivre avec une autre créature à poils, plumes ou écailles. Elle était suffisamment empathique pour comprendre la douleur du pauvre oiseau. Et puis, elle s'était bien blessée à la jambe il y a quelques jours...
Bon il fallait faire la fameuse attele. Il fallait que l'une maintienne l'oiseau et l'autre qui pose l'attèle. Mais Sonia avait trop peur de faire encore plus mal à l'oisillon, quoi qu'elle fasse... Elle n'était pas un bourrin mais la peur et le stresse pouvait la faire faire une bêtise.
— Euh, tu as déjà posé une attèle ?
Pourquoi lui avoir posé la question alors qu'il était fort probable qu'elle réponde par la négative. Le stresse parcouru le corps de l'anglaise et lui donna des frissons, tout ses poils se redressaient sur chaque parcelle de peau. Elle prit une profonde inspiration et demanda d'une voix, se voulant posée :
— Tu préférerais mettre l'attèle et que je maintienne l'oiseau ou que je pose l'attèle et que tu le maintiennes ?
@Heather McInn
Toutefois, la brune s'excusa concernant le ton qu'elle avait pris en refusant son bonnet. La gryffone fronça des sourcils car, au contraire, elle n'avait pas été si sèche que cela. Sonia offrit un sourire se voulant rassurant et répondit, en faisant attention à ne pas effrayer l'oiseau :
— Oh, super ! Tu n'avais pas été froide tout à l'heure, ne t'en fais pas... Où tu as appris tout ça ? Je suis vraiment nulle avec les animaux...
Aucun animal à la maison, pas de sortie dans un zoo, rien du tout. Sonia ne savait pas ce que cela faisait de vivre avec une autre créature à poils, plumes ou écailles. Elle était suffisamment empathique pour comprendre la douleur du pauvre oiseau. Et puis, elle s'était bien blessée à la jambe il y a quelques jours...
Bon il fallait faire la fameuse attele. Il fallait que l'une maintienne l'oiseau et l'autre qui pose l'attèle. Mais Sonia avait trop peur de faire encore plus mal à l'oisillon, quoi qu'elle fasse... Elle n'était pas un bourrin mais la peur et le stresse pouvait la faire faire une bêtise.
— Euh, tu as déjà posé une attèle ?
Pourquoi lui avoir posé la question alors qu'il était fort probable qu'elle réponde par la négative. Le stresse parcouru le corps de l'anglaise et lui donna des frissons, tout ses poils se redressaient sur chaque parcelle de peau. Elle prit une profonde inspiration et demanda d'une voix, se voulant posée :
— Tu préférerais mettre l'attèle et que je maintienne l'oiseau ou que je pose l'attèle et que tu le maintiennes ?
@Heather McInn
Dernière modification par Sonia Ross le 1 août 2024, 15:44, modifié 1 fois.
#3E0576 | 3A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | marraine | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre ! |
Les ailes de l'amitié (terminé)
Je fus rassurée lorsque Sonia me répondit que mon ton n’avait été ni froid, ni sec, ni autoritaire. Lorsque je savais ce que je faisais ou que j’étais sûre de moi, il pouvait arriver que cela soit le cas sans que je le voulusse.
Elle me demanda où j’avais appris tout ça, tout en m’apprenant qu’elle même était nulle avec les animaux. Je lui répondis chaleureusement et je crois que mon ton se fit nostalgique, comme à chaque fois que ça me rappelait ma famille.
« -Je ne sais pas si tu le sais, mais je suis née-moldue. J’habite l’île de Skye avec ma famille. Par conséquent, dès que je ne suis pas à l’intérieur avec un livre, un plaid et un chocolat chaud, je suis à l’extérieur en compagnie de mon père. On sillonne le littoral de la mer des Hébrides et les landes écossaises. Dès qu’on trouvait un animal blessé, il n’était pas rare -au grand drame de ma mère- qu’on le ramène à la maison pour le soigner. Un jour, alors que nous nous promenions, nous sommes tombés sur un algopède. Son aile était mal en point, mon père lui a fait une attelle, on l’a emmené chez un vétérinaire puis on l’a gardé à la maison jusqu’à ce qu’il soit complètement guéri ».
Je souris en me remémorant ce souvenir. Ma mère qui avait une peur bleue des oiseaux s’est mise à crier en disant qu’elle n’en voulait pas dans la maison. On avait réussi à le cacher dans le grenier, même si je crois qu’elle n’était pas dupe. Elle savait parfaitement qu’on l’avait laissé à l’intérieur.
« - Lorsque je suis arrivée ici, j’ai failli perdre deux phalanges à cause d’un hibou de l’école » riais-je. « Cela étant, je suis plus à l’aise avec les animaux marins. J’adore voir les phoques gris sur la plage près de chez nous. J’ai toujours eu la chance depuis que je suis petite qu’ils me laissent m’approcher d’eux. J’adore glisser mes mains dans leur pelage. Bien qu’humide, il est doux et soyeux. »
Je crois que ma camarade fut surprise de mes paroles. Mais c’était tellement apaisant de s’installer auprès de ces animaux et d’admirer la mer et les paysages.
« -Non je n’ai jamais posé d’attelle, mais j’ai vu mon père le faire. Si tu veux, tu tiens l’oiseau et je la pose ? »
Sans réellement attendre sa réponse, je pris les mains de ma camarade et les plaçaient délicatement mais fermement sur l’oisillon.
Je pris un bout de ruban que j’avais dans ma poche, regarda ma camarade et lui dit :
« -Prête ? »
@Sonia Ross
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Fiche PR , , [url=viewtopic.php?[/url]
Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Elle me demanda où j’avais appris tout ça, tout en m’apprenant qu’elle même était nulle avec les animaux. Je lui répondis chaleureusement et je crois que mon ton se fit nostalgique, comme à chaque fois que ça me rappelait ma famille.
« -Je ne sais pas si tu le sais, mais je suis née-moldue. J’habite l’île de Skye avec ma famille. Par conséquent, dès que je ne suis pas à l’intérieur avec un livre, un plaid et un chocolat chaud, je suis à l’extérieur en compagnie de mon père. On sillonne le littoral de la mer des Hébrides et les landes écossaises. Dès qu’on trouvait un animal blessé, il n’était pas rare -au grand drame de ma mère- qu’on le ramène à la maison pour le soigner. Un jour, alors que nous nous promenions, nous sommes tombés sur un algopède. Son aile était mal en point, mon père lui a fait une attelle, on l’a emmené chez un vétérinaire puis on l’a gardé à la maison jusqu’à ce qu’il soit complètement guéri ».
Je souris en me remémorant ce souvenir. Ma mère qui avait une peur bleue des oiseaux s’est mise à crier en disant qu’elle n’en voulait pas dans la maison. On avait réussi à le cacher dans le grenier, même si je crois qu’elle n’était pas dupe. Elle savait parfaitement qu’on l’avait laissé à l’intérieur.
« - Lorsque je suis arrivée ici, j’ai failli perdre deux phalanges à cause d’un hibou de l’école » riais-je. « Cela étant, je suis plus à l’aise avec les animaux marins. J’adore voir les phoques gris sur la plage près de chez nous. J’ai toujours eu la chance depuis que je suis petite qu’ils me laissent m’approcher d’eux. J’adore glisser mes mains dans leur pelage. Bien qu’humide, il est doux et soyeux. »
Je crois que ma camarade fut surprise de mes paroles. Mais c’était tellement apaisant de s’installer auprès de ces animaux et d’admirer la mer et les paysages.
« -Non je n’ai jamais posé d’attelle, mais j’ai vu mon père le faire. Si tu veux, tu tiens l’oiseau et je la pose ? »
Sans réellement attendre sa réponse, je pris les mains de ma camarade et les plaçaient délicatement mais fermement sur l’oisillon.
Je pris un bout de ruban que j’avais dans ma poche, regarda ma camarade et lui dit :
« -Prête ? »
Reducio
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@Sonia Ross
Dernière modification par Heather McInn le 18 août 2024, 19:56, modifié 2 fois.
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Les ailes de l'amitié (terminé)
Sonia écoutait attentivement sa camarade parler de son passé assez passionnant. C'était donc une moldue gaga des animaux... Elle en avait de la chance d'avoir une relation aussi saine et agréable avec son père. Bien qu'elle l'écoutait avec attention, l'anglaise ne put s'empêcher de se remémorer ses jours tristes, pendant lesquels son père n'hésitait pas à la rabaisser, parfois à l'insulter...
La gryffone remarqua qu'Heather parlait avec un ton très solennel ? Elle utilisait des expressions que son père utilisait dans ses compte-rendus, c'était plutôt inhabituel et bizarre à l'oreille mais elle n'y prêta pas plus attention, préférant écouter les histoires passionnantes de celle-ci, qui étaient bien plus intéressantes !
Sonia aurait bien trop peur de s'approcher d'un animal et de le blesser par inadvertance mais quand la gryffone lui attrapa gentiment les mains et les plaça autour du blessé, celle-ci paniqua les enlevant tout de suite, avant qu'elle ne touche l'oisillon. Elle ne voulait pas le toucher, que ce soit pour lui mettre l'attèle ou le tenir, cela était au dessus de ses forces...
L'oisillon s'agita légèrement suite au coup de vent provoqué par sa réaction précipitée. Le regard de Sonia était planté dans le vide, son cœur battait fort dans ses oreilles. Les seuls bruits qu'elle entendait étaient les boum, boum de son cœur et les cui, cui apeurés du pauvre blessé. Heather pouvait lui crier dans les oreilles, l'anglaise ne le remarquerait même pas.
— Je ne peux pas, je ne peux pas, je ne peux pas, je ne peux pas... répéta-t-elle, en boucle.
L'anglaise s'imaginait faire du mal au pauvre animal. Comme si celui-ci était une image d'elle petite. Sonia avait l'impression de se voir elle-même, quand elle était petite, apeurée, face à son père dans son entreprise. Faible, une boule au ventre, des frissons lui parcourant tout le corps. L'oiseau était comme une sorte de miroir reflétant toute cette peine et cette peur qu'elle ressentait face à son père. Quand il se disputait avec sa mère — ce qui n'arrivait pas si souvent qu'on pouvait le penser — Sonia l'entendait dire qu'il faisait ça pour son bien, pour la pousser à être meilleure. Mais tout cela ne faisait que la détruire à petit feu...
La transe dans laquelle elle était s'estompa. La gryffone vit Heather face à elle, comme cherchant à comprendre ce qui n'allait pas. Elle sentit une larme silencieuse couler le long de sa joue. Le regard bleuté de la sorcière se planta au sol, évitant celui inquiet de sa camarade.
— Je suis désolée... mais je ne peux pas...
C'était les seuls mots qu'elle trouva à dire. Que pouvait-elle faire d'autre ? Elle ne voulait pas blesser un innocent et mettre en péril sa camarade, il en était hors de question. Peut-être que c'était pour cette raison qu'elle préférait chercher un adulte ?
@Heather McInn j'espère que ma réponse te convient
La gryffone remarqua qu'Heather parlait avec un ton très solennel ? Elle utilisait des expressions que son père utilisait dans ses compte-rendus, c'était plutôt inhabituel et bizarre à l'oreille mais elle n'y prêta pas plus attention, préférant écouter les histoires passionnantes de celle-ci, qui étaient bien plus intéressantes !
Sonia aurait bien trop peur de s'approcher d'un animal et de le blesser par inadvertance mais quand la gryffone lui attrapa gentiment les mains et les plaça autour du blessé, celle-ci paniqua les enlevant tout de suite, avant qu'elle ne touche l'oisillon. Elle ne voulait pas le toucher, que ce soit pour lui mettre l'attèle ou le tenir, cela était au dessus de ses forces...
L'oisillon s'agita légèrement suite au coup de vent provoqué par sa réaction précipitée. Le regard de Sonia était planté dans le vide, son cœur battait fort dans ses oreilles. Les seuls bruits qu'elle entendait étaient les boum, boum de son cœur et les cui, cui apeurés du pauvre blessé. Heather pouvait lui crier dans les oreilles, l'anglaise ne le remarquerait même pas.
— Je ne peux pas, je ne peux pas, je ne peux pas, je ne peux pas... répéta-t-elle, en boucle.
L'anglaise s'imaginait faire du mal au pauvre animal. Comme si celui-ci était une image d'elle petite. Sonia avait l'impression de se voir elle-même, quand elle était petite, apeurée, face à son père dans son entreprise. Faible, une boule au ventre, des frissons lui parcourant tout le corps. L'oiseau était comme une sorte de miroir reflétant toute cette peine et cette peur qu'elle ressentait face à son père. Quand il se disputait avec sa mère — ce qui n'arrivait pas si souvent qu'on pouvait le penser — Sonia l'entendait dire qu'il faisait ça pour son bien, pour la pousser à être meilleure. Mais tout cela ne faisait que la détruire à petit feu...
La transe dans laquelle elle était s'estompa. La gryffone vit Heather face à elle, comme cherchant à comprendre ce qui n'allait pas. Elle sentit une larme silencieuse couler le long de sa joue. Le regard bleuté de la sorcière se planta au sol, évitant celui inquiet de sa camarade.
— Je suis désolée... mais je ne peux pas...
C'était les seuls mots qu'elle trouva à dire. Que pouvait-elle faire d'autre ? Elle ne voulait pas blesser un innocent et mettre en péril sa camarade, il en était hors de question. Peut-être que c'était pour cette raison qu'elle préférait chercher un adulte ?
@Heather McInn j'espère que ma réponse te convient
Dernière modification par Sonia Ross le 1 août 2024, 15:44, modifié 1 fois.
#3E0576 | 3A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | marraine | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre ! |