Un retour peu attendu
La brume nous enveloppe et je profite de ce moment qui, je le sens, ne durera pas. Pourquoi est-ce qu’il faut toujours que, lorsque l’un de nous fait un pas en avant, l’autre recule ? Je me suis imaginé des centaines de fois une rencontre avec elle. Je l’ai imaginée chez elle, chez moi, à Belfast, à Tinworth, et évidemment à Poudlard, mais jamais ainsi. J’espérais un dialogue sans magie, mais c’était assez naïf de ma part quand on sait que c’est moi qui ai lancé les premiers reproches. Peut-être qu’à douze ans, je lui aurais sauté dans les bras. Peut-être que dans deux ans, je lui aurais tendu la main, mais aujourd’hui, mes émotions vont dans tous les sens et je crois encore qu’elle est la seule à pouvoir les contrôler.
Lorsqu’elle se retourne vers moi, j’attends - encore naïvement - un déballage de vie, des explications, qu’elle me raconte ces trois dernières années, qu’elle m’explique ce qu’il s’est passé, qu’elle me dise si elle enseigne toujours, comment elle gagne sa vie, si elle a trouvé d’autres prodiges, si elle revoit certains élèves, si elle est impressionnée par les sorts que je lance, si elle voit que j’ai progressé, si elle sait que j’ai déménagé avec ma mère, si elle m’aurait accepté dans son petit club, si elle a envie de tester ses expériences sur moi, si nous allons reprendre nos cours, et surtout, si je l’ai déçue. Sauf que je ne reçois rien de tout cela, et à la place, elle me demande d’arrêter de la suivre. Alors évidemment, son invitation à parler, je ne l’entends pas. Elle sonne faux. Ce n’est pas comme ça que je veux recevoir les choses d’elle, ce n’est pas par dépit, par abnégation ou je ne sais quoi. Alors je prends la première décision mature, qui me semblait impossible jusque-là et prends une grande inspiration.
- Rien, lâché-je en souriant. Un sourire qui se veut apaisé, mais douloureux. Prenez soin de vous, Miss. Merci pour ce que vous m’avez apporté. J’espère qu’il en est conscient aussi.
J’aurais voulu tendre ma main comme les honnêtes gens font, mais je crains trop l’humiliation de sa part qu’elle la rejette. Alors, d’un coup de baguette, je mets fin à la brume qui nous entourait et lui souris une dernière fois avant de repartir du côté opposé du couloir, celui dans lequel elle n’est pas et ne sera plus.
Lorsqu’elle se retourne vers moi, j’attends - encore naïvement - un déballage de vie, des explications, qu’elle me raconte ces trois dernières années, qu’elle m’explique ce qu’il s’est passé, qu’elle me dise si elle enseigne toujours, comment elle gagne sa vie, si elle a trouvé d’autres prodiges, si elle revoit certains élèves, si elle est impressionnée par les sorts que je lance, si elle voit que j’ai progressé, si elle sait que j’ai déménagé avec ma mère, si elle m’aurait accepté dans son petit club, si elle a envie de tester ses expériences sur moi, si nous allons reprendre nos cours, et surtout, si je l’ai déçue. Sauf que je ne reçois rien de tout cela, et à la place, elle me demande d’arrêter de la suivre. Alors évidemment, son invitation à parler, je ne l’entends pas. Elle sonne faux. Ce n’est pas comme ça que je veux recevoir les choses d’elle, ce n’est pas par dépit, par abnégation ou je ne sais quoi. Alors je prends la première décision mature, qui me semblait impossible jusque-là et prends une grande inspiration.
- Rien, lâché-je en souriant. Un sourire qui se veut apaisé, mais douloureux. Prenez soin de vous, Miss. Merci pour ce que vous m’avez apporté. J’espère qu’il en est conscient aussi.
J’aurais voulu tendre ma main comme les honnêtes gens font, mais je crains trop l’humiliation de sa part qu’elle la rejette. Alors, d’un coup de baguette, je mets fin à la brume qui nous entourait et lui souris une dernière fois avant de repartir du côté opposé du couloir, celui dans lequel elle n’est pas et ne sera plus.
Fiche PR - 5e année RP
Un retour peu attendu
Il ne saisit pas cette dernière chance que je lui offre de pouvoir me dire tout ce qu’il ressent. Je me demande si c’est à moi de lui expliquer tout ce qu’il ne sait pas, à moi de prendre la parole mais que pourrais-je bien lui dire ? Je sais qu’aucun de mes mots ne pourrait apaiser le chagrin que je lui ai causé alors à quoi bon. Puisque la brume ne nous encercle plus et que le monde autour de nous peut de nouveau nous entendre, je retiens ces mots qui s’apprêtaient à sortir. Trop tard.
Lorsqu’il commence à partir dans la direction opposée, ma main s’avance naturellement vers la sienne pour la retenir et l’effleure simplement. S’il me laisse partir, je dois en faire autant. J’en ai conscience, il a bien trop souffert par ma faute et lui offrir ce geste n’aura aucun effet positif sur lui. Ça ne fera que raviver sa colère, raviver son désir de vengeance.
Avant qu’il ne disparaisse complètement, je lui lance un dernier sortilège. Un sortilège que seuls les legilimens peuvent utiliser. A l’instant ou il le reçoit je lui fais parvenir tous les souvenirs que j’ai de lui. La main tendue dans le parc, nos nombreuses discussions dans ma salle de classe, mon arrivée à Portree, notre escapade au manoir Valerion et enfin… Je lui montre le souvenir de ce fameux soir où j'ai décidé de quitter l’école. Ce fameux soir où je l’ai abandonné. Je lui montre les larmes qui coulaient sur ma joue au moment où je lui écris, je lui montre le lien que j’avais créé entre cette lettre et moi. Je lui montre mes nuits d’insomnies durant mon exil, je lui montre les nombreuses lettres que je lui ai écrites sans jamais lui envoyer et enfin, je lui rends sa liberté et quitte le couloir.
Lorsqu’il commence à partir dans la direction opposée, ma main s’avance naturellement vers la sienne pour la retenir et l’effleure simplement. S’il me laisse partir, je dois en faire autant. J’en ai conscience, il a bien trop souffert par ma faute et lui offrir ce geste n’aura aucun effet positif sur lui. Ça ne fera que raviver sa colère, raviver son désir de vengeance.
Avant qu’il ne disparaisse complètement, je lui lance un dernier sortilège. Un sortilège que seuls les legilimens peuvent utiliser. A l’instant ou il le reçoit je lui fais parvenir tous les souvenirs que j’ai de lui. La main tendue dans le parc, nos nombreuses discussions dans ma salle de classe, mon arrivée à Portree, notre escapade au manoir Valerion et enfin… Je lui montre le souvenir de ce fameux soir où j'ai décidé de quitter l’école. Ce fameux soir où je l’ai abandonné. Je lui montre les larmes qui coulaient sur ma joue au moment où je lui écris, je lui montre le lien que j’avais créé entre cette lettre et moi. Je lui montre mes nuits d’insomnies durant mon exil, je lui montre les nombreuses lettres que je lui ai écrites sans jamais lui envoyer et enfin, je lui rends sa liberté et quitte le couloir.
FIN DE CETTE FANFICTION.
Merci Sharp d'avoir partagé ce moment avec moi, ça m'avait manqué.
Bisous aux lecteurs.
Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.