Une toute nouvelle école...
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui / non
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Carole WINSTON (mère) & Jake WINSTON (père)
- Lien vers la fiche du PNJ : Par ici (PNJs Famille)
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : C'est la rentrée de Rosaleen dans sa nouvelle école. Stressée, elle entame un nouveau chapitre de sa vie.
03 septembre 2043
École Saint Albans, Cambridge
09h00
École Saint Albans, Cambridge
09h00
Rosaleen venait d'arriver à la prestigieuse école catholique de Cambridge. Elle était stressée, bien évidemment, car elle ne connaissait personne, elle allait être en internat et en plus de cela, elle n'avait toujours pas reparlé. Attendez... Je crois que vous êtes un peu perdu avec tout ça. Tant de questions doivent vous venir à l'esprit. Pourquoi Rosaleen ne parle-t-elle plus ?
Rosaleen avait une personne au monde - mis à part ses parents - qui la comprenait mieux que personne et avec qui elle adorait passer de bons moments : son arrière-grand-mère, Victoire Winston. Mais, cette dernière est morte le 19 avril 2043. Depuis sa mort, Rosaleen n'a toujours pas reparlé même pas au moment de son enterrement le 01 mai 2043 lorsque son premier acte de magie a eu lieu. Ses parents, inquiets, ont préféré qu'elle passe ses années d'école primaire dans une école prestigieuse, privée et où le personnel serait dans les capacités d'aider leur fille. Cela faisait plus de 3 mois que la fillette n'avait pas prononcé un seul mot et qu'elle se réveillait au milieu de la nuit en hurlant. Saint Albans serait un renouveau pour la petite fille, un cadre nouveau et sécuritaire où Rosaleen retrouverait sa joie de vivre... Enfin, c'est ce qu'espérait Carole et Jake Winston...
Devant l'immense portail qui surplombait l'imposante école et les somptueux jardins, Rosaleen ne bronchait pas. Ne souriait pas. Son visage restait de marbre. Elle aurait dû être émerveillée devant la magnifique vue qui s'offrait à elle. Au lieu de cela, son visage ne transmettait aucune émotion. Son père qui lui tenait la main, lui fit face et s'accroupit. Il posa ses mains sur ses épaules.
- Écoute ma petite puce. Je sais que ce n'est pas facile pour toi, que la vie nous a pris un être cher.
Il s'arrêta pour reprendre ses mots. Une larme coula le long des joues de Rosaleen ce qui attrista encore plus Jake.
- Ce que tu traverses est normal. C'est pourquoi, nous avons fait le choix de t'inscrire ici. C'est une très bonne école où tu réussiras, j'en suis sûre. Ce sera un nouveau cadre qui, nous l'espérons, te changera de notre maison où tant de souvenirs t'assaillent. On se reverra à chaque vacances, c'est promis. Et, nous nous écrirons chaque semaine. Tu as besoin d'air, Rosie, de sérénité. Loin de tes grands-parents, de tes oncles, de tes cousins. Ici, tu auras tes amis à toi, tes repères à toi et personne pour dire du mal de gens que tu as aimé. Je t'aime, ma chérie et le moment venu, quand tu seras prête, tu me le diras en retour.
Rosaleen pleurait, à présent. Jamais de sa vie, elle n'aima plus son père qu'en cet instant. Elle souriait à travers ses larmes mais n'était pas encore prête à mettre des mots sur ce qu'elle ressentait. Elle embrassa son père sur la joue et le serra fort dans ses bras en guise de réponses. A 6 ans, la fillette venait d'être confrontée à la cruauté de la vie. Ses parents voulaient simplement que Rosaleen prenne de la distance avec tous ces événements.
Jake se releva, souleva Rosaleen dans ses bras tandis que Carole prit les deux valises de leur fille. Ensemble, ils franchirent les portes de la nouvelle vie de Rosaleen, unis. La petite fille, blottit dans les bras réconfortants de son père, savait que malgré la distance qui la séparera de ses parents, ils seront toujours près d'elle. Elle n'avait pas peur et elle était prête à affronter ce changement.
Dernière modification par Rosaleen Winston le 1 avr. 2025, 09:23, modifié 4 fois.
Une toute nouvelle école...
10h30
Rosaleen avait maintenant prit connaissance des lieux de sa nouvelle école. Elle avait rencontré le directeur de l'établissement qui leur avait fait un tour rapide de Saint Albans. Ses parents avaient écouté sans un mot. Elle se trouvait actuellement dans sa nouvelle chambre qu'elle partageait avec une autre pensionnaire de son âge. La fillette n'avait pas retenu le nom de cette dernière. Jake et Carole s'affairaient dans la pièce afin d'aider leur fille à emménager ici. Les vêtements dans l'armoire, les vestes dans la penderie et les affaires scolaires et autres, dans le bureau ou sur la table de chevet. Et un joli uniforme pendait sur la porte de l'armoire, pile à sa taille : une jupe noir, une chemise blanche et un gilet rouge orné des armoiries de l'école.
La pièce était assez grande. Lorsqu'on y entrait, on pouvait y voir clairement une séparation. Du côté droit, se trouvait l'armoire, le lit avec la table de chevet et le bureu installé près de la fenêtre de Rosaleen. Et du côté gauche, exactement les mêmes meubles dans le même emplacement mais avec la décoration et les affaires de la voisine de Rosaleen. La chambre était aérée, bien éclairée et donnait sur la plus belle vue : les jardins avec la cour et la forêt juste derrière. La petite fille était contente de ce nouvel endroit qu'elle allait pouvoir considérer comme son chez-soi. Elle avait hâte de commencer les cours et espérait que sa pensionnaire de chambrée serait sympa. Carole brisa le silence dans la pièce en s'adressant à sa fille :
- Bon. Je crois que tout y est ma chérie. Si tu as des soucis, n'oublie pas qu'il y a l'infirmerie pas très loin des dortoirs. Il est temps pour nous de te laisser.
Carole s'approcha de Rosaleen qui était assise au bord de son nouveau lit. Elle déposa un bisou sur le front de sa fille puis lui chuchota :
- Sois forte et courageuse, mon enfant. Quoiqu'il puisse t'arriver, nous serons toujours là. Tout ira bien.
Elle se leva et laissa la place à son mari. Jake se pencha à son tour :
- J'ai parlé avec le directeur de ton silence. Alors, tu n'as aucune inquiétude à avoir ma Rosie. Si tu ne veux pas parler, alors ne le fais pas. Ne te force à rien. Et, nous nous reverrons dans un mois et 2 semaines.
Sur ces mots, il déposa un baiser sur son front. Il rejoignit sa femme près de la porte, lui prit la main et tous deux regardèrent une dernière fois leur fille avec un "je t'aime" du bout des lèvres avant de quitter la pièce. Ils avaient peur mais ils savaient que tout se passerait bien. Cet endroit nouveau ne regorgeait pas de mauvais souvenirs. Il représentait un nouvel espoir, une lumière au bout du tunnel dans lequel se cahait Rosaleen.
Une toute nouvelle école...
10h55
Les parents de Rosaleen venait de quitter la pièce. La fillette était toujours assise sur son nouveau lit et fixait un point dans sa nouvelle chambre. Elle ne parlait toujours pas. Elle regarda doucement autour d'elle afin d'imprégner chaque recoin de son nouveau chez elle, de s'acclimater dans ce nouveau lieu. Elle s'attarda sur chaque détail, chaque pans de mur qu'elle voyait. Tout était nouveau et étranger pour elle mais ell savait que si elle avait besoin d'aide, l'infirmerie n'était pas loin de sa chambre, ainsi que du dortoir des surveillantes. Donc, elle n'avait aucune raison de s'inquiéter.
En regardant la chambre, elle s'arrêta sur la partie de sa colocataire. Les murs étaient décorés de photos, de mots et de cartes postales. Rosaleen essayait de cerner le caractère de la jeune fille qui partagerait sa chambre au travers de l'organisation de ses affaires. Elle ne sut pas vraiment à qui elle aurait à faire mais elle espérait au minimum que celle-ci soit gentille. Rosaleen déplaça son regard sur sa partie de chambre et l'observa à nouveau. Elle fit le tour quand elle vit un objet inconnu posé sur son bureau. Elle se leva, intriguée et marcha jusqu'au bureau. C'est alors qu'elle découvrit un petit carnet. Un post-it était collé à côté du carnet écris de la belle écriture de sa mère :
"Rosie,
Je t'offre ce petit carnet qui te permettra d'entamer ce nouveau chapitre. Écris ce que tu as sur le coeur.
Gros bisous,
Ta mère qui t'aime plus que tout"
Reducio

Rosaleen prit le carnet dans ses mains et laissa glisser ses doigts sur l'inscription qui y était gravé dessus. En la lisant, une larme coula sur sa joue. Elle put imaginer le sourire fier et aimant de sa mère. Elle serra le carnet tout contre son coeur, se posta devant la fenêtre et se mit à penser.
Maman, que serais-je sans toi... Je te promets de faire de mon mieux, je te promets de rester gentille.
Rosaleen s'asseyait sans bruit devant son nouveau bureau et posa le carnet. Elle ouvrit la première page et commença à écrire de son écriture bancale typique d'une fillette de 6 ans. Elle décora la première page puis tourna la page suivante dans laquelle elle commença à se présenter à ce nouveau journal. Puis elle se sentit si inspirer qu'elle retraça toutes ses aventures qu'elle a vécu avec son arrière-grand-mère. Elle n'oubliait aucun détail afin de se souvenir de tout.
Elle écrivait pour se rappeler. Elle écrivait pour ressentir. Elle écrivait pour guérir. Elle écrivait pour aller mieux. Elle écrivait pour avancer.
Toujours sans qu'aucune parole ne traverse sa bouche, Rosaleen restait penchée au-dessus de son carnet. Ce nouveau journal intime. Son nouvel ami, son compagnon qui ne la trahirait jamais. Elle savait qu'avec lui, elle ne se sentirait pas obliger de prononcer quelques paroles pour se comprendre. Il lui suffirait simplement d'écrire ce qu'elle aura sur le coeur pour que son journal reçoive l'information. Rien de plus, rien de moins.