2 août 2024, 17:40
 Fini  Un reflet d'espoir dans des yeux miroitants
    2 août 2049
    Aux Vapeurs de Hangzhou


    Depuis que je suis passée chez Mǎ, il y a quelques jours, j'ai le moral dans les chaussettes. L'été et ses beaux jours sont revenus pourtant, mais les rayons de soleil qui pénètrent par les grandes vitres du restaurant me rappellent que, d'habitude, je me rends au parc de Soho avec ma meilleure amie pour profiter de ces lumières. Depuis que je lui ai dit que l'on se reverrait plus, je n'ai plus l'envie de sortir au parc. Parce que je n'ai plus personne avec qui y aller.
    Ma mère s'en est forcément inquiétée, alors je lui ai raconté. Ma mère connaît Mǎ depuis beaucoup d'années maintenant aussi, et même si je sais qu'elle n'a pas voulu me le montrer, j'ai senti qu'elle était peinée par la situation. Suzanne était sans doute un peu comme une nièce pour mes parents. Une fille du même âge que leur fille qu'ils voyaient fréquemment. Une fille de la famille.
    Ma mère a essayé de me consoler comme elle a pu. Ses bras confortables n'ont apaisé les larmes qu'un instant. Au fond de moi, ma peine demeure, et ces derniers jours sont particulièrement lancinants.

    Ce matin, ma mère m'a autorisé à regarder les dessins animés plus longtemps que prévu. Cela m'a fait penser un peu à autre chose. Mais elle a dû changer de chaîne quand le service du midi a commencé. Accueillir les clients sous les voix aiguës des personnages animés était rarement du goût des mangeurs en recherche de tranquillité. Je me suis donc mise à une table avec mes crayons et du papier. Cela fait plusieurs jours que je n'ai rien dessiné. Et ça, c'est plutôt rare pour moi, qui passe mon temps à griffonner des feuilles.
    Assise, j'ai donc commencé mes dessins. Mais je suis peu inspirée. Ma tête repose sur une main, et l'autre fait des traits un peu perdus sur le papier blanc. J'ai fait la tête d'une sorcière au début, mais je l'ai raturée car je ne voulais plus faire ça comme dessin. J'ai envie d'une coupure, de penser à autre chose, mais je n'y arrive pas vraiment. Alors, je m'ennuie, tout en faisant aller mon crayon sur ma feuille.

    Dans la salle du restaurant, le service a déjà commencé. Il y a du monde autour de moi, de l'agitation, mais je n'y prête guère attention. Mon esprit fantomatique erre dans mes pensées, ma main mécanique sur mon papier.

@Eileen O'Brien
N'hésite pas à me dire si quelque chose ne te convient pas.

2è année RP

2 août 2024, 19:06
 Fini  Un reflet d'espoir dans des yeux miroitants
Eileen avait quitté le camp pédagogique et Belfast le 31 juillet. Le jour suivant, elle l'avait passé avec ses parents à Galway puis rapidement, elle avait pris le chemin de Londres car c'est ainsi qu'elle débutait ses grandes vacances depuis l'année passée. Une sorte de routine, presque un rituel qu'elle commençait à entrevoir.

Sa maison lui manquait, elle n'y avait presque pas mis les pieds de toute l'année. Elle y était passée en coup de vent quelques jours seulement au cours de cet été et avant ? Quand donc avait-elle retrouvé son lit, son chez elle ? C'était au Nouvel An, avec sa famille O'Brien. Elle avait découvert la branche familiale d'Etan et ca n'avait pas été de tout repos. Et là encore, elle avait dû mentir à sa famille moldue. Car elle ne pouvait pas dire à ses tantes, ses oncles, ses cousin(e)s qu'elle était sorcière.

Alors ne pas voir sa famille à laquelle elle était tant attachée était comme une déchirure, mais les voir, c'était leur mentir, c'était s'éloigner d'eux malgré tout. L'irlandaise s'était fait une raison de ce fait exprès. Le Conseil des sorciers ne souhaitait pas que les sorciers se mélangent aux moldus. La Serdaigle l'avait découvert cette année, malgré elle, au travers de discussions avec le corps enseignant. Elle savait. Devait-elle pourtant se faire une raison ? Non, elle verrait sa famille cet été. Quelques jours peut-être, seulement. Pour ne pas faire de bévues. Car le vocabulaire moldu, les aventures qu'elle vivait... tout cela elle devait le taire. Et cela devenait de plus en plus difficile.

Heureusement, elle avait ses grands-parents, désormais paternels en plus de maternels qui étaient au courant. Elle avait aussi ses parents sur qui se reposer. Mais son plus grand soutien restait avant tout ses amis à Poudlard. Ils étaient devenus sa seconde famille. Alors ce camp au mois de juillet, ca avait été une certaine façon de les avoir un peu plus longtemps près d'elle. Même si elle n'avait vraiment profité que d'Erin. Elle avait aussi appris à mieux connaitre Ellana. Avec eux, elle était elle-même, c'était une sorte de baume sur son cœur meurtri.

Ce jour-là, elle était donc dans un restaurant chinois avec George et Elisabeth, enfin Mamie et Papy. Et malgré tout, elle était contente de les voir. Elle ne les avait pas assez vu lorsqu'elle n'était pas encore à Poudlard, elle se faisait un plaisir de les retrouver au moins une fois par an, maintenant qu'elle y était.

D'autant, qu'ils habitaient Londres et que cela permettait à l'irlandaise de passer sur le Chemin de traverse. Elle adorait l'endroit, elle adorait la ville... surtout depuis qu'elle y avait fait plus ample connaissance avec Ernest. Mila était bien entendu du voyage. Elle s'était a priori plu à Galway et avait sympathisé avec toute la maisonnée. Elle n'avait pas mal réagi au retour de sa maitresse et avait accepté le nouveau jouet, la souris bleue que la jeune fille lui avait fait en camp de vacances. En cet instant, elle était probablement dans la chambre d'Eileen le temps de son séjour londonien.

Eileen passait un très bon moment avec ses grands-parents et se régalait. Elle avait déjà eu l'occasion de raconter son année et ses vacances à ses aïeuls. Ils partaient désormais dans un débat sur un des plats dans leur assiette. L'attention de la rouquine se détourna un instant d'eux. Elle posa son regard sur la jeune fille un peu à l'écart en train de dessiner. Elle semblait triste, mélancolique.

Or, la demoiselle avait un grand cœur. Elle n'aimait pas voir les gens autrement qu'heureux... surtout que l'air sur le visage de la chinoise la touchait. Elle demanda si elle pouvait aller la voir et Mamie accepta volontiers. Cela lui laisserait plus de temps pour régler le point de friction qui la liait à son mari.

Eileen se leva et s'approcha en douceur, ne voulant pas effrayer l'artiste. Et comme deux enfants peuvent parfois se saluer simplement alors qu'ils ne se connaissent pas, elle fit le premier pas :
- "Bonjour... Je suis désolée de te déranger... "

Elle attendit d'avoir l'attention de l'enfant assise avant de poursuivre :
- "Tu m'as l'air triste. Ca va ?"

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Dis moi si quelque chose ne te va pas.

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3 août 2024, 16:36
 Fini  Un reflet d'espoir dans des yeux miroitants
    Je m'ennuie. Mais une part de moi semble se complaire dans cet immobilisme puisque je n'ai la volonté de ne rien faire. J'ai envie de soupirer, mais même ça c'est trop pour ma flemme.
    
    Une fille s'approche vers moi. Je la vois dans mon champs de vision, mais n'y porte d'abord pas plus attention. J'ai l'habitude d'avoir du mouvement autour de moi. Peut-être qu'elle cherche simplement des serviettes en papier ou l'entrée des toilettes. Je devrais peut-être la lui indiquer d'ailleurs. En fait non, je n'ai pas envie de lui parler. Mes yeux retournent à mes gribouillis.
    Puis cette fille se rapproche encore plus. Cette fois-ci, aucun doute, c'est moi qu'elle vient voir. Je me relève un peu, le regard surpris. Les clients ne se préoccupent pas de moi d'habitude, et les enfants qui viennent manger prennent rarement le temps de jouer avec moi. À mon grand regret d'ailleurs.
    — Tu m'as l'air triste. Ça va ?
    La question me surprend tout autant. Il faut dire que je m'attendais pas à ce que l'on me parle tout court. Je bredouille un peu, je n'ai pas envie d'embêter mon interlocutrice avec mes problèmes. Notamment parce que je ne peux pas lui expliquer l'origine de mes ennuies.
    — Euh... oui... ça va. Je mens.
    Puis mes yeux tombent sur ma feuille de papier et rencontrent ceux de ma sorcière raturée.
    Zut !
    Comme si la fille ne devait pas la voir, je retourne d'un coup sec ma feuille pour cacher la face immonde de la sorcière. Mais je me rends compte que ce geste peu discret attire plus l'attention dessus qu'autre chose. Il faut absolument que je fasse diversion.
    — Je... euh...
    Qu'est-ce que je vais bien pouvoir inventer encore ?
    — J'ai perdu mon chat.
    Pourquoi j'ai dit ça ?
    Je suis un peu gênée. Même si ce n'est pas inhabituelle que je mente, cette fois, ça me met mal à l'aise. La jeune fille qui est venue me voir a l'air gentille et se préoccupe de pourquoi je vais mal, et au lieu de lui répondre gentiment, je suis malhonnête. Je baisse un peu les yeux, me sentant un peu coupable.
    Je m'étais pourtant promis d'être une gentille sorcière.

2è année RP

3 août 2024, 17:51
 Fini  Un reflet d'espoir dans des yeux miroitants
Eileen remarqua l'hésitation dans le ton de la demoiselle. Le mensonge était grossier. Il était certain à la voir qu'elle n'allait pas bien. Mais elle avait le droit de ne pas partager le pourquoi de cet état avec une inconnue.

Puis, elle la vit retourner prestement un dessin. Il lui avait semblé reconnaitre un chapeau de sorcière mais c'était peut-être son imagination. Le geste avait été rapide, sec, presque violent. Comme si l'artiste voulait cacher quelque chose.

Puis, elle avait évoqué une raison plausible à son émotion, et c'était quelque chose qui parlait terriblement à l'irlandaise, elle qui adorait les animaux. Très naturellement, elle prit la chaise la plus proche et s'y assit. Enfin, plutôt, elle s'y jeta sous le coup du choc. Elle tendit la main vers le bras de son interlocutrice pour le lui serrer et lui donner de la force. On pouvait probablement lire dans son regard toute l'empathie dont elle faisait preuve en cet instant.
- "Je... je suis désolée. Ca fait longtemps ? Tu veux que je t'aide à le retrouver ? Je peux demander à mes grands-parents aussi si tu veux..." lâcha-t-elle, en se relevant à demi, déjà dans l'élan de la poursuite, tout en jetant un regard vague derrière elle.

Elle savait que Mamie et Papy aussi prêteraient volontiers leur concours pour retrouver un animal de compagnie. L'irlandaise avait moults animaux chez elle mais chacun lui importait. Elle ne se voyait pas en perdre un. Elle n'imagina pas la souffrance qu'elle connaitrait si l'un d'eux venaient à disparaitre. Cela devait être très compliqué pour la chinoise face à elle. La souffrance dans ses yeux était tout à fait compréhensible.

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3 août 2024, 19:46
 Fini  Un reflet d'espoir dans des yeux miroitants
    La diversion semble avoir fonctionné. La fille qui est venue vers moi n'attache pas plus d'importance que ça à mon dessin. Par contre, elle semble touchée par la perte de mon chat inexistant. Elle prend une chaise et s'assoit à mes côtés. Avec une moue de compassion, elle frotte mon bras avec sa main dans un geste réconfortant. Alors je me mets à sangloter un petit peu. Non pas parce que j'ai perdu mon chat, mais parce que je culpabilise un peu d'abuser de la gentillesse de cette fille que je ne connais pas. Pire que ça, elle me propose son aide.
    J'hésite. Je me suis déjà trop avancée dans mon mensonge. Si je refuse et retourne à mon dessin, ce sera suspect. Si j'accepte une aide, elle ne trouvera rien, mais ça ferait de moi une sorcière vraiment méchante. Tout ce que je me suis promis de ne pas être.
    — Tu veux bien m'aider à regarder dehors ? Ça fait deux jours qu'il n'est pas rentré. Dis-je en séchant mes larmes.
    Et voilà...
    Je ne sais pas si j'ai déjà atteint le point de non-retour entre la gentillesse et la méchanceté. Mais je ne me vois pas lui dire que je lui ai menti. Et puis, nous irons regarder vite fait dans la petite ruelle adjacente, nous ne verrons rien, et reviendrons aussitôt. Au fond, je n'abuserai pas de son temps, je ne serai pas si méchante ? Et puis, après, elle terminera son repas, partira chez elle, et nous nous reverrons plus jamais. Elle m'oubliera très vite. Ce mensonge n'aura aucun impact sur nos vies respectives, si ?
    Alors, je me lève fébrilement, prête à emmener la (trop) gentille fille dans la rue d'à-côté pour trouver un chat imaginaire.

2è année RP

3 août 2024, 21:23
 Fini  Un reflet d'espoir dans des yeux miroitants
Lorsque l'enfant des lieux demanda à Eileen de l'aider, bien sûr qu'elle accepta. Elle se leva prestement, manquant renverser la chaise et la rattrapant de justesse. Elle demanda juste un instant à la jeune fille pour prévenir ses grands-parents. Elle n'allait pas loin, elle allait chercher un chat perdu dans les rues adjacentes. Mamie et Papy s'en émurent et proposèrent leur aide. Ils se doutèrent que si leur petite fille était si bouleversée ce n'était pas pour rien. Ils avaient aussi confiance en la rouquine, en son jugement pour ne pas aller trop loin dans cette grande ville qu'était Londres.

L'irlandaise ne prenait pas en compte de basses considérations comme le fait que le chat était absent depuis deux jours et qu'il pouvait être n'importe où. Ce qui l'importait à l'instant, c'était de croire. Croire qu'il était possible de réunir deux êtres faits pour vivre ensemble, un animal et sa maitresse. Car elle savait le lien qui peut les unir. Ce lien pouvait déplacer des montagnes.

Elle avait eu vent d'histoires fantastiques : d'un chien japonais qui venait attendre son maitre à la gare tous les soirs et qui poursuivit même après le décès de celui-ci dans l'espoir fou de le revoir ; d'un chat qui avait retrouvé la route de sa maison familiale alors qu'il avait été perdu pendant des vacances à des centaines de kilomètres de chez lui. Elle connaissait ces histoires, ce n'était pas de vain mot. Un animal de compagnie était un être à part entière d'une famille. Elle ne pouvait donc qu'apporter son aide.

Rapidement, elle revint à celle qui avait perdu son chat et lui demanda :
- "Comment il s'appelle ? Il ressemble à quoi ? "

Ca y est, Eileen mettait en route le mode détective. Elle n'avait heureusement jamais perdu son chat. Mais qu'aurait-elle fait si jamais ca avait été le cas. L'amadouer avec quelque chose aurait probablement été sa première idée.
- "Il faudrait peut-être sortir dehors avec de la nourriture ? Il aime quoi ? Ou un jouet à lui... "

Son cerveau tournait à cent à l'heure, cherchant une solution.

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4 août 2024, 12:05
 Fini  Un reflet d'espoir dans des yeux miroitants
    Dans quelle bêtise me suis-je encore embarquée...
    Évidemment, la fille a accepté de m'offrir son aide. Je m'en veux terriblement, et ça me met un peu mal à l'aise. Mais bon, je me suis déjà trop enfoncée dans mon mensonge, et j'ai du mal à m'en extirper. Je continue donc ma descente en enfer, mentant encore plus à cette pauvre fille qui ne fait qu'être gentille avec moi.
    Tout de suite, mon interlocutrice pose des questions sur mon chat. Son nom, à quoi il ressemble, et ce qu'il aime et pourrait l'attirer. Je n'avais pas réfléchi à tout ça avant. J'improvise alors en sortant le nom de mon dragon en peluche.
    — Il s'appelle Xinlian. Il est rouge... roux !
    Bien rattrapé.
    — Et un peu grassouillet, comme Garfield. Ça, c'est parce qu'il mange trop les restes du restaurant, du coup il grossit.
    Ce mensonge-là n'était vraiment pas nécessaire. Mais j'ai l'impression qu'ils sortent de ma bouche par eux-mêmes. C'est donc ça le pouvoir des sorcières ? Mentir ? Peut-être que mon nez va s'allonger à force, ou que je vais attraper une verrue comme les méchantes sorcières à qui je ressemble de plus en plus. Alors que j'y pense, je passe mes doigts sur mon nez, comme pour vérifier que ce n'est pas le cas. Mais je m'arrête vite, me rendant compte que c'était un peu bizarre de se frotter le nez devant mon interlocutrice.
    Je réfléchis donc à ce que pourrait aimer mon chat. Des croquettes ? Mais je crois pas que l'on en a. Je suis presque sûre même qu'on n'en sert pas dans notre restaurant.
    — Il aime bien la viande, je vais voir si mon père peut m'en donner !
    Je file alors en cuisine.



    J'entre dans la cuisine. L'objectif : récupérer des morceaux de viande. Je sais que mon père laisse le gras qu'il sépare des bonnes parties dans un récipient à part. J'essaie d'être discrète tandis que mon père cuisine. Il est occupé, et ne porte pas son attention sur moi, c'est donc plus facile de subtiliser de la nourriture. Mais alors que je viens de trouver le gras, mon père se retourne et me voit.
    — Qu'est-ce que tu cherches, Lina ?
    — Euh...
    À nouveau, je vais devoir mentir. Décidément, je deviens une experte dans ce domaine.
    — Je me suis faite une amie, on veut aller nourrir les chats dans la ruelle d'à-côté. Je peux en prendre ? Je dis en montrant les morceaux de gras.
    Mon père a l'air dubitatif. Mais j'ai l'impression que me voir me faire une amie le rend un peu plus heureux. Il faut dire que j'ai passé les derniers jours à m'ennuyer et faire la tête, alors il doit être content que je m'amuse enfin.
    — Attends. Dit-il. Je te mets ça dans une barquette.



    Je reviens finalement avec ma barquette de gras vers cette fille qui veut m'aider. J'essaie de ne pas croiser ma mère, pour éviter de répondre à des questions qui viendraient contredire mes mensonges.
    — C'est bon, on peut aller voir ! Je lui dis en pressant un peu le pas, toujours pour éviter d'être vue par ma mère.

2è année RP

4 août 2024, 18:23
 Fini  Un reflet d'espoir dans des yeux miroitants
La chinoise répondit à Eileen en hésitant, elle semblait un peu perdue. Normal dans une telle situation... Et Eileen qui la harcelait de questions... Non mais vraiment ! Un peu de tact jeune fille ! Elle avait été mieux élevée que cela quand même.

Cependant, ces interrogations durent faire leur effet car elle apprit le nom du chat (qu'elle trouva intéressant et sur lequel elle aurait posé des questions dans une autre situation), sa description et qu'il aimait la viande. Bientôt, une bourrasque partit, probablement vers la cuisine, et revint avec une barquette de viande.

Parvenue dehors, l'irlandaise prit un morceau de viande dans la barquette et commença à appeler :
- "Xinlian ! Viens mon beau !"

Puis se tournant vers la maitresse du matou en perdition, elle lui dit :
- "Tu sais s'il va plutôt d'un côté ou de l'autre de la rue ?"

Car la ville était grande. Comment savoir où un animal indépendant avait décidé de s'aventurer ? La demoiselle savait qu'un chat pouvait avoir un territoire particulièrement étendu et faire des dizaines de kilomètres par jour pour le patrouiller. Pour autant, elle se doutait que dans une grande ville, comme c'était d'ailleurs le cas à Poudlard, la multitude de félins au km² réduisait drastiquement l'aire de ce territoire naturel.

- "Tu l'as déjà vu aller chez un voisin ? Ou jouer avec d'autres chats du quartier ? Ca pourrait être un bon début."

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4 août 2024, 18:52
 Fini  Un reflet d'espoir dans des yeux miroitants
    Nous sommes enfin dehors. Par chance, ma mère était trop occupée dans son service pour me voir partir avec ma barquette de gras. La fille me suit et commence à appeler Xinlian. Intérieurement, je trouve la situation cocasse. Je n'ai pas l'habitude d'entendre une inconnue appeler mon dragon en peluche dans la rue. J'imagine déjà Xinlian courir vers nous. Si ça n'avait pas été aujourd'hui, si mon humeur n'était pas à la tristesse, j'aurais sûrement ri. Aujourd'hui, cela me fait davantage culpabilisé. J'embarque avec moi une gentille fille qui n'a rien demandé, persuadée d'aider une autre gentille fille qui en réalité lui ment depuis le début.
    — Il va souvent dans cette petite ruelle, je crois. Je ne sais pas trop ce qu'il fait d'habitude, je ne le suis pas beaucoup. Je ne me mouille pas trop dans mes réponses.
    J'emmène la rousse dans la petite ruelle de Bateman Street, celle qui mène vers le parc de Soho. Je n'emprunte jamais ce passage. La ruelle est sombre, il y a plein de poubelles renversées à terre ; elle me fait un peu peur. Mais je suis convaincue que si j'avais un chat, il viendrait volontiers s'y planquer. Il doit y avoir une quantité incroyable de rats et de nourriture.
    Je n'ose pas appeler le chat. J'ai trop honte de moi pour faire en plus semblant d'appeler un animal imaginaire. Plus j'avance dans cette ruelle terrifiante, plus je culpabilise d'emmener avec moi la rouquine. Alors qu'on s'avance, j'entends des bruits dans les tas de déchets. Puis, le long du mur, un rat qui me semble gros comme un chat, s'enfuit loin de nous. Je sursaute. J'ai peur, et je meurs de honte face à tous ces mensonges.
    Alors, je m'arrête, et je pleure. Je pleure à chaudes larmes.

2è année RP

4 août 2024, 19:10
 Fini  Un reflet d'espoir dans des yeux miroitants
Bifurquant vers une ruelle sombre, Eileen se dit que ce n'était pas le moment d'avoir peur. Elle était visiblement la plus âgée des deux fillettes, elle devait montrer l'exemple. Même si la peur pouvait être une réaction saine pour découvrir quelque chose.

Elles commençaient à s'engager dans la rue, lorsque des bruits provinrent d'un tas de déchets. Eileen eut un réflexe humain : celui de chercher sa baguette. Sauf qu'elle était dans une grande ville, en un temps où elle n'avait pas le droit d'utiliser sa magie et encore moins une présence d'une moldue. A Poudlard, dans une telle circonstance, elle aurait facilement pu lancer un maléfice pour se protéger, mais ici, en pleine rue, dans un endroit sombre ; elle se sentait exposée. Elle ne sortit pas son catalyseur caché sous son tee-shirt, mais resta en alerte, la main à portée de celui-ci. On ne savait jamais.

Le morceau de gras de viande qu'elle tenait avait fini par terre. Et soudain, un rat émergea du tas d'ordure. Il avait dû être alerté par l'odeur de la nourriture. Non mais vraiment ! Quel tableau elle devait offrir à avoir voulu sortir sa baguette. Ce n'était donc pas sorcier de se dire que les animaux pullulant dans les égouts avaient pu trouver refuge ici. Quelle était donc la probabilité que la Serdaigle subisse une attaque d'ordre magique ?

Dans son élan, elle avait fait un faux pli qui pouvait laisser entrevoir pour qui s'y connaissait le fameux bout de bois en transparence du vêtement. Elle s'en rendit compte et se réarrangea rapidement, juste le temps d'entendre des pleurs surgir à son côté.

Instinctivement, elle se mit au niveau de la jeune fille, posa un bras sur son épaule et l'amena contre elle, en un geste protecteur.
- "Ca va aller... On va le trouver. "

Elle ne pouvait décemment pas rester insensible à la détresse de l'être humain à côté d'elle.

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