Aventures françaises
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Ce sujet RP sera sous forme de péripéties vécues par Élicia avec sa correspondante durant son voyage à Beauxbâtons en avril 2048
INDEX :
- Premier jour et retrouvailles -
-
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ : Pierlot, Aimée - amie - PNJ actif
- Lien vers la fiche du PNJ : [lien]
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : développer le voyage d'Élicia à Beauxbâtons et son amitié avec l'étudiante française.
Dernière modification par Élicia Caldin le 29 mars 2025, 15:43, modifié 3 fois.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Aventures françaises
15 AVRIL 2048 - 5ÈME ANNÉEPREMIER JOUR ET RETROUVAILLES
BEAUXBÂTONS
Aliosus et elle était arrivés assez tôt ce matin là, et pour cause : ils étaient les premiers élèves de Poudlard à être descendus de l'AMICO Express.
Emportée dans se qu'elle vivait, Élicia n'avait pas eu le temps de penser à ses camarades. Etaient-ils arrivés à destinations ? Certains oui, d'autres devraient attendre la nuit pour rejoindre leurs écoles et leurs correpsondants. Et pour l'attente, elle leur souhaitait bon courage.
On leur avait laissé la matinée de libres entre correspondants, afin qu'ils puissent se retrouver en attendant que tous les correspondants étrangers arrivent. Ainsi, la jeune fille avait pu saluer Alice et Aimée qui les attendaient. Les retrouvailles avaient été cordiales, quelques mots avaient été échangés, puis ils s'étaient séparés. Aliosus et Alice semblaient avoir besoin de se retrouver ensemble, et Élicia ne pouvait leur en vouloir, car elle même était heureuse de se retrouver seule à seule avec son amie.
Après avoir échangé les premières banalités, les deux jeunes filles avaient commencé la visite du domaine, commençant par l'imposant château afin que la Poufsouffle puisse aller déposer ses affaires.
Ébahie, Élicia découvrit le Hall et son escalier magistral. Sa structure était belle, mais ce qui attirait son regard était la lumière qui se dégageait de l'immense baie vitrée qui offrait une vue magnifique sur les jardins, à l'extérieur.
- Nous aurons tout le temps de visiter chaque endroit, laisse moi d'abord te montrer où tu vas dormir.
Élicia lui sourit timidement, encore peu à l'aise avec l'idée d'être laissée seule ici. Aliosus était parti, elle se retrouvait sans aucun repère à part Aimée, à laquelle elle ne s'était pas encore adaptée. Il fallait dire qu'à l'inverse de son ami qui connaissait plutôt bien sa correspondante, elle avait rencontré la sienne avec l'échange entre école, et même si elle l'avait rencontré en chair et en os quelques mois plus tôt, c'était toujours aussi étrange de la voir en vrai.
- Je te suis. L'école a l'air si incroyable, j'ai vraiment hâte d'en voir plus !
Ses yeux ne cessaient de danser d'un endroit à l'autre, enregistrant tout ce qu'ils pouvaient : les bancs de fer du hall, les murs à la teinte si délicate, ou encore les distinctions des élèves exposées sur le mur. Elle se promit d'aller les voir quand elle en aurait le temps, et continua de suivre Aimée dans l'escalier.
Son regard se tourna tout naturellement vers la lumière de la baie vitrée et les jardins époustouflants qu'elle révélait. C'était la première fois qu'elle voyait de tels jardins. Aimée lui avait envoyé une aquarelle les représentants un an plus tôt, mais les voir pour de vrai était tellement plus... Aucun mot ne lui venait pour décrire ce qu'elle voyait. Tout était coloré. Harmonieux et élégant. La géométrie des buissons, dont rien de dépassait. La multitude de fleurs qui dansaient avec le vent et la douceur que lui procurait cette vision.
Émerveillée, il lui fallut un instant avant de détacher les yeux de ce spectacle. Aimée l'attendait au premier étage, un sourire fier sur le visage. Aucun mot ne fut prononcé, cela ne servait à rien. Son visage et ses yeux étaient assez expressifs pour que son amie comprenne à quel point elle était émue.
Après quelques minutes, les deux jeunes filles arrivèrent dans la salle commune de la maison Leones à laquelle appartenait Aimée.
- Cela t'intéresserait-il que je te parle de l'histoire de l'école ?
Son amie ouvrit la porte à cet instant, et Élicia oublia tout le reste.
La salle commune était sublime. Spacieuse, elle était ronde, sans doute grâce à la magie. Ses murs, du bleu pâle caractéristique de Beauxbâtons, étaient loin d'être froid : la lumière qui entrait par les différentes fenêtres éclairait délicatement la pièce. La jeune fille avait l'impression d'être... Dans un nuage peut-être ?
De somptueuses petites fleurs décoraient l'endroit, montant sur les meubles, rappelant à la jeune fille sa salle commune à Poufsouffle. Si la couleur et le lieu en lui même ne correspondaient pas, ces fleurs lui donnaient un sentiment de réconfort et de douceur.
Mais le plus épatant était la pièce maîtresse de la salle commune : la fontaine qui trônait en son centre. Son eau miroitait, dessinant au plafond ses reflets qui dansait avec lenteur, envoûtants. Le visage d'Élicia rayonnait, ses yeux posés sur les petits êtres d'eaux qui pataugeaient dans la fontaine. Elle voyait certains d'entre eux sculpter des bulles entre leur petites mains, et cru fondre de bonheur là, dans le cadre de la porte.
C'était magique, aucun autre mot ne pouvait décrire ce qu'elle avait devant elle.
- Élicia ?
Réveillée par la voix d'Aimée, la rousse reprit contenance. Son amie la regardait, toujours aussi souriante.
- C'est magnifique Aimée. J'aimerais beaucoup avoir une salle commune comme celle-là à Poudlard.
Pas qu'elle n'aimait pas la sienne, mais rien ne pouvait être comparé à cette fontaine et ses habitants.
- Je te comprends, c'est surprenant la première fois. La salle de Poufsouffle est stupéfiante aussi, tu peux me croire. Viens, les dortoirs sont par là.
Élicia n'était pas certaine qu'elle s'habituerait à cette salle commune durant son voyage, mais c'était tant mieux. Elle voulait être émerveillée jusqu'à la fin, et se promit de dessiner la fontaine et les êtres d'eaux pour les montrer à ses amis à son retour.
Sur le chemin vers les dortoirs, elle croisa de nombreux élèves qu'elle n'avait pas remarqué un instant plus tôt. Soudain mal à l'aise à l'idée d'être restée plantée à l'entrée de la salle à observer avec émerveillement autour d'elle, ses joues prirent une délicate teinte rosée.
- Bonjour
Elle sourit aux jeunes filles et aux jeunes hommes qui la regardaient avec curiosité, parfois avec une insistance qui la mettait d'autant plus mal à l'aise. Elle ne pouvait s'empêcher de remarquer que certains d'entre eux étaient particulièrement mignons.
Son accent anglais la trahissait très certainement, mais elle n'y fit pas attention tandis qu'elle s'engageait derrière Aimée pour rejoindre son dortoir.
Les mots en italiques sont en français
sans l'utilisation du traducteur magique
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Aimée lui fit découvrir son dortoir, qu'elle partageait avec cinq autres filles qui n'étaient pas présentes. Elle ne le dit pas, mais c'était un soulagement pour Élicia : elle voulait rencontrer du monde, bien sûr, mais c'était peut-être encore trop tôt.
Son amie lui présenta son espace à elle, de son lit à baldaquin bleu ciel, à son armoire et son bureau, parfaitement bien rangés. Sur ce dernier, un cadre photo montrait Aimée avec son frère que la rouquine reconnut grâce à la photo qu'elle avait reçu de lui, mais également deux adultes qui étaient sans aucun doute leur parents. Les quatre souriaient et saluaient la caméra, dans un bonheur familial complet. Élicia espérait avoir l'occasion de les rencontrer un jour.
- Tu peux poser tes affaires ici. Je vais te montrer la salle de bain.
La Poufsouffle remarqua alors un grand carnet relié, avec indiqué en lettres d'or le mot "Art".
- C'est ton carnet de dessin ? demanda-t-elle sans oser y toucher.
- Dessins et peintures oui. Je te les montrerais ce soir si tu veux.
- Avec grand plaisir. Tu penses qu'on aura le temps de dessiner toutes les deux ? Ça serait vraiment génial.
- Oui bien sûr ! On devrait avoir du temps libre ce weekend il me semble. On nous parlera du programme plus tard.
Élicia suivit Aimée dans la salle de bain spacieuse, aux murs faits d'assortiments de mosaïques bleues et de grands miroirs.
- Tu feras attention, ils ont tendances à montrer ouvertement ce qu'ils pensent, l'informa Aimée, en restant dans l'entrée de la salle.
- Qui ça ?
- Les miroirs. Quand quelque chose dans ta tenue ne leur semble pas très correct, ils te le font remarquer en mettant en avant l'élément en question. Comme une cravate mise à l'envers, un pli de chemise qui dépasse... Et j'en passe.
Aimée rit en voyant la rouquine s'éloigner du miroir le plus proche.
- Ce n'est pas méchant, mais ça peut-être un peu agaçant à la longue. Même si j'ai jamais eu trop de problèmes avec eux.
- C'est bon à savoir quand même. Ils seraient offusqués par certaines tenues à Poudlard je pense.
La française rit de nouveau.
- C'est bien possible.
Les deux jeunes filles sortirent de la salle de bain et retournèrent dans la salle commune. Élicia se rappela alors la question d'Aimée plusieurs minutes plus tôt, avant qu'elle ne découvre la salle.
- Oh pardon, désolée, j'ai oublié de te répondre, ça m'est sorti de l'esprit. Je serais ravie que tu m'en apprennes plus sur l'histoire de l'école.
La jeune fille lui adressa un sourire penaud, que son amie balaya d'un geste de la main.
- Ne t'inquiètes pas, c'est pas grave. Je vais te raconter ça en marchant.
Tandis qu'elles se dirigeaient ensemble vers un nouvel escalier de verre, Aimée commença à lui présenter l'école, ses particularités et son histoire.
- Pour commencer, je vais te parler des différentes maisons pour que tu puisses te situer. Ici, ce n'est pas comme à Poudlard où les maisons sont attribuées par rapport à des traits de caractères. A Beauxbâtons, tu es répartie en fonction de ton statut de sang, si je puis dire. La maison Leones à laquelle j'appartiens réunie tous les français et française Nés-Moldus, Sang-Mêlés comme moi, et Nés-Sorciers. La maison Ulula réunit tous les Sangs-Purs français, comme Alice. Et la dernière maison, Nyx, accueil tous les élèves étrangers qu'importe leur statut, ainsi que les Hybrides et Cracmols, une différence avec Poudlard je crois.
- Ça voudrait dire que si la répartition se faisait de cette manière à Poudlard, je serais répartie à Leones aussi, étant donné que je suis anglaise et Sang-Mêlée. Et il n'y aurait pas la maison Nyx, puisqu'on n'a pas d'élèves étrangers, ni d'Hybrides et de Cracmols.
- Normalement, ça devrait être ça oui.
- D'accord. Et j'imagine que les salles communes sont différentes ?
- Oui, mais je ne connais pas les spécificités de chacune.
- Tu veux dire que les autres salles communes n'ont peut-être pas de fontaine ?
- Ça c'est quelque chose que tu devras demander à ton copain de Poudlard. Aliosus ?
- Oui c'est ça. Je verrais pour lui en parler, il doit être occupé avec Alice pour l'instant.
- On les recroisera, ne t'inquiète pas pour ça.
Elles arrivèrent dans une salle meublée de plusieurs grandes tables ou bureaux plus singuliers. Quelques élèves s'y trouvaient, leur nez plongés dans leurs livres et parchemins.
- Ici on est dans la salle d'étude commune à toute les maisons. C'est pratique quand on a des travaux de groupes inter-maisons par exemple, chuchota la française pour ne pas les déranger.
- Pratique en effet. On a pas de salle reliée par les salles communes nous, elles sont trop dispersées dans le château pour ça, c'est dommage.
Les deux amies firent demi-tour, puis se rendirent dans l'escalier central pour descendre au deuxième étage.
- Le troisième étage est réservé à la maison Ulula. Le quatrième, où nous étions, pour la maison Leones. Le cinquième appartient à la maison Nyx, et le sixième correspond à l'administration, avec les bureaux des professeurs de maison, du directeur et des salles de réunions je crois.
- C'est plus pratique pour se repérer. Vos salles ne sont pas cachées par des passages secrets.
- Non, on a pas besoin de passer par des tonneaux ensorcelés en effet, rit Aimée au souvenir de sa surprise lorsqu'Élicia lui avait expliqué le fonctionnement d'entrée à la salle commune des Poufsouffle.
La rouquine rit avec elle tandis qu'elles atteignaient le deuxième étage.
- Le premier et le deuxième étage accueillent les cours, ou d'autres salles d'études et de pratique. Elles sont enchantées. La salle de duel peut se transformer en arène, la salle d'histoire projette des images mouvantes, la salle de musique possède des instruments sonores seulement pour leur musiciens, la salle d'alchimie possède des petites armoires volantes qui vont de table en table, et les salles d'étiquettes et sortilèges ménagers peuvent transformer leur intérieur en maison. C'est très pratique.
- Oh c'est génial ! J'aimerais beaucoup avoir des cours de duels dans une salle qui peut devenir une arène.
- Peut-être que tu auras l'occasion de voir un cours dans cette salle. Vous n'avez pas de salle magique à Poudlard ?
- Il ne me semble pas non. Pas de salle de cours en tout cas, ça ne me dit rien. Mais on a d'autres salles, comme la Salle sur Demande ! Elle apparaît seulement à ceux qui en ont le plus besoin, et sous n'importe quelle forme.
Ses pensées s'envolèrent vers Poudlard. Que faisaient ses amis à cet instant ? Brett était-il dans la Salle sur Demande, à s'entrainer tout seul ? Elle avait une heure d'avance en France, mais en réfléchissant elle était sûre qu'il n'avait pas cours à cette heure là. Et Lumah, que faisait-elle ? Son copain et sa meilleure amie lui manquaient, alors qu'elle ne les avait quitté que deux heures plus tôt. Peut-être était-ce le fait d'être dans un pays étranger, ou qu'elle n'avait pas l'habitude d'être séparée de Lumah.
Il ne lui restait plus qu'à se faire un maximum de souvenirs pour tout leur raconter à son retour, et profiter autant qu'elle le pouvait de la chance qu'on lui offrait.
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Son amie lui présenta son espace à elle, de son lit à baldaquin bleu ciel, à son armoire et son bureau, parfaitement bien rangés. Sur ce dernier, un cadre photo montrait Aimée avec son frère que la rouquine reconnut grâce à la photo qu'elle avait reçu de lui, mais également deux adultes qui étaient sans aucun doute leur parents. Les quatre souriaient et saluaient la caméra, dans un bonheur familial complet. Élicia espérait avoir l'occasion de les rencontrer un jour.
- Tu peux poser tes affaires ici. Je vais te montrer la salle de bain.
La Poufsouffle remarqua alors un grand carnet relié, avec indiqué en lettres d'or le mot "Art".
- C'est ton carnet de dessin ? demanda-t-elle sans oser y toucher.
- Dessins et peintures oui. Je te les montrerais ce soir si tu veux.
- Avec grand plaisir. Tu penses qu'on aura le temps de dessiner toutes les deux ? Ça serait vraiment génial.
- Oui bien sûr ! On devrait avoir du temps libre ce weekend il me semble. On nous parlera du programme plus tard.
Élicia suivit Aimée dans la salle de bain spacieuse, aux murs faits d'assortiments de mosaïques bleues et de grands miroirs.
- Tu feras attention, ils ont tendances à montrer ouvertement ce qu'ils pensent, l'informa Aimée, en restant dans l'entrée de la salle.
- Qui ça ?
- Les miroirs. Quand quelque chose dans ta tenue ne leur semble pas très correct, ils te le font remarquer en mettant en avant l'élément en question. Comme une cravate mise à l'envers, un pli de chemise qui dépasse... Et j'en passe.
Aimée rit en voyant la rouquine s'éloigner du miroir le plus proche.
- Ce n'est pas méchant, mais ça peut-être un peu agaçant à la longue. Même si j'ai jamais eu trop de problèmes avec eux.
- C'est bon à savoir quand même. Ils seraient offusqués par certaines tenues à Poudlard je pense.
La française rit de nouveau.
- C'est bien possible.
Les deux jeunes filles sortirent de la salle de bain et retournèrent dans la salle commune. Élicia se rappela alors la question d'Aimée plusieurs minutes plus tôt, avant qu'elle ne découvre la salle.
- Oh pardon, désolée, j'ai oublié de te répondre, ça m'est sorti de l'esprit. Je serais ravie que tu m'en apprennes plus sur l'histoire de l'école.
La jeune fille lui adressa un sourire penaud, que son amie balaya d'un geste de la main.
- Ne t'inquiètes pas, c'est pas grave. Je vais te raconter ça en marchant.
Tandis qu'elles se dirigeaient ensemble vers un nouvel escalier de verre, Aimée commença à lui présenter l'école, ses particularités et son histoire.
- Pour commencer, je vais te parler des différentes maisons pour que tu puisses te situer. Ici, ce n'est pas comme à Poudlard où les maisons sont attribuées par rapport à des traits de caractères. A Beauxbâtons, tu es répartie en fonction de ton statut de sang, si je puis dire. La maison Leones à laquelle j'appartiens réunie tous les français et française Nés-Moldus, Sang-Mêlés comme moi, et Nés-Sorciers. La maison Ulula réunit tous les Sangs-Purs français, comme Alice. Et la dernière maison, Nyx, accueil tous les élèves étrangers qu'importe leur statut, ainsi que les Hybrides et Cracmols, une différence avec Poudlard je crois.
- Ça voudrait dire que si la répartition se faisait de cette manière à Poudlard, je serais répartie à Leones aussi, étant donné que je suis anglaise et Sang-Mêlée. Et il n'y aurait pas la maison Nyx, puisqu'on n'a pas d'élèves étrangers, ni d'Hybrides et de Cracmols.
- Normalement, ça devrait être ça oui.
- D'accord. Et j'imagine que les salles communes sont différentes ?
- Oui, mais je ne connais pas les spécificités de chacune.
- Tu veux dire que les autres salles communes n'ont peut-être pas de fontaine ?
- Ça c'est quelque chose que tu devras demander à ton copain de Poudlard. Aliosus ?
- Oui c'est ça. Je verrais pour lui en parler, il doit être occupé avec Alice pour l'instant.
- On les recroisera, ne t'inquiète pas pour ça.
Elles arrivèrent dans une salle meublée de plusieurs grandes tables ou bureaux plus singuliers. Quelques élèves s'y trouvaient, leur nez plongés dans leurs livres et parchemins.
- Ici on est dans la salle d'étude commune à toute les maisons. C'est pratique quand on a des travaux de groupes inter-maisons par exemple, chuchota la française pour ne pas les déranger.
- Pratique en effet. On a pas de salle reliée par les salles communes nous, elles sont trop dispersées dans le château pour ça, c'est dommage.
Les deux amies firent demi-tour, puis se rendirent dans l'escalier central pour descendre au deuxième étage.
- Le troisième étage est réservé à la maison Ulula. Le quatrième, où nous étions, pour la maison Leones. Le cinquième appartient à la maison Nyx, et le sixième correspond à l'administration, avec les bureaux des professeurs de maison, du directeur et des salles de réunions je crois.
- C'est plus pratique pour se repérer. Vos salles ne sont pas cachées par des passages secrets.
- Non, on a pas besoin de passer par des tonneaux ensorcelés en effet, rit Aimée au souvenir de sa surprise lorsqu'Élicia lui avait expliqué le fonctionnement d'entrée à la salle commune des Poufsouffle.
La rouquine rit avec elle tandis qu'elles atteignaient le deuxième étage.
- Le premier et le deuxième étage accueillent les cours, ou d'autres salles d'études et de pratique. Elles sont enchantées. La salle de duel peut se transformer en arène, la salle d'histoire projette des images mouvantes, la salle de musique possède des instruments sonores seulement pour leur musiciens, la salle d'alchimie possède des petites armoires volantes qui vont de table en table, et les salles d'étiquettes et sortilèges ménagers peuvent transformer leur intérieur en maison. C'est très pratique.
- Oh c'est génial ! J'aimerais beaucoup avoir des cours de duels dans une salle qui peut devenir une arène.
- Peut-être que tu auras l'occasion de voir un cours dans cette salle. Vous n'avez pas de salle magique à Poudlard ?
- Il ne me semble pas non. Pas de salle de cours en tout cas, ça ne me dit rien. Mais on a d'autres salles, comme la Salle sur Demande ! Elle apparaît seulement à ceux qui en ont le plus besoin, et sous n'importe quelle forme.
Ses pensées s'envolèrent vers Poudlard. Que faisaient ses amis à cet instant ? Brett était-il dans la Salle sur Demande, à s'entrainer tout seul ? Elle avait une heure d'avance en France, mais en réfléchissant elle était sûre qu'il n'avait pas cours à cette heure là. Et Lumah, que faisait-elle ? Son copain et sa meilleure amie lui manquaient, alors qu'elle ne les avait quitté que deux heures plus tôt. Peut-être était-ce le fait d'être dans un pays étranger, ou qu'elle n'avait pas l'habitude d'être séparée de Lumah.
Il ne lui restait plus qu'à se faire un maximum de souvenirs pour tout leur raconter à son retour, et profiter autant qu'elle le pouvait de la chance qu'on lui offrait.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
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Aventures françaises
Aimée semblait sincèrement intéressée, curieuse à propos de cette Salle. Élicia n'avait pas pensé à lui en parler, ni même à la lui montrer pendant son séjour, et c'était bien dommage.
- Tu as déjà utilisé cette Salle sur Demande ?
- Bien sûr, sinon je ne la connaîtrais pas. Tout les élèves ne connaissent pas forcément son emplacement, ni même son existence.
- Comment l'as tu découverte ?
Voilà qui était une question plutôt délicate. Si sa mémoire était bonne, la première fois qu'elle était entrée dans la Salle sur Demande, la première fois qu'elle en avait entendu parlé, c'était lorsqu'elle était entrée dans le MERLIN. Mais, Alice étant à Beauxbâtons, il lui semblait délicat de parler de l'organisation ici. Quand bien même l'ancienne leadeuse étudiait désormais dans l'école française, elle n'était pas encore assez proche d'Aimée pour lui parler de son appartenance à cette organisation. Même si son amie était Sang-Mêlée. Afficher ses idées ne serait pas une bonne idée, alors elle préféra changer un peu la vérité.
- Ce sont des amis qui me l'ont montré. Maintenant je l'utilise pour m'entrainer aux duels avec Brett. Tu te rappelles, je te l'avais présenté quand on était à Poudlard.
- Oui je me souviens de lui. Il était blond non ?
- Oui c'est ça, c'est lui.
Le silence s'installa un instant tandis qu'elles rejoignaient le rez-de-chaussée, passant devant la gigantesque baie vitrée et la vue sur les jardins.
Aimée lui montra le réfectoire, puis la grande salle aux miroirs qui lui faisait face.
- J'aime beaucoup cette salle. C'est ici que se tiennent les évènements un peu particuliers, comme les expositions, les concerts ou, mieux encore, les bals. Les soirées ici sont vraiment féériques.
- J'espère pouvoir y assister alors.
Son amie se contenta de lui sourire avant de la guider au sous-sol.
- Je sais qu'à Poudlard les sous-sols sont plutôt sombres, vous n'y allez que pour vos cours de...
- Potions, ce sont les cours de potions là-bas.
- Oui, merci. Vous n'y allez que pour vos cours de potions, mais je pense que les sous-sols ici vont te plaire.
Et en effet, la française n'avait pas tort.
Une fois en bas des escaliers, Élicia découvrit une immense bibliothèque, étonnamment éclairée. La jeune fille comprit qu'il s'agissait de la magie, qui permettait à la lumière du soleil d'entrer dans la pièce, un peu comme le plafond de la Grande Salle reflétait la météo à Poudlard.
Elle parcourut les rayons, époustouflée. Si la bibliothèque qu'elle connaissait était déjà impressionnante, celle-ci dépassait tout ce qu'elle avait pu rêver. Des livres, des livres et encore des livres. Des milliers de livres, rangés, triés et classés. Elle les imaginait dans des langues différentes, certainement adaptés aux élèves de l'école et à leur origines. Peut-être y trouverait-elle même des ouvrages anglais.
La rousse laissa ses doigts glisser sur le dos des volumes en cuir, se délectant de cette sensation qu'ils lui offraient. De cette douce odeur de parchemin qui embaumait l'air.
Beauxbâtons était peut-être différente de Poudlard, mais ici, dans cette pièce, elle se sentait plus proche de chez elle que jamais. Car les livres lui apportaient un sentiment de réconfort, un sentiment de plénitude. Les livres étaient des portails, des portoloins. Il suffisait de les ouvrir pour se retrouver ailleurs, livre de fiction ou pas.
- C'est magnifique, fut la seule chose qu'elle trouva à dire à Aimée qui la suivait, la laissant admirer l'endroit.
- Quand j'ai envie d'être seule, je viens régulièrement ici. C'est facile de se cacher avec tout ces rayons.
Élicia sourit sans répondre. Elle imaginait son amie assise dans un coin, un bon livre devant elle, ses longs cheveux blonds cachant son visage à qui pouvait la remarquer.
- Tu viens souvent ici ?
- De temps en temps oui. C'est agréable de venir et se poser pour lire. Les élèves ont tendances à respecter le silence, donc c'est très calme. Et puis on ne se marche pas dessus.
Avec l'espace qu'offrait la salle, cela n'avait rien d'étonnant. La rousse laissa son regard se perdre sur les étagères les plus hautes, puis glisser sur les échelles qui permettait leur accès.
L'échelle la plus proche coulissa, s'arrêtant à son niveau.
La jeune fille laissa ses doigts parcourir la première marche de l'échelle sans y monter.
- Où veux-tu aller ensuite ? Il y a l'annexe, mais on peut aussi aller voir les jardins, les serres, le terrain de Quidditch ou les écuries si tu veux.
- Commençons par l'annexe, on fera le reste après.
Élicia prit timidement le bras d'Aimée, et les deux amies sortirent de la bibliothèque pour retrouver l'air des Pyrénées.
- Raconte moi les débuts de l'école. Tu sais qui la créée ?
L'une contre l'autre, se dirigeant vers l'annexe à l'Ouest du domaine, la française commença à raconter l'histoire des débuts de l'école.
- Beauxbâtons a été créé par Ursilla Ulula le 26 février 1003. Initialement, c'était un petit château qui n'accueillait que les français et française de Sang-Pur et noble. La devise, "Excellentiam & Elegantia" est arrivée en même temps que sa création.
C'est en 1390 que l'école commence à accueillir tous les sorciers français, qu'importe leur statut : Sang-Pur, Né-Sorcier, Sang-Mêlé et Né-Moldu. C'est le directeur de l'époque, Landoald Leones, qui fait un accord avec le Ministère de la Magie français afin que cela soit possible.
Les étrangers, hybrides et cracmols sont accueillis qu'à partir du XVIe lorsque Nédelec Nyx est directeur de l'école. C'est grâce à Nicolas Flamel que le domaine ressemble à celui d'aujourd'hui, car il a permis d'agrandir et d'embellir le château et le domaine. La statue de la fontaine, à l'entrée du château, le représente. C'était un grand homme de ce qu'on m'a dit.
- J'ai dû en entendre parler, son nom me dit quelque chose.
- C'est possible, c'était un alchimiste connu. Il a étudié ici, à Beauxbâtons.
Les deux jeunes filles traversèrent l'allée des magnolias, et arrivèrent devant l'annexe. Elles y entrèrent doucement pour ne pas déranger les élèves pouvant avoir des cours.
- C'est ici qu'on pratique les cours d'art. On y fait de la peinture, du dessin, de la sculpture... Mais aussi de la musique, ou encore de la danse. Le dernier étage est consacré à l'astronomie. Je devrais pouvoir t'y amener, je pense qu'il n'y a personne à cette heure là.
Tandis qu'elles montaient au dernier étage, Élicia ne pouvait s'empêcher de regarder à travers les portes entrebâillées dans l'espoir d'apercevoir les élèves à l'oeuvre. Elle avait toujours l'impression d'être dans un rêve. Cette impression d'être à la fois là et ailleurs. L'impression que ce qu'elle voyait était trop beau pour être vrai, et qu'elle allait finir par se réveiller.
- Voilà l'observatoire d'astronomie.
Aimée la laissa entrer, et encore une fois Élicia fut époustouflée.
L'endroit était plutôt simple, si on ne comptait pas l'immense bulle vitrée qui faisait office de toit. Sans aucune trace de saleté, c'était comme regarder le ciel sans aucune barrière. Comme si l'observatoire était à ciel ouvert.
La vue était belle de jour, et la rousse n'osait imaginer ce que ça serait de nuit. Elle essayait de se représenter aux côtés d'Aimée, allongée au sol, à contempler les étoiles dans la chaleur de la salle.
Cela faisait un moment qu'elle n'assistait plus aux cours d'Astronomie, mais voilà qu'à cet instant elle le regrettait presque.
- On peut ouvrir et fermer le toit pour utiliser les télescopes.
La française lui désigna les télescopes de la main.
- Mais qui y a t il ici, à Beauxbâtons, qui n'est pas extraordinaire ?
Aimée lui sourit, et lui adressa même un clin d'oeil.
- Tu n'as pas encore tout vu.
- Dans ce cas, continuons. J'ai hâte de voir ce que votre école me réserve encore comme surprise.
Cette fois, se fut Aimée qui prit son bras, et elles se dirigèrent vers la sortie de l'annexe pour retrouver de nouveau l'extérieur et les beaux jardins. Elles se rendirent au sud, Élicia observant tout ce qu'elle pouvait, émerveillée par le moindre détail. Un papillon sur une fleur, les buissons taillés à la perfection. La beauté et l'élégance des lieux, tout simplement.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
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- Tu as déjà utilisé cette Salle sur Demande ?
- Bien sûr, sinon je ne la connaîtrais pas. Tout les élèves ne connaissent pas forcément son emplacement, ni même son existence.
- Comment l'as tu découverte ?
Voilà qui était une question plutôt délicate. Si sa mémoire était bonne, la première fois qu'elle était entrée dans la Salle sur Demande, la première fois qu'elle en avait entendu parlé, c'était lorsqu'elle était entrée dans le MERLIN. Mais, Alice étant à Beauxbâtons, il lui semblait délicat de parler de l'organisation ici. Quand bien même l'ancienne leadeuse étudiait désormais dans l'école française, elle n'était pas encore assez proche d'Aimée pour lui parler de son appartenance à cette organisation. Même si son amie était Sang-Mêlée. Afficher ses idées ne serait pas une bonne idée, alors elle préféra changer un peu la vérité.
- Ce sont des amis qui me l'ont montré. Maintenant je l'utilise pour m'entrainer aux duels avec Brett. Tu te rappelles, je te l'avais présenté quand on était à Poudlard.
- Oui je me souviens de lui. Il était blond non ?
- Oui c'est ça, c'est lui.
Le silence s'installa un instant tandis qu'elles rejoignaient le rez-de-chaussée, passant devant la gigantesque baie vitrée et la vue sur les jardins.
Aimée lui montra le réfectoire, puis la grande salle aux miroirs qui lui faisait face.
- J'aime beaucoup cette salle. C'est ici que se tiennent les évènements un peu particuliers, comme les expositions, les concerts ou, mieux encore, les bals. Les soirées ici sont vraiment féériques.
- J'espère pouvoir y assister alors.
Son amie se contenta de lui sourire avant de la guider au sous-sol.
- Je sais qu'à Poudlard les sous-sols sont plutôt sombres, vous n'y allez que pour vos cours de...
- Potions, ce sont les cours de potions là-bas.
- Oui, merci. Vous n'y allez que pour vos cours de potions, mais je pense que les sous-sols ici vont te plaire.
Et en effet, la française n'avait pas tort.
Une fois en bas des escaliers, Élicia découvrit une immense bibliothèque, étonnamment éclairée. La jeune fille comprit qu'il s'agissait de la magie, qui permettait à la lumière du soleil d'entrer dans la pièce, un peu comme le plafond de la Grande Salle reflétait la météo à Poudlard.
Elle parcourut les rayons, époustouflée. Si la bibliothèque qu'elle connaissait était déjà impressionnante, celle-ci dépassait tout ce qu'elle avait pu rêver. Des livres, des livres et encore des livres. Des milliers de livres, rangés, triés et classés. Elle les imaginait dans des langues différentes, certainement adaptés aux élèves de l'école et à leur origines. Peut-être y trouverait-elle même des ouvrages anglais.
La rousse laissa ses doigts glisser sur le dos des volumes en cuir, se délectant de cette sensation qu'ils lui offraient. De cette douce odeur de parchemin qui embaumait l'air.
Beauxbâtons était peut-être différente de Poudlard, mais ici, dans cette pièce, elle se sentait plus proche de chez elle que jamais. Car les livres lui apportaient un sentiment de réconfort, un sentiment de plénitude. Les livres étaient des portails, des portoloins. Il suffisait de les ouvrir pour se retrouver ailleurs, livre de fiction ou pas.
- C'est magnifique, fut la seule chose qu'elle trouva à dire à Aimée qui la suivait, la laissant admirer l'endroit.
- Quand j'ai envie d'être seule, je viens régulièrement ici. C'est facile de se cacher avec tout ces rayons.
Élicia sourit sans répondre. Elle imaginait son amie assise dans un coin, un bon livre devant elle, ses longs cheveux blonds cachant son visage à qui pouvait la remarquer.
- Tu viens souvent ici ?
- De temps en temps oui. C'est agréable de venir et se poser pour lire. Les élèves ont tendances à respecter le silence, donc c'est très calme. Et puis on ne se marche pas dessus.
Avec l'espace qu'offrait la salle, cela n'avait rien d'étonnant. La rousse laissa son regard se perdre sur les étagères les plus hautes, puis glisser sur les échelles qui permettait leur accès.
L'échelle la plus proche coulissa, s'arrêtant à son niveau.
La jeune fille laissa ses doigts parcourir la première marche de l'échelle sans y monter.
- Où veux-tu aller ensuite ? Il y a l'annexe, mais on peut aussi aller voir les jardins, les serres, le terrain de Quidditch ou les écuries si tu veux.
- Commençons par l'annexe, on fera le reste après.
Élicia prit timidement le bras d'Aimée, et les deux amies sortirent de la bibliothèque pour retrouver l'air des Pyrénées.
- Raconte moi les débuts de l'école. Tu sais qui la créée ?
L'une contre l'autre, se dirigeant vers l'annexe à l'Ouest du domaine, la française commença à raconter l'histoire des débuts de l'école.
- Beauxbâtons a été créé par Ursilla Ulula le 26 février 1003. Initialement, c'était un petit château qui n'accueillait que les français et française de Sang-Pur et noble. La devise, "Excellentiam & Elegantia" est arrivée en même temps que sa création.
C'est en 1390 que l'école commence à accueillir tous les sorciers français, qu'importe leur statut : Sang-Pur, Né-Sorcier, Sang-Mêlé et Né-Moldu. C'est le directeur de l'époque, Landoald Leones, qui fait un accord avec le Ministère de la Magie français afin que cela soit possible.
Les étrangers, hybrides et cracmols sont accueillis qu'à partir du XVIe lorsque Nédelec Nyx est directeur de l'école. C'est grâce à Nicolas Flamel que le domaine ressemble à celui d'aujourd'hui, car il a permis d'agrandir et d'embellir le château et le domaine. La statue de la fontaine, à l'entrée du château, le représente. C'était un grand homme de ce qu'on m'a dit.
- J'ai dû en entendre parler, son nom me dit quelque chose.
- C'est possible, c'était un alchimiste connu. Il a étudié ici, à Beauxbâtons.
Les deux jeunes filles traversèrent l'allée des magnolias, et arrivèrent devant l'annexe. Elles y entrèrent doucement pour ne pas déranger les élèves pouvant avoir des cours.
- C'est ici qu'on pratique les cours d'art. On y fait de la peinture, du dessin, de la sculpture... Mais aussi de la musique, ou encore de la danse. Le dernier étage est consacré à l'astronomie. Je devrais pouvoir t'y amener, je pense qu'il n'y a personne à cette heure là.
Tandis qu'elles montaient au dernier étage, Élicia ne pouvait s'empêcher de regarder à travers les portes entrebâillées dans l'espoir d'apercevoir les élèves à l'oeuvre. Elle avait toujours l'impression d'être dans un rêve. Cette impression d'être à la fois là et ailleurs. L'impression que ce qu'elle voyait était trop beau pour être vrai, et qu'elle allait finir par se réveiller.
- Voilà l'observatoire d'astronomie.
Aimée la laissa entrer, et encore une fois Élicia fut époustouflée.
L'endroit était plutôt simple, si on ne comptait pas l'immense bulle vitrée qui faisait office de toit. Sans aucune trace de saleté, c'était comme regarder le ciel sans aucune barrière. Comme si l'observatoire était à ciel ouvert.
La vue était belle de jour, et la rousse n'osait imaginer ce que ça serait de nuit. Elle essayait de se représenter aux côtés d'Aimée, allongée au sol, à contempler les étoiles dans la chaleur de la salle.
Cela faisait un moment qu'elle n'assistait plus aux cours d'Astronomie, mais voilà qu'à cet instant elle le regrettait presque.
- On peut ouvrir et fermer le toit pour utiliser les télescopes.
La française lui désigna les télescopes de la main.
- Mais qui y a t il ici, à Beauxbâtons, qui n'est pas extraordinaire ?
Aimée lui sourit, et lui adressa même un clin d'oeil.
- Tu n'as pas encore tout vu.
- Dans ce cas, continuons. J'ai hâte de voir ce que votre école me réserve encore comme surprise.
Cette fois, se fut Aimée qui prit son bras, et elles se dirigèrent vers la sortie de l'annexe pour retrouver de nouveau l'extérieur et les beaux jardins. Elles se rendirent au sud, Élicia observant tout ce qu'elle pouvait, émerveillée par le moindre détail. Un papillon sur une fleur, les buissons taillés à la perfection. La beauté et l'élégance des lieux, tout simplement.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off

