Pour la septième fois...
Lundi 28 Juin 2049
Arundel, maison d'Alyssa
En début de matinée
Solo
Arundel, maison d'Alyssa
En début de matinée
Solo
Pour la septième fois depuis qu'elle était rentrée, Alyssa se réveillait avec un programme désespérément vide. Habituellement, la jeune fille ne restait jamais allongée une fois les yeux ouverts. Mais là, les bras raides le long du corps, elle se contentait de fixer son plafond dans un soupir semblant soutenir à grand peine tout le poids du monde. Elle ne pouvait pas aller à la patinoire. Ce simple fait pouvant pourtant paraître futile réduisait toutes ses forces à néant.
Le patinage artistique, depuis les plus tendres années d'Alyssa, s'était trouvé omniprésent dans sa vie. Il s'agissait d'un sport à travers lequel elle parvenait à canaliser une énergie qui semblait inépuisable et à démontrer une concentration et une précision qu'on ne lui aurait jamais cru capable. Bien sûr, avec les conflits de 2044, la jeune fille avait du mettre en pause cette pratique, et cela avait manqué de la détruire. L'inactivité rendait Alyssa malade, que ce soit physique ou mentalement. Mais cette époque s'était révolue ; elle avait pu reprendre puis entrer à Poudlard.
L'école lui avait imposé une nouvelle pause dans cette activité que l'adolescente aurait voulu suivre en continu. Il y avait bien le lac gelé en hiver mais, malgré sa passion pour la glace, Alyssa était bien incapable de poser ne serait-ce qu'un orteil dessus. Les vacances scolaires lui permettait cependant de rentrer chez elle et de profiter un peu de la patinoire, de retrouver cette sensation de liberté, comme si elle faisait plus que glisser. Comme si elle volait...
On pouvait ainsi faire le parallèle avec le vol, et en particulier le Quidditch. Se voir proposer de rejoindre les Griffes Ardentes avait été le plus beau cadeau de l'année d'Alyssa. Peut-être même de toute sa courte vie, jusqu'à présent. Car il lui était maintenant difficile d'estimer si elle préférait la glace ou les airs, ces deux éléments lui procurant cette sensation si agréable qu'elle peinait à décrire. Alyssa vivait à travers les entraînements acharnés et cette opportunité à Poudlard avait constitué l'occasion de rendre sa pratique du vol quasiment journalière, que ce soit en travers des cours, des entraînements avec l'équipe, ou des heures en plus qu'elle pouvait s'offrir parfois. Puis le Quidditch, c'était encore plus intéressant que simplement voler sur son balai !
Si la blondinette faisait l'effort, l'espace de cinq minutes, de fermer les yeux et de se concentrer, nulle doute qu'elle entendrait à nouveau les exclamations des tribunes. Qu'elle sentirait à nouveau le contact de sa main se refermant sur le vif d'or, les ailes de celui-ci cesser brusquement de battre avant qu'il ne redevienne inanimé. Les félicitations de sa Capitaine, la réalisation de la victoire pour leur maison... Rien à dire, c'était absolument parfait.
Dommage que ce bonheur avait trouvé une mort subite.
Alyssa, toujours allongée, émit un nouveau soupir avant de rassembler son courage pour se lever. Gus commençait à gesticuler sur sa couette et il fallait qu'elle descende manger un petit-déjeuner.
5ème année RP 2050/2051 | 1m52 | 40 kg | Préfète inRP à partir de Sept. 49 | Attrapeuse des Griffes Ardentes
Color = MintCream
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Be a writer, 장르로는 fantasy
Pour la septième fois...
Une fois Gus câliné, félicité pour sa roulade en arrière -il s'était découvert cette passion depuis peu- et le lit d'Alyssa à peu près fait -soit à la hâte, la jeune fille s'était dirigée vers le rez-de-chaussée. Du haut des escaliers, elle pouvait déjà entendre des sons familiers du matin. Des voix et des bruits de vaisselle filtraient à travers la salle à manger qui était ouverte sur le salon, la blondinette pouvait ainsi aisément deviner que ses parents étaient sur la fin de leur petit-déjeuner. L'ambiance était calme, bien trop paisible pour elle en fait. Il lui était pourtant difficile de juger si l'excitation ambiante de Poudlard lui manquait, de nombreuses fois cette année Alyssa avait cherché de la tranquillité, de la solitude, sans forcément y parvenir. Mais l'agitation constante du château était généralement en phase avec son énergie et, surtout, lui permettait de garder son esprit occupé. Cependant, à Arundel, tout était si différent.
Rentrer de l'école pour les vacances d'été avait toujours procuré un sentiment étrange pour Alyssa, le changement était rude entre l'atmosphère animée du château et l'ambiance bien plus calme de sa maison. Mais cette année, le contraste était devenu bien plus drastique. L'étendue des activités favorites d'Alyssa hors Poudlard s'était considérablement diminuée.
En voyant la rampe d'escalier, les nuages de l'esprit d'Alyssa furent chassés en un instant et la blondinette eut un sourire. D'un saut souple, elle s'assit dessus afin de descendre rapidement en glissant dans un bruissement d'air.
- Alyssa !
... Oups. Ses parents n'étaient-ils pas supposés se trouver encore dans la salle à manger ? Atterrissant souplement au pied des escaliers, la tête encore baissée, Alyssa composa rapidement sur son visage un air tout sauf coupable, ignorant la petite pointe dans son cœur et laissant apparaître un rictus ironique défigurant son expression. Elle releva ensuite la tête vers sa mère qui la regardait avec cette même expression excédée que cette fois où, pour la cinquième fois de la journée, Alyssa était parvenue à renverser et briser le même vase offert par ses grands-parents paternels. Heureusement que Reparo fonctionnait pour ce dernier.
Une boule se bloqua dans la gorge de la blondinette alors que ses yeux clairs croisaient ceux chargés de reproches de Sarah-Lee Wright. Elle savait exactement ce qu'il allait se passer, sa mère allait sans aucun doute lui faire un sermon pour avoir ignoré, une énième fois, la consigne de considérablement réduire son activité physique pour préserver sa cheville. Et cela excluait donc toute descente à cheval sur une rampe glissante. Le pire, c'était que -pour une fois- Alyssa n'avait pas même fait exprès ; elle avait seulement oublié sa condition provisoire l'espace d'un instant. Mais cela ne serait pas une excuse suffisante face à sa mère. Bon... Une nouvelle journée commençait.
Rentrer de l'école pour les vacances d'été avait toujours procuré un sentiment étrange pour Alyssa, le changement était rude entre l'atmosphère animée du château et l'ambiance bien plus calme de sa maison. Mais cette année, le contraste était devenu bien plus drastique. L'étendue des activités favorites d'Alyssa hors Poudlard s'était considérablement diminuée.
En voyant la rampe d'escalier, les nuages de l'esprit d'Alyssa furent chassés en un instant et la blondinette eut un sourire. D'un saut souple, elle s'assit dessus afin de descendre rapidement en glissant dans un bruissement d'air.
- Alyssa !
... Oups. Ses parents n'étaient-ils pas supposés se trouver encore dans la salle à manger ? Atterrissant souplement au pied des escaliers, la tête encore baissée, Alyssa composa rapidement sur son visage un air tout sauf coupable, ignorant la petite pointe dans son cœur et laissant apparaître un rictus ironique défigurant son expression. Elle releva ensuite la tête vers sa mère qui la regardait avec cette même expression excédée que cette fois où, pour la cinquième fois de la journée, Alyssa était parvenue à renverser et briser le même vase offert par ses grands-parents paternels. Heureusement que Reparo fonctionnait pour ce dernier.
Une boule se bloqua dans la gorge de la blondinette alors que ses yeux clairs croisaient ceux chargés de reproches de Sarah-Lee Wright. Elle savait exactement ce qu'il allait se passer, sa mère allait sans aucun doute lui faire un sermon pour avoir ignoré, une énième fois, la consigne de considérablement réduire son activité physique pour préserver sa cheville. Et cela excluait donc toute descente à cheval sur une rampe glissante. Le pire, c'était que -pour une fois- Alyssa n'avait pas même fait exprès ; elle avait seulement oublié sa condition provisoire l'espace d'un instant. Mais cela ne serait pas une excuse suffisante face à sa mère. Bon... Une nouvelle journée commençait.
5ème année RP 2050/2051 | 1m52 | 40 kg | Préfète inRP à partir de Sept. 49 | Attrapeuse des Griffes Ardentes
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Pour la septième fois...
Sarah-Lee fixait sa fille, hésitante. Il fallait qu'elle lui dise. Mais Alyssa ne s'était nullement blessée alors que, sans aucun doute, celle-ci voulait sans aucun doute s'amuser. Mais en tant que mère, elle devait protéger son enfant unique et ce, en tout contexte. Même si cela entraînait une nouvelle dispute. Même si la remarque qu'elle s'apprêtait à donner à sa fille lui fustigeait le cœur.
- Alyssa, on te l'a déjà dit, ne descend plus la rampe d'escalier ainsi.
Et, instantanément, Sarah-Lee regretta de ne pas avoir dit "pas" au lieu de "plus. Son œil aiguisé, connaissant par cœur les expressions de sa fille -bien que celle-ci commençait à en développer de nombreuses nouvelles- vit très clairement le tremblement de la lèvre inférieure d'Alyssa avant que cette dernière ne reprenne un air neutre seulement troublé par des joues rouges.
- Moi aussi j'suis contente de te voir, M'man...
Sarah-Lee ne releva pas le ton empli d'ironie de sa progéniture, frappée davantage par la lassitude qui s'en échappait. Elle s'efforça de ne pas ciller en voyant Alyssa passer devant elle sans faire mine de l'embrasser, la petite préférant directement s'asseoir à la table de la salle à manger, sous les yeux interrogateurs de Daniel qui n'avait pu suivre la scène de la glissade. Heureusement, le couple avait ce curieux pouvoir de se comprendre d'un croisement de regard et l'homme ne tarda point à percuter et à s'imaginer le reste.
Ce fut avec prudence que Daniel demanda à Alyssa si elle avait bien dormi, si elle souhaitait manger ses céréales favorites, et si Gus appréciait le nouvel oreiller qu'ils avaient trouvé dans le grenier. Il ne lui demanda pas si sa cheville était douloureuse bien que son esprit, qui n'était capable de s'inquiéter que pour sa fille, éprouvait un grand besoin de le savoir. Le couple ne se serait jamais attendu à prendre connaissance du problème de santé inattendu qui arrivait à leur fille. Ces entorses répétées qui lui imposait d'arrêter, ou au moins fortement limiter, les activités sportives sur plusieurs semaines, voir plusieurs mois... Alyssa était loin d'être le genre d'enfant à s'asseoir tranquillement dans un coin pour lire un livre ou disputer une partie de bataille explosive. Oh, elle le faisait bien parfois ; le temps de deux minutes environs. Contrôler l'énergie intarissable et l'activité en découlant de leur fille... Autant essayer d'attraper un Fumos avec les mains et les yeux bandés. Mais cette situation, ainsi que la question qui allait de paire, était devenue immédiatement un sujet tabou pour Alyssa qui ne semblait être capable de supporter ne serait-ce qu'une allusion à cela.
D'ailleurs, la toute concernée s'était saisie de la boîte de céréales pour en verser une quantité semblant bien insuffisante aux yeux de Sarah-Lee. Elle n'était pas dupe sur le manque d'appétit visible d'Alyssa ; bien sûr cette dernière avait moins besoin de carburant maintenant qu'elle ne pouvait plus courir et s'agiter en tout sens comme elle le faisait auparavant sans la moindre prudence. Mais la sang-mêlée n'était pas certaine que cela marchait dans ce sens. Alyssa restait en pleine croissance et il était hors de question pour Sarah-Lee de voir son enfant se priver. Cependant, il fallait agir avec précaution alors que le tempérament de la petite blonde face à elle semblait en ce moment encore plus instable qu'un Scroutt à pétards. Ainsi, sans un mot, l'adulte alla prendre au réfrigérateur un des muffins au chocolat qu'elle avait confectionnés la veille au soir avant de le poser près du bol d'Alyssa.
- J'ai besoin d'une gouteuse pour tester ces muffins au chocolat pétillant, dit-elle d'un air malicieux en espérant autant faire manger sa fille que dérider sa mine sombre.
Un vague sourire apparut sur le visage un peu pâle d'Alyssa et Sarah-Lee s'autorisa enfin à se détendre.
- Alyssa, on te l'a déjà dit, ne descend plus la rampe d'escalier ainsi.
Et, instantanément, Sarah-Lee regretta de ne pas avoir dit "pas" au lieu de "plus. Son œil aiguisé, connaissant par cœur les expressions de sa fille -bien que celle-ci commençait à en développer de nombreuses nouvelles- vit très clairement le tremblement de la lèvre inférieure d'Alyssa avant que cette dernière ne reprenne un air neutre seulement troublé par des joues rouges.
- Moi aussi j'suis contente de te voir, M'man...
Sarah-Lee ne releva pas le ton empli d'ironie de sa progéniture, frappée davantage par la lassitude qui s'en échappait. Elle s'efforça de ne pas ciller en voyant Alyssa passer devant elle sans faire mine de l'embrasser, la petite préférant directement s'asseoir à la table de la salle à manger, sous les yeux interrogateurs de Daniel qui n'avait pu suivre la scène de la glissade. Heureusement, le couple avait ce curieux pouvoir de se comprendre d'un croisement de regard et l'homme ne tarda point à percuter et à s'imaginer le reste.
Ce fut avec prudence que Daniel demanda à Alyssa si elle avait bien dormi, si elle souhaitait manger ses céréales favorites, et si Gus appréciait le nouvel oreiller qu'ils avaient trouvé dans le grenier. Il ne lui demanda pas si sa cheville était douloureuse bien que son esprit, qui n'était capable de s'inquiéter que pour sa fille, éprouvait un grand besoin de le savoir. Le couple ne se serait jamais attendu à prendre connaissance du problème de santé inattendu qui arrivait à leur fille. Ces entorses répétées qui lui imposait d'arrêter, ou au moins fortement limiter, les activités sportives sur plusieurs semaines, voir plusieurs mois... Alyssa était loin d'être le genre d'enfant à s'asseoir tranquillement dans un coin pour lire un livre ou disputer une partie de bataille explosive. Oh, elle le faisait bien parfois ; le temps de deux minutes environs. Contrôler l'énergie intarissable et l'activité en découlant de leur fille... Autant essayer d'attraper un Fumos avec les mains et les yeux bandés. Mais cette situation, ainsi que la question qui allait de paire, était devenue immédiatement un sujet tabou pour Alyssa qui ne semblait être capable de supporter ne serait-ce qu'une allusion à cela.
D'ailleurs, la toute concernée s'était saisie de la boîte de céréales pour en verser une quantité semblant bien insuffisante aux yeux de Sarah-Lee. Elle n'était pas dupe sur le manque d'appétit visible d'Alyssa ; bien sûr cette dernière avait moins besoin de carburant maintenant qu'elle ne pouvait plus courir et s'agiter en tout sens comme elle le faisait auparavant sans la moindre prudence. Mais la sang-mêlée n'était pas certaine que cela marchait dans ce sens. Alyssa restait en pleine croissance et il était hors de question pour Sarah-Lee de voir son enfant se priver. Cependant, il fallait agir avec précaution alors que le tempérament de la petite blonde face à elle semblait en ce moment encore plus instable qu'un Scroutt à pétards. Ainsi, sans un mot, l'adulte alla prendre au réfrigérateur un des muffins au chocolat qu'elle avait confectionnés la veille au soir avant de le poser près du bol d'Alyssa.
- J'ai besoin d'une gouteuse pour tester ces muffins au chocolat pétillant, dit-elle d'un air malicieux en espérant autant faire manger sa fille que dérider sa mine sombre.
Un vague sourire apparut sur le visage un peu pâle d'Alyssa et Sarah-Lee s'autorisa enfin à se détendre.
5ème année RP 2050/2051 | 1m52 | 40 kg | Préfète inRP à partir de Sept. 49 | Attrapeuse des Griffes Ardentes
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Pour la septième fois...
Il était rare qu'Alyssa boude de la nourriture, en particulier ses céréales préférées alors qu'elle se trouvait dans la cuisine familière en compagnie de ses parents. Parents qu'elle avait à peine vus deux semaines en l'espace de presque neuf mois. Il y avait eu les examens, puis la fin de l'année, pour essayer d'occuper son esprit obnubilé par la cause et les conséquences de son départ forcé de l'équipe de Quidditch, mais maintenant que la Gryffondor se retrouvait en vacances, elle se sentait complètement désemparée.
Ce fut ainsi uniquement sous le rappel maquillé de Sarah-Lee qu'Alyssa mangea tout ce qui était devant elle, même si ses céréales favorites lui semblaient avoir un goût de carton. La blondinette ne pouvait cependant nier que la tentative de sa mère de préparer des muffins au chocolat pétillant était bien réussie, sans avoir conscience de la tentative en elle-même. Ce n'était pas pour autant qu'elle se délia d'un compliment alors qu'une seule idée flottait dans sa tête : persuader ses parents d'aller à la patinoire, même si c'était pour rester à glisser tranquillement sur le bord de piste. Une fois son petit-déjeuner terminé, ses yeux bleus toujours baissés vers son bol de céréales maintenant bel et bien vide, Alyssa murmura :
- P'pa, M'man, je veux vous demander un truc...
En parlant à voix si basse, la jeune fille ne se serait sans doute pas faite entendre en temps normal. Mais là, Sarah-Lee tout comme Daniel lui signalèrent d'un signe de tête qu'ils l'écoutaient, chose qui aurait pu faire réaliser à Alyssa que ses parents la gardaient en surveillance du coin de l'œil alors que l'une feuilletait maintenant la Gazette tandis que l'autre nettoyait le reste de vaisselle d'un coup de baguette. Mais l'enfant n'allait pas s'en rendre compte, sentant déjà son cœur battre plus fort rien qu'à la pensée de sa demande qui n'allait pas tarder à jaillir de sa bouche.
- On pourrait pas aller à la patinoire aujourd'hui ? Rien qu'une petite demi-heure, s'il vous plait...
Un silence. Alyssa ne s'attendait pas à cela. Mais il lui était hors de question de laisser ce dernier s'installer. Ainsi la jeune fille enchaîna directement :
- Je resterais sur le bord, je ferais attention. Juste histoire de patiner quelques longueurs. Pas de figures, c'est promis juré.
Nouveau silence. Puis Sarah-Lee vint s'asseoir doucement à côté d'Alyssa. Le visage de cette dernière se rembrunit directement à la vision du regard triste et empli de compassion de sa mère. Alyssa détestait cela, elle ne voulait pas de cette pitié qui la faisait se sentir fragile, faible. Avant même que l'adulte ne se mette à parler, la blondinette sut qu'elle n'allait pas aimer sa réponse.
- Ce n'est pas le problème de faire des figures, Alyssa...
L'interpellée déglutit avec difficulté alors qu'un goût acide remontait dans sa gorge.
- ... Il faut vraiment que tu fasses une pause, et cela inclut le patin, quelque soit son intensité...
Le visage d'Alyssa blêmissait à vu d'œil alors que Sarah-Lee poursuivait, d'un ton calme mais d'un regard presque incertain :
- ... Je sais que c'est dur pour toi, mais pour le moment il vaut mieux attendre et se reposer un peu... On pourra aviser plus tard.
A l'entente de ce nouveau "plus tard", l'esprit d'Alyssa disjoncta instantanément.
Ce fut ainsi uniquement sous le rappel maquillé de Sarah-Lee qu'Alyssa mangea tout ce qui était devant elle, même si ses céréales favorites lui semblaient avoir un goût de carton. La blondinette ne pouvait cependant nier que la tentative de sa mère de préparer des muffins au chocolat pétillant était bien réussie, sans avoir conscience de la tentative en elle-même. Ce n'était pas pour autant qu'elle se délia d'un compliment alors qu'une seule idée flottait dans sa tête : persuader ses parents d'aller à la patinoire, même si c'était pour rester à glisser tranquillement sur le bord de piste. Une fois son petit-déjeuner terminé, ses yeux bleus toujours baissés vers son bol de céréales maintenant bel et bien vide, Alyssa murmura :
- P'pa, M'man, je veux vous demander un truc...
En parlant à voix si basse, la jeune fille ne se serait sans doute pas faite entendre en temps normal. Mais là, Sarah-Lee tout comme Daniel lui signalèrent d'un signe de tête qu'ils l'écoutaient, chose qui aurait pu faire réaliser à Alyssa que ses parents la gardaient en surveillance du coin de l'œil alors que l'une feuilletait maintenant la Gazette tandis que l'autre nettoyait le reste de vaisselle d'un coup de baguette. Mais l'enfant n'allait pas s'en rendre compte, sentant déjà son cœur battre plus fort rien qu'à la pensée de sa demande qui n'allait pas tarder à jaillir de sa bouche.
- On pourrait pas aller à la patinoire aujourd'hui ? Rien qu'une petite demi-heure, s'il vous plait...
Un silence. Alyssa ne s'attendait pas à cela. Mais il lui était hors de question de laisser ce dernier s'installer. Ainsi la jeune fille enchaîna directement :
- Je resterais sur le bord, je ferais attention. Juste histoire de patiner quelques longueurs. Pas de figures, c'est promis juré.
Nouveau silence. Puis Sarah-Lee vint s'asseoir doucement à côté d'Alyssa. Le visage de cette dernière se rembrunit directement à la vision du regard triste et empli de compassion de sa mère. Alyssa détestait cela, elle ne voulait pas de cette pitié qui la faisait se sentir fragile, faible. Avant même que l'adulte ne se mette à parler, la blondinette sut qu'elle n'allait pas aimer sa réponse.
- Ce n'est pas le problème de faire des figures, Alyssa...
L'interpellée déglutit avec difficulté alors qu'un goût acide remontait dans sa gorge.
- ... Il faut vraiment que tu fasses une pause, et cela inclut le patin, quelque soit son intensité...
Le visage d'Alyssa blêmissait à vu d'œil alors que Sarah-Lee poursuivait, d'un ton calme mais d'un regard presque incertain :
- ... Je sais que c'est dur pour toi, mais pour le moment il vaut mieux attendre et se reposer un peu... On pourra aviser plus tard.
A l'entente de ce nouveau "plus tard", l'esprit d'Alyssa disjoncta instantanément.
5ème année RP 2050/2051 | 1m52 | 40 kg | Préfète inRP à partir de Sept. 49 | Attrapeuse des Griffes Ardentes
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Pour la septième fois...
Alyssa se leva d'un bond, renversant involontairement sa chaise qui tomba dans un fracas retentissant. Elle ne s'en rendit même pas compte alors qu'elle frappa avec force ses mains contre la table, occasionnant une vibration se propageant le long des stries de la surface. Heureusement pour son bol (coup de bol !
), ou malheureusement pour ses paumes, le meuble était en bois dur et ne risquait ainsi pas de faire sauter en l'air son contenu. Avant même que Sarah-Lee ou Daniel ne puissent réagir -les deux étant pour l'instant sans voix, Alyssa s'écria :
- J'en ai marre des plus tard. Moi je veux MAINTENANT ! Je vous ai dit que je ferais attention et vous ne me faites PAS CONFIANCE ! C'EST INJUSTE !
La blonde s'était presque époumonée dans ses derniers mots alors qu'elle regardait fixement son père face à elle, tremblante de rage, la gorge complètement sèche. Elle n'occasionna pas même un regard vers sa mère qui elle se trouvait toujours à ses côtés -cela peut-être par une légère honte de s'être laissée emportée. Mais maintenant qu'Alyssa s'était lancée, il n'y était plus question d'arrêter.
Ni Daniel, ni Sarah-Lee, ne s'était déjà montré particulièrement sévère avec leur fille unique. Ou du moins, très rarement. Tant que cette dernière ne se mettait pas en danger, ils laissaient généralement couler, ayant déjà bien du mal à gérer son comportement agité pour essayer d'y remédier complètement. Cependant, et plus particulièrement depuis peu, cette agitation se muait parfois en quelque chose de bien plus sombre ; et bien moins acceptable pour les adultes. Alyssa se montrait grognon, voir désagréable. Elle arborait de plus en plus une tête qui, si les parents l'avait déjà rencontrée, était aussi bougonne que celle d'Onyx. Pire encore, en l'espace d'une semaine, la Gryffondor avait déjà eu l'occasion de se montrer insolente face à des questions pourtant basiques. Un exemple : Sarah-Lee lui avait demandé si elle avait mal à la cheville alors qu'elle se la frottait machinalement, l'enfant n'avait rien trouvé d'autres à répondre que d'un ton acide : "Ouais je me tords de douleur là.". Alors peut-être que sans ce contexte, Daniel aurait réagi avec calme, mais ce matin, aussi usé par le comportement de sa fille que par son habitude constante de vouloir se mettre en danger, il coupa sec la discussion :
- Si c'est pour te comporter comme ça, tu peux directement remonter dans ta chambre. On a déjà eu cette discussion des dizaines de fois en l'espace d'une semaine. Notre avis n'a pas changé, tu n'iras ni à la patinoire, ni dans n'importe quel autre complexe sportif.
Le volume de sa voix était peut-être bien moins fort que celui d'Alyssa mais cette dernière entendit parfaitement ses parole prononcées d'un ton sans réplique. La respiration presque haletante, ses doigts crispés contre la table, elle lança un tel regard de haine vers son père que ce dernier, derrière son masque de marbre, chancelait intérieurement. Dans sa vision périphérique la jeune fille sentit un mouvement et s'écarta, décochant maintenant à sa mère un regard de reproche, elle qui avait tenté un geste apaisant en sa direction. Alyssa, à cet instant précis, ne voulait pas être touchée ou même recevoir un quelconque signe d'affection alors que son énervement renforcé par un furieux sentiment d'injustice avait atteint son paroxysme.
Et peut-être qu'intérieurement, Alyssa avait aussi honte de son comportement.
- J'en ai marre des plus tard. Moi je veux MAINTENANT ! Je vous ai dit que je ferais attention et vous ne me faites PAS CONFIANCE ! C'EST INJUSTE !
La blonde s'était presque époumonée dans ses derniers mots alors qu'elle regardait fixement son père face à elle, tremblante de rage, la gorge complètement sèche. Elle n'occasionna pas même un regard vers sa mère qui elle se trouvait toujours à ses côtés -cela peut-être par une légère honte de s'être laissée emportée. Mais maintenant qu'Alyssa s'était lancée, il n'y était plus question d'arrêter.
Ni Daniel, ni Sarah-Lee, ne s'était déjà montré particulièrement sévère avec leur fille unique. Ou du moins, très rarement. Tant que cette dernière ne se mettait pas en danger, ils laissaient généralement couler, ayant déjà bien du mal à gérer son comportement agité pour essayer d'y remédier complètement. Cependant, et plus particulièrement depuis peu, cette agitation se muait parfois en quelque chose de bien plus sombre ; et bien moins acceptable pour les adultes. Alyssa se montrait grognon, voir désagréable. Elle arborait de plus en plus une tête qui, si les parents l'avait déjà rencontrée, était aussi bougonne que celle d'Onyx. Pire encore, en l'espace d'une semaine, la Gryffondor avait déjà eu l'occasion de se montrer insolente face à des questions pourtant basiques. Un exemple : Sarah-Lee lui avait demandé si elle avait mal à la cheville alors qu'elle se la frottait machinalement, l'enfant n'avait rien trouvé d'autres à répondre que d'un ton acide : "Ouais je me tords de douleur là.". Alors peut-être que sans ce contexte, Daniel aurait réagi avec calme, mais ce matin, aussi usé par le comportement de sa fille que par son habitude constante de vouloir se mettre en danger, il coupa sec la discussion :
- Si c'est pour te comporter comme ça, tu peux directement remonter dans ta chambre. On a déjà eu cette discussion des dizaines de fois en l'espace d'une semaine. Notre avis n'a pas changé, tu n'iras ni à la patinoire, ni dans n'importe quel autre complexe sportif.
Le volume de sa voix était peut-être bien moins fort que celui d'Alyssa mais cette dernière entendit parfaitement ses parole prononcées d'un ton sans réplique. La respiration presque haletante, ses doigts crispés contre la table, elle lança un tel regard de haine vers son père que ce dernier, derrière son masque de marbre, chancelait intérieurement. Dans sa vision périphérique la jeune fille sentit un mouvement et s'écarta, décochant maintenant à sa mère un regard de reproche, elle qui avait tenté un geste apaisant en sa direction. Alyssa, à cet instant précis, ne voulait pas être touchée ou même recevoir un quelconque signe d'affection alors que son énervement renforcé par un furieux sentiment d'injustice avait atteint son paroxysme.
Et peut-être qu'intérieurement, Alyssa avait aussi honte de son comportement.
5ème année RP 2050/2051 | 1m52 | 40 kg | Préfète inRP à partir de Sept. 49 | Attrapeuse des Griffes Ardentes
Color = MintCream
Color = MintCream
Be a writer, 장르로는 fantasy
Pour la septième fois...
La rage d'Alyssa à ce moment précis était telle qu'elle resta quelques instants ainsi alors que ses parents ne la quittaient pas des yeux, eux semblant se tenir prêt à n'importe laquelle de ses réactions. La blondinette ne s'était jamais retrouvée à ce point en panne de mots alors que les paroles de son père tournaient dans sa tête telle une cacophonie incessante. Finalement, elle fit exactement ce que lui avait dit celui-ci, c'était à dire remonter dans sa chambre.
D'un pas pressé, se retenant de courir dans un élan désespéré de garder en elle un semblant de dignité, Alyssa tourna les talons. Elle monta avec hargne les escaliers, tellement qu'au beau milieu de ces derniers son pied gauche ripa et glissa alors qu'elle sentit sa cheville se tordre, encore. Même ici. Heureusement la jeune fille avait put se retenir de justesse à la rambarde et, alors qu'elle avait entendu son prénom crié d'une voix alarmée d'en bas, elle lança sans une once de reconnaissance :
- CA VA je suis ENCORE capable de marcher !
Et sur ce, humiliée, aussi blessée mentalement que physiquement, Alyssa rejoignit finalement sa chambre. Claquant la porte dans son dos, elle se jeta sur son lit sans une once de ménagement envers elle-même. Bientôt, alors que son visage était plongé entre ses bras, son nez contre le matelas, ses épaules furent secouées de tremblements graduellement plus violents alors que des sanglots se faisaient entendre. Tout autant qu'elle ne parvenait pas à comprendre sa situation autrement que comme une injustice, Alyssa ne comprenait pas ce qu'il lui avait pris de réagir de la sorte face à ses parents.
Mais ces interdictions lui faisaient trop de mal. Etre privée de sa passion à Poudlard puis à Arundel, après une année aussi éprouvante qu'elle avait été incapable de confier, c'était bien trop dur à supporter pour Alyssa. Alors que ses pensées tournoyaient dans un rythme de plus en plus incompréhensible, la blondinette ferma ses yeux clairs avec douleur ; ce n'était pas sa cheville qui la faisait souffrir à cet instant, mais le coup d'énervement contre ses parents. Et ce peut-être autant que sa déception vis à vis des nouvelles interdictions.
- Je veux juste que tout redevienne comme y'avait un an..., souffla-t-elle, complètement épuisée, dans un affreux mal de tête et la gorge asséchée.
Dans un silence entrecoupé de sanglots de plus en plus étouffés, ses doigts se resserrant contre sa couette se défaisant petit à petit, Alyssa resta ainsi étendue, dans une immobilité quasiment parfaite. Soudain un petit couinement aigüe retentit précisément contre son oreille droite, avant qu'un coup de langue râpeuse et humide ne vienne caresser celle-ci. La jeune fille n'eut pas à réfléchir pour deviner que son boursouflet était de retour de ses explorations matinales. Elle considéra un instant l'idée de le chasser, jugeant qu'elle ne méritait aucunement des câlins ou le moindre geste tendre, mais la petite créature poussa un nouveau cri à faire fondre l'âme.
Finalement Alyssa se retourna de côté vers lui avant de le prendre entre ses deux mains et de le porter vers sa joue humide. Sentant ce dernier déraper avant de se blottir contre son cou, se roulant en boule sur sa peau, lui procurant ainsi une sensation de chaleur des plus réconfortantes, la blondinette laissa finalement ses larmes couler pour de bon et ne se gêna plus pour pleurer bruyamment, alors que Gus s'efforçait de lui donner quelques gentils petits coups de langue. Il semblait que c'était le seul moyen pour elle afin de faire finalement redescendre la pression.
Cela avant de redescendre voir ses parents et s'excuser.
D'un pas pressé, se retenant de courir dans un élan désespéré de garder en elle un semblant de dignité, Alyssa tourna les talons. Elle monta avec hargne les escaliers, tellement qu'au beau milieu de ces derniers son pied gauche ripa et glissa alors qu'elle sentit sa cheville se tordre, encore. Même ici. Heureusement la jeune fille avait put se retenir de justesse à la rambarde et, alors qu'elle avait entendu son prénom crié d'une voix alarmée d'en bas, elle lança sans une once de reconnaissance :
- CA VA je suis ENCORE capable de marcher !
Et sur ce, humiliée, aussi blessée mentalement que physiquement, Alyssa rejoignit finalement sa chambre. Claquant la porte dans son dos, elle se jeta sur son lit sans une once de ménagement envers elle-même. Bientôt, alors que son visage était plongé entre ses bras, son nez contre le matelas, ses épaules furent secouées de tremblements graduellement plus violents alors que des sanglots se faisaient entendre. Tout autant qu'elle ne parvenait pas à comprendre sa situation autrement que comme une injustice, Alyssa ne comprenait pas ce qu'il lui avait pris de réagir de la sorte face à ses parents.
Mais ces interdictions lui faisaient trop de mal. Etre privée de sa passion à Poudlard puis à Arundel, après une année aussi éprouvante qu'elle avait été incapable de confier, c'était bien trop dur à supporter pour Alyssa. Alors que ses pensées tournoyaient dans un rythme de plus en plus incompréhensible, la blondinette ferma ses yeux clairs avec douleur ; ce n'était pas sa cheville qui la faisait souffrir à cet instant, mais le coup d'énervement contre ses parents. Et ce peut-être autant que sa déception vis à vis des nouvelles interdictions.
- Je veux juste que tout redevienne comme y'avait un an..., souffla-t-elle, complètement épuisée, dans un affreux mal de tête et la gorge asséchée.
Dans un silence entrecoupé de sanglots de plus en plus étouffés, ses doigts se resserrant contre sa couette se défaisant petit à petit, Alyssa resta ainsi étendue, dans une immobilité quasiment parfaite. Soudain un petit couinement aigüe retentit précisément contre son oreille droite, avant qu'un coup de langue râpeuse et humide ne vienne caresser celle-ci. La jeune fille n'eut pas à réfléchir pour deviner que son boursouflet était de retour de ses explorations matinales. Elle considéra un instant l'idée de le chasser, jugeant qu'elle ne méritait aucunement des câlins ou le moindre geste tendre, mais la petite créature poussa un nouveau cri à faire fondre l'âme.
Finalement Alyssa se retourna de côté vers lui avant de le prendre entre ses deux mains et de le porter vers sa joue humide. Sentant ce dernier déraper avant de se blottir contre son cou, se roulant en boule sur sa peau, lui procurant ainsi une sensation de chaleur des plus réconfortantes, la blondinette laissa finalement ses larmes couler pour de bon et ne se gêna plus pour pleurer bruyamment, alors que Gus s'efforçait de lui donner quelques gentils petits coups de langue. Il semblait que c'était le seul moyen pour elle afin de faire finalement redescendre la pression.
Cela avant de redescendre voir ses parents et s'excuser.
5ème année RP 2050/2051 | 1m52 | 40 kg | Préfète inRP à partir de Sept. 49 | Attrapeuse des Griffes Ardentes
Color = MintCream
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Be a writer, 장르로는 fantasy