13 août 2024, 15:36
Jouer avec le feu  SOLO 
12 MARS 2049, 20H02
NEWHAVEN, PRÈS DE L'IMSM,

Alyona, 19 ans,
avec Ondine Carrington


tw/avertissement : addiction


Je me sens nerveuse. Que m'arrive-t-il ? Que dirait ma mère si elle me voyait ainsi ? Je suis vêtue comme une moldue. Je me cache. Je ne suis pas moi-même. J'ai ces lianes autour du corps qui me serrent, me broient le ventre et m'empêchent de respirer normalement. Avancer est devenu difficile. J'ai l'impression que chaque carrefour est dangereux, que chaque bruit est de trop. Si nous rencontrons des moldus... Merlin, bien sûr que nous rencontrerons des moldus ! Il est tard, mais les rues ne seront sûrement pas désertes. À quoi ressembleront-ils ? Ils sont si étranges, si anormaux ! Et s'ils m'adressaient la parole ? Oh, par Circé, je ne sais pas ce que je ferais. Je me mords les lèvres et essaye de conserver une expression calme, de marcher droit et de ne pas sursauter à chaque éclat de voix. Je ne dois pas montrer que j'ai peur, Ondine compte sur moi, même si je n'ai aucune idée de ce qu'elle attend de moi. Cependant, mon amie semble assez confiante. Elle avance le dos droit, comme si elle avait déjà fait ce trajet. Je l'admire ; moi, je suis si terrifiée !

Je ne cesse de bouger pour sentir ma baguette, coincée sous ma manche. Ondine m'a prêté un t-shirt à longues manches, avec des inscriptions étranges dessus. Au-dessus de celui-ci, je porte une blouse noire, pour être moins visible. Mes cheveux attirent déjà bien trop l'attention. J'aurais aimé pouvoir les teindre avec la magie, mais l'angoisse me serre si fort le ventre que je doute de parvenir à lancer correctement un sort. Cela fait comme un cercle vicieux : si je lance un sortilège pour me défendre, je ne suis même pas certaine de le réussir parce que ma situation me rend excessivement nerveuse.
Merlin, faites que nous ne croisions personne.

Sur la route, Ondine essaye de me rassurer. Elle me donne des indications, m'aide, tente de calmer le malaise qui m'assiège.

« T'en fais pas, on fera vite. Surtout, ne regarde personne bizarrement. Essaye d'être naturelle. » (C'est bien plus facile à dire qu'à faire.) « Si on te pose des questions, dis qu'on voyage en auto-stop, que tu ne connais pas la ville. »

Elle fronce les sourcils et réfléchit.

« Non, mieux. Parles en portugais ou en russe. Tu m'as bien dit que tu maîtrisais ces langues, non ? Personne ne parle russe ou portugais, donc on te laissera tranquille. »

Je hoche la tête. Faire croire que je ne viens pas d'ici sera simple : le monde moldu m'est tellement inconnu que j'ai déjà l'impression d'être sur un autre continent. Je devrai juste avoir l'air confuse, et ne pas bégayer. Ce n'est pas si compliqué, n'est-ce pas ? De plus, Ondine sera là. Elle ne me laissera pas. Ne m'a-t-elle pas certifié sur la route qu'elle s'était déjà rendue dans des zones moldues ? Merlin, j'espère qu'elle sait ce qu'elle fait.

Nous entrons dans la ville. Il faut que je respire, que je paraisse détendue. Mon amie m'a promis que nous ferons vite. Les lianes me serrent les côtes mais je dois rester sereine. J'inspire, j'expire.

Le décor me rappelle ma première visite du Londres moldu avec Anaë. J'étais tout aussi terrifiée à l'époque, mais je faisais confiance à l'ancienne Verte, et j'étais portée par une excitation de jeunesse, que je n'ai malheureusement plus. Les bruits de la ville nous parviennent. Ondine choisit les chemins et les directions, comme si elle était déjà venue. Je sursaute quand un énorme engin sur quatre roues passe près de nous. C'est une voiture, je crois. La brune me jette un regard rassurant. Nous ne nous attarderons pas.

Puis, Ondine tourne à gauche vers une rue plus animée. Nous traversons la route sans s'échanger un mot. Il y a des moldus autour de nous, plusieurs, partout, dans tous les sens. Je me concentre sur ma respiration tout en jouant du poignet pour sentir ma baguette sur mon avant-bras.

Enfin, mon amie s'arrête devant une façade lumineuse.

« J'entre et je fais vite, attends-moi dehors. »

Je n'ai même pas le temps d'ajouter quoi que ce soit qu'elle a déjà poussé la porte et disparu dans le bâtiment moldu.

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baisse de présence jusque fin juillet

13 août 2024, 17:04
Jouer avec le feu  SOLO 
Ondine est partie. Ondine est partie et elle ne revient pas. Elle est entrée dans ce que je suppose être un magasin, s'est enfoncée dans ce lieu lumineux et m'a laissée devant, seule, dans l'ombre, mes angoisses pour uniques compagnes.

Je ne peux pas m'empêcher d'observer nerveusement autour de moi, de fouiller les rues du regard comme si un dissimuleur allait en sortir. Il y a des moldus partout, en groupes, seuls, bavardant ou penchés sur un petit objet rectangulaire qu'ils tiennent entre leurs doigts. Certains passent juste devant moi, d'autres me regardent de leurs yeux froids. À chaque fois que l'un d'eux s'approche ou croise mes iris, un frisson me parcourt. Si quelque chose arrive... Merlin, ma mère sera la première à l'apprendre et elle ne le laissera pas passer. Je ferai n'importe quoi pour aider Ondine, mais ça, l'immobilité dans une rue remplie de moldus, dans une ville moldue, seule et incapable d'agir, oh Circé, je ne le referai pas deux fois.

Je ferme les yeux, comme si cela pouvait m'empêcher de penser à ma situation. Mes réflexions glissent vers 2044 et la guerre contre les moldus. C'était terrible. À l'époque, je ne m'étais pas sentie concernée. Maintenant, cela me fait peur. Et si on me reconnaissait ? Et si on voyait en moi une sorcière ? Que pourrai-je faire ? Que pourrai-je dire ? Ondine m'a conseillé de nier, de parler russe, d'agir comme si je ne comprenais pas. Mes paroles seront donc ma seule arme ? Il est hors de question que je sorte ma baguette. C'est encore plus terrifiant. J'ai la Magie et je ne peux pas l'utiliser. Ici, c'est un danger, un risque, une erreur. La Magie, un problème ! Mon coeur bat vite. Plus jamais Ondine ne me verra mettre un pied à Newhaven, plus jamais. Je ne suis pas lâche, non ! bien au contraire. Cet endroit n'est juste pas pour moi.
Être dans son propre pays et ne pas pouvoir s'y balader normalement, Merlin, que c'est triste.

Je reste appuyée sur le mur, un air ennuyé sur le visage.

Cela fait au moins cinq minutes que mon amie est partie, peut-être plus. Des personnes sortent par là où elle est entrée. J'essaye de les observer du coin de l'œil, mais je crains tant de croiser leur regard que je n'aperçois pas grand-chose. Qu'y a-t-il dans ce magasin ? Pourquoi Ondine a-t-elle cherché à venir ici ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi avec moi ? Achète-t-elle quelque chose ou voit-elle quelqu'un ? Par Circé, elle ne m'a rien dit ! Je suis là mais je suis inutile. J'ai l'impression de garder l'entrée, comme une idiote. Cependant, j'ai promis que je resterai. Alors, je ne bougerai pas avant que mon amie ne sorte. Elle aura besoin de moi, c'est ce qu'elle a dit.

Enfin, la porte s'ouvre sur Ondine. Je l'entends lancer un « bonne soirée, au revoir » avant de croiser son regard. Elle s'approche de moi, souriante, un sachet plastique dans les mains.

« C'est bon, je suis là. Désolée, j'pensais pas qu'il y aurait autant de monde. Ça va, tu n'as pas eu de problème ? »

Elle paraît si calme, si à l'aise ! Les lianes de mon angoisse me lacèrent le ventre, et elle, elle marche doucement, tranquillement, souriante.

« Par Mer— » Non, mieux vaut ne pas jurer comme cela ici. Si on m'entendait... ! « Non, je n'ai pas eu de problème. Mais il faut qu'on se dépêche. Les grilles...
Oui, oui, me coupe-t-elle, de l'agacement dans la voix, je sais. Ne t'en fais pas, j'ai fini, on y va, tu peux te détendre. »

Je l'agace et elle veut que je me détende ? Se moque-t-elle de moi ? Je suis restée ici, toute seule, au milieu de tous ces moldus, et elle n'a même pas eu besoin de moi ! Pourquoi me demander de l'accompagner dans ce cas ? Pourquoi m'entraîner dans ses problèmes ? Et qu'est-elle donc venue faire ici ?

Je n'ai même pas le temps de poser mes questions que déjà, mon amie s'en va, marchant d'un pas décidée vers là d'où nous sommes venues.

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baisse de présence jusque fin juillet

13 août 2024, 22:57
Jouer avec le feu  SOLO 
Nous progressons dans les rues et les allées, entourées de moldus et de voitures. Aucune de nous ne parle. Je sens ma colère grandir, et déjà je m'en veux.

L'ancienne Serdaigle ne m'a rien expliqué. Elle me laisse dans le silence et l'ignorance. Pourquoi ? Pourquoi n'ai-je pas le droit de connaître ce qui m'a valu d'approcher de tant de dangers ? Pourquoi n'est-elle pas honnête envers moi ? Que cache-t-elle ? Que me voulait-elle ? Souhaitait-elle que je prenne peur ? Cela l'amusait peut-être de me laisser seule dans une ville moldue, moi la Sang-Pur, moi la fille d'une Secrétaire d'État qui n'a jamais connu la douleur d'appartenir à deux mondes, moi qui ne comprends rien aux combats pour l'égalité des sangs. Merlin ! Je dois me calmer. Je ne peux pas lui poser de questions avant que nous ne soyons seules, je crois bien que je pourrai m'énerver.

Alors, nous continuons à marcher. Nous sortons de la ville et prenons la direction de l'Institut à travers les bois et les hautes herbes. Le monde moldu s'éloigne de nous. Le noir de la nuit avale nos silhouettes. Je me concentre sur ma respiration, mais quand le silence nous engloutit finalement, je pose brusquement ma main sur le bras de mon amie pour l'arrêter.

« Ondine, stop. J'ai besoin d'explications. »

Son regard se fait d'abord étonné et gêné avant que l'agacement n'y reprenne sa place habituelle.

« Quoi ? Qu'est-ce que tu veux savoir ? Je devais juste aller chercher un truc. »

Je hausse les sourcils. Décidément, que me cache-t-elle ? Et pourquoi me le cache-t-elle ? Ne suis-je pas amicale et honnête envers elle ? Pourquoi mérité-je toutes ces obscurités sur la raison de notre présence ? Sa réponse me déplaît. Tout est flou et imprécis. J'ai l'impression qu'elle me trahit en choisissant de dissimuler la vérité.

« Un truc ? Quoi, justement ? »

Il y a une forme de supplication dans mon ton. Ondine, écoute-toi, entends-moi. Pourquoi n'es-tu pas sincère ? Que caches-tu ? Est-ce grave ? Est-ce dangereux ? Laisse-moi t'offrir mon aide si tu en as besoin.

« Rien de spécial... Pour mes grands-parents, tu sais... »

Mon cœur se serre. Je me sens triste, et déçue. Pourquoi mon amie me ment-elle ? Je le sens. Elle a ajouté les derniers mots avec une hésitation, comme s'il lui fallait bien trouver une excuse. Pourquoi, Merlin, pourquoi ? Je ne comprends pas. Que dissimule-t-elle sous tous ces voiles obscurs ? Pourquoi ne peut-elle pas me dire la vérité ?

« Arrête de me mentir. Je vois bien que ce n'est pas ça. »

Ma voix se fait déçue, et plus dure aussi, peut-être. Je ne le veux pas, mais je m'en sens contrainte.

Je désigne le sachet qu'elle tient précieusement, celui ramené du magasin moldu. Il est de taille moyenne, mais on peut distinguer à l'intérieur plusieurs formes. « Qu'est-ce qu'il y a là-dedans ? »

Mon amie s'agite. Ses doigts serrent le sac, ses yeux cherchent une distraction dans les alentours, ses lèvres se tordent. Je déteste la voir ainsi et me savoir responsable de son tracas. J'ai l'impression d'être méchante, dure, intransigeante. D'ailleurs, Ondine le sait bien. Elle en joue. Elle me lance des regards suppliants, comme si cela allait me faire arrêter, comme si j'allais la laisser avec ses secrets si elle me le demandait.

Je lui ai promis de l'aider, pas de ne poser aucune question. Et si c'était pour son bien ? Et si elle m'avait justement fait venir pour que je m'intéresse à ses actes, que je l'aide sans qu'elle n'ait besoin de le formuler ? Ce serait réfléchi, mais pas impossible. Il me faut connaître ce qu'elle me cache, et elle le sait.

« Farrow... S'il te plaît... murmure-t-elle.
Je suis en droit de savoir. »

La brune fait de grandes gestes avec ses bras, comme si elle abandonnait cette lutte contre ma volonté.

« C'est juste... » Elle pousse un soupir. « Des paquets de cigarettes. J'en avais plus. »

À ces mots, Ondine sort lesdits paquets du sac dans un geste agacé.

« Voilà ! Maintenant tu sais. Ça va, t'es contente ? »

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baisse de présence jusque fin juillet

14 août 2024, 15:15
Jouer avec le feu  SOLO 
Merlin. Tout ça pour ça. Ces dangers, cette inquiétude, ces secrets. Pour des cigarettes déraisonnables et brûlantes d'inutilité. Elle m'a emmenée dans une ville emplie de moldus. Elle m'a menti. Elle m'a fait croire à quelque chose d'essentiel, d'important, de grave. Elle... Oh, par Circé ! Je suis tellement en colère ! tellement déçue ! Elle s'est moquée de moi, du début à la fin ! Elle s'est jouée de mes sentiments, servie de mon amitié ! Elle m'a utilisée pour son égoïsme plus grand qu'elle ! Pour son intérêt personnel ! Pour cette addiction qu'elle a développée et qui dévore tout ! Est-ce donc cela, le principal, le nécessaire, l'indispensable ? Elle est donc prête à prendre tous ces risques pour ces petites choses, moldues, qui plus est ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

Je suis envahie de colère. J'aimerais me calmer mais je n'y arrive pas. Elle m'a fait cela, à moi ! Je pensais que je pouvais lui faire confiance, qu'elle était mon amie, qu'elle serait sincère avec moi ! Et si je me trompais ? Que me dissimule-t-elle d'autres ? Il y a bien une question à laquelle la brune n'a pas répondu : quel était mon rôle ? Pourquoi me faire venir et participer à ses bêtises ? Pourquoi m'attraper dans le couloir et me supplier de la suivre ? Voulait-elle se moquer de moi ? Souhaitait-elle que j'aie peur ?

Je tourne vers mon amie un regard glacial. Si je suis contente... Pense-t-elle que je vais me satisfaire de cette demi-réponse ?

« Et moi ? demandé-je brusquement « Pourquoi m'avoir fait venir ? »

Ondine baisse la tête et soupire. Elle donne l'impression qu'elle ne voulait pas en arriver là, comme si cette situation était de ma faute, comme si elle n'avait pas cherché ma colère.

« Alyona... »

L'ancienne Bleue utilise mon prénom, croyant peut-être que cela pourrait me calmer, me toucher. Je ne lui permettrai pas de manquer davantage de sincérité. Non, elle ne me cachera rien d'autre sur cette sortie stupide ! S'il le faut, je serai dure comme un chêne, droite sur mes idées ; je ne laisserai rien passer.

Je me sens si déçue, et si triste, Merlin ! Pourquoi cherche-t-elle encore à me cacher des détails ?

Je n'ajoute rien, tordant mon silence pour en faire une arme. Non, je ne vais pas faiblir. Non, je ne vais pas renoncer. J'irai jusqu'au bout dans ma recherche de vérité, et la brune répondra à mes questions.

« Ok, ok... La dernière fois que je suis venue, j'ai eu un peu peur, il y a eu quelques imprévus. Rien de grave, mais c'était chaud. Alors, je t'ai demandé de venir pour une question de sécurité et... Enfin voilà quoi. »

Mon ventre se noue. Je sens la déception grimper dans ma gorge comme une araignée.

« Et quoi ? »

Ondine secoue la tête et me regarde, comme si ce n'était pas de sa faute, comme si elle n'y pouvait rien.

Je devine ses propos avant de les entendre. C'était si prévisible, si évident.

« Et... » L'étudiante hésite. « Et ta mère est Secrétaire d'État. Dans le pire des cas...
Non, dis-je brusquement pour couper la brune, c'est bon, n'ajoute rien. »

Je secoue la tête, écoeurée. Ma mère ! Par Merlin ! C'est donc elle, mon avantage. Peut-être même qu'Ondine n'est amie avec moi que pour son travail, qui me protège. Si l'ancienne Bleue savait ! Comme si ma mère était moins dure avec moi, comme si notre lien par le sang me dispensait de ses réprimandes. S'il m'arrivait quelque chose chez les moldus avec Ondine, elle serait dure, intransigeante, et elle me punirait plus sévèrement que n'importe qui. Mon nom ne doit jamais apparaître dans des affaires délicates, mon nom doit rester pur, innocent et intègre. C'est celui de ma famille, de mes aïeuls ; il fait ma fierté. Et dire que j'ai risqué de le tacher pour une amitié qui n'est peut-être même pas sincère ! Ma mère a probablement raison, finalement, quand elle me conseille de surveiller mes relations. Peut-être que certaines me veulent du mal, à moi et à ma famille.

Mon visage se durcit, mes traits se font froids. Mon regard est glacial. Ondine s'est servie de moi, elle n'a pas été honnête, elle m'a trompée avec ses mensonges. La rancoeur qu'elle m'inspire plonge mes pensées dans le noir. Tout est amer. J'ai l'impression d'avoir soulevé un voile blanc et découvert qu'il cachait des insectes.

Je m'éloigne de mon amie, de la colère sur les joues.

« Je ne veux plus te parler. Reste loin de moi. »

Sans un regard pour Ondine, je m'éloigne à l'aide de grandes enjambées, espérant que mon courroux s'efface dans l'énergie que je mets à traverser la distance qui me sépare de l'Institut.


f i n

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