Symphonie du stress
Sortilège, Botanique, DCFM, Métamorphose, Potions, Histoire de la Magie et enfin Astronomie. Avais-je suffisamment réviser ? Je le devais. Tant de leçons, tant à apprendre. Je peux réciter aisément l'astronomie et les potions mais les DCFM ou encore les cours de sortilège !! Par Merlin ! Que faire !! Réviser, encore et encore ?! Voilà des jours que je ne fais que ça !!Quelques jours avant les examens
Parc
Avec @Augustin Sponsz
Je me savais trop anxieux pour ces examens, je savais aussi que ce n'était pas la meilleur option que de l'être à ce point. Si je voulais réussir au mieux, il me fallait une pause. Un temps mort au milieu de ces manuels. Certains élèves prennent un après-midi entier à ne rien faire et à se balader pour évacuer la pression, d'autres se rendent sur le terrain de quidditch pour se défouler, et puis il y a moi qui m'en vais dans un coin frais du parc pour jouer.
Je pose machinalement ma besace et en sort un carnet de cuir noir. Je dépose délicatement mon étui de violon sur l'herbe. Je me relève et regarde autour de moi. Personne, ça me rassure, je ne dérangerai personne en jouant ici. Je prend donc mon instrument et l'inspecte. Je remarque que les cordes sont détendus, je prends donc ma baguette et lance un sort d'accordage. Le sort fait effet et je récupère mon archet qui était resté dans l'étui. Je me met en place.
Je respire, cale le violon dans mon cou, rapproche l'archet des corde, me penche légèrement vers l'avant et joue une première note. Quel bonheur, le son est pur, calme et agréable. Je joue un air sorcier avec aisance. Chaque note, chaque accord vibre en moi. Mon esprit se perd dans la symphonie et mon corps tout entier accompagne la musique. Je ne pense plus, je ne réfléchie plus, je joue. Je joue ce que j'aime.
Je suis dans ma bulle et laisse mon archet se balader sur les cordes à son aise. Je suis juste détendu, dans mon élément. Mon âme vibre au son de mon violon. Je laisse mes émotions se déverser. Une larme coule sur ma joue. Étai-ce une larme de frustration, de stress, de bonheur, de peur ? Elle fut unique, unique mais significative. Elle roule sur ma peau comme un flux puissant de ressentiment. Plus rien existe autour de moi.
Pendant combien de temps ai-je joué ? Aucune idée. J'ai simplement pris une pause afin de voir mon carnet de partition quand je l'ai remarqué. Augustin Sponsz me regardais.
« Excuse-moi, depuis combien de temps m'écoutes tu ?»
Lui demandai-je, sur la défensive. Je ne voulais surtout pas qu'il m'est vu pleurer, ça serait trop honteux à avouer.
“ Pouvons nous imaginez que nos larmes abreuvent les arbres?”
Couleur RP: #00855d # Eryan 4ever