Vision de pierre
20 MARS 2046 - 3ÈME ANNÉE
HALL D’ENTRÉE
Suite à ce rp - réaction du tournoi du Dominion
HALL D’ENTRÉE
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Agenouillée sur le sol de la Grande Salle, son visage ruisselant de larmes caché dans ses mains, Élicia ne bougeait pas. Son corps tremblait à cause de ses sanglots, mais elle n'en avait rien à faire. Ses pensées étaient toutes tournées vers le corps de la fille, qu'elle venait de voir sur cet écran de fumée noir. Cette vision avait été si brutal, si horrible...Et maintenant elle la hantait, impossible de penser, de voir autre chose. Son esprit la forçait à revoir cette image en boucle, comme si elle était piégée, enfermée dans une chaîne perpétuelle.
La rousse sentit à peine les mains de son cousin se poser sur ses épaules et l'aider à se relever. Pas plus qu'elle ne remarqua qu'il l'emmenait en dehors de la Grande Salle, suivit de son frère Maxence, et de sa sœur Tess qui, touts les deux, semblaient tout aussi mal qu'elle.
Une fois passées les portes de la Grande Salle, les quatre se dirigèrent vers les escaliers, sur lesquels ils s'assirent, Élicia contre Lyam. Tous leurs regards étaient vides, chacun dans des pensées plus noires les unes que les autres. Tous revoyaient le duel des deux jeunes hommes, puis cette fille qui avait lancé un sortilège à une autre qui s'était débattue...Ou encore ce groupe qui s'était réuni et le jeune homme qui était arrivé, avec son sourire maléfique...Et pour finir, la fille brisée.
La Poufsouffle ne comprenait pas pourquoi. Pourquoi ces élèves s'étaient-ils retrouvés là-bas ? Pourquoi s'étaient-ils battus ? Tant d'élèves, de camarades de son âge, jeté dans un lieu si angoissant. Tant de ces élèves blessés. Tant d'entre eux qui ne se réveilleront pas. Et ces statuts de pierre...
Et alors qu'elle revoyait sans cesse les mêmes images, elle se blottissait contre son cousin, sans même s'en rendre compte. Seul comptait sa présence rassurante à ses côtés. Et même avec son front dans le cou du garçon, elle ne cessait de trembler, de sangloter, et ne pouvait arrêter les gouttes glisser de temps à autre sur ses joues. Elle avait besoin d'oublier, besoin d'être ailleurs, mais aussi besoin de savoir si Lilly, Elowen, Irene et Jacob allaient bien. Si ils n'étaient pas blessés. Ni...en pierre. C'est pourquoi, elle resta là sans bouger, sur ces escaliers froids et l'ambiance sombre et pesante du Hall, plongé dans le noir, faiblement éclairé par seulement quelques lampes torches et la lumière qui venait de la Grande Salle, dont la porte n'était pas complètement fermée.
En temps normal, Élicia aurait été gênée d'être proche de son cousin comme ça. Mais ça, c'était en temps normal...
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ :
Caldin, Maxence - cousin - PNJ actif
Caldin, Lyam - cousin - PNJ actif
Caldin, Tess - cousine - PNJ actif
- Lien vers la fiche du PNJ : [lien]
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Élicia est accompagnée de ses cousins et de sa cousine lorsqu'elle assiste à l'épreuve de la Prison Noire. Ils se rassurent ensemble, ça renforce leur lien familial et leur permet d'aller (un tout petit peu) mieux.
Dernière modification par Élicia Caldin le 29 mars 2025, 15:42, modifié 2 fois.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Vision de pierre
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Alors que sa cousine venait de lâcher sa main pour se lever, lui gardait les yeux rivés sur l'écran noir, et dans ses yeux on pouvait lire tout l'effroi et toute la peur qu'il ressentait. Lyam était un garçon sensible et doux, et ce qu'il voyait lui donnait envie de vomir et de se terrer loin d'ici. Pourtant, il réussit à détourner son regard au son des pleurs d'Élicia. Son amitié pour sa cousine et la compassion qu'il sentait pour elle l'aidèrent à trouver la force de se lever, d'éviter soigneusement le spectacle froid et sombre qui se passait Merlin ne sait où. Il réussit relever sa cousine, lui prendre la main. Puis il jeta un coup d’œil à son frère, qui lui renvoya la confirmation de ce qu'il sous-entendait.
On y va. Je te tiens.
Il se voulait rassurant, pourtant sa voix tremblait légèrement. Mais le jeune homme se doutait bien que sa cousine ne l'avait sûrement pas entendu, perdue ailleurs, dans ses pensées qu'il savait noire et angoissante. Maxence et Tess les suivaient derrière, et pas une fois entre leur place à table et la porte, l'un d'eux ne se retourna.
Lyam guida le petit groupe jusqu'aux escaliers, et s'arrêta sur les premières marches. Il aida la rouquine à s'asseoir, regarda son frère et sa sœur...Ou pouvait bien être Harmony, sa sœur aînée ? Elle non plus ne devait pas se sentir très bien...Il se promit d'aller la voir quand il la croiserait, peut-être en salle commune. Savoir si elle allait bien. Même si tout les élèves de l'école présent n'allaient pas être bien pendant plusieurs jours après ce qu'ils venaient de voir...et vivre pour les quatre élus. Si ils revenaient sains et saufs...
S'interdissant de penser à ce genre de chose, il essaya de se rassurer le plus possible du contraire : les Dominiés allaient revenir en un seul morceau, c'était certain. Son intuition lui disait. Ou peut-être était-ce son espoir...
Élicia contre lui, il la sentait trembler, et tentait tant bien que mal de l'apaiser en lui caressant le dos. Il était au courant des cauchemars de la jeune fille, et savait d'avance que l'épisode du soir n'allait que les aggraver. Sa cousine allait avoir besoin de lui, de Lumah aussi...De ses proches. Ensemble ils pourraient se réconforter.
Il entendait encore ce qu'il se passait dans la Grande Salle, les cris, les pleurs, ou les silences qui étaient encore plus affolants que le reste. Cette soirée restera gravée dans les mémoires de tout les élèves et adultes présents, et pas pour de bonnes choses...
Le garçon se redressa un peu, cherchant une position un peu plus confortable contre la pierre, puis continua ses caresses sur le dos de la rousse. Il essaya de la rassurer avec quelques mots, mais on pouvait facilement comprendre qu'il cherchait à se convaincre lui-même de ce qu'il disait.
Je suis sûr que ça va aller, nos camarades vont revenir, tout ira bien. Je te promets, tout ira bien. C'est qu'un moment a passer, et je suis là. On est ensemble.
Mais quand est-ce que tout ça prendra fin ? Quand le Dominion décidera de relâcher leurs camarades ? Trop d'incertitude, trop de questions sans réponses qui faisait durer l'attente, et qui augmentait la peur en chacun...
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Quelques minutes plus tôt, il avait pris tout ça à la plaisanterie. Quelques minutes plus tôt, il avait lâché un "Joyeux Hunger Game, et puisse le sort vous être favorable !", peut-être pour faire rire, ou détendre l'atmosphère, il ne savait plus. Idiot. Tess n'avait pas apprécié, son frère l'avait ignoré et sa cousine n'avait pas fait une remarque, rien. Il avait juste réussi à les tendre plus qu'ils ne l'étaient déjà. Là était apparu ce truc bizarre, cet écran de cinéma moldu mais en fumée. C'était super glauque et Maxence avait sentit un frisson parcourir son dos, tant le truc dégageait un aura malveillant. Son présence dans la Grande Salle était parfaitement claire : les Lignés voulaient que tous assistent au carnage qu'ils avaient manigancé.
Alors que quelques temps plus tôt, le jeune Serpentard disait à qui voulait l'entendre, et surtout sa sœur, que si il avait eu l'âge pour se présenter et tenter de représenter l'école dans ce Tournoi à la con, il n'était plus tout à fait sûr de cela maintenant. Son air d'habitude si fier et son sourire en coin avait vite disparu, remplacés par un froncement de sourcil et un regard presque apeuré. Presque. Il ne fallait pas non plus qu'il montre trop ses émotions. Pas au milieu d'une salle remplie de monde.
Comme tout les élèves et adultes présents, il avait le regard fixés sur ce qu'il se passait. Les deux jeunes hommes qui se battaient en duel étaient vachement doué, il devait se l'avouer. Le duel suivant, entre les deux filles, était moins équitable. L'une des deux était par terre, l'autre avait un avantage qu'elle ne négligea pas. Puis l'image changea de nouveau pour un groupe rassemblé dans un couloir. Et un garçon, son sourire malveillant sur le visage. Glacial.
Emporté dans sa vision des Dominiés, il sursauta en entendant le cri de sa cousine. Puissant. Désespéré. Elle venait de s'écrouler au sol, tremblante. Et lui, il avait pitié d'elle. Il compatissait tellement...
Maxence regarda autour de lui, tout les visages apeurés, affolés, paniqués qui étaient tournés vers l'écran de fumée, tout les pleurs et cris qu'on pouvait entendre ça et là dans la Grande Salle...Il regarda sa sœur, qui ne semblait pas aller bien du tout, au bord des larmes. Lorsque Lyam se leva pour soutenir Élicia, il avait compris qu'il ne valait mieux pas qu'ils restent ici. Son frère avait eu la même pensée, en un regard ils se comprirent. De nouveau tourné vers Tess, il lui murmura à l'oreille que c'était le moment d'y aller.
Viens. Faut pas rester là.
Et ils sortirent. Tous ensemble. Il marchait derrière, épaule contre l'épaule de sa jumelle. Il n'était pas fort pour réconforter les gens. Pour les faire rire oui, pas pour les réconforter. Et même lui, là, pour une fois, n'avait aucune envie de rire. Il se rendait compte qu'il aurait tout aussi bien pu être à la place d'eux, de Jacob, d'Elowen, de Lilly ou encore d'Irene, si il avait eu un an de plus. Qu'il aurait pu se retrouver changé en pierre, lui aussi. Et il savait que cette révélation allait peser sur sa conscience pendant un bon moment.
Pourquoi se retrouvait-il là d'ailleurs, assis sur ces escaliers froid, comme si ils attendaient quelques choses. Son envie de rejoindre sa salle commune, se fondre dans un fauteuil devant le feu ou même dans son lit, même si il ne dormirait pas, était grande. Et pourtant, il bougeait pas, assis à quelques centimètres de sa sœur, une marche derrière son frère et sa cousine. Il pensait trop, et il fatiguait. Quand ce fichu Tournoi allait-il se finir ? Et comment surtout ? Aucun moyen de le savoir...
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Elle n'était pas du genre à montrer ses émotions en publique. Sauf à ses proches, et encore, seul son frère Maxence la comprenait parfaitement, même quand elle se cachait derrière ce visage fier et calculateur. Mais ce soir là, elle avait eu beaucoup de mal à se retenir. A garder un regard neutre, presque froid. Tess avait réussi, pendant un moment, à ne rien montrer. Faire comme si rien ne l'impactait. Ses gestes étaient restés fluides et précis, son regard observant la salle, attendant que les quatre élus disparaissent pour ce lieu inconnu. Le Dominion. Elle avait frappé l'épaule de son jumeau après sa connerie, d'un geste souple, habituel. Léger. Alors qu'à l'intérieur, elle se sentait mal. Stressé. Incertaine. Elle avait peur. Peur pour ses camarades Dominiés, peur pour l'école, pour les autres. Peur pour elle.
Elle aurait réussi, si, après la disparition des quatre adolescents, un écran de fumée noir n'était pas apparu, venu du néant, afin de montrer à tous en direct les dégâts du Tournoi sur ces pauvres jeunes gens. Elle aurait réussi à contenir ses émotions si elle n'avait pas vu sous ses yeux, comme attirés par cette chose malfaisante, deux garçons se battre en duel. Et dans leur yeux, dans leur gestes et leur visage, aucune trace de bonté, aucune trace de pitié. Aucune trace d'humanité. Seul comptait la victoire sur l'autre. Alors là, Tess avait tremblé. Tremblé, elle ! Elle qui ne tremblait devant rien. Enfin presque du coup. Maxence l'avait-il remarqué ? Apparemment non, il semblait, lui aussi, comme toutes les personnes dans la Grande Salle, trop absorbé par ce qu'il se passait dans le Dominion. Et, bien qu'il ne tremblait pas, Tess pouvait voir que lui non plus n'allait pas bien. Ses sourcils étaient froncés, et son regard en disait long sur ses émotions.
La jeune fille suivait donc ce qu'il se passait à l'écran, de moins en moins soucieuse des émotions qu'elle dégageait. Seulement soucieuse de ce qu'il se passait là-bas. Ailleurs. Dans ce lieu dont personne ne connaissait réellement l'emplacement. Elle se demandait où étaient Lilly, Irene, Elowen et Jacob, alors qu'aucun des quatre ne passaient à l'écran. Se battaient-ils ? Étaient-ils tous ensemble ou séparés ? Aucun d'eux n'étaient en pierre ? En tout cas, elle espérait que non. Même si elle ne les connaissaient pas vraiment, ils restaient des camarades qui partageait la même école qu'elle, et même si aucun d'eux n'était à Serpentard, elle les appréciait, admirait peut-être même, pour le courage - ou la naïveté - dont ils avaient fait preuve pour candidater aux Dominion.
Dans ses pensées, son regard fixé sur l'écran, elle sursauta lorsque son frère lui parla à l'oreille. Elle lui fit un regard noir, avant de reprendre son visage neutre, inquiet. Elle hocha la tête pour montrer qu'elle avait compris, puis se leva et le suivit. Ses yeux balayèrent la salle, capta le regard affolé de certains, remarqua la mine inquiète d'autres.
La jeune Serpentard sortit à la suite de Maxence, puis alla s'asseoir, comme les autres, sur les marches de l'escalier. Juste au dessus de Lyam et d'Élicia, sa tête contre la rambarde en marbre. Son regard vide fixant un point invisible sur la porte d'entrée du château.
Elle entendit son frère tenter de rassurer sa cousine, mais ne dit rien, ne sachant pas trop si elle devait essayer de se raccrocher à ses paroles ou non. Avait-il raison ? Les camarades allaient-ils vraiment bien comme il l'affirmait ? Ou disait-il ça pour se convaincre lui même autant que les autres que tout allait bien ?
Elle, elle fatiguait. Elle n'avait qu'une envie : aller se terrer sous ses draps et oublier tout ça. Tenter d'oublier tout ça. Même si au fond d'elle, elle savait que le sommeil serait long à venir ce soir là...
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Vision de pierre
La tête posée sur l'épaule de Lyam, les yeux fermés, Élicia sentait les larmes couler le long de ses joues. Sans qu'elle ne puisse les contrôler. Elles coulaient sans qu'elle ne les sente réellement, sans qu'elle n'y fasses quoi que ce soit : ses pensées tourbillonnaient dans son esprit, des images, des souvenirs de ce qu'elle venait de voir. Un ouragan d'images plus déstabilisantes les unes que les autres, qu'elle n'arrivaient ni à arrêter, ni à chasser de sa tête, de ses pensées, de son esprit.
Les yeux ouverts ou les yeux fermés, elle revoyait les duellistes, les élèves en difficulté, toutes ces scènes plus ignobles les unes que les autres. Quelle était le but de tout ça ? Pour quelle raison avait on envoyé de si jeunes gens dans un lieu pareil, ou la plupart trouveraient sûrement la mort ?
C'était abjecte, elle en était dégoûtée, et révoltée.
La porte de la Grande Salle s'ouvrit un peu plus pour laisser passer un deuxième année de Serdaigle, ses cheveux roux réfléchissant la lumière faible des torches.
Raphael Caldin, le visage livide, se rapprocha de sa sœur et de ses cousins.
Sans un mot, il se laissa couler de l'autre côté d'Élicia, et cacha son visage sur l'épaule de la jeune fille. Elle y sentit l'humidité, et malgré son mal être, son rôle de grande soeur pris le dessus. Elle passa un bras protecteur sur l'épaule de son petit frère, caressa ladite épaule du pouce tendit qu'elle embrassait tendrement le front de Raphael. De nouvelles larmes silencieuses parcoururent ses joues, mais elle ne chercha pas à les essuyer. Elles suivirent simplement la trace sèches des pleurs qu'elle versait depuis un moment, sans qu'elle ne s'en préoccupe.
Élicia jeta un coup d'œil à Tess et Maxence, assis sur la marche inférieure à la sienne. Tout d'eux étaient silencieux et immobiles, comme paralysés par les pensées qui ressemblaient très certainement aux siennes.
Un nouvel événement sur l'écran sembla se produire, car un hoquet de peur, suivit de pleurs se fit entendre à travers la grande porte.
N'y tenant plus, Élicia se releva, chancelante, et s'enfuit vers les toilettes les plus proches. Elle eut la chance de les rejoindre avant de rendre le peu de nourriture qu'elle avait encore dans l'estomac.
La nuit s'annonçait longue et rude, et elle était plus que consciente que les prochaines le seraient tout autant. Ses cauchemars allaient revenir, encore plus puissants et acharnés encore, et à cette idée elle était presque tentée de demander un remède à l'infirmerie tous les soirs, quitte à y dormir.
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Les yeux ouverts ou les yeux fermés, elle revoyait les duellistes, les élèves en difficulté, toutes ces scènes plus ignobles les unes que les autres. Quelle était le but de tout ça ? Pour quelle raison avait on envoyé de si jeunes gens dans un lieu pareil, ou la plupart trouveraient sûrement la mort ?
C'était abjecte, elle en était dégoûtée, et révoltée.
La porte de la Grande Salle s'ouvrit un peu plus pour laisser passer un deuxième année de Serdaigle, ses cheveux roux réfléchissant la lumière faible des torches.
Raphael Caldin, le visage livide, se rapprocha de sa sœur et de ses cousins.
Sans un mot, il se laissa couler de l'autre côté d'Élicia, et cacha son visage sur l'épaule de la jeune fille. Elle y sentit l'humidité, et malgré son mal être, son rôle de grande soeur pris le dessus. Elle passa un bras protecteur sur l'épaule de son petit frère, caressa ladite épaule du pouce tendit qu'elle embrassait tendrement le front de Raphael. De nouvelles larmes silencieuses parcoururent ses joues, mais elle ne chercha pas à les essuyer. Elles suivirent simplement la trace sèches des pleurs qu'elle versait depuis un moment, sans qu'elle ne s'en préoccupe.
Élicia jeta un coup d'œil à Tess et Maxence, assis sur la marche inférieure à la sienne. Tout d'eux étaient silencieux et immobiles, comme paralysés par les pensées qui ressemblaient très certainement aux siennes.
Un nouvel événement sur l'écran sembla se produire, car un hoquet de peur, suivit de pleurs se fit entendre à travers la grande porte.
N'y tenant plus, Élicia se releva, chancelante, et s'enfuit vers les toilettes les plus proches. Elle eut la chance de les rejoindre avant de rendre le peu de nourriture qu'elle avait encore dans l'estomac.
La nuit s'annonçait longue et rude, et elle était plus que consciente que les prochaines le seraient tout autant. Ses cauchemars allaient revenir, encore plus puissants et acharnés encore, et à cette idée elle était presque tentée de demander un remède à l'infirmerie tous les soirs, quitte à y dormir.
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