On fera cent fois le tour du monde
VINGT-NEUF AOÛT 2048
Cela faisait maintenant un peu plus d’un mois que ma lettre d’admission pour Poudlard était arrivée dans la boîte aux lettres de notre maison de Bristol. C’était une journée particulièrement orageuse pour un mois de juillet. Seule l’enthousiasme dans l’humeur de maman illuminait la journée et ramenait la chaleur au cœur de notre grande bâtisse faisant face à la mer du Nord. Elle était entrée en trombe dans la grande bibliothèque dont l’immense baie vitrée offre une vue magnifique, en début de cette après-midi pluvieuse en me tendant fièrement ma lettre. Ce n’était évidemment pas une surprise, mais j’aimais voir les étincelles qui parsemaient ses yeux quand elle me racontait le jour où elle a reçu la sienne, il y a 30 ans de ça. Elle me narrait sa rentrée et sa cérémonie de répartition avec beaucoup de nostalgie dans la voix. Papa l’observait plein d’amour et d’admiration.
Elle me fit également une courte description des différentes maisons mais insista sur le fait de ne pas me faire de soucis et qu’ils seraient fiers quoi qu’il arrive.
Je me demande si Mammo a déployer la même énergie pour la rentrée de ma mère, est-ce qu’elle réagirait comme ça aujourd’hui encore ?
Quoi qu’il en soit, cette journée avait été douce et pleine de jolis souvenirs.
C’est pour cette raison que je me retrouvais à à peine quelques jours de la rentrée dans cet immense château d’Écosse qu’est Poudlard, à arpenter le Chemin de traverse pour acquérir chacune des fournitures, toujours plus surprenantes que les précédentes, indiquées sur la liste, reçu avec ma lettre. Il faut dire que je n’avais jamais eu à acheter ce genre de matériel scolaire.
Cette fois ci, le soleil était plus éclatant que jamais. Ma vision était brouillée par les rayons du soleil qui faisaient se refléter les corps en mouvement sur les vitrines des boutiques. Ce qui m’empêchait de distinguer clairement ce qu’elles renfermaient avant de passer le pas de leur porte.
Maman avait insisté pour m’accompagner. Ce qui avait un côté rassurant. Maman connaissait bien, et savait où aller et par quoi commencer, et je savais qu’elle serait heureuse de m’accompagner. Papa lui avait toujours embrassé le monde magique et ce qu’il avait à offrir, il appréciait pouvoir le vivre de son propre point de vue, en faire sa propre expérience. Malheureusement, il lui était impossible de participer à notre périple, les moldus n’étant pas autorisés sur les lieux.
Nous sommes d’abord passés chez Madame Guipure pour l’achat de mes toutes premières robes de sorcier, c’était assez bizarre comme sentiment, comme si c’était la première étape de la marche à suivre pour un être un vrai sorcier. Il me fallait également des vêtements de protection, et pour me tenir au chaud l’hiver.
Après cela, nous avons atterri chez Fleury et Bott en début d’après-midi, pour l’acquisition de l’immense pile de livres à acheter. La librairie était sublime, avec un catalogue bien fournis. Je faisais défiler mes yeux sur les rangées de manuscrits s’étendant aussi au sol, qui attendaient d’être lus, et me faisait une liste pour plus tard dans ma tête.
Nous sommes ensuite aller au bon chaudron pour le matériel de potion, juste le nécessaire, pour commencer, pas besoin de matériel trop précis.
S’en est suivis de plusieurs arrêts pour quelques suppléments qui serviront de toute façon, comme un rapeltout.
Notre dernière étape était pour trouver ma baguette magique. Sur la route pour aller Chez Ollivander, je jetais un coup d’œil à la boutique dédié au quiddich et admirais les balais, impressionné par les différentes variétés et la beauté des matériaux utilisés. Arrivés à destination, maman m’a laissé entrer seul dans la boutique pour déterminer la baguette qui sera la mienne.
Après deux bonnes heures a faire le tour de toutes les boutiques utiles à nos emplettes. Maman avait décidé d’aller chercher une glace pour se rafraîchir. Je l’abandonne, pour aller dans une boutique, que je n’ai pas eu l’occasion de voir et que je souhaitais découvrir. "Je vais faire un tour, je te rejoins tout à l’heure".Je me faufilais alors vers la Ménagerie Magique, pour observer toutes les drôles de petites bêtes qu’on peut y trouver. Je n’avais jamais eu la chance d’avoir un animal à la maison, bien que j’aurais aimé avoir un chien ou un chat, pour me tenir occupé dans les journées comme celle où j’avais reçu ma lettre.
J’arrivais tranquillement devant le petit commerce à la devanture blanche animée par les animaux suspendus dans leur petite cage. Je pénétrais calmement dans l’habitacle pour ne pas en agiter les habitants et je fus surpris en entrant dans la boutique, par la hauteur du plafond, qui d’extérieur, ne me semblait pas si haut. Je prenais mon temps pour faire le tour du périmètre et observer curieusement les vivariums se trouvant sur ma droite, que je trouvais magnifiquement décorés, et les animaux qu’ils renferment épatants. En m’enfonçant un peu plus au travers du bric à brac étalé sur une grande partie de la surface au sol, j’apercevais une longue chevelure brune et bouclée attachée en un large chignon près du coin des chouettes et hiboux. J’avais du mal à déterminer de dos s’il s’agissait d’une fille ou d’un garçon. Toujours est-il que je me dirigeais dans sa direction, en espérant ne rien faire tomber sur mon passage, et prenais place à ses côtés sans piper mots.
@Ander Finlay j’espère que ça te vas !
Dernière modification par Murphy Sullivan le 29 août 2024, 22:13, modifié 1 fois.
On fera cent fois le tour du monde
VINGT-NEUVIÈME JOUR DU MOIS D'AOUT 2048
Dans un tourbillon de plumes
Dans un tourbillon de plumes
Une main protectrice sur mon épaule, Papa me guidait à travers la foule du chemin de traverse. Le Soleil brillait haut au-dessous de nous. De temps en temps, je déposais ma paume sur la surface ébène de mon crâne pour sentir la chaleur accumulée. En deux ans mes cheveux avaient eu largement le temps de repousser. En effet, mes boucles reposaient à présent en-dessous de mes épaules. Et si l’esthétique était enviable, la masse ne l’était pas. J’avais prévu mon coup à l’avance et réuni mes mèches en un chignon, dégageant ainsi ma nuque. Une goutte de sueur perla de mon jarret, roula le long de mon mollet et acheva sa course au niveau de ma chaussette, diffusée dans le tissu. Papa me tendit une gourde que j’acceptai. Je me revis boire à ce même goulot dans cette même allée un an plus tôt. Tant de choses avaient changé depuis. J’avais reçu ma baguette, plus fidèle compagne. Poudlard m’avait ouvert ses portes et offert la sagesse tranquille de Serdaigle. Et Ashley ! Je savais désormais que l’amour possédait l’élégance d’un visage pâle.
La Poufsouffle expliquait en partie ma présence ici. Plus tôt dans l’année j’avais remarqué qu’elle portait le pantalon plutôt que la jupe de l’uniforme. Intrigué, j’avais exprimé le désir d’en faire de même. Main dans la main, Papa et moi avions passé l’entrée de Mme Guipure dans un tonnerre de battements de cœur. Son sourire encourageant m’avait poussé jusqu’à la cabine d’essayage. Il avait articulé sans bruit un « Tu es très beau. » qui me valut de repartir avec sous le bras un uniforme tout neuf. Ainsi nous avions erré, le cœur léger, satisfaits de notre présence mutuelle. Les sacs s’accumulaient au fil de notre périple. Les livres de deuxième année chez Fleury et Bott. Une paire de gants. Des encres. Notre virée touchait à sa fin. Il ne manquait plus qu’une dernière étape : la ménagerie magique. La façade ne payait pas de mine. Mince et terne, elle disparaissait avalée par les boutiques mitoyennes. Ne fut-ce pour le chaos de la vitrine, je serais passé devant sans la voir. Papa se proposa d’aller nous chercher des glaces chez Florian Fortarôme le temps que je fasse mon choix. Je saluai sa tentative de me laisser ce moment solitaire d’un câlin.
En franchissant l’embrasure je fus accueilli par un concert de cris. J’embrassai la pièce du regard, repérant rapidement l’espace dédié aux hiboux. Je savais ce que je voulais. Un oiseau puissant, un regard curieux et des ailes assez larges pour embrasser le monde. Sur mon épaule ou dans les airs, il m’accompagnerait en mission d’exploration. Alors que je détaillais les plumages en recherche de cet aventurier à bec, un garçon s’arrêta à mes côtés. Il ne disait rien. Je trouvais le silence qui s’installait gênant. Sérieusement ? Pourquoi coller les gens de la sorte ? Surtout sous une telle chaleur ! Je fis un pas pour m’écarter et décidai de crever l’abcès : « Toi aussi tu veux un hibou ? ». Le garçon était.. plus petit que moi. J’avais du mal à déterminer son âge. De longues boucles (mais moins que les miennes) encadraient un visage mince. Je croisai son regard : deux grands yeux bleus semblaient lui dévorer la face.
@Murphy Sullivan
On fera cent fois le tour du monde
Une fois installé auprès du garçon, qui me semble un peu plus, âgé, mais pas de beaucoup, j’ai senti un froid s’installer dans le silence, illustré par son mouvement de recul. La chaleur émise par la température extérieure et l’attroupement des êtres en mouvement constant, emplissait la pièce de façon quasi insoutenable. Il brisa notre silence au milieu de la clameur environnante en se tournant dans ma direction pour me demander si j’étais également venu chercher un hibou "Toi aussi tu veux un hibou ?". Je fus surpris par le ton employé qui me paraissait calme, presque impénétrable, mais également par la douceur et la maîtrise de sa voix. Je tournais doucement la tête pour observer le visage de mon interlocuteur dont je n’avais pu qu’esquisser les traits de ma vision périphérique. Je découvris un visage aux lignes saillantes, où une fine cicatrice en négatif par rapport au reste trônait sur la lèvre inférieure, ainsi que deux yeux marrons, se fondant dans la teinte dorée de sa peau, et le noir de ses boucles lui cerclant la face.
Je plissais légèrement les yeux, dans un battement de cil à peine remarquable, intrigué par le personnage encore inconnu qui se dressait devant moi. Tout ça en seulement quelques secondes indéchiffrable avant de lui répondre avec plus ou moins la même énergie que lui "Non". C’est à dire qu’avant ça, je n’y avait jamais vraiment réfléchis, on avait beaucoup de possibilités et je ne me faisais encore d’avis, de toute façon, je devais attendre encore un an et si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais un -gros- chien. "Je rentre en première année, je venais surtout observer. J’imagine que toi oui ! Tu as déjà une idée de celui avec lequel tu vas repartir ?".
Je retournais mon regard en direction des animaux à plumes, affolés dans leurs cages se trouvant au dessus de nos têtes. Je sentis mon cœur se serrer en pensant à l’effroi que doit être l’attente, sans certitude de sortir de leur petit enclos, dans lequel faire le tour de sois même parait être un effort considérable. Étaient-elles relâcher au bout d’un certain temps ici ? Je n’en savais rien. Sans doute que oui ?
Avant même de lui avoir laisser le temps de me répondre, je me rendis compte que j’avais omis de me présenter, et me retournais en quittant des yeux au dernier moment, la scène dont nous étions les seuls spectateur. "D’ailleurs, j’ai oublié de me présenter, moi c’est Murphy, ravi de te rencontrer". J’hésitais a lui tendre la main, je ne savais pas si je devais le faire, et avec la chaleur, mes mains étaient moites, alors je n’en fis rien et me contenta de lui lancer un léger sourire pour lui signifier mon amitié.
Je plissais légèrement les yeux, dans un battement de cil à peine remarquable, intrigué par le personnage encore inconnu qui se dressait devant moi. Tout ça en seulement quelques secondes indéchiffrable avant de lui répondre avec plus ou moins la même énergie que lui "Non". C’est à dire qu’avant ça, je n’y avait jamais vraiment réfléchis, on avait beaucoup de possibilités et je ne me faisais encore d’avis, de toute façon, je devais attendre encore un an et si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais un -gros- chien. "Je rentre en première année, je venais surtout observer. J’imagine que toi oui ! Tu as déjà une idée de celui avec lequel tu vas repartir ?".
Je retournais mon regard en direction des animaux à plumes, affolés dans leurs cages se trouvant au dessus de nos têtes. Je sentis mon cœur se serrer en pensant à l’effroi que doit être l’attente, sans certitude de sortir de leur petit enclos, dans lequel faire le tour de sois même parait être un effort considérable. Étaient-elles relâcher au bout d’un certain temps ici ? Je n’en savais rien. Sans doute que oui ?
Avant même de lui avoir laisser le temps de me répondre, je me rendis compte que j’avais omis de me présenter, et me retournais en quittant des yeux au dernier moment, la scène dont nous étions les seuls spectateur. "D’ailleurs, j’ai oublié de me présenter, moi c’est Murphy, ravi de te rencontrer". J’hésitais a lui tendre la main, je ne savais pas si je devais le faire, et avec la chaleur, mes mains étaient moites, alors je n’en fis rien et me contenta de lui lancer un léger sourire pour lui signifier mon amitié.