25 juil. 2024, 23:56
 Libre   Camp pédagogique  Le blues du moulin
Mardi 20 juillet, entre 11h et 12h (temps libre) *
* la date peut être changée


Leo est assise en tailleurs sur un rocher à l’ombre du moulin en ruines du domaine Kohler. Distraitement, elle arrache une herbe haute de sa main droite, fait une série de petits nœuds dans la tige jusqu’à ce qu’elle ne se déchire, recommence.

Cela fait moins de trois jours que je suis à Belfast, et déjà, je me demande ce que je fous ici. C’est les vacances et moi, je me retrouve à faire un camp pédagogique. Déjà rien que le nom. Par Merlin, il y a quelques années, j’aurais éclaté de rire si on me disait que j’allais volontairement m’inscrire dans un camp scolaire pendant les vacances d’été. Et c’est bien ça précisément qui me frustre : c’est les vacances.

Je suis à Belfast alors que je devrais passer du temps à Liverpool, avec mes grands-parents. Déjà que je ne suis rentrée ni à Noël, ni à Pâques à la maison… Et puis j’aimerais vraiment y retourner, sincèrement. Mais je constate bien que dans mes priorités, Liverpool est un peu moins haut dans la liste chaque année. Ça m’attriste, ça me donne mauvaise conscience et je me sens ingrate pour tout ce que Gran’Ma et Gran’Da ont fait pour moi. Je devrais être à la maison, passer du temps avec eux et être là pour les aider, parce que mine de rien, ce n’est pas comme s’ils rajeunissent non plus… Et même s’ils ne le disent pas et que quand je leur pose la question, ils me répondent que je suis jeune et que c’est normal de profiter des vacances, de partir, de sortir, je vois pourtant bien le mélange de déception et de tristesse maladroitement dissimulé sur leur visage chaque fois que j’annonce que je vais partir quelques semaines ici, quelques semaines là, quelques semaines à un camp de magie à l’autre bout du pays.

Je suis à Belfast alors que je pourrais – j’aimerais, et tellement – être loin d’ici avec Jacob. Peu importe où en réalité, juste avoir la possibilité de me réveiller à ses côtés le matin et de m’endormir un bras passé autour de sa taille, tout en pouvant affirmer que la dernière chose que j’ai vue avant de fermer les paupières, ça aura été son visage. Aux côtés de Jacob, peu importe où, le temps est merveilleux.

Un oiseau sautille dans l’herbe non loin de Leo. Ce n’est que lorsqu’elle tend la main pour arracher une énième brindille qu’il remarque sa présence et s’envole un peu plus loin.

Je suis à Belfast alors que je devrais travailler. Il me le faut, cet argent. Et je sais que Jacob est prêt à me donner ce dont j’ai besoin, qu’il le fait avec plaisir et sans rien attendre en retour. Mais au fond de moi, je sens que j’aimerais pouvoir contribuer à l’effort financier. Avoir cette indépendance-là ne serrait-ce que par principe. Pouvoir l’inviter moi aussi au resto ou à toute autre activité, même si je ne suis pas matérialiste, juste pour le geste. Alors il tombe tellement mal le camp, à cheval entre juillet et août… impossible de vraiment travailler avant, impossible de vraiment travailler après… même si j’ai quand même contacté le garage où j’ai bossé l’été passé pour voir s’ils peuvent m’arranger un p’tit truc, on sait jamais.

Et maintenant, toutes ces heures qui arrivent par vagues plus ou moins intenses lors desquelles je regrette d’être ici. Et où je culpabilise de ne pas rentrer à la maison, où l’occasion manquée pour gagner un peu d’argent m’angoisse, où je regrette de ne pas simplement être loin avec Jacob pour profiter d’un été en sa compagnie.

C’est à cause de Monsieur Kohler que je suis là. Enfin à cause, exagérons pas, c’est moi qui ai signé le document final pour m’inscrire. A cause, grâce à, pour… j’en sais rien. Mais disons qu’en tout cas, c’est surtout lui la raison de ma présence. Et je dois avouer qu’il m’a un peu sauvée, depuis fin février. Les entraînements pour l’UDS avec le concierge, ça a dans une certaine mesure redonné sens à la fin de ma sixième année. Je lui en suis immensément reconnaissante, je pense qu’il sait même pas. Et puis je crois que ça se voit, que je suis motivée. Que je prends ça au sérieux et à cœur. Que je me donne à fond. Peut-être que c’est pour ça qu’il a évoqué la possibilité de bourse et de soutien financier pour la suite de mes études… En tout cas, depuis, j’essaie d’intensifier encore plus mes efforts. Et m’inscrire à ce camp pour continuer à m’entraîner et à profiter des conseils du sorcier durant l’été, ça en fait partie. Donc… me voici.

Une légère brise d’été vient agiter les hautes herbes, ébouriffer les boucles rousses de Leo et peut-être que si les ailes du moulin fonctionnaient encore, elles se seraient mises à tourner.

RP libre, hésite pas à poster !

ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin

26 juil. 2024, 00:18
 Libre   Camp pédagogique  Le blues du moulin
Je sais pas ce que je préfère. Etre là à devoir travailler ou être à la maison avec mes parents. Franchement, je sais pas. A la maison, j'aurais pu jouer au Quidditch avec mes cousins, ou même à cache-cache, j'm'en fous. Mais pour ça, faudrait qu'ils y soient, à la maison. Et je sais que c'est pas le cas.
De toute manière, c'est pas moi qui ai choisi. J'aurais bien aimé avoir mon mot à dire. J'aurais voulu m'enfuir, mais Belfast c'est loin de Dublin. J'uis démerde, mais j'ai ni argent si nourriture. Ca complique l'histoire. J'ai même pas de balai. Et je sais pas transplaner.

On a un temps libre. J'ai décider d'aller me promener. Enfin, promenade ici, c'es relatif. Par ce que bon, c'est pas gigantesque quand même. Assez pour faire un tour, mais je serais vite revenu.
Lorsque j'arrive au niveau du moulin, je remarque une tache rousse un peu plus loin. Des cheveux, presque comme les miens.
Leo. La personne à qui j'aimerais parler depuis des années lumières. Je n'oserais pas y aller directement, je le sais. Pour l'instant, je tente juste de m'approcher.

Je ne peux m'empêcher de penser au Quidditch à la vue de la Gryffondor. A cette équipe dans laquelle je rêve d'entrer. A ces matchs, auxquels je rêve de participer. Et qui resteront des rêves si je ne fais rien.
Je suis maintenant nettement visible depuis là où elle est. Mais je n'engagerais pas la conversation. Si elle ne parle pas, je ne parlerais pas non plus.

Un léger vent souffle toujours, faisant onduler mes cheveux, roux comme ceux de la fille, et ma chemise. Si elle me voit, si elle me parle, j'espère vraiment avoir assez de courage pour lui demander ce dont je rêve tant. Après tout, je ne suis pas chez les rouge et or pour rien, n'est-ce pas ?

311 mots
@Leo Ginger, coucou :grin:

4A 2050/51 | Filière Sport & Soin | PR | Commentateur de l'Ombre | L'élève Béni
Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches

26 juil. 2024, 09:30
 Libre   Camp pédagogique  Le blues du moulin
Eileen aimait se retrouver avec elle-même de temps en temps. Elle avait rapidement fait le tour de l'endroit lors de son premier temps libre et avait remarqué un coin agréable près du moulin. Il y avait bien aussi le banc ombragé non loin des tentes, mais ce n'était pas vraiment tranquille, c'était juste à côté du camp. Trop près. Elle qui aimait la nature, elle qui aimait la tranquillité, se retrouver dans un si petit microcosme lui donnait des envies d'aventure.

Elle errait donc sans vraiment de but, regrettant de ne pas avoir sa Mila avec elle. Elle aurait adoré pouvoir découvrir les anciens champs de blé. Elle aurait probablement monté sur les restes du moulin. C'était après tout la première fois qu'Eileen s'en séparait depuis qu'elle l'avait récupéré. Et systématiquement, pour chaque action qu'elle avait eu l'habitude de faire avec sa féline pendant l'année écoulée, elle pensait à elle. Elle se demandait aussi ce qu'elle faisait à Galway. La connaissant, elle devait sympathiser avec les deux chats et le chien de la maison, même si probablement elle aurait plus de difficulté avec DéliCat.

Tout en regardant donc la nature autour d'elle, le soleil au loin, les faibles nuages, tout en sentant le souffle sur son visage, l'irlandaise parvint donc au moulin. Qu'elle ne fut pas sa surprise d'y retrouver Lyam et un peu plus loin une demoiselle plus âgée qu'elle ne connaissait pas.

Elle s'approcha, entamant la conversation.
- "Salut Lyam !" puis montrant la rousse un peu plus loin, elle demanda : "Tu la connais ? On peut aller la saluer, elle a pas l'air en forme..."

Sans vraiment attendre de réponse, elle la héla :
- "Hey ! Je suis Eileen. Je te dérange peut-être... Ca va ? "

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Coucou ! En espérant que ca vous va !

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27 juil. 2024, 23:38
 Libre   Camp pédagogique  Le blues du moulin
Le bruit de pas fait lever la tête de Leo. Déjà de loin, elle repère la silhouette qui s’approche, la suit du regard, immobile hormis pour les doigts qui continuent de nouer la tige qu’ils tordent et distordent et retordent à l’instant.

Lyam Coyle. J’le connais vite fait de la salle commune, on s’est déjà croisés, on s’est peut-être vite fait parlé quelque fois, pas beaucoup, mais je crois qu’il est plutôt sympa. Pourtant, cette fois, j’espère qu’il ne fait que passer. Il ne me manquerait plus que ça : avoir à forcer un sourire et taper la discut’ à un autre élève.

Le garçon est proche, à présent. Il regarde Leo, Leo le regarde en retour, répondant à son air hésitant par une mine impassible et stoïque, ses yeux bleus plantés dans les siens.

Comme s’il allait pouvoir lire mes pensées silencieuses : allez casse-toi, casse-toi s’il te plaît, à tout moment volontiers mais là tout c’que je veux c’est qu’on me foute la paix. Chuis pas d’humeur, ça se voit, non ? Allez s’il te plaît Lyam, d’toute façon c’est un vieux moulin en ruines qui ne fonctionne plus, y a rien à voir par ici, le reste du camp est bien plus intéressant, non ?

Ha. De toute évidence non :

À nouveau des pas. Une deuxième tête qui apparaît dans le champ de vision de la rousse. Elle prend la parole. S’adresse à Leo. La brindille entre les mains de l’anglaise se déchire, elle la jette au sol, n’en récupère pas de nouveau cette fois-ci, interrompue dans l’enchaînement automatico-méditatif de ses gestes.

Merlin, on peut pas être tranquille deux minutes, par ici. Pas durant les activités, pas durant la nuit dans les dortoirs… et pas durant les pauses non plus, de toute évidence. Et hormis ceux qui ont été inscrits par leurs parents contre leur gré, partout des gamins surexcités, camp de vacances yeah trop bien youpi hihihi. Enfin en vrai, de quoi j’me plains, mes journées consistent en : du temps libre, des entraînements sportifs, des entraînements magiques avec Monsieur Kohler, des p’tites activités, du temps que je peux passer avec mes amis. De façon isolée, tous ces éléments me plaisent bien, en réalité. Ou en tout cas, me plairait bien… s’il n’y avait pas tout ce reste.

Je soupire. Eileen, hein. Ouais tu me déranges, non ça n’va pas trop, non. Je n’ai pas envie d’en parler, pas avec toi en tout cas.

Le regard de Leo s’attarde sur la nouvelle venue. Se pose sur Lyam. Retourne fixer Eileen. Quelques secondes passent.

« J’espérais pouvoir être un peu tranquille par ici. »

Ton las. Je lui aurais bien lancé à la figure la suite logique de mon affirmation : laisse-moi tranquille et va voir plus loin ; mais j’y renonce et me contente d’un soupir à la place. La dernière chose qu’il me faut c’est qu’il arrive aux oreilles de Monsieur Kohler que j’aurais envoyer balader deux élèves plus jeunes que moi, la batteuse de Gryffondor elle est méchante gnagnagna.

« Pour mes heures de sortie aujourd’hui, j’arrive pas à me décider. Rentrer à la maison pour passer du temps avec mes grands-parents, partir avec mon copain et passer du temps avec lui, passer chez le type ou j’espère pouvoir taffer un peu après le camp ou me faire un p’tit entraînement de Quidditch pour pas perdre la forme durant l’été. Vous feriez quoi à ma place ? »

Ah ben c’est malin. Aussitôt ma phrase achevée que je regrette déjà de l’avoir prononcée. Ni Lyam ni Eileen n’ont les éléments utiles pour pouvoir donner un avis pertinent, je ne sais même pas pourquoi j’ai posé la question. Il faut vraiment que je commence à réfléchir avant de parler. Une nouvelle fois, je soupire.

L’oiseau s’est envolé. Leo ne l’a pas vu partir, mais lorsque son regard glisse brièvement en direction de l’endroit où il sautillait encore joyeusement un peu plus tôt, elle constante qu’il n’est plus là. Ils sont juste les trois.


@Lyam Coyle, @Eileen O’Brien (contrairement à Leo (oups)) je suis ravie d’écrire avec vous !

ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin

30 juil. 2024, 14:24
 Libre   Camp pédagogique  Le blues du moulin
Tant pis. J'irais une autre fois. Là, je peux pas. Je suis pas capable d'aller parler aux gens de toute manière. Faut que je m'y habitue au bout d'un moment. Surtout pas aux gens que j'admire.
J'étais sur le point de repartir quand des bruits de pas retentirent. Eileen. Par ce qu'elle commence à parler. et que je reconnaitrais sa voix en milles. Par ce que je me suis retourné. Et que ce visage ne m'est plus inconnu depuis longtemps. Ce qu'elle dit cette fois ci ne menait à rien de bon. Ce n'était pas souvent qu'elle faisait des mauvais choix. Mais là, c'est une sacrée boulette.

- Salut. Oui. Je sais pas si c'est une bonne idée...

Aaarg... Bon sang Eileen écoute moi ! La réponse de Leo ne fit que confirmer ce que je pensais. J'avais bien vu qu'elle voulait être seule. J'étais sur le point de repartir mais… bouse d'Eruptif ! J'ai jamais vu une Serdaigle qui perd autant ses qualités de Serdaigle en dehors de Poudlard. En temps normal, Eileen aurait pas fait ça si ? Ca ce voit pourtant ! Enfin. Ce qui est fait est fait.
Je ne m'approche pas plus. Leo va déjà être assez embêté avec mon amie, je vais pas non plus me rajouter.
Sa question me pousse tout de même à rester. Je sais qu'elle n'attend pas de réponse, pourtant, je ne peux m'empêcher d'y réfléchir. Mes grands-parents, même pas en rêve. Mes amis, encore faudrait il que j'en ai d'assez proche pour leur parler en dehors de l'école. Travailler, j'ai pas l'âge. Ni l'envie. Si j'ai besoin d'argent, j'en vole.

- Le Quidditch.

Ma voix était assez forte pour que les deux fille m'entendent, mais suffisamment faible pour qu'elle fasse comme si je n'avais rien dit.
Pour moi, c'était la seule réponse valable, logique. La seule possible et envisageable. La seule qui veuille dire quelque chose pour moi.

319 mots
@Eileen O'Brien, @Leo Ginger

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30 juil. 2024, 17:59
 Libre   Camp pédagogique  Le blues du moulin
Eileen avait mis les pieds dans le plat, mais comment faire autrement quand face à elle se trouvaient deux personnes qui visiblement voulaient se retrouver seules mais qui ne semblaient pas être les plus heureuses de l'être.
Son instinct l'avait poussé à leur parler l'air de rien, avec sa bonne humeur et sa volonté d'aider habituelles. Pas très subtile comme attitude, mais on ne pouvait pas l'être tout le temps n'est-ce pas !?

Lyam avait l'air mal à l'aise, hésitant sur la tenue à tenir. Faisant fi de sa remarque, même si à première vue, il avait raison, l'irlandaise s'était avancée. Eileen avait facilité le travail de son ami en entamant la conversation avec leur ainée.

Cette dernière avait - comme prévu - été un peu abrupte dans sa façon de s'exprimer mais au final, elle s'était livrée sur le dilemme qui la tenaillait. Le résultat comptait.

Lorsqu'on lui demandait ce qu'elle ferait à la place des autres, la rouquine avait désormais l'habitude de contourner la question directe et qui semblait simple. Elle savait que même si on lui demandait clairement quelque chose, la question cachait une autre vérité, une autre demande.

Elle continua dans son état d'esprit franc après que Lyam ait répondu en parlant du sport sur balai. La demoiselle lui adressa un sourire, pas étonnant de sa part. Elle ne jugeait pas, elle commençait seulement à bien le connaitre.
- "Je suis pas à ta place donc c'est difficile de te répondre. Qu'est-ce qui est le plus important pour toi ? Tes grands-parents parce que tu les as nommé en premier ?"

Une façon comme une autre de lui renvoyer en miroir sa propre question. A voir à présent comme la Serdaigle serait reçu !

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@Leo Ginger

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8 sept. 2024, 00:34
 Libre   Camp pédagogique  Le blues du moulin
Toujours indécise, Leo arrache un nouveau brin d'herbe. Au lieu de le parsemer de petits nœuds, cette fois, elle l'enroule autour de son indexe tandis que son regard est posé sur Lyam, sans réellement l'observer pour autant.

"Le Quidditch", je répète lentement. Ouais, on pourrait en tout cas dire que ça me manque et que de l'entraînement ne fait jamais du mal – surtout durant les vacances où je risque toujours de rouiller un peu. Et pourtant... je sais pas. Je n'aurais personne avec qui jouer, hormis peut-être la poignée d'inconnus au niveau aléatoire qui risquent de partager le terrain d'entraînement public avec moi – terrain d'entraînement que je peux enfin rejoindre avec mon permis de transplanage... dire que les années d'avant, à défaut de vivre dans un environnement sorcier, je m'entrainais surtout au baseball moldu ! Bref, parfois je croise des gens cool au terrain d'entraînement, et puis au fond ça ne me dérange pas non plus de m'entraîner seule de temps en temps... mais quand même.

Et puis brusquement, le regard de Leo se plante sur la jeune Serdaigle.

Je sens que ses intentions sont bonnes, qu'elle essaie de se montrer gentille voire utile, qu'elle veut aider. Mais... sérieux, meuf ? Je me tourne vers Lyam avec un petit sourire peut-être un peu railleur et en effectuant un mouvement de tête en direction de la jeune fille, je lâche :

"Eh tu la connais ? Ça lui arrive souvent de parler comme ça ?"

M'adressant directement à la concernée, je continue, toujours sur le même ton :

"T'sais, j'apprécie l'effort hein, mais j'pense pas que ta pseudo-psychanalyse ça va aider. S'il y avait une réponse aussi simple, j'l'aurais trouvée toute seule."

Je m'arrête juste un instant, puis conclus à voix plus basse :

"Ouais d'ailleurs oubliez la question en fait, c'était con d'avoir demandé."


Je m'excuse pour le retard !

ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin

8 sept. 2024, 15:36
 Libre   Camp pédagogique  Le blues du moulin
Mon regard passait successivement de Leo à Eileen. Puis d'Eileen à Leo. Et ainsi de suite. Je ne sais pas ce qui se passait de l'esprit de la Gryffondor, mais ça avait l'air de chauffer.
Je cligne des yeux, l'air hébété lorsque mon amie répond à la plus grande. Faut arrêter d'être aussi gentil. Avec moi ça marche bien, mais Leo n'est pas moi. Déjà c'est une fille.

Leo me parle. Je ne m'y attendais pas. Pourquoi ? Je croyais qu'elle voulait être seule. Je ne comprends plus rien. Mais pourquoi a-t-il fallut que je vienne ici ? Ca aurait été plus simple de rester planqué dans la chambre, sans sortir de la journée. Enfin je crois.

- Heu... oui, j'la connais. Eh bah, de temps en temps je crois.

Piètre réponse. Surtout la première. "Je la connais", c'est tout ce que je peux dire sur Eileen ? J'aurais pu ajouter que c'était mon amie, certainement une des seule. J'aurais pu la défendre, dire qu'elle essayait juste d'aider, parce qu'elle le fait tout le temps. Qu'elle m'aide souvent moi. Que mine de rien, ses mots me font longtemps réfléchir. Parce que c'est à ça que ça sert une amie, n'est-ce pas ?

A ce moment là, j'aurais voulu partir, la conclusion de Leo en toile de font. Mais j'en suis incapable. J'aurais aimé pouvoir parler un peu, que ça soit avec ma camarade de promotion ou avec notre ainée. Mais j'en suis incapable. J'aimerais réussir à changer. Mais ça aussi, j'en suis incapable. Pour ça, j'aurais besoin de quelqu'un. Mais personne ne comprendrait. Il faut que j'arrive à changer. Si seulement c'était si simple.
J'en ai marre de parler toujours au futur.

282 mots

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8 sept. 2024, 17:01
 Libre   Camp pédagogique  Le blues du moulin
Eileen s'étonna du comportement qu'elle trouvait face à elle. Passive-agressive. Quoique tout de même plus agressive que passive. Elle semblait être comme une cocotte minute qui avait trop été maintenu sous la pression et qui dès qu'elle ouvrait la bouche sortait un peu de pression. C'était concentré, c'était fort, c'était violent.

Elle avait demandé de l'aide. L'irlandaise avait tenté de lui expliqué que l'aide qu'elle cherchait, elle ne pouvait pas lui apporter. Elle n'était pas à sa place. Elle le lui avait dit. Elle avait tenté de lui faire réfléchir sur l'ordre de ses priorités. Et tout ce qu'elle recueillait en échange, c'était qu'on l'ignorait ouvertement, on parlait d'elle comme si elle n'était pas là. Puis on lui reprochait d'avoir répondu à la question qu'on venait de lui poser. C'était quand même un peu fort.

La Serdaigle savait être gentille, elle savait se faire bienveillante et compatissante mais elle n'était pas un paillasson. Il était hors de question qu'elle se fasse marcher sur les pieds.
- "Elle répond parce que tu as posé une question. Tout simplement. Si tu ne veux pas une réponse, ne pose pas de question."

Ce n'était pas son genre de répondre ainsi, mais elle avait été piquée au vif. Ce n'était pas non plus son genre de prendre à partie quelqu'un d'autre. Donc elle laissa Lyam en dehors de l'histoire.

Elle le savait parfois un peu maladroit. Il avait du mal avec les relations humaines. Elle ne lui en voulait pas pour sa réaction.

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