Loyale, tu parles...
note : cela ne se passe pas forcément en 2048... tout dépendra de mon inscription à la chronologie
j'espère que j'ai bien le droit de poster là
Première année. Premier pas dans ce château étranger, et... étrange, si loin de ton petit appartement londonien, avec ses murs en plâtre et ses espaces réduits. En vérité, tout autour de toi est étrange, et tu te sens aussi étrangère à toi-même: avec ton uniforme sur le dos et ta baguette dans la poche, ton nouvel attirail te semble appartenir à quelqu'un d'autre que toi. Tes épaules trop fines s'adaptent mal à l'ancienne robe de sorcier de ton frère Hector, et un flottement agaçant suis le moindre de tes mouvements. Tu sens ta baguette nouvellement acquise peser dans la poche de ta robe ; et ces quelques grammes te perturbent. Tu ne rejettes pas l'idée de nouveauté ; au contraire, tu vois là l'occasion d'échapper à la stagnation de ta vie, de rajouter un peu de magie (littéralement). Mais cela te fait un drôle d'effet, d'être habillée comme quelqu'un d'autre, dans une école de quelqu'un d'autre, dans une salle que tu fouleras trop souvent mais que tu découvres encore à peine.
Je porte les habits d'un autre, et c'est moi... dans le futur. Celui qui est à Poudlard.
Mais moi je n'y suis pas encore ! je suis en train de jouer comme un actrice sur une scène. Sauf qu'en plus j'ai pas de texte.
C'est nul.
Tu es dans un hall d'entrée. Pas un seul tableau dans cette partie du château, ni un seul fantôme, seul les pierres froides des murs et les dalles immobiles sous tes pieds. Dehors, il fait noir. Une mer d'inconnu s'étend au delà des fenêtres, pousse et cogne et tape les carreaux ; elle t'appelle, te presse au grand plongeon. Tu voudrais déjà partir à l'aventure, naviguer sur cette mer agitée et opaque, l'éclairer des lumières du savoir et l'assécher du sable des connaissances. Pourtant tu dois attendre, et l'attente est longue ; combien d'heures encore avant que le phare céleste ne s'allume ?
Ta barque est percée, Ada, elle a des trous et des lacunes.
A côté de tous ces nouveaux, tes pairs, tu te tiens debout, appuyée sur un mur. Tous ces jeunes sorciers forment un entremêlement d'uniformes noirs d'où sort un brouhaha constant. Les visages te sont inconnus, pour la plupart, et tu ne fais pas beaucoup d'efforts pour te faire remarquer par ceux que tu reconnaît. Au fond de la petite salle, une grande porte est fermée. C'est l'accès à la Grande Salle ; à Poudlard. Tu ne saisis pas pourquoi cette porte ne s'est pas encore ouverte. Tu n'imagines pas les préparations, les pourquoi du comment, les discours prononcés dans le château en ce moment, non, tu ne vois que l'impatience et l'excitation et l'attente et la fatigue et la joie et la peur. Tu trouves cela incompréhensible : que font-ils qui prenne autant de temps ? Tu trépignes dans ce hall, tu regardes le plafond, les autres, le plafond, les autres. Tu veux bouger, tu reste immobile. C'est injuste, pour toi : pourquoi faut-il toujours ramasser le bois avant de construire le bateau ? Tu n'a pas envie de ramasser des maigres brindilles d'information ; tu veux t'y plonger, t'y noyer, t'en nourrir jusqu'à ce que tout soit consumé.
Mais ta barque est percée, Ada, elle a des trous et des lacunes.
Tu sais bien qu'il faut apprendre avant de faire, qu'il faut se préparer avant d'aller en mer. Il faut faire la répartition, et puis écouter le directeur, et puis suivre les préfets, et puis découvrir la salle commune, et puis dormir un peu... Tu le sais, oui ; ça t'agaces, c'est tout. Mais tu te tais. D'ailleurs, tu n'as rien à dire, ou pas encore, du moins. Ton voisin surexcité te parles comme s'il était comblé, mais toi, tu veux voir avant de parler. Tu as vu les quais, le train, la gare. Tu as vu l'île, le Lac, le terrain. Finalement, il ne reste... que Poudlard.
Tu veux voir, oui, tu veux voir. Attendre de voir, c'est toujours mieux que d'être déçue quand on s'est imaginé trop de choses. Tu ne sais pas dans quelle maison tu seras ; mais tu verras. Tu ne sais pas si Poudlard est aussi bien que ce que tes frères disent... mais tu verras bien. Les plans dans la tête, c'est pour ceux qui en attendent trop de l'avenir. Toi, tu as appris à en attendre peu.
Alors, on attend. Et on verra bien.
#28363c
Première année. Premier pas dans ce château étranger, et... étrange, si loin de ton petit appartement londonien, avec ses murs en plâtre et ses espaces réduits. En vérité, tout autour de toi est étrange, et tu te sens aussi étrangère à toi-même: avec ton uniforme sur le dos et ta baguette dans la poche, ton nouvel attirail te semble appartenir à quelqu'un d'autre que toi. Tes épaules trop fines s'adaptent mal à l'ancienne robe de sorcier de ton frère Hector, et un flottement agaçant suis le moindre de tes mouvements. Tu sens ta baguette nouvellement acquise peser dans la poche de ta robe ; et ces quelques grammes te perturbent. Tu ne rejettes pas l'idée de nouveauté ; au contraire, tu vois là l'occasion d'échapper à la stagnation de ta vie, de rajouter un peu de magie (littéralement). Mais cela te fait un drôle d'effet, d'être habillée comme quelqu'un d'autre, dans une école de quelqu'un d'autre, dans une salle que tu fouleras trop souvent mais que tu découvres encore à peine.
Je porte les habits d'un autre, et c'est moi... dans le futur. Celui qui est à Poudlard.
Mais moi je n'y suis pas encore ! je suis en train de jouer comme un actrice sur une scène. Sauf qu'en plus j'ai pas de texte.
C'est nul.
Tu es dans un hall d'entrée. Pas un seul tableau dans cette partie du château, ni un seul fantôme, seul les pierres froides des murs et les dalles immobiles sous tes pieds. Dehors, il fait noir. Une mer d'inconnu s'étend au delà des fenêtres, pousse et cogne et tape les carreaux ; elle t'appelle, te presse au grand plongeon. Tu voudrais déjà partir à l'aventure, naviguer sur cette mer agitée et opaque, l'éclairer des lumières du savoir et l'assécher du sable des connaissances. Pourtant tu dois attendre, et l'attente est longue ; combien d'heures encore avant que le phare céleste ne s'allume ?
Ta barque est percée, Ada, elle a des trous et des lacunes.
A côté de tous ces nouveaux, tes pairs, tu te tiens debout, appuyée sur un mur. Tous ces jeunes sorciers forment un entremêlement d'uniformes noirs d'où sort un brouhaha constant. Les visages te sont inconnus, pour la plupart, et tu ne fais pas beaucoup d'efforts pour te faire remarquer par ceux que tu reconnaît. Au fond de la petite salle, une grande porte est fermée. C'est l'accès à la Grande Salle ; à Poudlard. Tu ne saisis pas pourquoi cette porte ne s'est pas encore ouverte. Tu n'imagines pas les préparations, les pourquoi du comment, les discours prononcés dans le château en ce moment, non, tu ne vois que l'impatience et l'excitation et l'attente et la fatigue et la joie et la peur. Tu trouves cela incompréhensible : que font-ils qui prenne autant de temps ? Tu trépignes dans ce hall, tu regardes le plafond, les autres, le plafond, les autres. Tu veux bouger, tu reste immobile. C'est injuste, pour toi : pourquoi faut-il toujours ramasser le bois avant de construire le bateau ? Tu n'a pas envie de ramasser des maigres brindilles d'information ; tu veux t'y plonger, t'y noyer, t'en nourrir jusqu'à ce que tout soit consumé.
Mais ta barque est percée, Ada, elle a des trous et des lacunes.
Tu sais bien qu'il faut apprendre avant de faire, qu'il faut se préparer avant d'aller en mer. Il faut faire la répartition, et puis écouter le directeur, et puis suivre les préfets, et puis découvrir la salle commune, et puis dormir un peu... Tu le sais, oui ; ça t'agaces, c'est tout. Mais tu te tais. D'ailleurs, tu n'as rien à dire, ou pas encore, du moins. Ton voisin surexcité te parles comme s'il était comblé, mais toi, tu veux voir avant de parler. Tu as vu les quais, le train, la gare. Tu as vu l'île, le Lac, le terrain. Finalement, il ne reste... que Poudlard.
Tu veux voir, oui, tu veux voir. Attendre de voir, c'est toujours mieux que d'être déçue quand on s'est imaginé trop de choses. Tu ne sais pas dans quelle maison tu seras ; mais tu verras. Tu ne sais pas si Poudlard est aussi bien que ce que tes frères disent... mais tu verras bien. Les plans dans la tête, c'est pour ceux qui en attendent trop de l'avenir. Toi, tu as appris à en attendre peu.
Alors, on attend. Et on verra bien.
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
Loyale, tu parles...
La porte s'ouvre enfin. Tu lèves la tête vers le sorcier qui s'approche. Bien habillé, d'un âge assez avancé, il prend la parole d'une voix appliquée, un poil sévère. Intimidée, tu te redresses, alors que tu était jusque là appuyée nonchalamment sur un mur. Tu étais aussi attentive dans les deux postures, mais il ne le sait pas, et tu sais que manquer de respect à un adulte le premier jour serait d'un affreux mauvais goût.
Il se présente. Tu sais qu'il s'appelle Archibald Featherstone. Tu sais qu'il est professeur de botanique. Tu sais qu'il est sous-directeur. Et tu estimes qu'il a le quintuple de ton âge. Bref, c'est un personnage important que tu prends soin de retenir. Tu n'es pas exactement enchantée qu'il soit sous-directeur, car il te fait un peu peur : avec ses airs sévères et son allure soignée, il ne semble pas si accessible que ça. Mais peut-être est-ce une fausse impression : tu observes beaucoup, mais tu déduis souvent moins bien, surtout quand il s'agit d'êtres humains.
Il continue son discours. Mais tout ça, tu le sais déjà : les maisons, la répartition... Tes deux frères aînés ont déjà tout partagé avec passion dans leurs lettres hebdomadaires familiales, quand eux-mêmes étaient à Poudlard - bien que tu étais trop petite pour en retenir tous les détails. La magie a toujours été pour toi une chose familière, bien que jusqu'alors inaccessible : ta mère utilise des couteaux qui coupent et hachent et entaillent tout seuls, ton père lance une poudre dans la cheminée et disparait aussitôt ; ton frère Hector lit des livres aux pages extensibles, parlantes ou même mouvantes, et ton frère Benedict... et bien, il vole sur un balais au moins quatre fois par semaine, et appelle cela du sport. Alors non, tu ne considères pas la magie comme nouvelle, mais tu la trouves inexplicable , car comment expliquer ce que tu ne peux pas faire, ce que tu n'as jamais fait ? Les adultes agitent un bout de bâton qu'ils appellent une baguette et un verre devient oiseau, ou une table se met à marcher. Pourtant, quand tu agitais des brindilles, rien ne se passait, et maintenant que tu as une baguette, tu as trop peur de faire un bêtise pour oser la tester.
Et comme avec toute chose inexplicable, tu n'as qu'une envie : la comprendre. Et comme tu regardais curieusement dehors à ton arrivée, tu tâtes pensivement ta baguette dans la poche de ta robe. Quand l'utiliseras-tu ? Tu ne sais pas, mais tu as hâte.
Faites-lui honneur.
Soudain, les paroles du professeur te frappent. Tellement, en vérité, que tu es surprise de l'impact de ses mots.
Faites-lui honneur.
Tout d'un coup tu te rends compte que tu n'es pas là que pour apprendre, que pour t'amuser. Tout d'un coup, tu te rends compte que c'est sérieux. Il s'agit de ton avenir, de ta vie, mais aussi de la vie de pleins d'autres. Et tu trouves injuste, soudain, qu'on te balance à la figure tant de responsabilités, en si peu de mots. Tu n'as que 11 onze ; tu croyais pouvoir être un enfant encore un petit peu.
Mais non, c'est sérieux.
Faites-lui honneur.
Oui, faites-lui honneur, à cette maison encore inconnue, et c'est ce que tu as l'intention de faire. Ici, là, dans ta tête, tu te promets de travailler assez, d'être assidue et responsable. Tu te promets de ne pas faire de vagues. De montrer à tous que tu es forte, que tu peux le faire, même si tu n'en es pas si sûre toi-même. Que le fait que tes parents n'ont pas fini leurs sept années ne veut pas dire que tu n'en es pas capable. Tu te promets de lire jusqu'à ce que tu puisses écrire sans faire de fautes ; tu te promets de t'entraîner jusqu'à ce que tu puisses lancer chaque sort appris sans rougir. Tu te promets de devenir assez bonne pour pouvoir acheter à tes enfants une robe de sorcier chacun, à leur rentrée, et qui ne flotte pas au niveau des épaules. Tu te promets de prendre au sérieux ton avenir.
Et tu n'as que onze ans. Tu ne saisis pas l'ampleur de cette promesse. Tu te promets d'être responsable, mais tu ne vois pas qu'à onze ans, tu ne peux pas encore l'être. Tu sais que tu n'es qu'une enfant ; tu ne mesures pas à quel point. Tu ne te rends pas compte du chemin que tu as encore à parcourir, des changements qui vont s'opérer en toi avant de pouvoir faire des décisions adultes et réfléchies. Tu ne vois pas à quel point tu dois grandir pour honorer cette promesse - après tout, mesurer sa petitesse vient paradoxalement avec l'âge. Mais tu la fais quand même ; et, sincèrement, tu espères la respecter.
Faites-lui honneur. C'est les mots qui te marquent le plus, c'est aussi les mots qui finissent le petit discours du sous-directeur. De sa main ridée, il agite sa baguette, et la grande porte s'ouvre enfin. En un mouvement lent, les lourds panneaux de bois pivotent, et, dans un bruit sourd et solennel, s'immobilisent près des murs. Le professeur nous invite à le suivre ; tu suis le mouvement. Au moment de quitter la pièce, tu baisses les yeux vers les dalles du sol. Avec précaution, presque sans y croire, tu poses ton pied au delà de la limite du Hall. En retenant ton souffle, tu lèves la tête.
Te voilà à présent dans la Grande Salle. Te voilà à présent... à Poudlard.
#28363c
Il se présente. Tu sais qu'il s'appelle Archibald Featherstone. Tu sais qu'il est professeur de botanique. Tu sais qu'il est sous-directeur. Et tu estimes qu'il a le quintuple de ton âge. Bref, c'est un personnage important que tu prends soin de retenir. Tu n'es pas exactement enchantée qu'il soit sous-directeur, car il te fait un peu peur : avec ses airs sévères et son allure soignée, il ne semble pas si accessible que ça. Mais peut-être est-ce une fausse impression : tu observes beaucoup, mais tu déduis souvent moins bien, surtout quand il s'agit d'êtres humains.
Il continue son discours. Mais tout ça, tu le sais déjà : les maisons, la répartition... Tes deux frères aînés ont déjà tout partagé avec passion dans leurs lettres hebdomadaires familiales, quand eux-mêmes étaient à Poudlard - bien que tu étais trop petite pour en retenir tous les détails. La magie a toujours été pour toi une chose familière, bien que jusqu'alors inaccessible : ta mère utilise des couteaux qui coupent et hachent et entaillent tout seuls, ton père lance une poudre dans la cheminée et disparait aussitôt ; ton frère Hector lit des livres aux pages extensibles, parlantes ou même mouvantes, et ton frère Benedict... et bien, il vole sur un balais au moins quatre fois par semaine, et appelle cela du sport. Alors non, tu ne considères pas la magie comme nouvelle, mais tu la trouves inexplicable , car comment expliquer ce que tu ne peux pas faire, ce que tu n'as jamais fait ? Les adultes agitent un bout de bâton qu'ils appellent une baguette et un verre devient oiseau, ou une table se met à marcher. Pourtant, quand tu agitais des brindilles, rien ne se passait, et maintenant que tu as une baguette, tu as trop peur de faire un bêtise pour oser la tester.
Et comme avec toute chose inexplicable, tu n'as qu'une envie : la comprendre. Et comme tu regardais curieusement dehors à ton arrivée, tu tâtes pensivement ta baguette dans la poche de ta robe. Quand l'utiliseras-tu ? Tu ne sais pas, mais tu as hâte.
Faites-lui honneur.
Soudain, les paroles du professeur te frappent. Tellement, en vérité, que tu es surprise de l'impact de ses mots.
Faites-lui honneur.
Tout d'un coup tu te rends compte que tu n'es pas là que pour apprendre, que pour t'amuser. Tout d'un coup, tu te rends compte que c'est sérieux. Il s'agit de ton avenir, de ta vie, mais aussi de la vie de pleins d'autres. Et tu trouves injuste, soudain, qu'on te balance à la figure tant de responsabilités, en si peu de mots. Tu n'as que 11 onze ; tu croyais pouvoir être un enfant encore un petit peu.
Mais non, c'est sérieux.
Faites-lui honneur.
Oui, faites-lui honneur, à cette maison encore inconnue, et c'est ce que tu as l'intention de faire. Ici, là, dans ta tête, tu te promets de travailler assez, d'être assidue et responsable. Tu te promets de ne pas faire de vagues. De montrer à tous que tu es forte, que tu peux le faire, même si tu n'en es pas si sûre toi-même. Que le fait que tes parents n'ont pas fini leurs sept années ne veut pas dire que tu n'en es pas capable. Tu te promets de lire jusqu'à ce que tu puisses écrire sans faire de fautes ; tu te promets de t'entraîner jusqu'à ce que tu puisses lancer chaque sort appris sans rougir. Tu te promets de devenir assez bonne pour pouvoir acheter à tes enfants une robe de sorcier chacun, à leur rentrée, et qui ne flotte pas au niveau des épaules. Tu te promets de prendre au sérieux ton avenir.
Et tu n'as que onze ans. Tu ne saisis pas l'ampleur de cette promesse. Tu te promets d'être responsable, mais tu ne vois pas qu'à onze ans, tu ne peux pas encore l'être. Tu sais que tu n'es qu'une enfant ; tu ne mesures pas à quel point. Tu ne te rends pas compte du chemin que tu as encore à parcourir, des changements qui vont s'opérer en toi avant de pouvoir faire des décisions adultes et réfléchies. Tu ne vois pas à quel point tu dois grandir pour honorer cette promesse - après tout, mesurer sa petitesse vient paradoxalement avec l'âge. Mais tu la fais quand même ; et, sincèrement, tu espères la respecter.
Faites-lui honneur. C'est les mots qui te marquent le plus, c'est aussi les mots qui finissent le petit discours du sous-directeur. De sa main ridée, il agite sa baguette, et la grande porte s'ouvre enfin. En un mouvement lent, les lourds panneaux de bois pivotent, et, dans un bruit sourd et solennel, s'immobilisent près des murs. Le professeur nous invite à le suivre ; tu suis le mouvement. Au moment de quitter la pièce, tu baisses les yeux vers les dalles du sol. Avec précaution, presque sans y croire, tu poses ton pied au delà de la limite du Hall. En retenant ton souffle, tu lèves la tête.
Te voilà à présent dans la Grande Salle. Te voilà à présent... à Poudlard.
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
Loyale, tu parles...
note : BBcode utile : [color= transparent][/ color], [ right][ /right]
Le bruit, les images, la lumière, tu es submergée par la multitude d'information. Tout autour de toi semble trop coloré, trop grand, trop bruyant, et pour cause : la Grande Salle est l'une des choses les plus animées qu'il t'a été donné de voir. Si les demeures des clients de ton père étaient déjà impressionnantes, elles ne sont qu'une faible farce à côté de Poudlard et de sa Grande Salle.
Des centaines d'élèves sont attablés, et regardent les nouveaux alors qu'ils traversent la pièce. Tu peux sentir leurs yeux peser sur ta nuque à mesure que tu avances ; leurs uniformes noirs bruissent et révèlent à chaque mouvement les couleurs de chaque maison, présentes sur la doublure intérieure des tenues. Assis sur de grands bancs, ils sont répartis en quatre grandes tablées représentant les quatre maisons. Un brouhaha constant émane de la pièce, comme une faible vibration qu'on entend pas beaucoup mais qui ne s'éteint jamais. Sur les tables, tu aperçois des plats d'argent et d'or, vides. Mais tu n'as pas besoin de voir les mets pour savoir un colossal banquet se prépare en cuisine.
Plus que l'opulence, et le nombre d'élèves présents, c'est la salle en elle-même qui te coupes le souffle. Les murs s'éparpillent au plafond en une myriade d'arches et de voûtes, que tu perds presque de vue tant le plafond est haut. Des tableaux d'illustres personnages, suspendus à une dizaine de mètres du sol, viennent couronner ce spectacle délicieux pour les yeux, et font au-dessus des têtes comme une deuxième foule, leurs habitants tous excités de cette nouvelle répartition. Le plafond, quant à lui, monopolise ton attention une fois que tu l'ais remarqué. Il fait comme un deuxième ciel, obscurci par la nuit qui s'installe. Quelques nuages éparses peuplent le noir bleuté, tandis que la Lune ronde te regarde d'un œil placide, et semble accompagner d'un regard attentif ta marche jusqu'à l'autre bout de la pièce. Enfin, les pierres grises des murs reflètent la lumière de centaines de bougies, qui flottent au plafond et entre les grandes tables, tandis que quelques fantômes, ectoplasmes pensants, volent dans les airs entre les étudiants, et affectent une mine intéressée et aimable.
Tu n'en crois pas tes yeux : cette Salle semble venir d'un autre monde, et tu te pinces discrètement l'index, attendant presque de te réveiller d'un rêve trop utopique. Mais non ; tu es bien dans la réalité, et tu ne peux t'empêcher de jeter un regard incrédule et émerveillé à ton voisin, qui te renvoie le même. Tu ne parles toujours pas ; mais ce n'est plus par envie, plutôt par ébahissement. Ton voisin ne parle pas non plus, d'ailleurs ; il pose sur toi un regard médusé, et tu lui répond d'un sourire timide. Vous hésitez à célébrer cette joie enfantine que vous inspire la vue de l'intérieur du château, et vous attendez encore que quelque chose tourne mal. Pourtant rien ne se passe ; vous traversez la pièce sans incident, et le vieux professeur s'arrête, arrivé au bout de la salle. Il marque une pause, et vous regarde d'un air grave. Vous échangez un regard avec ton voisin. Tu es rassurée de voir que quelqu'un se sent aussi perdu, aussi émerveillé que toi. Il te tend la main ; tu ne penses pas qu'il aie peur, ou peu, mais plutôt qu'il a besoin d'un contact physique pour se rattacher à la réalité, à la simplicité des vraies choses. Quand on ne peut pas éviter de se sentir submergé, le mieux, c'est de prendre la vague à deux, alors tu serres sa main dans la tienne, puis tu te tournes vers le professeur, attentive à ce qu'il va dire.
Cependant, ce n'est pas Mr. Featherstones qui prend la parole, mais plutôt le chapeau posé à côté de lui, sur un tabouret. L'air élimé et usé, tu t'étonnes de ce vieil objet, tout marron et ratatiné sur lui-même. Son bout pointu tombe vers le bas, et, rapiécé à plusieurs endroits, il ne te semble pas très vaillant ; et pourtant, c'est bien lui qui centralise l'attention de tous, élèves comme adultes. Le silence complet se fit, puis, lentement, une large fente déchira son semblant de visage, et, d'une voix rauque mais forte, le Choixpeau se mit à chanter.
#28363c
Le bruit, les images, la lumière, tu es submergée par la multitude d'information. Tout autour de toi semble trop coloré, trop grand, trop bruyant, et pour cause : la Grande Salle est l'une des choses les plus animées qu'il t'a été donné de voir. Si les demeures des clients de ton père étaient déjà impressionnantes, elles ne sont qu'une faible farce à côté de Poudlard et de sa Grande Salle.
Des centaines d'élèves sont attablés, et regardent les nouveaux alors qu'ils traversent la pièce. Tu peux sentir leurs yeux peser sur ta nuque à mesure que tu avances ; leurs uniformes noirs bruissent et révèlent à chaque mouvement les couleurs de chaque maison, présentes sur la doublure intérieure des tenues. Assis sur de grands bancs, ils sont répartis en quatre grandes tablées représentant les quatre maisons. Un brouhaha constant émane de la pièce, comme une faible vibration qu'on entend pas beaucoup mais qui ne s'éteint jamais. Sur les tables, tu aperçois des plats d'argent et d'or, vides. Mais tu n'as pas besoin de voir les mets pour savoir un colossal banquet se prépare en cuisine.
Plus que l'opulence, et le nombre d'élèves présents, c'est la salle en elle-même qui te coupes le souffle. Les murs s'éparpillent au plafond en une myriade d'arches et de voûtes, que tu perds presque de vue tant le plafond est haut. Des tableaux d'illustres personnages, suspendus à une dizaine de mètres du sol, viennent couronner ce spectacle délicieux pour les yeux, et font au-dessus des têtes comme une deuxième foule, leurs habitants tous excités de cette nouvelle répartition. Le plafond, quant à lui, monopolise ton attention une fois que tu l'ais remarqué. Il fait comme un deuxième ciel, obscurci par la nuit qui s'installe. Quelques nuages éparses peuplent le noir bleuté, tandis que la Lune ronde te regarde d'un œil placide, et semble accompagner d'un regard attentif ta marche jusqu'à l'autre bout de la pièce. Enfin, les pierres grises des murs reflètent la lumière de centaines de bougies, qui flottent au plafond et entre les grandes tables, tandis que quelques fantômes, ectoplasmes pensants, volent dans les airs entre les étudiants, et affectent une mine intéressée et aimable.
Tu n'en crois pas tes yeux : cette Salle semble venir d'un autre monde, et tu te pinces discrètement l'index, attendant presque de te réveiller d'un rêve trop utopique. Mais non ; tu es bien dans la réalité, et tu ne peux t'empêcher de jeter un regard incrédule et émerveillé à ton voisin, qui te renvoie le même. Tu ne parles toujours pas ; mais ce n'est plus par envie, plutôt par ébahissement. Ton voisin ne parle pas non plus, d'ailleurs ; il pose sur toi un regard médusé, et tu lui répond d'un sourire timide. Vous hésitez à célébrer cette joie enfantine que vous inspire la vue de l'intérieur du château, et vous attendez encore que quelque chose tourne mal. Pourtant rien ne se passe ; vous traversez la pièce sans incident, et le vieux professeur s'arrête, arrivé au bout de la salle. Il marque une pause, et vous regarde d'un air grave. Vous échangez un regard avec ton voisin. Tu es rassurée de voir que quelqu'un se sent aussi perdu, aussi émerveillé que toi. Il te tend la main ; tu ne penses pas qu'il aie peur, ou peu, mais plutôt qu'il a besoin d'un contact physique pour se rattacher à la réalité, à la simplicité des vraies choses. Quand on ne peut pas éviter de se sentir submergé, le mieux, c'est de prendre la vague à deux, alors tu serres sa main dans la tienne, puis tu te tournes vers le professeur, attentive à ce qu'il va dire.
Cependant, ce n'est pas Mr. Featherstones qui prend la parole, mais plutôt le chapeau posé à côté de lui, sur un tabouret. L'air élimé et usé, tu t'étonnes de ce vieil objet, tout marron et ratatiné sur lui-même. Son bout pointu tombe vers le bas, et, rapiécé à plusieurs endroits, il ne te semble pas très vaillant ; et pourtant, c'est bien lui qui centralise l'attention de tous, élèves comme adultes. Le silence complet se fit, puis, lentement, une large fente déchira son semblant de visage, et, d'une voix rauque mais forte, le Choixpeau se mit à chanter.
En ce beau jour je suis ravi
De vous voir ici réunis
Après les événements du train
Qui ont causé nombreux chagrins
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Un grand départ s’est opéré
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Celui de votre directrice aimée
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Mais moi je serai toujours là
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Pour guider vos premiers pas
Je suis le Choixpeau Magiquec'estgénialcettehistoiredetransparant!
Mystérieux et fantastiquec'estgénialcettehistoiredetransparant!
Je déciderai à votre placec'estgénialcettehistoiredetransparant!
La Maison qui sera votre palacec'estgénialcettehistoiredetransparant!
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Si tu es intelligent et érudit
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Si tu réfléchis et es instruit
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Tu iras à la bleue Serdaigle
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Avec un sourire espiègle
Dans le cas où tes qualitésc'estgénialcettehistoiredetransparant!
Seraient gentillesse et loyautéc'estgénialcettehistoiredetransparant!
On t'emmènera à Poufsoufflec'estgénialcettehistoiredetransparant!
Jaune jusqu’au dernier soufflec'estgénialcettehistoiredetransparant!
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Si tu es fier et ambitieux
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Très rusé et malicieux
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Tu vibreras à Serpentard
c'estgénialcettehistoiredetransparant!La couleur verte en étendard
Si on te décrit brave et fortc'estgénialcettehistoiredetransparant!
Que ton courage surpasse la mortc'estgénialcettehistoiredetransparant!
À Gryffondor ton cœur battrac'estgénialcettehistoiredetransparant!
En rouge et or tu te montrerasc'estgénialcettehistoiredetransparant!
Chaque maison a ses vertus
Dans chacune d’elles, t’es bienvenu
Car à Poudlard tout le monde est roi
Entre nos murs s’exprime la joie !
De vous voir ici réunis
Après les événements du train
Qui ont causé nombreux chagrins
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Un grand départ s’est opéré
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Celui de votre directrice aimée
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Mais moi je serai toujours là
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Pour guider vos premiers pas
Je suis le Choixpeau Magiquec'estgénialcettehistoiredetransparant!
Mystérieux et fantastiquec'estgénialcettehistoiredetransparant!
Je déciderai à votre placec'estgénialcettehistoiredetransparant!
La Maison qui sera votre palacec'estgénialcettehistoiredetransparant!
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Si tu es intelligent et érudit
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Si tu réfléchis et es instruit
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Tu iras à la bleue Serdaigle
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Avec un sourire espiègle
Dans le cas où tes qualitésc'estgénialcettehistoiredetransparant!
Seraient gentillesse et loyautéc'estgénialcettehistoiredetransparant!
On t'emmènera à Poufsoufflec'estgénialcettehistoiredetransparant!
Jaune jusqu’au dernier soufflec'estgénialcettehistoiredetransparant!
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Si tu es fier et ambitieux
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Très rusé et malicieux
c'estgénialcettehistoiredetransparant!Tu vibreras à Serpentard
c'estgénialcettehistoiredetransparant!La couleur verte en étendard
Si on te décrit brave et fortc'estgénialcettehistoiredetransparant!
Que ton courage surpasse la mortc'estgénialcettehistoiredetransparant!
À Gryffondor ton cœur battrac'estgénialcettehistoiredetransparant!
En rouge et or tu te montrerasc'estgénialcettehistoiredetransparant!
Chaque maison a ses vertus
Dans chacune d’elles, t’es bienvenu
Car à Poudlard tout le monde est roi
Entre nos murs s’exprime la joie !
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
Loyale, tu parles...
Les noms défilent. La bouche du professeur bouge lentement, énonçant avec soin le nom de famille, puis le prénom des élèves. Ses rides s'accentuent alors qu'il parle, dans une grimace involontaire. On vient s’assoir ensuite sur le tabouret, le pas traînant, la mine inquiète, comme un condamné qui marche vers sa ruine. Le Choixpeau murmure dans votre oreille, et vous avez l'impression qu'il fouille, qu'il pénètre votre esprit. Vous n'avez pas envie qu'il choisisse à votre place ; sur ce tabouret, vous regrettez votre libre arbitre, abandonné sur les marches de l'estrade. Non ! : vous avez envie qu'il choisisse à votre place. Vous êtes trop effrayé pour choisir de vous-même. Et puis, vous ne connaissez pas la réponse. Si ? Vous ne savez plus.
La voix du professeur résonne, elle se perd dans le plafond pour vous attaquer par surprise. A chaque fois, vous le voyez plisser des yeux alors qu'il lit son parchemin. Est-ce à vous ? La tension vous prend, vous délaisse, vous avez peur puis hâte puis rien de tout cela à la fois.
Tu entends ton nom. Tu tournes la tête à droite, à gauche, tu n'es pas sûre d'avoir bien entendu ; mais si! c'était bien ton nom ; tu fais quelques pas, tu lâches la main de ton voisin ; tu n'es plus dans la masse. Rendu à ton état d'individu, c'est à toi de t'avancer sur l'estrade, d'un pas hésitant. Soudain gauche, tu t'assois avec maladresse sur le tabouret. Des yeux te suivent, te percent, t'intimident. Les yeux sont bienveillants mais tu te sens trop exposée ; tu voudrais fuir sous le couvert ombragé de l'anonymat, tu n'aime pas être à découvert, danger, danger, voilà ce que tu penses.
Le Choixpeau recouvres un peu tes yeux. Tu es trop petite. Mais tu le remontes un peu, histoire d'y voir clair. Il commence à te parler. En fait, il hésite. Tu ne veux pas qu'il hésite : tu veux qu'il fasse une décision. Mais en même temps, tu as un peu peur de l'entendre, alors tu es soulagée qu'il prenne son temps. Il te dit :
Hmm... Serdaigle, non ? Curieuse, réfléchie, créative. Hohoho, et un peu à l'Ouest, parfois, non ?C'est ce que tout le monde dit. Mais... je décerne quelque chose d'autre. Tu es travailleuse, persévérante, loyale... Oui ! Tu es...
Une salve d'applaudissements te transpercent la tête. Tu n'as pas le temps de penser, de comprendre, de réfléchir. Déjà tu te retrouves en bas de l'estrade, tu ne sais plus trop comment. Les dalles semblent dures sous tes pas. Il y a trop de lumières, trop de bruits, trop de monde ; tu voudrais être isolée dans une salle calme, tu voudrais accorder à tes pensées un espace assez grand pour qu'elle s'y déploie.
Tu te diriges vers la table la plus bruyante, celle qui a le plus applaudi. Des visages souriants t’accueillent, on se pousse pour te faire de la place. Tu entends des bravos, des bienvenus, tout ce confond dans ta tête. Tu serres quelques mains ; on te tape dans le dos, tu essayes de sourire. Tu n'aimes pas tous ces contacts ; tu préférerais être seule avec toi même, te poser. Réfléchir.
Poufsouffle, vraiment ?
Mais déjà l'attention n'est plus sur toi. Un autre élève s'est assis sur le tabouret. Les applaudissements se délocalisent ; ils sont à l'autre bout de la salle, maintenant. Tu respires. Tu fronces les sourcils. Tu les défronces, parce que tu ne veux froisser personne. Puis tu les fronces, mais mentalement.
Poufsouffle ?
Ce qu'a dit le vieux chapeau est vrai : tu es travailleuse, persévérante -certains diraient même têtue. Mais Poufsouffle, n'est-ce pas la maison de ceux qui sont sociaux ? Pire, extravertis ? Olàlàlà. Ça ne va pas du tout. Tu ne sais pas comment tu vas t'en sortir. Passer l'année avec des gens ouverts ? Bavards ? Tu aimes écouter, mais tu as une dose maximum d'interactions sociales à ne pas dépasser sans exploser, tout de même.
Un regard vers la table des Serdaigle. Ton frère hausse les épaules en signe d'impuissance. Une grimace. Un sourire navré en réponse. Une grande inspiration...
Bon. Bah il va falloir parler, alors.
#28363c
La voix du professeur résonne, elle se perd dans le plafond pour vous attaquer par surprise. A chaque fois, vous le voyez plisser des yeux alors qu'il lit son parchemin. Est-ce à vous ? La tension vous prend, vous délaisse, vous avez peur puis hâte puis rien de tout cela à la fois.
Tu entends ton nom. Tu tournes la tête à droite, à gauche, tu n'es pas sûre d'avoir bien entendu ; mais si! c'était bien ton nom ; tu fais quelques pas, tu lâches la main de ton voisin ; tu n'es plus dans la masse. Rendu à ton état d'individu, c'est à toi de t'avancer sur l'estrade, d'un pas hésitant. Soudain gauche, tu t'assois avec maladresse sur le tabouret. Des yeux te suivent, te percent, t'intimident. Les yeux sont bienveillants mais tu te sens trop exposée ; tu voudrais fuir sous le couvert ombragé de l'anonymat, tu n'aime pas être à découvert, danger, danger, voilà ce que tu penses.
Le Choixpeau recouvres un peu tes yeux. Tu es trop petite. Mais tu le remontes un peu, histoire d'y voir clair. Il commence à te parler. En fait, il hésite. Tu ne veux pas qu'il hésite : tu veux qu'il fasse une décision. Mais en même temps, tu as un peu peur de l'entendre, alors tu es soulagée qu'il prenne son temps. Il te dit :
Hmm... Serdaigle, non ? Curieuse, réfléchie, créative. Hohoho, et un peu à l'Ouest, parfois, non ?C'est ce que tout le monde dit. Mais... je décerne quelque chose d'autre. Tu es travailleuse, persévérante, loyale... Oui ! Tu es...
POUFSOUFFLE !
Une salve d'applaudissements te transpercent la tête. Tu n'as pas le temps de penser, de comprendre, de réfléchir. Déjà tu te retrouves en bas de l'estrade, tu ne sais plus trop comment. Les dalles semblent dures sous tes pas. Il y a trop de lumières, trop de bruits, trop de monde ; tu voudrais être isolée dans une salle calme, tu voudrais accorder à tes pensées un espace assez grand pour qu'elle s'y déploie.
Tu te diriges vers la table la plus bruyante, celle qui a le plus applaudi. Des visages souriants t’accueillent, on se pousse pour te faire de la place. Tu entends des bravos, des bienvenus, tout ce confond dans ta tête. Tu serres quelques mains ; on te tape dans le dos, tu essayes de sourire. Tu n'aimes pas tous ces contacts ; tu préférerais être seule avec toi même, te poser. Réfléchir.
Poufsouffle, vraiment ?
Mais déjà l'attention n'est plus sur toi. Un autre élève s'est assis sur le tabouret. Les applaudissements se délocalisent ; ils sont à l'autre bout de la salle, maintenant. Tu respires. Tu fronces les sourcils. Tu les défronces, parce que tu ne veux froisser personne. Puis tu les fronces, mais mentalement.
Poufsouffle ?
Ce qu'a dit le vieux chapeau est vrai : tu es travailleuse, persévérante -certains diraient même têtue. Mais Poufsouffle, n'est-ce pas la maison de ceux qui sont sociaux ? Pire, extravertis ? Olàlàlà. Ça ne va pas du tout. Tu ne sais pas comment tu vas t'en sortir. Passer l'année avec des gens ouverts ? Bavards ? Tu aimes écouter, mais tu as une dose maximum d'interactions sociales à ne pas dépasser sans exploser, tout de même.
Un regard vers la table des Serdaigle. Ton frère hausse les épaules en signe d'impuissance. Une grimace. Un sourire navré en réponse. Une grande inspiration...
Bon. Bah il va falloir parler, alors.
Dernière modification par Ada Bentley le 25 juin 2024, 18:31, modifié 1 fois.
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
Loyale, tu parles...
Raté : tu n'as pas dû parler beaucoup. Tant mieux. La vérité, c'est que beaucoup de Pousfouffle sont gentils et sociables... Et donc, que ce sont eux qui font la conversation. Tu écoutes, beaucoup, et quand le flot de paroles se tarit, tu poses une autre question : la conversation s'anime ainsi toute seule, avec le minimum d'interventions requises de ta part.
Parfait.
D'autant plus parfait que tu en apprends, des choses. Le monde de la magie ne t'est pas inconnu, et pourtant, tu mesures l'étendue de tes lacunes. Tu as vécu entourée de sorciers, mais personne n'a pris la peine de t'expliquer les bases, parce qu'ils n'en voyaient pas l'utilité, ou l'occasion. Tu découvres un autre monde : la Coupe annuelle, les tournois de Quidditch qui semblent bien plus complexes et importants que tu ne le pensais, la bibliothèque... (cette bibliothèque, qui te fais tant envie, et que tu t'empresseras de découvrir dès que ton emploi du temps le permettra. L'idée de ces centaines, de ces milliers de livres, tous serrés sur des étagères, qui attendent d'être ouverts, d'être découverts, à deux pas de la Grande Salle, te fais tourner la tête. Plus de bibliothèque payante, de bibliothécaire désagréable qui n'aime pas - plus - son métier, de tranches mal rangée à l'envers et dans un ordre alphabétiquement hasardeux par des gamins hyper-actifs, que leurs riches parents ont emmené de force dans ce lieu de culture pour qu'ils ruminent dans leur coin et coincent en secret des chewing gum sous les planches des étagères. Maintenant, il n'y aura plus que la paix, les livres, et toi.)
Tu découvres tout d'abord les enseignants. Tous te sont inconnus, car tes grand-frères, même l'assidu Hector, ne t'ont pas beaucoup parler d'eux dans leurs lettres, ou du moins tu ne t'en souviens plus. D'abord, tu en apprends plus sur Archibald Featherstone, celui qui as accueilli les premières année. Les anciens à côté de toi te raconte tout ! Son air grincheux et sévère te fais un peu peur, et pour une bonne raison : il t'est présenté comme quelqu'un de très - trop ? - exigeant, impatient et pointilleux. Même si sa droiture et sa curiosité est appréciée, le portrait qu'on te peint de lui ne joue pas en sa faveur. Tu apprends qu'il a écrit un livre : Les Champignons : du spore à l'ingrédient de potions, et tu te dis que tu le lirais bien un jour. En espérant que le contenu ne soit pas aussi ennuyant que le titre...
Mais tu es intriguée : une jeune femme est assise dans le siège du directeur, et elle te semble presque irréelle. Ses cheveux blonds, blancs, tombent en cascade sur ses épaules frêles, et son jeune âge est frappant : assise à côté de son sous-directeur aux cheveux blancs lui aussi, mais pour une autre raison, on dirait une fleur fragile devant un chêne centenaire, d'une beauté indescriptible mais qui semble trop belle pour durer, et pour passer l'hiver. Pourtant elle est bien là ; et son regard ne relève pas d'une petite fille, mais bien de la directrice de Poudlard.
On murmure autour de toi. Elina Montmort est sur toute les lèvres... Devenue professeure à peine sortie de Poudlard, puis directrice de maison à 19 ans seulement, sous-directrice et enfin, pour sa première année, directrice de Poudlard. Les nouveaux sont intrigués ; les anciens impressionnés par cette femme qui ne cesse de gravir les échelons sans jamais sembler tomber. Qui est cette femme ? Tu veux en savoir plus. Tu tends l'oreille, tu demandes. C'était une élève excellente ; tu comprends qu'elle a finit sa scolarité avec une moyenne d'Optimal dans toutes les matières. Elle est aussi critiquée par quelques uns - une histoire de papier dans une Gazette sur la génétique sorcière. Tu n'es pas sûre d'avoir tout compris, mais une chose est sûre : cette Miss Montmort semble être quelqu'un de bien, de fort, et d'important.
La politique aussi te fais défaut. Tes parents n'en parlant presque jamais, tu te perds dans les différents points de vue. On semble autour de toi plus ou moins apprécier certains professeurs, et certains critiquent la direction, mais en des termes vagues que tu n'arrives pas à recoller à une réalité précise. Tout ce que tu vois, ce sont des tensions. Sous-jacentes, prenant forme dans des murmures prononcés à demi-mot à son voisin de table. Tu comprends qu'il s'agit de statut de Sang : une amertume face à Poudlard qui accepte les nés-moldus d'un côté, un mécontentement de certains face au Conseil des Sorciers qui refusent de reconnaître leur existence de l'autre. Personne de parle vraiment de politiques ; c'est un jour de fête, de retrouvailles. Mais... la tension est là. Tu la découvres, et tu ne l'aimes pas, pas du tout. Tu préférais quand elle n'était pas là. Ou a-t-elle toujours été là ? Peut-être que tu ne l'as jamais remarquée, tout simplement...
On te présente aussi Magdaléna Xarinez, la professeure de potions. On te dit qu'elle enseigne à Poudlard depuis 2043 ! Tu la regardes, et elle te fais bonne impression. Si elle ne semble pas la professeure la plus accessible (Aine Lydon, que l'on t'a présenté comme professeure d'Histoire de la Magie, te semble si sympathique que tu as hâte de la voir en cours), elle a autour d'elle une aura à la fois de sympathie et d'efficacité, de professionnalisme, qui te laisse une bonne impression.
Enfin, Sarah Priddy, la professeure de sortilèges, ainsi que directrice de Poufsouffle, t'intrigue. Elle a l'air d'une femme puissante - logique, c'est un professeur -, et elle dégage quelque chose de charismatique que tu ne saurais expliquer. Tu as hâte de suivre ses cours : Sortilèges est une matière qui te fais très envie.
Mais pourquoi radoter sur les professeurs ? Entre deux questions, tu les regardes de loin, observatrices, mais tu te surprends toi même de cette curiosité mal placée. Après tout, tu les verras bientôt en cours. Mais ce sont tous des personnages que tu vas fréquenter pendant toute une année, voir probablement plus si tous restent à leur poste l'année prochaine, et il est normal d'être curieuse... La curiosité est un vilain défaut, voilà ce que disait ton père. Mais tu n'es pas d'accord. La curiosité est quelque chose de sain : c'est comme ça qu'on s'informe, qu'on avance. Tu as toujours été curieuse, du plus loin que tu t'en souviennes. D'ailleurs, la curiosité, n'est-ce pas encore un attribut Serdaigle ? Quelle ironie.
Tu soupires dans ton coin. Vraiment, Poufsouffle ?... Poufsouffle ?
Pourquoi ? Ou plutôt, comment ?
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Parfait.
D'autant plus parfait que tu en apprends, des choses. Le monde de la magie ne t'est pas inconnu, et pourtant, tu mesures l'étendue de tes lacunes. Tu as vécu entourée de sorciers, mais personne n'a pris la peine de t'expliquer les bases, parce qu'ils n'en voyaient pas l'utilité, ou l'occasion. Tu découvres un autre monde : la Coupe annuelle, les tournois de Quidditch qui semblent bien plus complexes et importants que tu ne le pensais, la bibliothèque... (cette bibliothèque, qui te fais tant envie, et que tu t'empresseras de découvrir dès que ton emploi du temps le permettra. L'idée de ces centaines, de ces milliers de livres, tous serrés sur des étagères, qui attendent d'être ouverts, d'être découverts, à deux pas de la Grande Salle, te fais tourner la tête. Plus de bibliothèque payante, de bibliothécaire désagréable qui n'aime pas - plus - son métier, de tranches mal rangée à l'envers et dans un ordre alphabétiquement hasardeux par des gamins hyper-actifs, que leurs riches parents ont emmené de force dans ce lieu de culture pour qu'ils ruminent dans leur coin et coincent en secret des chewing gum sous les planches des étagères. Maintenant, il n'y aura plus que la paix, les livres, et toi.)
Tu découvres tout d'abord les enseignants. Tous te sont inconnus, car tes grand-frères, même l'assidu Hector, ne t'ont pas beaucoup parler d'eux dans leurs lettres, ou du moins tu ne t'en souviens plus. D'abord, tu en apprends plus sur Archibald Featherstone, celui qui as accueilli les premières année. Les anciens à côté de toi te raconte tout ! Son air grincheux et sévère te fais un peu peur, et pour une bonne raison : il t'est présenté comme quelqu'un de très - trop ? - exigeant, impatient et pointilleux. Même si sa droiture et sa curiosité est appréciée, le portrait qu'on te peint de lui ne joue pas en sa faveur. Tu apprends qu'il a écrit un livre : Les Champignons : du spore à l'ingrédient de potions, et tu te dis que tu le lirais bien un jour. En espérant que le contenu ne soit pas aussi ennuyant que le titre...
Mais tu es intriguée : une jeune femme est assise dans le siège du directeur, et elle te semble presque irréelle. Ses cheveux blonds, blancs, tombent en cascade sur ses épaules frêles, et son jeune âge est frappant : assise à côté de son sous-directeur aux cheveux blancs lui aussi, mais pour une autre raison, on dirait une fleur fragile devant un chêne centenaire, d'une beauté indescriptible mais qui semble trop belle pour durer, et pour passer l'hiver. Pourtant elle est bien là ; et son regard ne relève pas d'une petite fille, mais bien de la directrice de Poudlard.
On murmure autour de toi. Elina Montmort est sur toute les lèvres... Devenue professeure à peine sortie de Poudlard, puis directrice de maison à 19 ans seulement, sous-directrice et enfin, pour sa première année, directrice de Poudlard. Les nouveaux sont intrigués ; les anciens impressionnés par cette femme qui ne cesse de gravir les échelons sans jamais sembler tomber. Qui est cette femme ? Tu veux en savoir plus. Tu tends l'oreille, tu demandes. C'était une élève excellente ; tu comprends qu'elle a finit sa scolarité avec une moyenne d'Optimal dans toutes les matières. Elle est aussi critiquée par quelques uns - une histoire de papier dans une Gazette sur la génétique sorcière. Tu n'es pas sûre d'avoir tout compris, mais une chose est sûre : cette Miss Montmort semble être quelqu'un de bien, de fort, et d'important.
La politique aussi te fais défaut. Tes parents n'en parlant presque jamais, tu te perds dans les différents points de vue. On semble autour de toi plus ou moins apprécier certains professeurs, et certains critiquent la direction, mais en des termes vagues que tu n'arrives pas à recoller à une réalité précise. Tout ce que tu vois, ce sont des tensions. Sous-jacentes, prenant forme dans des murmures prononcés à demi-mot à son voisin de table. Tu comprends qu'il s'agit de statut de Sang : une amertume face à Poudlard qui accepte les nés-moldus d'un côté, un mécontentement de certains face au Conseil des Sorciers qui refusent de reconnaître leur existence de l'autre. Personne de parle vraiment de politiques ; c'est un jour de fête, de retrouvailles. Mais... la tension est là. Tu la découvres, et tu ne l'aimes pas, pas du tout. Tu préférais quand elle n'était pas là. Ou a-t-elle toujours été là ? Peut-être que tu ne l'as jamais remarquée, tout simplement...
On te présente aussi Magdaléna Xarinez, la professeure de potions. On te dit qu'elle enseigne à Poudlard depuis 2043 ! Tu la regardes, et elle te fais bonne impression. Si elle ne semble pas la professeure la plus accessible (Aine Lydon, que l'on t'a présenté comme professeure d'Histoire de la Magie, te semble si sympathique que tu as hâte de la voir en cours), elle a autour d'elle une aura à la fois de sympathie et d'efficacité, de professionnalisme, qui te laisse une bonne impression.
Enfin, Sarah Priddy, la professeure de sortilèges, ainsi que directrice de Poufsouffle, t'intrigue. Elle a l'air d'une femme puissante - logique, c'est un professeur -, et elle dégage quelque chose de charismatique que tu ne saurais expliquer. Tu as hâte de suivre ses cours : Sortilèges est une matière qui te fais très envie.
Mais pourquoi radoter sur les professeurs ? Entre deux questions, tu les regardes de loin, observatrices, mais tu te surprends toi même de cette curiosité mal placée. Après tout, tu les verras bientôt en cours. Mais ce sont tous des personnages que tu vas fréquenter pendant toute une année, voir probablement plus si tous restent à leur poste l'année prochaine, et il est normal d'être curieuse... La curiosité est un vilain défaut, voilà ce que disait ton père. Mais tu n'es pas d'accord. La curiosité est quelque chose de sain : c'est comme ça qu'on s'informe, qu'on avance. Tu as toujours été curieuse, du plus loin que tu t'en souviennes. D'ailleurs, la curiosité, n'est-ce pas encore un attribut Serdaigle ? Quelle ironie.
Tu soupires dans ton coin. Vraiment, Poufsouffle ?... Poufsouffle ?
Pourquoi ? Ou plutôt, comment ?
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
Loyale, tu parles...
Tu penses. Les plats s'enchaînent devant toi, tu n'en goûtes pas beaucoup. Tu vois des petits pois au loin. Tu aimes les petits pois. Ton voisin te parles et tu fais semblant de l'écouter. Les bougies sont toujours allumées et tu ne vois pas de cire qui coule. Les petits pois s'approchent de ta place. Le plafond s'assombrit, maintenant il est tout noir. Ton voisin arrête de te parler. Un tableau qui s'anime fait peur à une née-moldue. Tu te sers une bonne cuillerée de petits pois. Ta baguette pèse trop lourd dans ta poche. Tu ne sais plus trop si être à Poufsouffle est si mal que ça. Les petits pois n'ont pas de goût, tu t'étonnes d'aimer ça. Les fantômes passent d'une tablée à une autre, ils ont l'air sympathiques. Au loin quelqu'un crie : "Vive la nouvelle annééééééée !". Les chapeaux pointus sont posés sur les genoux, parce qu'ils sont trop ridicules. Tu as fini tes petits pois. Tu penses.
Tu penses.
Tu penses parce qu'il est temps de réfléchir. Tu penses parce que tu ne sais pas quoi en penser, de tout ça, et qu'il faut bien que tu te fasses un avis. Tout le monde à un avis sur tout, de nos jours. Tu penses précisément parce que n'en penses rien, et que la nature, comme concluent les journalistes de bon goût à la fin de leurs articles, a horreur du vide. Tu penses, et voilà ce que tu arrives à résumer, à démêler, à conclure. (tu as fait une liste, parce que les listes, c'est clair, c'est net, ce n'est pas ambigu, bref, c'est parfait. Et tu te dis que c'est un peu penser comme un psychopathe, que de raisonner en listes, mais les psychopathes sont intelligents, alors tu survivras à cette comparaison peu flatteuse le temps de remettre tes pensées en ordre. Donc : une liste. Qui comme toute liste normalement constituée, commence par le point 1.)
1. Les maisons ne doivent pas nous définir en tant qu'être humains, mais plutôt nous encourager à développer certaines qualités déjà présentes en soi. On ne peut diviser l’entièreté de la population sorcière en quatre catégories, les maisons de Poudlard ne sont que des guides pour atteindre l'excellence et la meilleure forme de nous-même. Un sorcier ne sera jamais caractérisé par les seules qualités de sa maison.
2. Tu n'es pas déçue de ne pas être à Serdaigle, Gryffondor, ou Serpentard (mais vraiment surtout Serdaigle). La déception ne sert à rien. Ce n'est qu'un sentiment superflu qui révèle un décalage entre tes prévisions pour le futur et le futur réel. La déception est une perte de temps ; c'est un frein. Tu n'aimes pas les freins. Tu veux avancer, tel un véhicule neuf qui doit encore s'habituer à la route, mais qui découvre la joie de rouler, et qui voit tous ces kilomètres qui lui reste à parcourir, et cela ne lui semble pas écrasant mais plutôt encourageant, alors il pousse sur ses pneus et s'engage le plus vite possible sur le bitum. Tu veux apprendre, vite ; t'améliorer, le plus vite possible ; grandir, quand ce sera le bon moment, s'il y a un bon moment pour le faire. Tu ne seras donc pas déçue. Point.
3. Memento mori, souviens toi que tu es en train de mourir. (ce point 3 n'est pas pertinent concernant ta répartition à Poufsouffle. Tu y pensais juste, et comme tu faisais une liste, tu n'as pas voulu l'abandonner sur le chemin. Une liste doit être exhaustive, sinon, ça ne sert à rien d'en faire, à ton humble avis.)
4. Tu es peut-être bien Poufsouffle. (c'est le point le plus détaillé, celui qui t'as demandé le plus de réflexion.) Les Poufsouffles sont beaucoup de choses. Ils sont d'abord loyaux. Tu l'es probablement. (4.a., parce qu'une bonne liste a aussi des sous-parties parfois : probablement, parce que ta vie n'a pas vraiment été assez dure pour qu'une quelconque loyauté de ta part soit vraiment mise à l'épreuve. mais comme toute personne lambda, tu t'estimes, à priori, loyale.) Ils sont aussi persévérants. Tu ne sais pas trop si tu l'es, mais tu veux définitivement le devenir. La persévérance est une qualité qui te fait avancer, parce qu'elle permet d'améliorer tes atouts et tes compétences. Et tu veux améliorer tes atouts et tes compétences, parce que tu veux être bonne, scolairement puis dans ton métier, et donc, tu veux être persévérante. Si ce n'est pas une qualité que tu as beaucoup constaté chez toi dans les 11 premières années de ta vie, si l'on se réfère à ton point 1., tout est en ordre. Enfin, les Poufsouffle sont gentils. C'est là que tout se corse. Car comment définir la gentillesse ? Chacun déclarera qu'il est gentil, ou du moins c'est ce que tu penses, mais comment savoir s'ils le sont vraiment ? Après tout, on peut être gentil (tu signifies attentionné, empathique, aimant, aimable) avec son voisin, et totalement méchant (ou bien grossier, blessant, froid, détestable) avec un parfait inconnu dans la rue. Conclusion : il est impossible de conclure (quelle piètre conclusion que voilà, tu penses). Les Poufsouffle revendiquent des qualités que tu penses avoir, ou que tu voudrais avoir, ou bien que tu ne peux même pas définir avec précision. Mathématiquement, tu ne peux donc pas conclure.
(mais tu le voudrais quand même, et de toute façon, tu n'as jamais aimé les mathématiques. Ils sont trop étriqués, tu te sens à l'étroit serrée entre deux nombres. La rationalité dit que tu ne peux pas savoir si Poufsouffle était bien le bon choix pour toi - l'irrationalité, si. La magie, si. Le Choixpeau, si. Ton coeur, si - au fond de toi, tu aimes déjà la couleur dorée de ces blaireaux sympathiques, et leurs bannières sont comme un bain de soleil un joli jour de juin, et tes voisins semblent adorables, et tout le monde semble adorable, et tu es fatiguée de devoir toujours penser quand bien même tu te sens à l'aise.)
5. Le plus important peut-être ; le dernier, mais pas le moindre. Qu'importe... Qu'importe. Ta maison ne définit pas ton identité, et rien n'a d'importance, tant que tu as une chose : Poudlard. Les cours. Les sorts. La magie.
La magie.
#28363c
Tu penses.
Tu penses parce qu'il est temps de réfléchir. Tu penses parce que tu ne sais pas quoi en penser, de tout ça, et qu'il faut bien que tu te fasses un avis. Tout le monde à un avis sur tout, de nos jours. Tu penses précisément parce que n'en penses rien, et que la nature, comme concluent les journalistes de bon goût à la fin de leurs articles, a horreur du vide. Tu penses, et voilà ce que tu arrives à résumer, à démêler, à conclure. (tu as fait une liste, parce que les listes, c'est clair, c'est net, ce n'est pas ambigu, bref, c'est parfait. Et tu te dis que c'est un peu penser comme un psychopathe, que de raisonner en listes, mais les psychopathes sont intelligents, alors tu survivras à cette comparaison peu flatteuse le temps de remettre tes pensées en ordre. Donc : une liste. Qui comme toute liste normalement constituée, commence par le point 1.)
1. Les maisons ne doivent pas nous définir en tant qu'être humains, mais plutôt nous encourager à développer certaines qualités déjà présentes en soi. On ne peut diviser l’entièreté de la population sorcière en quatre catégories, les maisons de Poudlard ne sont que des guides pour atteindre l'excellence et la meilleure forme de nous-même. Un sorcier ne sera jamais caractérisé par les seules qualités de sa maison.
2. Tu n'es pas déçue de ne pas être à Serdaigle, Gryffondor, ou Serpentard (mais vraiment surtout Serdaigle). La déception ne sert à rien. Ce n'est qu'un sentiment superflu qui révèle un décalage entre tes prévisions pour le futur et le futur réel. La déception est une perte de temps ; c'est un frein. Tu n'aimes pas les freins. Tu veux avancer, tel un véhicule neuf qui doit encore s'habituer à la route, mais qui découvre la joie de rouler, et qui voit tous ces kilomètres qui lui reste à parcourir, et cela ne lui semble pas écrasant mais plutôt encourageant, alors il pousse sur ses pneus et s'engage le plus vite possible sur le bitum. Tu veux apprendre, vite ; t'améliorer, le plus vite possible ; grandir, quand ce sera le bon moment, s'il y a un bon moment pour le faire. Tu ne seras donc pas déçue. Point.
3. Memento mori, souviens toi que tu es en train de mourir. (ce point 3 n'est pas pertinent concernant ta répartition à Poufsouffle. Tu y pensais juste, et comme tu faisais une liste, tu n'as pas voulu l'abandonner sur le chemin. Une liste doit être exhaustive, sinon, ça ne sert à rien d'en faire, à ton humble avis.)
4. Tu es peut-être bien Poufsouffle. (c'est le point le plus détaillé, celui qui t'as demandé le plus de réflexion.) Les Poufsouffles sont beaucoup de choses. Ils sont d'abord loyaux. Tu l'es probablement. (4.a., parce qu'une bonne liste a aussi des sous-parties parfois : probablement, parce que ta vie n'a pas vraiment été assez dure pour qu'une quelconque loyauté de ta part soit vraiment mise à l'épreuve. mais comme toute personne lambda, tu t'estimes, à priori, loyale.) Ils sont aussi persévérants. Tu ne sais pas trop si tu l'es, mais tu veux définitivement le devenir. La persévérance est une qualité qui te fait avancer, parce qu'elle permet d'améliorer tes atouts et tes compétences. Et tu veux améliorer tes atouts et tes compétences, parce que tu veux être bonne, scolairement puis dans ton métier, et donc, tu veux être persévérante. Si ce n'est pas une qualité que tu as beaucoup constaté chez toi dans les 11 premières années de ta vie, si l'on se réfère à ton point 1., tout est en ordre. Enfin, les Poufsouffle sont gentils. C'est là que tout se corse. Car comment définir la gentillesse ? Chacun déclarera qu'il est gentil, ou du moins c'est ce que tu penses, mais comment savoir s'ils le sont vraiment ? Après tout, on peut être gentil (tu signifies attentionné, empathique, aimant, aimable) avec son voisin, et totalement méchant (ou bien grossier, blessant, froid, détestable) avec un parfait inconnu dans la rue. Conclusion : il est impossible de conclure (quelle piètre conclusion que voilà, tu penses). Les Poufsouffle revendiquent des qualités que tu penses avoir, ou que tu voudrais avoir, ou bien que tu ne peux même pas définir avec précision. Mathématiquement, tu ne peux donc pas conclure.
(mais tu le voudrais quand même, et de toute façon, tu n'as jamais aimé les mathématiques. Ils sont trop étriqués, tu te sens à l'étroit serrée entre deux nombres. La rationalité dit que tu ne peux pas savoir si Poufsouffle était bien le bon choix pour toi - l'irrationalité, si. La magie, si. Le Choixpeau, si. Ton coeur, si - au fond de toi, tu aimes déjà la couleur dorée de ces blaireaux sympathiques, et leurs bannières sont comme un bain de soleil un joli jour de juin, et tes voisins semblent adorables, et tout le monde semble adorable, et tu es fatiguée de devoir toujours penser quand bien même tu te sens à l'aise.)
5. Le plus important peut-être ; le dernier, mais pas le moindre. Qu'importe... Qu'importe. Ta maison ne définit pas ton identité, et rien n'a d'importance, tant que tu as une chose : Poudlard. Les cours. Les sorts. La magie.
La magie.
Fin. (ou peut-être : "Début.")
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two