Polaroïd solo Brecon Beacons National Park terminé PNJ

Samedi 3 juillet 2049
Parc national des Brecon Beacons (30kms de Cardiff)
Pays de Galles

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Reducio
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avec Oliver Emerson
PNJ validé
Teal


Tic - Tvvvvvvve.
Sortant le carré de papier glacé de l'appareil, Constance le secoue machinalement tandis que son regard parcoure le paysage grandiose s'étalant sous ses yeux.
Son prénom résonne à quelques pas et elle détourne brièvement le regard pour sourire à ses parents :
- J'arrive, j'arrive !!
La caméra Polaroïd battant doucement contre sa mince poitrine, la photo apparaissant au bout de ses doigts, la jeune fille reprend sa marche puis trottine jusqu'à ses parents.
- Tu sais, si tu continues d'en prendre autant, tu vas finir par vider ton stock, la prévient son père avec gentillesse en référence au stock de papier glacé vierge qu'elle a pour obtenir de jolies photos vintage.
- T'inquiète Pa', j'en ai pas pris tant que ça, mais y'a certains spots qui font rêver ! fit-elle, le regard lumineux.

Repoussant une mèche, machinalement, de la joue de sa fille, Pete lui répond :
- J'te laisse gérer alors. Mais oui, c'est grandiose par ici ! Ca m'fait penser qu'il faudrait qu'on se planifie un voyage dans les Highlands un d'ces quatre. Tu résides une bonne partie de l'année dans des paysages tout aussi impressionnants, non ?
Le sourire de sa fille alors qu'elle détourne le regard ne fait que confirmer son assertion et Pete s'adresse à sa femme :
- Tiens, tu m'passes la bouteille quand t'as fini, chérie ?
La bouteille d'eau navigue de mains en mains et Mary pose les mains sur ses hanches, observant le paysage alentours.
Elle a le visage détendu bien que sa peau a pris une jolie couleur rosée au niveau des pommettes sous le coup de l'effort - ils étaient en pleine montée.

Cette randonnée à trois leur faisait clairement du bien, physiquement comme mentalement, leur permettant de se retrouver et de retrouver leur cocon auquel ils étaient habitués avant le départ de Constance pour Poudlard trois ans plus tôt. Des moments comme celui-là n'étaient pas aussi fréquents que cela, entre l'internat de la jeune fille et leurs deux métiers très prenants à Londres.
Ils avaient comme plan de séjourner près du Parc National, dans un airbnb près de Cardiff. Un long week-end qui avait commencé la veille et qui se terminerait le lendemain par un crochet via Bath où vivaient les Grands-parents paternels de Constance. Les parents de Constance rembauchaient lundi après-midi. Il fallait donc qu'ils profitent à fond tous les trois de ces instants ensemble.

Casquettes vissées sur la tête, les trois Nelson reprennent leur marche, discutant de tout, de rien, laissant parfois le silence apaisant des grands espaces s'installer entre eux.
Au bout de près d'une heure, il est temps que le chemin redescende et ils arrivent dans une partie boisée où seuls quelques randonneurs sont aperçus ici et là.

Le bruit si reconnaissable de l'eau vient résonner agréablement à leurs oreilles et soudainement une envie irrépressible de baignade saisit Constance alors que leurs pas continuent sur le sentier, les menant tout près d'une rivière, la Afon Hepste qui traverse le Parc National et qui est réputée touristiquement pour se situer dans une zone "à cascades" aka le Waterfall Country. Chaque rivière du Parc finit par en rencontrer une autre formant des points de chutes très esthétiques. Ils se trouvaient justement au point de rencontre de l'Afon Hepste et l'Afon Mellte : Sgwd yr Eira. Ainsi étaient les infos données par un panneau de bois explicatif avec une carte du parc. Tandis que ses parents lisaient consciencieusement les informations et une légende en rapport avec l'endroit, la jeune fille s'approche du bord de l'eau pour mieux observer le déversement de la cascade qui devait son nom à l'apparence qu'elle donnait : une sorte de chute de neige épaisse et légère à la fois.

Le bruit, les odeurs de sous-bois, la vue... tous ses sens étaient en éveil et Constance laissa son esprit dériver tandis qu'elle observait avec ravissement la vue.
Finalement, elle se dit qu'elle doit immortaliser l'instant, est ce que cela fonctionnera avec son Polaroïd ? Peut être pas, vu que l'eau est en mouvement. Affichant une moue indécise, ses lèvres plissées bougeant de droite à gauche, elle finit par hausser les épaules et brandir l'appareil devant son visage.

Tic - Tvvvvvvve. Ses oreilles devinent plus qu'elles n'entendent le bruit de l'appareil en action.
Avec habitude, elle sort le carré de papier glacé blanc pour le moment en faisant attention de ne pas apposer les doigts dessus.
Son regard se dardant de nouveau sur la cascade, ses doigts agitant nonchalamment la photo-en-devenir, la châtaine sursaute lorsqu'une voix se fait entendre tout près.
Dernière modification par Constance Nelson le 21 mars 2025, 21:55, modifié 2 fois.

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- Pas sûr que l'effet soit saisissant mais ça vaut l'coup d'essayer j'imagine.
Elle en aurait lâché sa photo tellement elle fut surprise de sortir de sa bulle de cette façon.

Tournant vivement son visage de côté, elle avise un garçon posté à deux pas d'elle. Plutôt grand, brun, les cheveux légèrement ondulés et le regard braqué sur la cascade.
Les mains croisées dans son dos, l'adolescent ne la regardait pas bien qu'elle était sûre qu'il lui parlait bien, à elle, vu que les autres humains alentours n'étaient pas assez proches.
Fronçant les sourcils car son visage de profil ne lui disait pas grand chose et se demandant pourquoi il lui donnait son avis alors qu'elle ne lui avait rien demandé, Constance entrouvre les lèvres, cherchant la réponse adéquate.

Puis il tourne la tête vers elle et son visage... elle se rend compte que ce n'est pas la première fois qu'elle le voit.
Les sourcils toujours froncés, elle bascule la tête de côté, fouillant sa mémoire d'où elle a pu voir ce visage espiègle, ces yeux verts.
- Salut ?
- Salut... on...
Il hoche du chef tandis qu'un sourire en coin retrousse ses lèvres :
- C'est bien c'que j'me disais. Ton visage me dit quelque chose.

Pinçant les lèvres, la châtaine darde ses prunelles noisette sur le visage pas-si-inconnu.
- Oui... moi aussi.
- Tu serais pas scolarisée, par hasard, dans une sorte de collège britannique, en Ecosse ? Si non, pas grave hein, tu dois ressembler à quelqu'un que j'dois connaitre, fit-il d'un air nonchalant, son regard alternant entre la cascade et Constance.

Arquant un sourcil devant tant d'ironie, la jeune fille le toise, retenant avec grande peine un sourire :
- Ah oui ? Et peut être que tu ressembles à quelqu'un que j'ai déjà croisé, comme ça.
Levant les yeux au ciel, le garçon semble s'amuser de quelque chose et il lui lance un regard en coin :
- Ca ne répond pas à ma question. Miss...
- Je suis scolarisée dans une grande école, effectivement, dit-elle en remontant le menton.
- Tiens tiens. Une école prestigieuse, n'est-ce pas ?
- Tout à fait, fit-elle avec un air faussement aristocratique - c'était plus fort qu'elle.

Pouffant, le garçon désigne son appareil du menton :
- Quel dommage qu'on ne puisse pas faire des photos très... élaborées avec ce genre d'appareil.
- Beh ! Elles sont très bien mes photos !
Dis donc !
Le regard d'abord rieur, le brun la regarde avec un air curieux :
- Très "bien", tu veux dire... tellement "bien" qu'elles ont l'air... vivantes ?
Alors là, si elle n'était pas sûre de savoir d'où son visage pouvait provenir, elle n'était désormais. Tous les détails concordaient !!
- Voyons, c'est pas un appareil à GIF, fit-elle avec un air assuré, blasé alors qu'intérieurement elle riait, riait !!
- Pardon ?
Ah ha ! Je t'ai démasqué ! Tout le monde sait ce qu'est un GIF, tout le monde ! Sauf... les sorciers.
La voix de vainqueur résonnait dans sa tête de la même façon qu'un personnage de dessin animé dans une position victorieuse.
Un sourire qu'elle ne peut contrôler, qu'elle ne peut retenir, vient étirer ses lèvres alors qu'elle reporte son regard sur la cascade.
- Un GIF, une image qui bouge quoi !
Pas de réponse alors elle ne peut résister et coule un regard en coin vers son camarade poudlardien.
Qui se grattait la tête avec un air incompréhensif.
- Tu viens d'l'inventer, c'est ça ?
Riant, la châtaine secoue la tête :
- Ben non pourquoi ? Tu connais pas ?

Plaçant ses mains sur ses hanches dans un air "on me la fait pas à moi", l'adolescent la regarde d'un air scrutateur.
- Mais j't'assure ! Juré !
- J'ai jamais entendu ça à P-
- Ttt ttt ! Oui, je sais.
Comprenant qu'elle venait de l'empêcher de révéler à haute voix le nom de leur école, le brun se redressa, un sourire désabusé sur les lèvres. Finalement, n'y tenant plus - il avait besoin de savoir - il se rapprocha d'elle, comblant l'espace entre eux en deux pas amples, dardant ses prunelles grises-vertes sur les siennes :
- Explique-moi.
Il la dépassait d'une tête, aussi doit-elle lever les yeux pour soutenir son regard. Se pinçant les lèvres pour ne pas éclater de rire malgré la soudaine promiscuité qui aurait pu la gêner dans d'autres circonstances, elle décida de jouer le tout pour le tout, soutenant son regard :
- Tu devrais te renseigner. J't'assure, l'info est tout à fait commune. Tu sais, avec internet.

Quelque chose passa dans le regard du garçon, quelque chose d'indéchiffrable pour la jeune fille.

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Et sans qu'elle n'ai le temps de réagir, le polaroïd qu'elle tenait entre ses doigts depuis le début de leur conversation disparut.
Ecarquillant les yeux, Constance baisse bêtement son regard vers ses mains vides.
- Eh !
Déjà le brun s'était reculé, le polaroïd tenu entre son pouce et son index, l'agitant comme on agite une friandise, un sourire taquin ourlant ses lèvres.
- Rend-là moi !

- Constance ?
La voix de sa mère résonne à travers les dizaines de mètres qui les séparent. Ses parents avaient apparemment terminé leur lecture et, après une nouvelle pause-boisson, avaient remarqué l'attitude de leur fille en apparente conversation avec un ado. Pensant qu'ils s'échangeaient juste quelques mots de politesse, ils ne s'en étaient pas formalisés bien qu'ils surveillaient la scène de loin, pensant qu'elle allait les rejoindre. Mais leur fille était bien trop absorbée par sa conversation avec l'inconnu pour se rappeler de l'instant "présent".
Réalité qui la tire de plein fouet, avec presque autant de force qu'un transplanage forcé.
Tournant vivement la tête vers ses parents qui les observent de façon circonspecte, la Poufsouffle tâche de reprendre un minimum contenance et lance un regard furtif vers son camarade :
- J'dois filer, tu m'la rend ?
Est-ce le sérieux qui habille les traits de cette fille tout d'un coup ou l'interruption parentale de moldus ? Mais le garçon semble hésiter à peine lorsqu'il tend avec reluctance le cliché. Fin de la récré.

Toutefois, il connaissait son nom désormais.
Se rapprochant d'un pas, plus serein, il lève une main polie à l'intention des adultes liés à Constance pour les saluer avant de répliquer :
- Ravi de t'avoir revu, Constance. Tu me d'mande pas mon nom ?
Devant tant d'arrogance assumée - qui était sûrement de la taquinerie mais ne le connaissant pas vraiment, elle ne pouvait l'affirmer - la jeune fille arque un sourcil alors que ses lèvres frémissent sous un sourire retenu :
- Eh bien ?
Ils pouvaient jouer à ce petit jeu longtemps mais les parents de Constance allaient finir par rappliquer s'il ne cédait pas et... le Serdaigle n'avait pas vraiment envie d'être interroger.
- Oliver.
- Bien. Ravie de t'avoir revue, Oliver.

Reculant d'un pas alors qu'un sourire naissait sur les lèvres du brun, Constance détourna le regard et les talons, pressant le pas pour rejoindre ses parents. Oliver allait sûrement échapper à leur interrogatoire, mais pas elle.

Alors qu'elle se rapprochaient d'eux, Constance avait l'impression d'être devenue legilimens. Qui est ce garçon ? Tu le connaissais ? Si oui, d'où ? De Londres ? Mais on ne l'a jamais vu. De Poudlard ? C'est un sorcier alors ? Un né-moldu comme toi ? Pourquoi tu nous le présente pas ?

Inspirant abruptement, n'ayant pas très envie de répondre à cet interrogatoire qui paraissait inéluctable et qui finirait sûrement par un looong épisode de taquineries de la part de son père, Constance ne freine finalement pas le pas alors qu'elle arrive près d'eux et du regard, avisant la suite du sentier, elle leur dit d'un ton plein d'entrain, tout en prenant cette direction :
- C'est par là, n'est ce pas ?
- Hop hop hop jeune fille ! Tu ne t'en tireras aussi facilement ! scande son père en lui emboitant le pas.

Soupirant, la jeune fille ignore superbement son père bien qu'un sourire amusé est vainement combattu et gagne ses lèvres.
Alors que son père commençait à la presser de questions sans réponses, sa mère, attentive autant par la conversation que par l'exactitude du chemin, accélère le pas pour laisser son mari mener l'interrogatoire, et prendre les devant de leur file indienne.

Piégée entre les deux, Constance scelle difficilement ses lèvres alors que leurs pas les conduisent sur un étroit sentier de terre et de pierres qui passe directement et littéralement derrière le rideau de la cascade.
Emerveillée, la jeune fille freine le pas tandis que les questions meurent sur les lèvres de son père. De concert, ils tendent leurs doigts pour effleurer le mur d'eau. Magique.

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Une demi-heure qu'ils avaient quittés le site de la cascade de Sgwd yr Eira et pourtant les veux verts du garçons n'avaient pas encore quittés la surface de son esprit. Leur échange avait tourné dans sa tête, éloignant son attention de temps à autre du paysage verdoyant et parfois escarpé dans lequel elle naviguait. Son père avait fini par se lasser après qu'elle ai fini par obtempérer pour répondre à trois questions : oui, elle le "connaissait", de vue, oui, il était à l'école avec elle et non, elle ne cachait rien de particulier. Quant à sa mère, finalement très amusée de la situation, elle avait enjoint son mari de passer à autre chose, voulant garder leur ambiance sereine jusqu'au bout de leur périple.

Le bruit redondant de ses baskets sur le sentier berçait ses pensées tandis que ses yeux regardaient sans vraiment regarder le paysage.
- Si tu fais un pas de plus, tu vas t'étaler de tout ton long, lui fait soudain remarquer son père.
Froncement de sourcils, regard interrogateur puis qui se baisse au signe de Pete vers ses chaussures. Ses lacets s'étaient défaits et la Poufsouffle s'accroupit directement en remerciant son père. Alors que ses deux parents s'arrêtent, elle leur enjoint de continuer sans elle, qu'elle les rattrapera. Après quelques secondes de "tu es sûre ?", "on peut très bien t'attendre" et de "je suis une grande fille, au pire vous semer des p'tits cailloux derrière vous", ils finirent par hausser les épaules et s'éloigner d'un pas tranquille.

Une boucle, deux boucles. Un double noeud. Alors qu'elle s'attaque à sa deuxième chaussure car mieux vaut prévenir que guérir, un bruit de pas la fait relever les yeux machinalement. Elle distingue le dos de ses parents plus loin mais non, le bruit vient de derrière. Voulant se pousser du passage, elle commence à se relever, à reculer et...
- Hey !
Deux mains sur le haut de ses bras, qui la retiennent fermement.
- Fais attention, tu aurais pu t'casser la figure.
La voix était assurée et avant même qu'elle ne tourne son visage, elle savait à qui elle appartenait.
- Tu m'suis ou quoi ? rétorque-t-elle en gommant la surprise sur son visage tout en se dégageant.
Levant les mains en signe de paix, Oliver la regarde avec étonnement.
- Euh... parce que tu connais trente-six chemins par ici ? Et de rien.
- Pardon ?
- Ben j't'ai retenu, t'aurais pu t'casser la figure avec des lacets défaits.

Secouant son visage en fronçant les sourcils - cette conversation n'avait ni queue ni tête ! - la jeune fille lui fait alors un signe d'invite.
- Je t'en prie, vas-y !
Puis, elle s'accroupit à nouveau en s'interrogeant sur la probabilité de se croiser aussi rapidement en une journée. Mais Oliver ne bouge pas et l'observe finir ses lacets et se relever.
- Quoi ?
Petite moue qui signifie qu'il n'a rien à ajouter alors que ses yeux gris-vert la scrute d'un air curieux.
- Et tu te promènes souvent seul, comme ça ? Avoue, tu m'suis ? Non parce que, ça fait un peu bizarre, tu vois et j'suis avec mes parents alors si tu pensais que-
- Moi aussi, enfin, pas avec mes deux parents mais bon... non j't'assures, pourquoi je suivrais une camarade que je connais à peine ? C'est vrai ça, je sais juste que tu te prénommes Constance et que tu n'es pas très douée au foot.
Haussant les sourcils d'un air désabusé tandis qu'un large sourire éclaire le visage d'Oliver, Constance rétorque :
- Tu peux répéter ?
- Quelle partie ?

Alors, c'était lui ! Le gars dans le parc, à la fin des exams ! Qui jouait au foot avec ses potes. A Poudlard, une école de sorcellerie. LE truc pas commun, en bref.
- Ca y'est, tu t'souviens ?

Elle entrouvre les lèvres pour lui répondre du tac au tac une réponse bien sentie lorsqu'un homme et deux jeunes débarquent dans le dos d'Oliver, lui demandant pourquoi il bouche le passage.
Haussant les sourcils de plus belle, réalisant qu'il s'agit à coup sûr de la famille d'Oliver, Constance rosit d'un coup, embarrassée comme jamais.
Lorsque le père d'Oliver l'avise et la salue poliment bien qu'avec curiosité, elle lui retourne la politesse rapidement avec une gêne perceptible sous le regard amusé de son camarade.
- Passez d'vant, j'vous rejoins, fit-il à l'intention de son père, son frère et sa soeur.
Cette dernière, sûrement en 1ère année à Poudlard lors de l'année écoulée vu les traits de son visage les regarde d'un air inquisiteur tout en marchant à reculons tandis que le "grand" les regarde avec une curiosité passagère.

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Pensant à ses propres parents qui allaient sûrement s'interroger sur sa nouvelle absence, Constance tourne rapidement son regard vers le bout du chemin.
- J'dois y aller, mes parents, ils vont...
- On va dans l'même sens, on peut continuer ensemble jusqu'à eux, non ?
Le ton aimable qu'il prend, l'air affable sur ses traits, plus aucune trace d'arrogance ou d'ironie... elle ne pouvait décidément pas refuser sans paraître très impolie.
Acquiesçant donc simplement, elle se remet en marche, à pas énergiques toutefois, Oliver à ses côtés.
- Eh ben, tu marches vite...
- J'suis p't'être pas une joueuse de foot professionnelle mais je sais marcher, rétorque-t-elle du tac au tac sans le regarder.
Aucune réponse durant les brèves secondes qui suivent et la châtaine ne peut s'empêcher de couler un furtif regard vers son voisin et aviser son air amusé.
- Quoi ? Quoiii ?
- T'es un brin susceptible, non ?
- T'es un brin arrogant, non ?

Pouffant finalement, Oliver secoue son visage charmeur, vite suivit par Constance. C'était trop dur de résister.
- Repartons sur de bonnes bases, tu veux bien ? fit-il en lui tendant une main.
Le regard à nouveau désabusé qu'elle lui lance le fait lever les yeux au ciel.
- Je suis sérieux ! C'est pas tous les jours que je croise une camarade de l'école, j'veux dire, en dehors des gens que je connaissais avant, explique-t-il rapidement. Donc...
Soupirant, lui serrant la pince furtivement, sentant la tiédeur de sa paume contre la sienne, Constance lève les yeux au ciel.
- C'est vrai que c'est pas tous les jours, pour moi non plus.
- T'es là en vacances ?
- Non, juste pour le week-end et toi ?
- J'habite pas loin. Toi, par contre, t'es d'Londres non ? L'accent, précise-t-il face au regard interrogateur de Constance.
- Ah. Quoique j'pense pas être celle avec le plus gros accent... (petit regard en coin, avise son regard désabusé) Mais oui, j'viens d'Londres.
- J'ai un pote à Londres.
- Cool.

Les deux rient et Constance se détend imperceptiblement : Oliver semblait être sympa.
- T'es de quelle Maison ?
- Poufsouffle, bientôt Quatrième année. Toi ?
- Serdaigle, bientôt Cinquième.
Acquiesçant poliment, un mince sourire se dessine sur ses lèvres tandis que ses parents entrent dans leur champs de vision.
Ah.

Le regard inquisiteur de "Pa' " n'augure rien de bon - cela dit, pas dans le mauvais sens. Elle allait en entendre parler d'Oliver, ça, vous pouvez m'croire !
Quant à sa mère, son visage se pare tour à tour de soulagement, d'amusement et de curiosité.
- On était à deux doigts d'appeler SOS Chatons en Détresse, lance son père en montrant son téléphone portable.
Levant les yeux en l'air - c'était inéluctable, n'est-ce pas ? - elle freine son pas, imité par un Oliver un brin intimidé, alors qu'ils arrivent à leur hauteur.
- Bonjour Monsieur, Bonjour Madame, commence directement Oliver, lui coupant l'herbe sous le pied.
Le regard qu'elle lui adresse l'aurait fait éclater de rire s'il ne se trouvait pas devant ses parents.
- Bonjour, et vous êtes ? demande poliment Pete bien que ses yeux pétillaient.
- Oliver, Monsieur.
Alors que son père acquiesce devant tant de politesse et de sincérité, Constance entrouvre les lèvres, cherchant quelque chose à dire qui pourrait lui sauver la mise pour les prochaines heures.
- Et vous êtes une connaissance de Constance ? demande sagement sa mère, le regard tout aussi pétillant que son père.

C'est pas vrai ! Pas toi non plus !
Retenant un soupir d'exaspération - car elle les connaissait, sous leur apparente politesse, ils s'amusaient follement et elle allait en entendre parler de l'Oliver ! - la jeune fille lance un regard suppliant à sa mère : Stop, arrête, j'ai compris. Laisse-le s'en aller...
- Tout à fait Madame. Je l'ai aperçu tout à l'heure. Voyez, je suis également en train de me promener en famille et j'ai trouvé que c'était une sacré coïncidence de la croiser. Alors je n'allais quand même pas manquer de la saluer. D'ailleurs, vous avez dû croiser mon père et mes frères et soeurs.

Le ton qu'il prenait - tellement assuré, tellement sincère, tellement poli, tellement... charmeur ! - surprit Constance qui papillonne des yeux vers lui.
Sa mère devait apprécier la réponse car elle répondit avec un sourire :
- Je comprend tout à fait. Ah oui, il se pourrait bien en effet. Un homme avec un adolescent et une jeune fille ?
- C'est exact Madame, mon père, mon aîné et ma cadette, tous deux allant dans notre école.
Petit regard vers Constance comme pour lui demander d'appuyer ses propos.

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Euh... euh... il attend quoi d'moi au juste ?
Sentant le regard de ses parents, comme si justement il était attendu de sa part qu'elle ajoute quelque chose ou du moins qu'elle rebondisse sur le propos d'Oliver aka Môsieur-qui-sait-bien-parler, Constance sentit ses joues chauffer. Trouve quelque chose, trouve quelque chose !

- Euh... oui, voilà. (petit regard alentours pour vérifier qu'il n'y a pas d'oreilles indiscrètes) Oliver est à Serdaigle, comme Erin, dans la promo d'au-dessus. Et il aime le foot ! (acquiesce comme si cette information était capitale)

Pourquoi j'ai sorti ça ? Qui se fiche qu'il aime le foot, hein ? Non mais n'importe quoi, j'aurais dû m'taire plutôt que de me ridiculiser ! "Il aime le foot", ouais bravo Constance, ça leur fait une belle jambe !

En cet instant, elle avait envie de rapetisser - aussi petit qu'un bébé boursoufflet - et aller se cacher dans un trou. Profond, le trou.

- Le foot, vraiment ? rebondit immédiatement son père alors que Oliver porte son poing à ses lèvres, retenant manifestement un rire.
- Tout à fait Monsieur. Et vous ?

Ah non ! Ah non tu te tais Oliver, tais toi ! Le relance pas ! Cours. Cours ! Va rejoindre ton père et tes frère et soeur. Bye ! Salut ! Ciao !

Mortifiée, elle était mortifiée. Et pourquoi, vous demandez-vous ? Parce qu'elle voyait le regard pétillant de son père, visiblement aussi amusé qu'intéressé par le jeune homme et la position dans laquelle elle se trouvait. Déjà que pour une brève entrevue près de la cascade tout à l'heure elle s'était faite interroger, mais là, là ! C'était plus un interrogatoire qui l'attendait mais un kidnapping ! Bon, d'accord, elle exagérait un peu mais... elle se sentait tellement embarrassé. Que pensait son père ? Et sa mère ? Et Oliver ? Qu'allait-il penser d'elle, de ses parents ?
Et puis pourquoi ça l'affectait tout ça ? J'vous l'demande. Parce que ne le demandez pas à Constance, sinon vous ferez face à un sorte de boullu en manque d'oxygène.

Bref, ils étaient là en train de sympathiser et la jeune fille se rendit compte qu'elle avait complètement perdu le fil de la conversation.
- Et du coup, nous venons de temps en temps nous promener par ici, termine Oliver, répondant visiblement à une question.

Papillonnant des paupières, évitant soigneusement le regard du brun, la châtaine adressa un sourire gêné à ses parents :
- C'est pas tout ça mais justement, la famille d'Oliver va finir par se poser des questions si vous le retenez trop. Allez, à plus Oliver ! On s'revoit à... fin', tu vois, sourit-elle en dardant ses prunelles dans les siennes.

Un air étonné traverse brièvement le regard de son nouvel "ami" mais... message reçu, le garçon se redresse, les mains croisées dans le dos et acquiesce en souriant :
- Oui, tu as raison. Vaut mieux ne pas trop les faire patienter, j'en connais une qui sera beaucoup trop curieuse sinon (sourire complice avant de se tourner vers les parents de Constance : ) Ce fut un plaisir de vous rencontrer Monsieur et Madame... ?
- Nelson, et ce fut un plaisir partagé, répondit Mary, visiblement charmée.
Oliver acquiesce et avec un dernier regard coulé vers la Poufsouffle, prit congé.

- Quel jeune homme charmant, Constance, souffle alors Mary tandis que l'adolescent s'éloignait à grandes enjambées. Tu ne nous avais pas parlé de lui, parmi tes amis, j'me trompe ?
Repoussant une mèche imaginaire, Constance fuit le regard maternel et commence à reprendre sa marche :
- Ah bon ? Oh j'sais plus. T'as sûrement raison. Tu sais, comme il a été précisé plus tôt, on se connaissait surtout de vue donc... (haussement des épaules) voilà.
- "Voilà", répète son père avec un regard taquin.

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