Au diable cette malédiction
Samedi 17 Juillet 2049
Camp pédagogique, Belfast
Alice n’avait jamais aimé les portoloin, et celui ci ne faisait pas exception à la règle. Tout bien réfléchi, la française avait toujours éprouvé de grandes difficultés à voyager de la sorte. Le transplanage, les cheminées, les portoloin… c’était comme si son corps lui même réclamait un voyage en bonne et due forme.
Et, cette fois encore, Alice se sentit nauséeuse. Une main sur son ventre soudain creusé, elle cachait tant bien que mal son trouble. Il était parfaitement hors de question qu’Alexander Jr. Joyce, héritier d’une grande famille irlandaise, ne voit en Alice une petite chose fragile.
Alice n’était pas fragile. Seulement affectée par des déplacements magiques violents.
Peu importait.
Alice était arrivée.
Ses yeux, fort heureusement cachés sous ses lunettes de Soleil opaque, brûlait d’excitation alors que le camp s’étendait sous ses yeux. Son envie de sourire, flagellant ses zygomatiques, pouvait être contrôlé pour le moment, mais cela ne durerait pas. Car, bientôt, Alice le reverrait.
La dernière née Sangblanc n’était pas quelqu’un de sociable, il ne fallait pas se mentir. Se faire des amis était pour elle une tâche pénible, superflue, si bien que depuis qu’elle était à Beauxbâtons, elle n’avait liée qu’une seule relation solide : Léonie, sa camarade de chambre, son amie et la soeur qu’elle aurait aimé avoir. A présent entrée dans son coeur, la jolie française n’en sortirait jamais.
Il y avait également Damiano… mais était-ce bien vrai que de le voir comme son ami ? Auraient-ils été proche si Léonie n’avait pas été là ? Certainement pas. Il aurait été considéré comme tous les autres : futiles et indignes de son intérêt.
À Poudlard, Alice s’était fait des amis. Irisia, Brett, Orphéa… tous les trois perdus.
Aliosus, évidemment, était son plus fidèle ami, mais son sang avant tout. Les liens familiaux étaient puissants et au dessus de tout. Ils étaient sacrés, encrés dans le cœur. Il n’y avait là aucun choix et, dans le cas d’Aliosus, l’Amour qu’il générait était un murmure constant et évident.
Mais, pour Alice, il n’y avait pas que l’amitié ou la famille pour ébranler son cœur. Il ne ne s’agissait pas des garçons. De ceux ci, Alice n’en voulait plus. Ils étaient des distractions pour la plupart, des escaliers vers ses ambitions pour certains.
En réalité, il s’agissait d’une chose qu’Alice ne contrôlait pas, et les Dieux savent qu’elle aurait aimé avoir une autorité dessus. Cela aurait épargné bien des hommes.
A quelques pas seulement, Thomas se trouvait là, accompagnés par deux femmes, et, bien sûr, monsieur Kohler.
Cette fois, Alice ne parvenait plus à garder sa belle muselière de décence.
Enfin, elle pouvait sourire à monsieur Kohler.
Camp pédagogique, Belfast
Alice n’avait jamais aimé les portoloin, et celui ci ne faisait pas exception à la règle. Tout bien réfléchi, la française avait toujours éprouvé de grandes difficultés à voyager de la sorte. Le transplanage, les cheminées, les portoloin… c’était comme si son corps lui même réclamait un voyage en bonne et due forme.
Et, cette fois encore, Alice se sentit nauséeuse. Une main sur son ventre soudain creusé, elle cachait tant bien que mal son trouble. Il était parfaitement hors de question qu’Alexander Jr. Joyce, héritier d’une grande famille irlandaise, ne voit en Alice une petite chose fragile.
Alice n’était pas fragile. Seulement affectée par des déplacements magiques violents.
Peu importait.
Alice était arrivée.
Ses yeux, fort heureusement cachés sous ses lunettes de Soleil opaque, brûlait d’excitation alors que le camp s’étendait sous ses yeux. Son envie de sourire, flagellant ses zygomatiques, pouvait être contrôlé pour le moment, mais cela ne durerait pas. Car, bientôt, Alice le reverrait.
La dernière née Sangblanc n’était pas quelqu’un de sociable, il ne fallait pas se mentir. Se faire des amis était pour elle une tâche pénible, superflue, si bien que depuis qu’elle était à Beauxbâtons, elle n’avait liée qu’une seule relation solide : Léonie, sa camarade de chambre, son amie et la soeur qu’elle aurait aimé avoir. A présent entrée dans son coeur, la jolie française n’en sortirait jamais.
Il y avait également Damiano… mais était-ce bien vrai que de le voir comme son ami ? Auraient-ils été proche si Léonie n’avait pas été là ? Certainement pas. Il aurait été considéré comme tous les autres : futiles et indignes de son intérêt.
À Poudlard, Alice s’était fait des amis. Irisia, Brett, Orphéa… tous les trois perdus.
Aliosus, évidemment, était son plus fidèle ami, mais son sang avant tout. Les liens familiaux étaient puissants et au dessus de tout. Ils étaient sacrés, encrés dans le cœur. Il n’y avait là aucun choix et, dans le cas d’Aliosus, l’Amour qu’il générait était un murmure constant et évident.
Mais, pour Alice, il n’y avait pas que l’amitié ou la famille pour ébranler son cœur. Il ne ne s’agissait pas des garçons. De ceux ci, Alice n’en voulait plus. Ils étaient des distractions pour la plupart, des escaliers vers ses ambitions pour certains.
En réalité, il s’agissait d’une chose qu’Alice ne contrôlait pas, et les Dieux savent qu’elle aurait aimé avoir une autorité dessus. Cela aurait épargné bien des hommes.
A quelques pas seulement, Thomas se trouvait là, accompagnés par deux femmes, et, bien sûr, monsieur Kohler.
Cette fois, Alice ne parvenait plus à garder sa belle muselière de décence.
Enfin, elle pouvait sourire à monsieur Kohler.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Au diable cette malédiction
Telle une seconde aurore, le sourire d'Alice Sangblanc illumina immédiatement de tout son éclat le cœur du cinquantenaire. Bientôt deux ans s'étaient écoulés depuis sa rencontre avec l'adolescente qui avait permis à ses horizons de s'ouvrir à nouveau, son chemin de reprendre une direction semblable et différente à la fois de tout ce qu'il avait déjà emprunté. À nouveau, elle se tenait là, devant lui, non plus fille mais femme - ou presque, il n'avait pas oublié son anniversaire approchant. Et comme un signe du destin, c'était quelque part par son existence que cette réunion pouvait être possible. Il fallait bien dire que, sans Alice, le sorcier n'aurait peut-être pas, peut-être pas aussi rapidement rejoint les côtés d'Erwin, et mené les jeunes au sein de l'UDS. Et, quand on savait comme lui l'importance qu'avait leur groupe et ses idéaux dans l'établissement du camp, c'etait un véritable jeu de domino qui s'était terminé en cet instant, débuté au milieu des flocons, achevé sous les rayons du soleil irlandais que son visage remplaçait un instant.
Au fil des mois et des lettres, l'attention et la sympathie s'étaient mues en affection et amour, un amour sain, filial, au point où, là aussi, faire entrer la jeune femme dans sa vie avait aidé à y faire rentrer Dakota, et même tous ces enfants de Poudlard. Oui, parmis les autres élèves, Alice Sangblanc avait quelque part été son premier enfant.
- Miss Sangblanc.
Accompagné d'un clin d'œil et d'un sourire radieux, Suileabhan répondit lui aussi à la joie palpable de l'adolescente, avant de se tourner vers un des bénévoles.
- Tu me remplace quelques minutes ? Merci.
Sans plus s'en soucier, l'irlandais se rapprocha d'Alice.
- Que diriez-vous d'une visite de la propriété ? Venez, je crois savoir que nous avons du temps à rattraper.
Au fil des mois et des lettres, l'attention et la sympathie s'étaient mues en affection et amour, un amour sain, filial, au point où, là aussi, faire entrer la jeune femme dans sa vie avait aidé à y faire rentrer Dakota, et même tous ces enfants de Poudlard. Oui, parmis les autres élèves, Alice Sangblanc avait quelque part été son premier enfant.
- Miss Sangblanc.
Accompagné d'un clin d'œil et d'un sourire radieux, Suileabhan répondit lui aussi à la joie palpable de l'adolescente, avant de se tourner vers un des bénévoles.
- Tu me remplace quelques minutes ? Merci.
Sans plus s'en soucier, l'irlandais se rapprocha d'Alice.
- Que diriez-vous d'une visite de la propriété ? Venez, je crois savoir que nous avons du temps à rattraper.
Au diable cette malédiction
Alice n’avait d’yeux que pour monsieur Kohler. Ce sourire qu’il lui tendait, au réponse au sien, emplissait Alice ce sentiment d’affection réciproque qu’elle avait eu hâte de retrouver.
Deux années s’étaient écoulées depuis leur première et dernière rencontre. Et dés lors, monsieur Kohler s’était facilement insinué dans la vie de la jeune fille. Par des lettres enrichissantes, par un partage de connaissance. Même à distance, il avait guidé Alice à chaque instant. Avait-il seulement conscience de cela ?
Père, lui, avait vu les choses d’un autre oeil.
Le menton haut pour pouvoir regarder sans peine monsieur Kohler, Alice s’imprégnait de ces traits qu’elle avait eu peur d’oublier. Comme toujours.
Mais son souvenir restait inchangé. Monsieur Kohler était toujours cet ours élégant qu’elle avait laissé à Poudlard. Un tel homme aurait intimidé bien des jeunes filles, mais pas Alice, qui voyait en lui une figure protectrice.
Thomas, qui jusqu’à présent était resté droit sur ses pieds, coula un regard vers monsieur Kohler lorsque ce dernier proposa à Alice une visite de sa propriété.
Alice savait bien que Père avait commandé à Thomas de garder un oeil sur cet homme, et sur cette relation qu’il avait injustement qualifiée de douteuse. Il n’avait pas eu besoin de formuler son souhait devant Alice : elle connaissait son père.
Il lui avait fallu faire preuve d’acharnement pour qu’il accepte que sa fille parte pour les terres irlandaises. Père était un homme aimable, affectueux et investi dans l’éducation de ses enfants.
Mais lorsqu’il était question de leur sécurité… le bon Dorian Sangblanc se métamorphosait en un tyran borné.
Dés les premières lettres de monsieur Kohler, Père s’était braqué, s’interrogeant sur les intentions cachées de cet inconnu. Alice avait bien évidemment prit la défense de l’homme, expliquant à son père leur rencontre, son intérêt pour son sortilège expérimental… mais Père n’avait trouvé aucun apaisement. Et la situation s’était dégradé au fur et à mesure des nouvelles lettres, si bien qu’Alice s’était mise à les dissimuler… ce qui n’avait fait que conforter Père dans sa paranoïa.
Alice sourit à monsieur Kohler. Elle ploya genou, par habitude. « Avec grand plaisir, monsieur. »
Deux années s’étaient écoulées depuis leur première et dernière rencontre. Et dés lors, monsieur Kohler s’était facilement insinué dans la vie de la jeune fille. Par des lettres enrichissantes, par un partage de connaissance. Même à distance, il avait guidé Alice à chaque instant. Avait-il seulement conscience de cela ?
Père, lui, avait vu les choses d’un autre oeil.
Le menton haut pour pouvoir regarder sans peine monsieur Kohler, Alice s’imprégnait de ces traits qu’elle avait eu peur d’oublier. Comme toujours.
Mais son souvenir restait inchangé. Monsieur Kohler était toujours cet ours élégant qu’elle avait laissé à Poudlard. Un tel homme aurait intimidé bien des jeunes filles, mais pas Alice, qui voyait en lui une figure protectrice.
Thomas, qui jusqu’à présent était resté droit sur ses pieds, coula un regard vers monsieur Kohler lorsque ce dernier proposa à Alice une visite de sa propriété.
Alice savait bien que Père avait commandé à Thomas de garder un oeil sur cet homme, et sur cette relation qu’il avait injustement qualifiée de douteuse. Il n’avait pas eu besoin de formuler son souhait devant Alice : elle connaissait son père.
Il lui avait fallu faire preuve d’acharnement pour qu’il accepte que sa fille parte pour les terres irlandaises. Père était un homme aimable, affectueux et investi dans l’éducation de ses enfants.
Mais lorsqu’il était question de leur sécurité… le bon Dorian Sangblanc se métamorphosait en un tyran borné.
Dés les premières lettres de monsieur Kohler, Père s’était braqué, s’interrogeant sur les intentions cachées de cet inconnu. Alice avait bien évidemment prit la défense de l’homme, expliquant à son père leur rencontre, son intérêt pour son sortilège expérimental… mais Père n’avait trouvé aucun apaisement. Et la situation s’était dégradé au fur et à mesure des nouvelles lettres, si bien qu’Alice s’était mise à les dissimuler… ce qui n’avait fait que conforter Père dans sa paranoïa.
Alice sourit à monsieur Kohler. Elle ploya genou, par habitude. « Avec grand plaisir, monsieur. »
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Au diable cette malédiction
Face à la jeune femme, Suileabhan ne put qu'offrir au monde qu'elle incarnait un nouveau sourire brillant de l'éclat de l'espoir que sa simple existence avait fait renaître en lui. L'espoir, qu'il s'efforçait de faire naître du bout de la baguette et de la vie des plus jeunes membres de l'UDS. Mais tout cela ne fut que vil mensonge, puisque le concierge lui offrit également en second présent son bras, où l'élève de Beauxbatons put déposer sa main, le temps de la douce balade.
D'un pas normal, et donc mieux balancé, moins vif qu'à l'accoutumée, l'irlandais guida celle qui n'était en rien son enfant et pourtant en tout légitime à l'être le long du chemin qui coulait jusqu'au cottage. Là, devant la maison de son enfance, il ressentit une certaine chaleur qui ne s'expliquait pas uniquement par la présence de celle qui avait voulu dompter une figure enflammée.
- Ce n'est pas le grand luxe, mais ce fut une un jour une belle demeure familiale. N'hésitez pas à venir m'y trouver au besoin durant ces deux semaines. Le vingt-et-un, par exemple, peut-être.
Suileabhan accompagna cette dernière remarque d'un clin d'œil entendu, avant de cependant froncer les sourcils.
- Mais surtout pour voir comment nous pourrions soulager ce que je sens vous faire encore quelque peu souffrir aujourd'hui. La vie d'infirmier est loin derrière moi, mais pas suffisamment pour ne rien avoir remarqué. Soyez sans crainte, vous n'avez rien à me confier si vous ne le souhaitez pas, vous le savez bien.
D'un pas normal, et donc mieux balancé, moins vif qu'à l'accoutumée, l'irlandais guida celle qui n'était en rien son enfant et pourtant en tout légitime à l'être le long du chemin qui coulait jusqu'au cottage. Là, devant la maison de son enfance, il ressentit une certaine chaleur qui ne s'expliquait pas uniquement par la présence de celle qui avait voulu dompter une figure enflammée.
- Ce n'est pas le grand luxe, mais ce fut une un jour une belle demeure familiale. N'hésitez pas à venir m'y trouver au besoin durant ces deux semaines. Le vingt-et-un, par exemple, peut-être.
Suileabhan accompagna cette dernière remarque d'un clin d'œil entendu, avant de cependant froncer les sourcils.
- Mais surtout pour voir comment nous pourrions soulager ce que je sens vous faire encore quelque peu souffrir aujourd'hui. La vie d'infirmier est loin derrière moi, mais pas suffisamment pour ne rien avoir remarqué. Soyez sans crainte, vous n'avez rien à me confier si vous ne le souhaitez pas, vous le savez bien.
Au diable cette malédiction
Au bras de monsieur Kohler, Alice découvrait le domaine qui l’avait vu grandir. Elle s’imprégnait de chaque détail, laissait son imagination peindre des scènes de vie dans lesquels le grand homme n’était qu’un bambin à l’oeil pétillant de malice. Elle l’imaginait courir autour du moulin, jouant à cache-cache avec une mère resplendissante d’amour. Elle le voyait partager un moment entre père et fils, assis devant le champ de blé.
Alice leva les yeux sur monsieur Kohler, à qui elle sourit, amusée et touchée par sa mémoire. Il se souvenait que son anniversaire approchait. Il savait que, bientôt, Alice serait une adulte. Comme il était charmant de réaliser que ce serait sur ces terres qu’elle deviendrait une femme. Charmant, et ô combien étrange. Encore un message du Destin.
Un autre homme avait été là pour son anniversaire. Un autre homme autre que son père.
Un homme qui avait disparu.
Trop obnubilée par ses pensées, Alice rata le moment de remercier monsieur Kohler pour son intérêt la concernant.
Et le voilà qui annonçait avoir remarquer les douleurs d’Alice.
A cela, Alice poussa un léger rire. Monsieur Kohler avait l’œil aiguisé.
« Vous remarqueriez sans peine un brin d’herbe jaunissant au milieu d’un pré, n’est-ce pas ? » répondit Alice avec malice. Elle resserra le bras de monsieur Kolher, son regard droit devant elle. « Je suis tombée de mon hippogriffe lors d’un vol en Sibérie. Pas de très haut, rassurez vous. L’atterrissage s’est fait en catastrophe. Corvenin avait une aile gelée, d’où notre descente rapide et mes… difficultés à amortir la chute. Cela m’a valu une côte cassée. » Elle passa une main sur son flanc, un doux sourire apparaissant sur son visage. « Je crois vous l’avoir dit… peut-être pas ? Mais ma famille et moi même ne réagissons pas à la médicomagie. Alors, ainsi qu’une Sans-Pouvoir, il me faut être patiente, et attendre que mon corps fasse son office. »
Elle leva le menton pour regarder le sorcier, son oeil pétillant d’excitation. « Et, oui… vous avez bien entendu : j’ai voler en hippogriffe de Saint-Gervais-les-Bains jusqu’en Sibérie. J’ai même bivouaqué au bord de la Volga et ce fut… » Alice poussa un soupir d’aise, ses yeux se fermant à mesure que les sensations de cette expérience lui revenaient en tête. « Incroyable ».
Alice leva les yeux sur monsieur Kohler, à qui elle sourit, amusée et touchée par sa mémoire. Il se souvenait que son anniversaire approchait. Il savait que, bientôt, Alice serait une adulte. Comme il était charmant de réaliser que ce serait sur ces terres qu’elle deviendrait une femme. Charmant, et ô combien étrange. Encore un message du Destin.
Un autre homme avait été là pour son anniversaire. Un autre homme autre que son père.
Un homme qui avait disparu.
Trop obnubilée par ses pensées, Alice rata le moment de remercier monsieur Kohler pour son intérêt la concernant.
Et le voilà qui annonçait avoir remarquer les douleurs d’Alice.
A cela, Alice poussa un léger rire. Monsieur Kohler avait l’œil aiguisé.
« Vous remarqueriez sans peine un brin d’herbe jaunissant au milieu d’un pré, n’est-ce pas ? » répondit Alice avec malice. Elle resserra le bras de monsieur Kolher, son regard droit devant elle. « Je suis tombée de mon hippogriffe lors d’un vol en Sibérie. Pas de très haut, rassurez vous. L’atterrissage s’est fait en catastrophe. Corvenin avait une aile gelée, d’où notre descente rapide et mes… difficultés à amortir la chute. Cela m’a valu une côte cassée. » Elle passa une main sur son flanc, un doux sourire apparaissant sur son visage. « Je crois vous l’avoir dit… peut-être pas ? Mais ma famille et moi même ne réagissons pas à la médicomagie. Alors, ainsi qu’une Sans-Pouvoir, il me faut être patiente, et attendre que mon corps fasse son office. »
Elle leva le menton pour regarder le sorcier, son oeil pétillant d’excitation. « Et, oui… vous avez bien entendu : j’ai voler en hippogriffe de Saint-Gervais-les-Bains jusqu’en Sibérie. J’ai même bivouaqué au bord de la Volga et ce fut… » Alice poussa un soupir d’aise, ses yeux se fermant à mesure que les sensations de cette expérience lui revenaient en tête. « Incroyable ».
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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Au diable cette malédiction
Les yeux de Suileabhan sourirent avec lui lorsque les jolis mots d'Alice Sangblanc s'alignerent pour former le poétique reflet de ses pensées. L'adolescente - non, la jeune femme - avait beau posséder un accent aussi terrible que le sien, elle avait le don de formuler les plus douces syllabes des environs, encore et toujours davantage au fil des mois.
- Bien sûr. J'aurais fait un bien piètre sorcier dans le cas contraire. Et un bien piètre.. ami. Mais ma tâche est facilité : je ne vois aucune herbe ici, mais seulement un arbre qui ne cesse de grandir. Qui sait seulement lorsqu'il me couvrira de sa cime ?
La dernière remarque, exprimée d'un humour élégant, ne faisait en rien oublier les, le mot qu'il venait de prononcer un peu plus tôt. L'irlandais ne s'était pas vraiment creusé la tête à ce sujet. Oui, Alice était sans doute pour lui plus proche d'une nièce, d'une fille qu'il n'avait pas par ailleurs sinon par l'intermédiaire de la jeune Dakota Miller. Mais, aussi teintée filialement que soit leur relation, il restait important pour Suileabhan que la jeune fille ait conscience de certaines choses. Il était là. Même fronçant les sourcils sur ces derniers mots. Une telle condition, pour une si douce enfant.. Et lui avait été infirmier de terrain, non pionnier de la recherche médicomagique, loin s'en fallait. Et pourtant...
- Vous êtes loin d'en être une, mais même dans ce cas, vous ne seriez pas la première être non-magique dont j'aurais eu la charge du traitement.
Prononcer ces mots fit prendre conscience au concierge d'une autre réalité. Alice non plus, n'utilisait pas le si bien connu et dégradant terme pour désigner les humains sans magie.
- Et nous aurons je vois encore bien des choses à nous dire et nous apprendre à cette occasion. La Volga ? Vous me rappelez des souvenirs.
L'Ukraine, bien sûr, la Russie y avait été omniprésente. Mais l'Iran aussi, les côtes fabuleuses de la Mer caspienne où, sur l'invisible rive opposée, venait mourir la Volga. Et, doucement, se profila à l'horizon les contours du vieux moulin.
- Bien sûr. J'aurais fait un bien piètre sorcier dans le cas contraire. Et un bien piètre.. ami. Mais ma tâche est facilité : je ne vois aucune herbe ici, mais seulement un arbre qui ne cesse de grandir. Qui sait seulement lorsqu'il me couvrira de sa cime ?
La dernière remarque, exprimée d'un humour élégant, ne faisait en rien oublier les, le mot qu'il venait de prononcer un peu plus tôt. L'irlandais ne s'était pas vraiment creusé la tête à ce sujet. Oui, Alice était sans doute pour lui plus proche d'une nièce, d'une fille qu'il n'avait pas par ailleurs sinon par l'intermédiaire de la jeune Dakota Miller. Mais, aussi teintée filialement que soit leur relation, il restait important pour Suileabhan que la jeune fille ait conscience de certaines choses. Il était là. Même fronçant les sourcils sur ces derniers mots. Une telle condition, pour une si douce enfant.. Et lui avait été infirmier de terrain, non pionnier de la recherche médicomagique, loin s'en fallait. Et pourtant...
- Vous êtes loin d'en être une, mais même dans ce cas, vous ne seriez pas la première être non-magique dont j'aurais eu la charge du traitement.
Prononcer ces mots fit prendre conscience au concierge d'une autre réalité. Alice non plus, n'utilisait pas le si bien connu et dégradant terme pour désigner les humains sans magie.
- Et nous aurons je vois encore bien des choses à nous dire et nous apprendre à cette occasion. La Volga ? Vous me rappelez des souvenirs.
L'Ukraine, bien sûr, la Russie y avait été omniprésente. Mais l'Iran aussi, les côtes fabuleuses de la Mer caspienne où, sur l'invisible rive opposée, venait mourir la Volga. Et, doucement, se profila à l'horizon les contours du vieux moulin.
Au diable cette malédiction
Les mots de monsieur Kohler caressaient Alice avec délicatesse. N’importe quel inconnu serait incapable d’imaginer cet homme aux traits si sévères capable de tant de douceur. Mais Alice n’était pas n’importe qui, elle le savait. Sans doute était-ce la raison d’un tel traitement de faveur.
Du moins, elle espérait être l’unique élue. Le contraire lui serait… désagréable.
Forcément, Alice se mit à douter.
Adressait-il les mêmes paroles délicieuses à d’autres oreilles juvéniles ?
Accordait-il la même attention à d’autres jeunes sorciers, là bas, à Poudlard ?
Non. Certes, non. Alice n’était pas n’importe qui. Et monsieur Kohler ne s’ouvrirait pas ainsi avec des élèves aussi grossiers et malappris que ceux de Grande-Bretagne… n’est-ce pas ?
Alice écoutait sans mot dire, perdu dans le regard de monsieur Kohler comme si elle pouvait trouver une réponse à ses questionnements internes. Non… il ne devait y avoir qu’elle. Monsieur Kohler avait personnellement prit en charge sa visite du domaine, abandonnant sans un regard les autres jeunes présents. Il correspondait avec elle depuis près de deux ans.
Oui, mais ne le faisait-il pas quotidiennement avec d’autres, sur son lieu de travail ?
Par Circée… voilà qu’elle s’était perdue dans la conversation. Cela lui arrivait bien trop fréquemment.
Alice se mordit l’intérieur de la joue et, l’instant d’après, offrit à monsieur Kohler son plus beau sourire, tout en espérant que les derniers mots qu’il avait prononcé n’attendait pas de réponse.
« J’espère un jour avoir l’occasion de vous avoir pour compagnon de vol », dit-elle. « Qu’importe la destination. Vous avez tant voyagé... existe t-il un pays qu’il vous plairait de découvrir ? »
L’œil rêveur, Alice leva le nez en l’air. « Lorsque je serai devenue duelliste, j’aimerais parcourir le monde, écraser les meilleurs de chaque pays, mais surtout voyager. Découvrir les peuplades, leur culture, apprendre leur langue… »
C’était un doux rêve, mais mort avec la liberté dont elle s’était elle même privée. Duelliste ou non, Alice serait tenue à rester en Grande-Bretagne. D’une part pour faire grandir sa famille.
De l’autre pour sauver le pays qui l’avait vu grandir.
(347 mots)
Du moins, elle espérait être l’unique élue. Le contraire lui serait… désagréable.
Forcément, Alice se mit à douter.
Adressait-il les mêmes paroles délicieuses à d’autres oreilles juvéniles ?
Accordait-il la même attention à d’autres jeunes sorciers, là bas, à Poudlard ?
Non. Certes, non. Alice n’était pas n’importe qui. Et monsieur Kohler ne s’ouvrirait pas ainsi avec des élèves aussi grossiers et malappris que ceux de Grande-Bretagne… n’est-ce pas ?
Alice écoutait sans mot dire, perdu dans le regard de monsieur Kohler comme si elle pouvait trouver une réponse à ses questionnements internes. Non… il ne devait y avoir qu’elle. Monsieur Kohler avait personnellement prit en charge sa visite du domaine, abandonnant sans un regard les autres jeunes présents. Il correspondait avec elle depuis près de deux ans.
Oui, mais ne le faisait-il pas quotidiennement avec d’autres, sur son lieu de travail ?
Par Circée… voilà qu’elle s’était perdue dans la conversation. Cela lui arrivait bien trop fréquemment.
Alice se mordit l’intérieur de la joue et, l’instant d’après, offrit à monsieur Kohler son plus beau sourire, tout en espérant que les derniers mots qu’il avait prononcé n’attendait pas de réponse.
« J’espère un jour avoir l’occasion de vous avoir pour compagnon de vol », dit-elle. « Qu’importe la destination. Vous avez tant voyagé... existe t-il un pays qu’il vous plairait de découvrir ? »
L’œil rêveur, Alice leva le nez en l’air. « Lorsque je serai devenue duelliste, j’aimerais parcourir le monde, écraser les meilleurs de chaque pays, mais surtout voyager. Découvrir les peuplades, leur culture, apprendre leur langue… »
C’était un doux rêve, mais mort avec la liberté dont elle s’était elle même privée. Duelliste ou non, Alice serait tenue à rester en Grande-Bretagne. D’une part pour faire grandir sa famille.
De l’autre pour sauver le pays qui l’avait vu grandir.
(347 mots)
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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Au diable cette malédiction
Suileabhan ne grimaça point mais, aurait-ce était une toute autre personne que la jeune Alice que son visage aurait pu ainsi se tordre l'espace d'un instant. Grand amateur de Quidditch, l'irlandais n'était pas pour autant un grand amoureux du vol, autant qu'il ne portait pas particulièrement les créatures magiques dans son cœur. Pour autant, avec elle, cela n'en demeurait pas moins une occasion unique, forgeant ainsi une expérience qui l'était tout autant. Et difficile de refuser quelque chose à la jeune Sangblanc. Aussi se contenta t-il de lui sourire doucement.
- Une question bien anodine et pourtant bien difficile. Je ne connais pas de lieux en ce monde où la magie n'a rien à m'apprendre. Mais j'avoue sans peine caresser du doigt l'idée d'un jour prolonger mon exploration de l'Asie. On m'a parlé de monastères sorciers qui pourraient tout à fait me correspondre, quelque part entre l'Inde et la Chine.
Il n'eut lui pas besoin de lui retourner la question puisqu'Alice se confiait déjà au concierge de Poudlard.
- Vous y découvrirez alors bien assez vite que tous ces éléments que vous évoquez sont peut-être plus entremêlés qu'on ne pourrait le croire de prime abord. Et qui sait, douce amie, si je ne pourrais y être pour vous parfois le guide de ces contrées lointaines dont vous rêvez.
Suileabhan avait bien entendu, au fil des mois, été mis au parfum que le rêve de sa protégée avait eu le temps d'évoluer, non, de mûrir. Son rêve lui le vivait déjà, à voir ainsi grandir la charmante enfant qui n'en serait bientôt plus une. Était-ce cela que ses parents avaient vécu en leur temps ?
- Une question bien anodine et pourtant bien difficile. Je ne connais pas de lieux en ce monde où la magie n'a rien à m'apprendre. Mais j'avoue sans peine caresser du doigt l'idée d'un jour prolonger mon exploration de l'Asie. On m'a parlé de monastères sorciers qui pourraient tout à fait me correspondre, quelque part entre l'Inde et la Chine.
Il n'eut lui pas besoin de lui retourner la question puisqu'Alice se confiait déjà au concierge de Poudlard.
- Vous y découvrirez alors bien assez vite que tous ces éléments que vous évoquez sont peut-être plus entremêlés qu'on ne pourrait le croire de prime abord. Et qui sait, douce amie, si je ne pourrais y être pour vous parfois le guide de ces contrées lointaines dont vous rêvez.
Suileabhan avait bien entendu, au fil des mois, été mis au parfum que le rêve de sa protégée avait eu le temps d'évoluer, non, de mûrir. Son rêve lui le vivait déjà, à voir ainsi grandir la charmante enfant qui n'en serait bientôt plus une. Était-ce cela que ses parents avaient vécu en leur temps ?
Au diable cette malédiction
Alice gardait son regard fixé sur les traits de monsieur Kohler. Sa réponse l’intéressait grandement.
Sa vision du monde était parole sacrée pour la jeune femme. Alors, quand il répondit vouloir poursuivre sa quête de savoir en Asie, Alice fit voeu d’un jour s’y rendre pour caresser l’espoir de vivre des aventures aussi enrichissantes que celles de Monsieur Kohler.
Alice peignait en songe les images qu’elle se faisait de l’Asie. Des vallées verdoyantes, des steppes sans début ni fin, des temples cachées dans la jungle… Oui, l’Asie serait sans nul doute un voyage enrichissant qu’il lui plaisait d’imaginer en compagnie de l’homme à ses côtés.
« Alors si vous avec un jour l’occasion d’y retourner, pensez à m’emmener dans vos bagages », glissa Alice dans un sourire coquin. « Je promets de prendre peu de place. »
Alice prit une grande inspiration. Son regard balaya la propriété de monsieur Kohler. C’était un endroit charmant, paisible, à son image. Il s’agissait de la demeure familiale, avait-il dit plus tôt. Où étaient ses parents, désormais ? Étaient-ils retournés à la terre ? C’était bien probable.
Les Sangblanc avait pour coutume d’incinérer les défunts pour ensuite les laisser disperser au vent. Une partie seulement des cendres étaient conservées, et enterrées au pied de l’arbre-cerf de la famille. Ainsi, l’être aimé continuait de vivre à travers lui.
Quelle divagation inutile. Les parents de monsieur Kohler étaient peut-être tranquillement installés dans une petite maison où ils coulaient de jours heureux.
Alice replaça sa tresse sur son épaule, levant à nouveau les yeux pour regarder monsieur Kohler.
« Votre volonté d’accueillir et poursuivre l’apprentissage de jeunes sorciers sur votre temps de repos est admirable. A moins qu’il ne s’agisse d’un commandement du Conseil des Sorciers ? Quoi que, j'en doute fortement. » Mère n'avait que faire des enfants des autres. Elle peinait déjà à prendre soin des siens.
Alice fronça un peu les sourcils. « Ne devriez-vous pas vous reposer, vous qui travaillez bien suffisamment ? »
Sa vision du monde était parole sacrée pour la jeune femme. Alors, quand il répondit vouloir poursuivre sa quête de savoir en Asie, Alice fit voeu d’un jour s’y rendre pour caresser l’espoir de vivre des aventures aussi enrichissantes que celles de Monsieur Kohler.
Alice peignait en songe les images qu’elle se faisait de l’Asie. Des vallées verdoyantes, des steppes sans début ni fin, des temples cachées dans la jungle… Oui, l’Asie serait sans nul doute un voyage enrichissant qu’il lui plaisait d’imaginer en compagnie de l’homme à ses côtés.
« Alors si vous avec un jour l’occasion d’y retourner, pensez à m’emmener dans vos bagages », glissa Alice dans un sourire coquin. « Je promets de prendre peu de place. »
Alice prit une grande inspiration. Son regard balaya la propriété de monsieur Kohler. C’était un endroit charmant, paisible, à son image. Il s’agissait de la demeure familiale, avait-il dit plus tôt. Où étaient ses parents, désormais ? Étaient-ils retournés à la terre ? C’était bien probable.
Les Sangblanc avait pour coutume d’incinérer les défunts pour ensuite les laisser disperser au vent. Une partie seulement des cendres étaient conservées, et enterrées au pied de l’arbre-cerf de la famille. Ainsi, l’être aimé continuait de vivre à travers lui.
Quelle divagation inutile. Les parents de monsieur Kohler étaient peut-être tranquillement installés dans une petite maison où ils coulaient de jours heureux.
Alice replaça sa tresse sur son épaule, levant à nouveau les yeux pour regarder monsieur Kohler.
« Votre volonté d’accueillir et poursuivre l’apprentissage de jeunes sorciers sur votre temps de repos est admirable. A moins qu’il ne s’agisse d’un commandement du Conseil des Sorciers ? Quoi que, j'en doute fortement. » Mère n'avait que faire des enfants des autres. Elle peinait déjà à prendre soin des siens.
Alice fronça un peu les sourcils. « Ne devriez-vous pas vous reposer, vous qui travaillez bien suffisamment ? »
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Au diable cette malédiction
Suileabhan sourit à la jeune fille qui venait en instant de serrer contre elle son cœur de père endormi. Avec ses responsabilités à n'en plus finir, le cinquantenaire doutait d'un jour pouvoir reprendre sa pérégrination vers l'Est. Mais le cas échéant, il serait plus que ravi d'arpenter les steppes, montagnes, jungles et plaines qu'il lui restait encore à parcourir loin au delà des monts afghans, tout cela accompagné d'Alice Sangblanc. D'ici là, il espérait cependant que la jeune femme ait mieux à faire que de supporter la compagnie du sorcier qu'il serait devenu.
- Prenez la place qu'il vous faut, ne vous réduisez jamais pour autrui. Étendez-vous vers l'horizon, car le chemin que nous partageons ensemble n'en sera jamais encombré.
A la voir ainsi, le concierge de Poudlard se surprit à danser avec des pensées qu'il croyait tombées du nid depuis bien longtemps déjà. Il était peut-être temps d'avoir une conversation avec Angie au sujet de ce qu'ils attendaient de leur futur en commun. L'irlandais proposa un autre sourire aux yeux d'Alice, cette fois en l'honneur de sa joyeuse existence en cet instant précis.
- Je vous répondrais bien que le Conseil n'a rien à voir avec tout cela, mais je ne vous ferait pas l'affront d'un vil mensonge, pas même aussi inutile que celui-ci. Disons simplement qu'il est loin d'en être à l'initiative, nous avons simplement su profiter d'un soutien inespéré. Votre humble serviteur maitrise encore quelque peu l'art de la négociation.
Cette fois, Suileabhan sourit des yeux.
- Comme je le dis bien souvent, le repos fait partie de l'entrainement. Mais celui dont vous me parlez aujourd'hui n'est simplement pas fait pour moi. Mon repos viendra dans bien des décennies encore, lorsque tous deux aurions déjà fait encore bien des choses sur cette terre.
L'homme jeta un coup d'œil vers l'horizon. Il était temps de rentrer.
- Et le devoir comme toujours nous appelle. Je vous attendrais par ici dans la soirée, comme promis. Mais avant cela, rentrons, ma chère.
Merci pour ce doux RP !
- Prenez la place qu'il vous faut, ne vous réduisez jamais pour autrui. Étendez-vous vers l'horizon, car le chemin que nous partageons ensemble n'en sera jamais encombré.
A la voir ainsi, le concierge de Poudlard se surprit à danser avec des pensées qu'il croyait tombées du nid depuis bien longtemps déjà. Il était peut-être temps d'avoir une conversation avec Angie au sujet de ce qu'ils attendaient de leur futur en commun. L'irlandais proposa un autre sourire aux yeux d'Alice, cette fois en l'honneur de sa joyeuse existence en cet instant précis.
- Je vous répondrais bien que le Conseil n'a rien à voir avec tout cela, mais je ne vous ferait pas l'affront d'un vil mensonge, pas même aussi inutile que celui-ci. Disons simplement qu'il est loin d'en être à l'initiative, nous avons simplement su profiter d'un soutien inespéré. Votre humble serviteur maitrise encore quelque peu l'art de la négociation.
Cette fois, Suileabhan sourit des yeux.
- Comme je le dis bien souvent, le repos fait partie de l'entrainement. Mais celui dont vous me parlez aujourd'hui n'est simplement pas fait pour moi. Mon repos viendra dans bien des décennies encore, lorsque tous deux aurions déjà fait encore bien des choses sur cette terre.
L'homme jeta un coup d'œil vers l'horizon. Il était temps de rentrer.
- Et le devoir comme toujours nous appelle. Je vous attendrais par ici dans la soirée, comme promis. Mais avant cela, rentrons, ma chère.
Merci pour ce doux RP !