Le destin au bout d'une page
Sonia s'était un peu couverte. Il faisait froid et c'était normal, le mois de décembre était entamé. Elle voulut profiter de la fraîcheur de l'extérieur avant qu'il ne fasse trop froid — même si elle n'hésiterait pas à sortir du dortoir pour être seule avec elle-même.Lieu : Cour de la tour de l'horloge
Date : Dimanche 06 décembre 2048
Heure : 14h37
Avec : @Enola Smith
Son sac en perles autour d'elle, l'anglaise arpentait les couloirs du château, avant de se frotter aux escaliers qui la firent poireauter un bon moment, avant de la laisser passer ; ils avaient sûrement jugés qu'ils avaient assez joués d'elle. Profitant de l'occasion, elle sortit du château, bonnet sur les oreilles et se dirigea jusqu'à la cour.
Comme si la fontaine avait prédit son arrivée, il n'y avait personne à sa place habituelle : le rebord de la fontaine. Le sourire aux lèvres, la gryffone s'avança et prit place sur celui-ci. Un petit hoquet s'échappa de ses lèvres au contact de ses fesses sur la pierre froide de la fontaine. Elle posa une main sur sa bouche, espérant que personne ne l'ait entendue et mangea sa douleur, posant d'un seul coup ses fesses pour de bon.
C'est froid, c'est froid, c'est froid... répéta-t-elle, comme si cela rendrait la pierre chaude.
Sonia était venue ici pour lire et pas pour se lamenter sur ses fesses gelées, alors elle sortit de son sac un livre qu'elle avait emprunté à la bibliothèque, marque-page en main, et se plongea dans l'ouvrage.
J'espère que ça te convient
Dernière modification par Sonia Ross le 1 août 2024, 12:14, modifié 1 fois.
#3E0576 | 3A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | marraine | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre ! |
Le destin au bout d'une page
DIMANCHE 06 DÉCEMBRE 2048
Première année, 11 ans
Première année, 11 ans
Plongée dans sa lecture, la fillette ne voyait plus le monde bouger autour d'elle. Ça devait faire une bonne heure qu'elle était là, assise sur le rebord de la fontaine de la cour de la tour d'horloge, mais elle avait l'impression que ça ne faisait que quelques minutes. C'était ça, le vrai effet d'un bon roman. Elle en oubliait jusqu'à qui elle était, où elle se trouvait, le temps qui passait... Son nom n'était plus Enola mais bien celui de l'héroïne de son livre, dont elle vivait toutes ses aventures à sa place. Elle n'était plus au château, mais dans une contrée lointaine au nom inconnu. La Poufsouffle adorait cette impression ! Elle mettait son cerveau sur silencieux pendant quelques temps et profitait vraiment, sans réfléchir à tout et n'importe quoi. Comme c'était apaisant...
Au bout de quelques minutes et d'une dizaine de pages tournées, la brunette arriva à la fin de son livre. Elle avait entamé celui-ci une semaine auparavant, le week-end précédent et l'avait vraiment apprécié. Elle était un peu déçue de l'avoir terminé, de devoir quitter ces personnages à qui elle s'était attachée. Une moue mécontente sur le visage, elle fourra rapidement son livre dans son sac avant de se lever. Le froid commençait à se faire sentir et la jeune fille n'était pas contre un peu de chaleur, ayant décidé de retourner dans sa salle commune.
L'hiver était plutôt rude au château, comme la jeune sorcière l'avait découvert quelques semaines auparavant. Les températures étaient basses, et il y avait même un peu de neige qui s'était installée dans le parc. L'étendu de verdure n'était à présent plus très verte, s'étant laissée recouvrir par une fine couche de blanc. Bien que la Poufsouffle apprécie le paysage, elle ne pouvait s'empêcher de regretter les températures d'automne. Emmitouflée dans son manteau et son écharpe, elle réalisait qu'elle était bien trop froussarde.
Dans sa hâte de retrouver la chaleur du château, la brunette ne réalisa même pas que son livre était tombé derrière elle. Ses chaussures claquaient sur les dalles de la cour à mesure qu'elle s'approchait de la sortie de celle-ci, son livre quelques mètres plus loin. Elle était impatiente de retrouver une température agréable, ne regardant pas en arrière.
Et voilà @Sonia Ross 
Le destin au bout d'une page
Sonia était totalement plongée dans son livre, elle en faisait partie ! Pour elle, un bon livre était un livre qui permettait au lecteur de se reconnaître parmi les personnages et de participer à l'aventure avec eux. Et c'était totalement le cas, jusqu'à ce qu'un bruit sourd la sorte de sa transe.
Elle n'avait pas remarqué plutôt, mais une sorcière de son âge venait de quitter la fontaine pour sûrement aller se réchauffer à l'intérieur du château. Toutefois, dans cette entreprise, elle fit tomber quelque chose. L'anglaise vit un livre à terre, à quelques mètres de la sorcière. Il devait lui appartenir. La gryffone se dépêcha de ranger son propre livre — faisant attention à ne pas commettre la même erreur que sa camarade — et se précipita sur l'ouvrage puis, vers la sorcière afin de lui rendre son précieux.
— Hey !
La brune ne semblait pas l'avoir entendue. Sonia prit son courage à deux mains, s'approcha de sa camarade, posa une main sur son épaule, la faisant tourner face à elle.
— Excuse-moi, je crois que ce livre est à toi.
Quelques minutes furent nécessaire à l'anglaise pour réaliser ce qu'elle venait de faire. Elle venait d'interpeller quelqu'un qu'elle ne connaissait pas et l'avait même touché ! Le rouge lui monta aux joues en moins de deux.
— Euh dé-désolée ! J-Je m'appelle Sonia et je suis en première année à Gryffondor ! J-J'ai vu que tu avais fait tomb-ber ton livre... alors je te le r-rends... bégaya-t-elle.
@Enola Smith
Elle n'avait pas remarqué plutôt, mais une sorcière de son âge venait de quitter la fontaine pour sûrement aller se réchauffer à l'intérieur du château. Toutefois, dans cette entreprise, elle fit tomber quelque chose. L'anglaise vit un livre à terre, à quelques mètres de la sorcière. Il devait lui appartenir. La gryffone se dépêcha de ranger son propre livre — faisant attention à ne pas commettre la même erreur que sa camarade — et se précipita sur l'ouvrage puis, vers la sorcière afin de lui rendre son précieux.
— Hey !
La brune ne semblait pas l'avoir entendue. Sonia prit son courage à deux mains, s'approcha de sa camarade, posa une main sur son épaule, la faisant tourner face à elle.
— Excuse-moi, je crois que ce livre est à toi.
Quelques minutes furent nécessaire à l'anglaise pour réaliser ce qu'elle venait de faire. Elle venait d'interpeller quelqu'un qu'elle ne connaissait pas et l'avait même touché ! Le rouge lui monta aux joues en moins de deux.
— Euh dé-désolée ! J-Je m'appelle Sonia et je suis en première année à Gryffondor ! J-J'ai vu que tu avais fait tomb-ber ton livre... alors je te le r-rends... bégaya-t-elle.
@Enola Smith
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Le destin au bout d'une page
Bien décidée à rentrer au château, le fillette ne regarda pas derrière elle en partant. Il faisait un froid de canard dans la cour et elle ne souhaitait pas s'y attarder plus longtemps. Son dortoir ferait très bien l'affaire, la brunette ne cherchant pas particulièrement à être au calme. En ce dimanche après-midi, elle avait terminé tout ce qu'elle avait à faire pour le week-end et était donc encline à passer un peu de temps avec ses camarades plutôt que seule.
Le regard dans le vide, plongée dans ses pensées, la première année n'entendit pas une voix féminine l'interpeller. Et à vrai dire, même si elle l'avait entendue, elle ne se serait probablement pas retournée, ignorant que celle-ci s'adressait à elle. Une main se posa cependant sur son épaule, la faisant tressaillir. Enola n'aimait pas beaucoup le contact physique, et ce depuis toute petite, sans raison apparente. Elle savait juste que ça ne lui plaisait pas.
Se retournant, étonnée et légèrement agacée, la fillette fut surprise de découvrir une fille de sa promotion, à qui elle n'avait jamais parlé auparavant. Il lui fallut quelques secondes avant de remettre un nom sur le visage de sa camarade. Sonia. Enola ne se souvenait plus vraiment dans quelle maison elle était, sachant seulement qu'elle n'était pas avec elle chez les jaunes et noirs.
Un rapide coup d'oeil au livre que sa camarade tenait dans les mains calma la brune, qui comprit la situation. Elle l'avait probablement fait tomber dans sa précipitation de rentrer au chaud, à l'intérieur du château.
- Oh, oui, merci, répondit-elle avant de récupérer le livre et de le ranger plus précautionneusement dans son sac.
Quelques secondes plus tard, alors que la Poufsouffle songeait à partir après un léger silence, sa camarade reprit la parole pour se présenter. Enola avait vu juste, la brune s'appelant bien Sonia et étant chez Gryffondor.
- Oui, j'crois que je t'ai déjà vu en cours, répondit-elle sans prendre la peine de se présenter, impatiente de retourner au château. Merci.
Elle ponctua son dernier mot d'un signe de tête vers son sac, afin que sa camarade comprenne qu'elle parlait du livre. Bien que reconnaissante envers sa camarade, Enola n'avait pas vraiment envie de s'éterniser dans la cour. Le froid lui glaçait le sang, la rendant encore moins aimable que d'habitude.
Le regard dans le vide, plongée dans ses pensées, la première année n'entendit pas une voix féminine l'interpeller. Et à vrai dire, même si elle l'avait entendue, elle ne se serait probablement pas retournée, ignorant que celle-ci s'adressait à elle. Une main se posa cependant sur son épaule, la faisant tressaillir. Enola n'aimait pas beaucoup le contact physique, et ce depuis toute petite, sans raison apparente. Elle savait juste que ça ne lui plaisait pas.
Se retournant, étonnée et légèrement agacée, la fillette fut surprise de découvrir une fille de sa promotion, à qui elle n'avait jamais parlé auparavant. Il lui fallut quelques secondes avant de remettre un nom sur le visage de sa camarade. Sonia. Enola ne se souvenait plus vraiment dans quelle maison elle était, sachant seulement qu'elle n'était pas avec elle chez les jaunes et noirs.
Un rapide coup d'oeil au livre que sa camarade tenait dans les mains calma la brune, qui comprit la situation. Elle l'avait probablement fait tomber dans sa précipitation de rentrer au chaud, à l'intérieur du château.
- Oh, oui, merci, répondit-elle avant de récupérer le livre et de le ranger plus précautionneusement dans son sac.
Quelques secondes plus tard, alors que la Poufsouffle songeait à partir après un léger silence, sa camarade reprit la parole pour se présenter. Enola avait vu juste, la brune s'appelant bien Sonia et étant chez Gryffondor.
- Oui, j'crois que je t'ai déjà vu en cours, répondit-elle sans prendre la peine de se présenter, impatiente de retourner au château. Merci.
Elle ponctua son dernier mot d'un signe de tête vers son sac, afin que sa camarade comprenne qu'elle parlait du livre. Bien que reconnaissante envers sa camarade, Enola n'avait pas vraiment envie de s'éterniser dans la cour. Le froid lui glaçait le sang, la rendant encore moins aimable que d'habitude.
Le destin au bout d'une page
Sonia se présenta espérant que ce soit ça qui avait agacé sa camarade mais ce ne devait pas être la cause de son mécontentement assez visible sur son visage. Toutefois, elle la remercia, rangeant son livre dans son sac. Que devait-elle faire maintenant ? La Poufsouffle n'était pas décidée à vouloir lui parler et encore moins à se présenter. La gryffone l'avait déjà vue en cours — elle n'oubliait jamais un visage — mais son nom ne lui revint pas. Curieuse elle lui demanda gentiment :
— Euh... Je vois bien que t-tu es pressée mais... tu p-pourrais me donner ton nom ? Je n'arrive pas à m'en souvenir et ça risque de me contrarier toute la journée, expliqua-t-elle, se passant la main dans les cheveux, signe de nervosité.
Pourquoi lui donner la raison ? C'était plutôt idiot. Mais elle ne s'était pas présentée, c'était plutôt impoli, d'autant qu'elle s'était présentée à elle. Elle devait être pressée et drôlement énervée pour ne pas se présenter et montrer cette mine méfiante. L'anglaise ne lui voulait aucun mal, c'était pourquoi l'attitude de sa camarade la troublait.
— Désolée, je ne te dérange pas plus longtemps, p-passe une bonne journée, fit-elle, repartant reprendre sa place auprès de la fontaine.
Un dernier regard et un petit sourire pour la sorcière et la brune fit demi tour, laissant la jaune et noire reprendre son chemin. Elle ressortit son livre et tenta de se remettre dans la trame de l'histoire. Sa camarade la préoccupait toujours mais elle ne pouvait rien faire, si elle ne voulait pas parler — ce qui arrangeait l'anglaise — alors tant pis.
@Enola Smith et voilà
— Euh... Je vois bien que t-tu es pressée mais... tu p-pourrais me donner ton nom ? Je n'arrive pas à m'en souvenir et ça risque de me contrarier toute la journée, expliqua-t-elle, se passant la main dans les cheveux, signe de nervosité.
Pourquoi lui donner la raison ? C'était plutôt idiot. Mais elle ne s'était pas présentée, c'était plutôt impoli, d'autant qu'elle s'était présentée à elle. Elle devait être pressée et drôlement énervée pour ne pas se présenter et montrer cette mine méfiante. L'anglaise ne lui voulait aucun mal, c'était pourquoi l'attitude de sa camarade la troublait.
— Désolée, je ne te dérange pas plus longtemps, p-passe une bonne journée, fit-elle, repartant reprendre sa place auprès de la fontaine.
Un dernier regard et un petit sourire pour la sorcière et la brune fit demi tour, laissant la jaune et noire reprendre son chemin. Elle ressortit son livre et tenta de se remettre dans la trame de l'histoire. Sa camarade la préoccupait toujours mais elle ne pouvait rien faire, si elle ne voulait pas parler — ce qui arrangeait l'anglaise — alors tant pis.
@Enola Smith et voilà
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Le destin au bout d'une page
La fillette avait été bavarde, quand elle était petite. Mais le départ de son père et les mensonges de sa mère l'avaient brisée. Une partie d'elle avait disparu le soir où elle avait appris la vérité, une partie qui ne reviendrait probablement plus jamais. C'était en partie à cause de ça qu'elle était devenue celle qu'elle était à présent, une brunette pas très sociable, pas très bavarde et pas très chaleureuse. Ce n'était pas contre quelqu'un en particulier, elle était comme ça avec tout le monde. Ce n'était pas contre Sonia, qui affichait une moue vexée à présent.
D'un côté, la Gryffondor faisait de la peine à Enola, qui ne faisait pas exprès d'être désagréable, mais de l'autre, elle l'agacait. Si elle voyait bien qu'elle était pressée, pourquoi ne la laissait-elle pas partir ? Ce n'était pas très importante, la brune n'ayant pas grand chose à faire, mais ça aurait pu l'être.
- Enola. Smith, répondit-elle tout de même, se rappelant que, sans sa camarade, elle aurait probablement perdue son libre préféré.
Le visage pâle de la brune ne laissait transparaître aucune émotion, comme à son habitude. Les yeux fixes, ils étaient dénués de sentiments, comme la fillette avait appris à le faire. Depuis presque 7 ans à présent, la sorcière avait appris à réprimer ses émotions et à ne rien laisser passer sur son visage. Il restait parfois quelques traces de ce qu'elle ressentait dans ses yeux, mais ça passait vite. Elle se sentait faible sinon, mise à nu.
Réalisant ses souhaits, sa camarade la salua rapidement avant d'aller se rasseoir. La brune haussa un sourcil, étonnée qu'elle parte aussi facilement. Il lui avait semblé que la Gryffondor avait envie de discuter, mais elle devait probablement s'être trompée.
- Je... Bonne journée, lâcha-t-elle avant de tourner les talons.
Ça avait été bien plus simple que la fillette ne l'aurait pensée. Sonia n'avait probablement pas apprécié leur conversation, mais ce n'était plus son problème. À présent, il fallait juste qu'elle rentre au château.
Sans regarder en arrière, la fillette prit la direction du hall d'entrée. Elle sentait la chaleur arriver à toute vitesse, se pelotonnant dans son pull en attendant d'être arrivée. Sa tenue n'était clairement pas adaptée aux températures extérieures, elle en avait conscience. La prochaine fois qu'elle déciderait de se balader dans le parc en hivers, il était clair qu'elle ne referait pas la même erreur.
Pressée, la fillette ne faisait pas attention à où elle marchait, ayant accélérer le pas. Son pieds glissa cependant sur une dalle dans sa précipitation, la faisant basculer en avant.
D'un côté, la Gryffondor faisait de la peine à Enola, qui ne faisait pas exprès d'être désagréable, mais de l'autre, elle l'agacait. Si elle voyait bien qu'elle était pressée, pourquoi ne la laissait-elle pas partir ? Ce n'était pas très importante, la brune n'ayant pas grand chose à faire, mais ça aurait pu l'être.
- Enola. Smith, répondit-elle tout de même, se rappelant que, sans sa camarade, elle aurait probablement perdue son libre préféré.
Le visage pâle de la brune ne laissait transparaître aucune émotion, comme à son habitude. Les yeux fixes, ils étaient dénués de sentiments, comme la fillette avait appris à le faire. Depuis presque 7 ans à présent, la sorcière avait appris à réprimer ses émotions et à ne rien laisser passer sur son visage. Il restait parfois quelques traces de ce qu'elle ressentait dans ses yeux, mais ça passait vite. Elle se sentait faible sinon, mise à nu.
Réalisant ses souhaits, sa camarade la salua rapidement avant d'aller se rasseoir. La brune haussa un sourcil, étonnée qu'elle parte aussi facilement. Il lui avait semblé que la Gryffondor avait envie de discuter, mais elle devait probablement s'être trompée.
- Je... Bonne journée, lâcha-t-elle avant de tourner les talons.
Ça avait été bien plus simple que la fillette ne l'aurait pensée. Sonia n'avait probablement pas apprécié leur conversation, mais ce n'était plus son problème. À présent, il fallait juste qu'elle rentre au château.
Sans regarder en arrière, la fillette prit la direction du hall d'entrée. Elle sentait la chaleur arriver à toute vitesse, se pelotonnant dans son pull en attendant d'être arrivée. Sa tenue n'était clairement pas adaptée aux températures extérieures, elle en avait conscience. La prochaine fois qu'elle déciderait de se balader dans le parc en hivers, il était clair qu'elle ne referait pas la même erreur.
Pressée, la fillette ne faisait pas attention à où elle marchait, ayant accélérer le pas. Son pieds glissa cependant sur une dalle dans sa précipitation, la faisant basculer en avant.
Le destin au bout d'une page
Le visage impassible et dénué d'émotions de la Poufsouffle faisait peine à voir. Cela rappelait à la brune tous ces moments où elle aurait aimé ne pas exister. Ces moments où elle était brisée de l'intérieur à la simple vue de son père ou de ses voisins. Tous ces petits moments qui la détruisaient à petit feu. Elle avait dû en voir des choses... Elle brisa enfin le silence qui régnait en se présentant de la manière la plus simple.
Enola...
Ne lui accordant plus un regard, ne voulant plus se confronter à ce regard froid et méprisant, le même que lui lançait son père quand il s'aventurait à lui en offrir un. De nouveau assise au bord de la fontaine, Sonia sortit son livre mais son regard restait perdu dans le vide sidéral. Ses pensées voyageaient un peu partout dans sa tête mais retombèrent à chaque fois sur cet homme, qui sans lui, la gryffone ne serait pas de ce monde.
Pouf !
Un bruit sourd la sortit de sa rêverie morbide. Elle leva la tête et découvrit Enola, la même petite sorcière qui n'affichait pas un seul sentiment. Sans chercher à comprendre, la brune de treize ans rangea son livre et se précipita vers elle. Elle s'accroupit et l'inspecta.
— Ça va ? Tu as mal quelque part ? demanda-t-elle n'attendant pas sa réponse pour vérifier par elle-même.
Sonia était trop inquiète à vérifier son état pour se dire qu'elle était en train de s'inquiéter pour une inconnue qui ne semblait pas apprécier ni les contacts, ni la présence de la gryffone.
@Enola Smith
Enola...
Ne lui accordant plus un regard, ne voulant plus se confronter à ce regard froid et méprisant, le même que lui lançait son père quand il s'aventurait à lui en offrir un. De nouveau assise au bord de la fontaine, Sonia sortit son livre mais son regard restait perdu dans le vide sidéral. Ses pensées voyageaient un peu partout dans sa tête mais retombèrent à chaque fois sur cet homme, qui sans lui, la gryffone ne serait pas de ce monde.
Pouf !
Un bruit sourd la sortit de sa rêverie morbide. Elle leva la tête et découvrit Enola, la même petite sorcière qui n'affichait pas un seul sentiment. Sans chercher à comprendre, la brune de treize ans rangea son livre et se précipita vers elle. Elle s'accroupit et l'inspecta.
— Ça va ? Tu as mal quelque part ? demanda-t-elle n'attendant pas sa réponse pour vérifier par elle-même.
Sonia était trop inquiète à vérifier son état pour se dire qu'elle était en train de s'inquiéter pour une inconnue qui ne semblait pas apprécier ni les contacts, ni la présence de la gryffone.
@Enola Smith
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Le destin au bout d'une page
La première chose que la fillette ressentit fut une douleur perçante au niveau de l'épaule droite, qui avait amortie sa chute. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre ce qu'il s'était passé, jusqu'à ce qu'elle sente le contact froid des dalles sous son corps allongé. Dans sa précipitation, Enola n'avait pas fait attention et son pieds avait glissé sur une dalle. Étalée de tout son long sur le sol de la cour, la brune se sentit rougir de honte. Heureusement pour elle, il y avait peu de monde à ce moment-là. Peu de monde pour assister à sa chute. Peu de monde pour la voir se ridiculiser de cette manière.
Sonia ne mit pas longtemps à accourir pour voir si elle allait bien, alertée par le bruit qu'elle avait dû faire en tombant. La mine inquiète que celle-ci affichait donna envie de hurler à la Poufsouffle. À ce moment précis, elle aurait tout aussi bien pu éclater en sanglots. Elle venait de la rembarrer de manière très peu aimable, mais la Gryffondor trouvait quand même un moyen de s'inquiéter pour elle. Elle avait un bien trop grand coeur, c'était certain.
- Je...euh... oui, ça va, merci, hésita-t-elle avant de mentir. Non, j'crois pas.
En vérité, sa douleur à l'épaule persistait, malgré ce qu'elle s'efforçait à faire croire. Enola ne voulait pas inquiéter sa camarade, et ne voulait encore moins que celle-ci ne décide de l'amener à l'infirmerie. La douleur était supportable, la fillette avait connu bien pire, et elle disparaîtrait probablement en quelques jours. La brune aurait sûrement un petit bleu le lendemain, mais rien de grave. Pas de quoi en faire des montagnes.
La Poufsouffle était touchée par la sollicitude de sa camarade, bien qu'étonnée. Elle aurait sûrement fait la même chose, mais pas avec la conversation qu'elles avaient eu quelques minutes, voir secondes auparavant. Quand il paraissait clair qu'on n'avait pas envie de lui parler, Enola n'était pas du genre à se mêler des affaires des autres. Encore moins à aider les gens qui avaient été désagréables avec elle. Elle s'en voulait, à présent, pour son comportement précédent.
- C'était pas contre toi, tout à l'heure, lâcha-t-elle, mettant sa fierté de côté. C'est juste que... Il fait froid, j'voulais rentrer vite.
Elle se redressa ensuite, tentant de se mettre dans une position plus confortable avant d'adresser un sourire penaud à sa camarade. Toujours pas chaleureux, elle ne savait définitivement pas le faire, mais elle faisait déjà des efforts.
Sonia ne mit pas longtemps à accourir pour voir si elle allait bien, alertée par le bruit qu'elle avait dû faire en tombant. La mine inquiète que celle-ci affichait donna envie de hurler à la Poufsouffle. À ce moment précis, elle aurait tout aussi bien pu éclater en sanglots. Elle venait de la rembarrer de manière très peu aimable, mais la Gryffondor trouvait quand même un moyen de s'inquiéter pour elle. Elle avait un bien trop grand coeur, c'était certain.
- Je...euh... oui, ça va, merci, hésita-t-elle avant de mentir. Non, j'crois pas.
En vérité, sa douleur à l'épaule persistait, malgré ce qu'elle s'efforçait à faire croire. Enola ne voulait pas inquiéter sa camarade, et ne voulait encore moins que celle-ci ne décide de l'amener à l'infirmerie. La douleur était supportable, la fillette avait connu bien pire, et elle disparaîtrait probablement en quelques jours. La brune aurait sûrement un petit bleu le lendemain, mais rien de grave. Pas de quoi en faire des montagnes.
La Poufsouffle était touchée par la sollicitude de sa camarade, bien qu'étonnée. Elle aurait sûrement fait la même chose, mais pas avec la conversation qu'elles avaient eu quelques minutes, voir secondes auparavant. Quand il paraissait clair qu'on n'avait pas envie de lui parler, Enola n'était pas du genre à se mêler des affaires des autres. Encore moins à aider les gens qui avaient été désagréables avec elle. Elle s'en voulait, à présent, pour son comportement précédent.
- C'était pas contre toi, tout à l'heure, lâcha-t-elle, mettant sa fierté de côté. C'est juste que... Il fait froid, j'voulais rentrer vite.
Elle se redressa ensuite, tentant de se mettre dans une position plus confortable avant d'adresser un sourire penaud à sa camarade. Toujours pas chaleureux, elle ne savait définitivement pas le faire, mais elle faisait déjà des efforts.
Le destin au bout d'une page
Sonia s'était jetée sur sa camarade pour vérifier son état. Celle-ci semblait hésité avant de lui dire qu'elle n'en était pas sûre. Elle cachait une petite grimace de douleur et frottait avec une certaine intensité l'épaule sur laquelle elle était tombée. L'anglaise voulait lui demander d'enlever son manteau mais par ce froid de canard, ce n'était pas forcément évident...
La gryffone s'assura qu'elle n'avait mal autre part et la laissa se redresser dans une posture plus confortable — étendue à terre ne l'était pas franchement. A la grande surprise de la brune, Enola s'excusa et s'expliqua sur son attitude un peu renfermée de plus tôt.
— Oh je... Ce n'est rien... C'est vrai que peu de personne aime le froid de l'hiver, haha... tenta-t-elle de rassurer la Poufsouffle.
Sonia avait toujours apprécié l'hiver, sa fraîcheur, ce manteau blanc qui recouvrait l'herbe verte, les feuilles colorées des arbres qui tombaient laissant leur place à une neige poudreuse ou alors au verglas. Maintenant que les deux sorcières s'étaient accordées sur quelques mots, la gryffone avait envie d'en apprendre un peu plus sur sa camarade. Même si elle comprenait son attitude renfermée, le fait qu'elle ne voulait parlé à personne, c'était plus fort qu'elle. L'anglaise comprenait très bien ces sentiments là car elle ressentait les mêmes au plus profond d'elle et ce depuis presque toujours.
— Euh... Et si j'je te p-passe mon m-manteau, tu voudrais b-bien rester quelques minutes ? demanda-t-elle, timidement, dans un élan de courage.
@Enola Smith j'espère que ça te va comme suite
La gryffone s'assura qu'elle n'avait mal autre part et la laissa se redresser dans une posture plus confortable — étendue à terre ne l'était pas franchement. A la grande surprise de la brune, Enola s'excusa et s'expliqua sur son attitude un peu renfermée de plus tôt.
— Oh je... Ce n'est rien... C'est vrai que peu de personne aime le froid de l'hiver, haha... tenta-t-elle de rassurer la Poufsouffle.
Sonia avait toujours apprécié l'hiver, sa fraîcheur, ce manteau blanc qui recouvrait l'herbe verte, les feuilles colorées des arbres qui tombaient laissant leur place à une neige poudreuse ou alors au verglas. Maintenant que les deux sorcières s'étaient accordées sur quelques mots, la gryffone avait envie d'en apprendre un peu plus sur sa camarade. Même si elle comprenait son attitude renfermée, le fait qu'elle ne voulait parlé à personne, c'était plus fort qu'elle. L'anglaise comprenait très bien ces sentiments là car elle ressentait les mêmes au plus profond d'elle et ce depuis presque toujours.
— Euh... Et si j'je te p-passe mon m-manteau, tu voudrais b-bien rester quelques minutes ? demanda-t-elle, timidement, dans un élan de courage.
@Enola Smith j'espère que ça te va comme suite
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Le destin au bout d'une page
La fillette était étonnée par la compréhension de sa camarade, elle-même n'aurait pas apprécié qu'on la traite comme ça. Pas du tout, même. La brunette n'aurait probablement pas été aussi apte à pardonner si facilement, ayant la rancune tenace. Même pour des petites choses insignifiantes, comme ça par exemple, Enola avait bien du mal à se défaire des premières impressions qu'elle avait sur les gens. Elle était persuadée que personne ne changeait réellement, si bien qu'elle n'accordait pas souvent de seconde chance. La plupart des gens ne le méritaient absolument pas.
Se redressant pour se mettre dans une position plus confortable, la fillette adressa un sourire discret à sa camarade sans réellement répondre. Elle s'était excusée, c'était déjà bien. La Gryffondor comprendrait bien qu'elle n'était pas très bavarde, mais que ce n'était pas contre elle. Elle était comme ça avec tout le monde, depuis ses sept ans. Ça n'avait rien de personnel.
- Euh... Oui, fit-elle après quelques secondes de silence, pendant lesquelles elle réfléchissait. Mais garde ton manteau, t'inquiète. Tu vas avoir froid après.
Elle lui devait bien ça, après tout. L'anglaise se sentait mal à présent, voyant à quel point celle-ci était timide mais compatissante. Elle n'avait rien arrangé avec son comportement précédent.
Peut-être qu'elle devait engager la conversation ? Enola ne savait pas trop quoi faire dans ce genre de situation, n'ayant jamais été dans ce genre de place auparavant. Elle ne se sentait pas très à l'aise, hésitante. La brune n'était absolument pas timide, seulement elle se trouvait bien désemparée lorsqu'elle était en tord. Elle ignorait comment arranger les choses, détendre l'atmosphère.
Après s'être relevée, se retrouvant à présent debout aux côtés de sa camarade, elle attendit que celle-ci se redresse pour parler. Elle avait fait son choix. C'était à elle de faire des efforts, à présent.
- Hum... Hésita-t-elle quelques secondes, tu faisais quoi ?
Ce n'était pas forcément le meilleur moyen pour engager une conversation, mais la fillette ne savait pas comment faire. Elle n'avait pas beaucoup d'expérience, en réalité. Et puis, c'était une question comme les autres, non ?
Se redressant pour se mettre dans une position plus confortable, la fillette adressa un sourire discret à sa camarade sans réellement répondre. Elle s'était excusée, c'était déjà bien. La Gryffondor comprendrait bien qu'elle n'était pas très bavarde, mais que ce n'était pas contre elle. Elle était comme ça avec tout le monde, depuis ses sept ans. Ça n'avait rien de personnel.
- Euh... Oui, fit-elle après quelques secondes de silence, pendant lesquelles elle réfléchissait. Mais garde ton manteau, t'inquiète. Tu vas avoir froid après.
Elle lui devait bien ça, après tout. L'anglaise se sentait mal à présent, voyant à quel point celle-ci était timide mais compatissante. Elle n'avait rien arrangé avec son comportement précédent.
Peut-être qu'elle devait engager la conversation ? Enola ne savait pas trop quoi faire dans ce genre de situation, n'ayant jamais été dans ce genre de place auparavant. Elle ne se sentait pas très à l'aise, hésitante. La brune n'était absolument pas timide, seulement elle se trouvait bien désemparée lorsqu'elle était en tord. Elle ignorait comment arranger les choses, détendre l'atmosphère.
Après s'être relevée, se retrouvant à présent debout aux côtés de sa camarade, elle attendit que celle-ci se redresse pour parler. Elle avait fait son choix. C'était à elle de faire des efforts, à présent.
- Hum... Hésita-t-elle quelques secondes, tu faisais quoi ?
Ce n'était pas forcément le meilleur moyen pour engager une conversation, mais la fillette ne savait pas comment faire. Elle n'avait pas beaucoup d'expérience, en réalité. Et puis, c'était une question comme les autres, non ?