13 août 2024, 01:23
Heureux ! quand tu reviens, si ton errante étoile
T’a fait aimer la rive ! heureux si l’on t’attend !
Extrait de Retour, poème d'Alfred de Musset


21 Juin 2049
@Ada Bentley
@Faith Cobain


Le retour à la maison cette année est un soulagement. Pas que l'année ai été mauvaise en soit. Plutôt étrange et décevante.

Notamment parce que je suis seul dans un compartiment, comme j'ai été pendant l'année finalement. Enfin, pas vraiment. Seul c'est un peu une exagération. Seulement, je ne suis plus proche de personne. Je passe de groupe en groupe sans m'attarder.

Je crois pas en souffrir, honnêtement. Juste, ben, c'est bizarre. J'aime bien beaucoup de gens, ça me pose pas de soucis de manger avec les Hel's, ou Orla et ses potes, ou Deryn, ou Charlotte, ou n'importe qui.

Mais c'est pas forcément cool d'avoir personne qui t'attends, qui te garde une place, qui connait ton emploi du temps et que je connaisse aussi.

Bon, Narc a trouvé ses potes, et je comprends, je pense pas qu'on aurait été méga pote longtemps. Et Lukas, c'est compliqué. Je sais qu'il m'en veut pour Miss Valerion, mais je pige pas trop pourquoi. Il a beau bien l'aimer, il peut pas détester Lavinia à ce point, ci ?

Bref, tout ça fait qu'il s'est éloigné, donc. Ou alors c'est moi. Le résultat est le même au final.

Papa a dit de lui laisser du temps, que ça allait se tasser. Le truc c'est que je sais pas trop si j'en ai envie. Je l'aime bien, Lukas, mais ça c'était vraiment pas cool.

Papa dit aussi que je devrais me faire d'autres potes, que comme ça j'aurais le choix de si je veux rester ami avec Lukas. Enfin, papa il parle beaucoup mais il comprends pas que c'est pas facile.

Déjà, y'a déjà des groupes de partout. C'est pas comme ci je pouvais juste m'incruster. Et puis, j'ai aucune idée de qui est cool. Enfin, c'est pas vrai, mais un peu quand même.

Maman a dit de faire une liste, et surtout, de faire des efforts. Je sais faire le premier, pas trop le second. Une liste des gens que j'aimerais bien côtoyer plus, c'est assez facile. Les Hel's, déjà, et Deryn, mais elle est déjà comptée en fait. Et Brynn, c'est le plus proche en âge, j'crois.

Ensuite, dans ma promo, y'en a qui font du Quidditch aussi, ou qui aiment ça. Et bon, se serait cool de pouvoir s'entrainer avec des potes de maisons différentes non ? J'ai jamais eu de potes de l'autre côté du terrain, je me demande comment ça se passerait.

D'une main, je caresse les plumes de Revan, qui fait presque semblant de dormir, dans sa cage pour le trajet. L'autre supporte mon menton, tête orientée vers la fenêtre pour regarder le paysage inexistant, puisqu'on a pas encore démarré.

J'espère que papa a du boulot cet été, j'ai des trucs à réfléchir. Et c'est le meilleur moyen, ça c'est sûr.

Boulet en rébellion visuelle - #004040
4ème année RP

15 août 2024, 18:15
Heureux ! quand tu reviens, si ton errante étoile
Fini.
Ma deuxième année à Poudlard est conclue et je dois retrouver ma famille pour passer un été chargé. Eh oui, entre Nottingham pour le travail, le camp pédagogique de mister Kholer et New York pour... Encore le travail, plus bien des choses, je n'aurai pas de repos. L'an passé, l'été dernier, tout était plus simple mais tous ne sont pas fan de la simplicité. Je me pensais simple et fan de à mon tour, mais quand la vie est simple, la vie est plate. Plate comme une route pavée. La normalité est une route pavée : on y marche aisément, mais les fleurs n’y poussent pas. C'est ce que dit Vincent Van Gogh.

Je me rappelle peu à peu mon année. Les bons passages, les cours intéressant comme la DCFM, mes amis, Meredith... Ainsi que les mauvais passages. Lavinia, Nyxis, Veronica, certains examens, le cours où j'ai failli m'endormir... Bref, tout les moments assez délicats, ou au contraire, réconfortants. Maintenant l'année est terminée, et l'an prochain sera peut être plus calme, ou au contraire.

Mais bon, le point est plutôt que boursouflette sur l'épaule, je marche dans le train, l'année Poudlardienne terminée, en quête vers de nouvelles aventures d'été. Ma valise dans une de mes mains, je cherche un compartiment afin de poser mes choses et me reposer un peu. C'est vrai, la dernière journée n'est jamais de tout repos ! Entre le matin où on doit aller vite comme Speedy pour rapatrier nos choses, le petit déjeuner où tout le monde essaie de se dépêcher et le trajet en barques où tous paniquent à cause des feux et du poulpe de la rentrée, on peut à peine de reposer.

Ça fait maintenant deux wagons que je parcours à la recherche d'un compartiment vide. Il faut dire que j'ai pris trop de temps à embarquer dans le train et maintenant, tout est plein. Mais zut, j'aurais préféré être seule moi ! Je dois avouer que je n'ai jamais vraiment eu de la chance quand j'ai socialisé cette année, alors pourquoi continuer ? Rester seule me semble encore être la meilleure option mais je crains ne pas avoir d'autres choix que de partager un wagon avec d'autres personnes. J'aurai essayé.

Je finis par trouver un compartiment pas trop mal. Il n'y a qu'un gars et une chouette (ou un hibou ?), et il me semble que c'est un joueur de Quidditch. J'aime bien le Quidditch ! J'hésite un peu à continuer ma route pour trouver quelque chose de plus vide, mais il y a peu de chances de trouver mieux. Avec le temps, si je reviens, le compartiment sera peut être plein et je n'aurai plus nulle part où aller... Bon, ça va aller. J'ouvre les portes et, sans un mot, dépose ma boursouflette sur la banquette en face du brun, puis ma valise en haut. Je m'assois, dos droit, avant de dire un petit salut.

Je change de compte et désolée, mais ce n'est pas un poisson d'avril ! (Hiboutez moi au moindre doute ;)
Avatar par Clarke Kane !

27 août 2024, 19:43
Heureux ! quand tu reviens, si ton errante étoile
21 juin 2049
Deuxième Année


Le sol est dur et moi je suis comme de la pierre. J'ai envie de traîner des pieds mais je n'en fais rien. J'ai envie de pleurer - ou plutôt, de crier, car je ne pleure jamais. Je suis déjà en colère, sans que l'été n'ai commencé. L'été, c'est le temps de l'ennui, c'est la butte qui m'empêche d'avancer, c'est la stagnation de mon existence, c'est tout ce que je déteste. Oh, comme je hais l'été... Mais je ne montre rien, à personne, parce que pourquoi le faire ? Le sol est dur et moi je suis comme de la pierre.

Je suis dans les derniers passagers à monter, parce que Mystère n'était pas là. Mais il est revenu, et maintenant il se balance doucement dans la cage suspendu à mon bras. Il m'a fait peur, ce maudis chat.

Mais il est là, il est là. Tout va bien.

Les wagons sont pleins mais les couloirs sont vides. J'avance avec aisance, ma valise roulant derrière moi. J'aurais peut-être du chercher un wagon en particulier, mais je ne le fais pas... Je n'ai pas envie de sourire, d'écouter les babillages incessants de ces adolescents qui s'acharnent à ne parler de rien, et de prétendre qu'ils vont me manquer. Je les aime bien, mais je suis mieux toute seule - du moins, je m'entête à le penser. Est-ce vrai ? Qui sait, c'est peut-être bien, d'avoir des amis proches.

Mais trouver des meilleurs amis me semble aussi impossible que de trouver l'âme soeur.

Je sais que Maman m'attendra à la gare. Elle aura posé un jour de repos, et elle sera fatiguée, mais elle ne le montrera pas. Elle se tiendra droite, les yeux lasses mais alertes, les deux mains collées à la lanière de son sac à main. Elle me sourira, me posera deux trois questions, et puis on se taira toutes les deux. Papa ne sera pas là, évidemment. Lui ne prend pas de jours de repos.
J'ai envie de les revoir, vraiment.

Benedict me manque. Sa bonne humeur est quelque chose qui m'entourait tout le temps, quand j'étais enfant - pourtant je sais que tout ne va pas bien pour lui. C'est lui qui m'a fait grandir, qui m'a appris l'ironie, et à lire, aussi. C'est lui qui m'a parlé en premier de politique, parce que personne ne le fait jamais, dans la famille. Son sourire est plus qu'une simple ride sur un visage, c'est un médicament.

Je soupire. Rien ne sert de ressasser les fantômes du présent, surtout si on va les voir dans quelques heures. J'ouvre la première porte qui me tombe sous la main, j'entre, je referme sans un bruit. Je pose ma valise, Mystère, mon livre, et ma chrysanthème. Je m'assois. Et puis je dis bonjour, même si j'ai pas la tête à ça.

_Salut.

J'aurais aimé que ma voix ne soit pas aussi douce, aussi paisible. J'aurais aimé avoir la voix rocailleuse d'un punk en croisade contre la société. Mais ma voix, c'est un papillon gris, pas un vautour.

Je vois Elijah et je lui fais un signe de tête en guise de salut. On se connaît un peu, de loin. Faith est là aussi, c'est une fille de ma promo. Je ne pense pas qu'elle connaît mon prénom, et je ne sais même plus comment je connais le sien.
Je ne veux pas parler et pourtant je le fais quand même.

_Vous allez bien ?

désolée du retard ^^

#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two

19 juil. 2025, 00:07
Heureux ! quand tu reviens, si ton errante étoile
Faire de la mécanique me calme. Enfin, surtout parce que c'est pas mon métier, du coup je réfléchis pas, moi.

Ca calme pas tout le monde. En témoigne les jurons qui résonnent souvent dans cet espace que mon cœur appelle maison.

Mais moi, je prends des outils et je démonte des trucs. Je monte des trucs aussi. En gros, je met les mains dans la graisse et je visse, dévisse et revisse. C'est pas compliqué, c'est répétitif, c'est reposant. Mon cerveau se calme, je pense pas à tout les trucs qui m'embêtent.

Et puis, derrière, il y a papa, et les mécanos que je connais depuis petit. Qui parlent, rigolent, mettent de la musique beaucoup trop fort, chantent, dansent.

J'enfonce une main dans le plumage de Revan, qui ouvre un œil pour me faire comprendre qu'il kiffe pas tout à fait. Désolé mon pote.

Cal et Noel me manquent. Et puis, okay, je vais les retrouver, mais même là, ils me manquent. Les avoir à côté de moi en cours me manque, être au centre de délires avec eux me manque. Tout de ça me manque.

J'crois que je suis perdu. Perdu dans une solitude que j'ai jamais connu.

C'est bizarre, de devoir changer autant. J'ai l'impression qu'on arrache mon âme pour la mettre de force dans un trou. Pour l'enterrer, qu'elle remonte plus jamais à la surface. Et puis, l'impression de m'habituer au trou. De plus vouloir revenir.

De toute façon c'est pas comme ci j'avais le choix. Askip je vais exploser sinon. Trop bien. On va prétendre pas faire la comparaison avec un kidnapping.

Sur ses pensées heureuses et pleines de joie, je lève la tête en entendant le bruit de la porte qui s'ouvre.

Tient, Ada.

Je connais Ada bien sûr. Comme on connait un camarade de classe avec qui on a échangé quelques mots pour un truc de groupe une fois ou deux, j'imagine.

Il faut dire que c'est une fille discrète, tranquille, un peu solitaire, je crois. Enfin, elle n'affiche pas de passion extraordinaire ou d'identité discernable. Elle est... là, quoi.

Je réponds rapidement à sa salutation, voix moins enjouée que d'habitude, accent ressortant légèrement.

- Ca va bien et toi ? Contente de rentrer ?

Et puis, parce que rien connaitre sur quelqu'un est une chose, ne pas s'y intéresser en est une autre, je reprends la parole.

- T'as hâte d'être l'année prochaine ? Avec les nouvelles matières et les filières ça va être cool non ?

Pour moi, la réponse est évidente. Si cette année était toute pourrie, l'année prochaine sera environ 10000 fois mieux. C'est sûr.

Déjà, on aura du Quidditch. Je refuse l'éventualité du contraire. En plus, j'arrête toutes les matières nulles. Et puis, je serais préfet. La bonne blague.

Boulet en rébellion visuelle - #004040
4ème année RP