Indescriptible RP+

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Glaces Florian Fortarôme
20 août 2049, 18h07
@Enola Smith


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Une baguette magique ; 24,0 cm en bois de châtaignier et plume de phénix.
Un Rapeltout.
Un chaudron ; modèle standard en étain, taille 2.
Une boîte de fioles en verre ou cristal.
Une balance en cuivre.
Trois robes de travail noires ; modèle normal.
Un chapeau pointu noir.
Une paire de gants protecteurs.
Une cape d’hiver noire avec des attaches d’argent.
Le Grand livre des potions d’Arsenius Beaulitron .
Le livre des Sorts de Miranda Fauconnette.
Les grandes découvertes magiques d’Adalbert Lasornette.
Sorts et contresorts de Quentin Jentremble.
L’Histoire de Poudlard de Garius Tomkink.
Histoire de la Magie moderne de Bathilda Tourdesac.
Vie et habitat des animaux fantastiques de Norbert Dragonneau.

Tu fais rapidement le tour de tous tes achats. Tu espères que ton père n'a pas sauté de ligne ou oublier une page dans l'enveloppe signée Poudlard et qu'il ne te manque donc aucune affaires.
Toute seule au milieu de divers sacs, tu regardes les gens défiler devant le comptoir du marchand de glace. Tu es peut-être déjà venue il y a longtemps, car la douce atmosphère du magasin ne te semble pas nouvelle.
Ayant l'habitude des sorbets faits maison, tu aimerais tester quelque chose d'un peu différent et tu penses te laisser tenter par un parfum crapaud à la menthe, en espérant qu'il ne soit pas trop sucré. Tes critères en tant que menthe sont très précises et exigeantes.

Tu avais ressenti ce qui aurait pu être de l'excitation, à l'idée d'acheter tout le matériel scolaire magique dont tu avais besoin et tu avais même réussi à ignorer et à supporter le bruit incessant de la foule.
Malgré tout, quand ton père est allé saluer tu-ne-sais-quel-ami dans tu-ne-sais-quel-magasin, tu as tenu à l'attendre dans le glacier, plutôt calme et tranquille.

D'ici, tu peux entendre la discussion des quelques clients, mais elles ne sont pas si intéressantes et ne t'inspirent pas. Alors, tu recomptes encore toutes tes affaires.

Ton esprit divague, ne rien faire te fatigue.

Malgré ton sens médiocre de l'odorat, ton nez plisse sous l'air sucré, à la fois douce et étouffante, du magasin.

Tu sais que ton père peut en avoir pour longtemps. La sociabilité n'est pas sa plus grande qualité, il a trop la tête dans les étoiles pour se soucier des gens, mais il a tout de même une grande fidélité pour ses amis et toujours beaucoup d'enthousiasme et d'entrain, alors il suffit qu'il n'ait pas vu certaines personnes quelques semaines pour que les discussions durent bien longtemps...

Ton esprit divague, ne rien faire te fatigue.

Tu touches du bout des doigts ton appareil-photo autours de ton cou. Tu sais bien que trop de magie règne en ces lieux pour qu'il soit utile et utilisé, mais tu aimes trop le contact du cordon sur ta peau et de l'objet froid sur tes vêtements, cet appareil qui résume ta vie, pour t'en séparer. Tu en profites d'autant plus que tu ne pourras pas l'emmener à Poudlard. Lorsque tu y penses, tu sens au fond de toi l'épine d'une rose piquer ton cœur, presque aussi fort et profondément que lorsque tu penses que ton père sera loin.

Tu n'es jamais restée très loin de lui, jamais longtemps, jamais... Tu n'as aucune idée de comment va se passer cette séparation. Vas-tu ressentir de la... Tristesse ?

Ton esprit divague.
Ne rien faire te fatigue.



Dis-moi si ce début te convient Enola ! ^^
Dernière modification par Hannah O'Sullivan le 25 août 2024, 19:04, modifié 2 fois.

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VENDREDI 20 AOÛT 2049
Deuxième année, 12 ans


C’était une fin d’après-midi comme elle en avait connu beaucoup, où le soleil commençait à dériver dans le ciel. L’atmosphère commençait déjà à se refroidir, ce qui n’empêchait pas à Enola d’avoir chaud. Elle sentait bien plus qu’elle ne l’aurait voulu ses longs cheveux bouclés rebondir sur ses épaules, ses bras frôler son ventre… Son frère prenait tout son temps, ayant croisé un de ses amis avec qui il discutait depuis une bonne dizaine de minutes. L’anglaise s’ennuyait, laissée seule au milieu de la rue bondée.

Elle prit la décision d’aller prendre une glace quand une autre dizaine de minutes passa, ne sachant pas combien de temps elle allait devoir attendre encore. Et puis, sa mère n’était là pour l’en empêcher en lui disant que ce n’était pas raisonnable. Qu’il fallait qu’elle fasse plus attention. Enola prêtait bien plus attention à ce que disait Éléna qu’elle ne l’aurait voulu, voulant simplement la rendre fière d’elle. Qu’elle aime. Mais cette fois-ci, elle était plus vexée qu’autre chose par les dires de sa mère. Surtout qu’elle n’était pas vraiment d’accord avec elle. Alors elle était bien décidée à ne pas suivre ses instructions, spécialement quand elle n’était pas là pour la surveiller. Si elle l’avait voulu, elle n’aurait eu qu’à les accompagner faire leurs fournitures scolaires.

La fillette ne mit pas bien longtemps à repérer l’enseigne colorée, réduisant le peu de mètres qui les séparaient en quelques secondes. Elle était passée de nombreuses fois devant la boutique, mais n’était jamais rentrée. Elle n’en avait jamais eu l’occasion. Une odeur sucrée émanait des glaces, placées de manière à ce qu’on puisse toutes les voir en entrant dans la boutique. La brune examinait l’endroit avec des yeux curieux, découvrant les lieux. C’était familial, confortable. Il n’y avait pas tant de monde que ça, ce qui mettait tout de suite la Poufsouffle plus à l’aise. Au bout de quelques secondes, elle décida qu’elle aimait bien la boutique.

- Une boule à la chocogrenouille, s’il-vous-plaît, demanda-t-elle après quelques secondes d’hésitation, sentant son ventre gargouiller.

Sa mère ne la verrait pas, se répétait-elle à mesure qu’on lui préparait sa glace. Son ventre se tordait son l’effet de la culpabilité, la fillette se sentant mal de faire quelque chose que la blonde aurait si peu apprécié. Heureusement, sa glace ne se fit pas plus attendre et elle n’eut pas le temps d’y réfléchir plus. Le goût sucré de la chocogrenouille envahit sa bouche dès la première bouchée, mettant fin à ses doutes.

La futur deuxième année se dirigea ensuite vers l’extérieur, sans faire attention aux quelques clients qui étaient aussi là. Elle n’avait remarqué qu’une fille et son appareil photo, qui semblait perdue dans ses pensées. Enola ne s’arrêta cependant pas pour lui parler, s’installant seule sur une petite table ombragée. Ici au moins, elle pourrait patienter tranquillement.

@Hannah O’Sullivan j’espère que ça te plait ^^

Troisième année 2050/2051 - Fiche PR
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Ton esprit divague.
Ne rien faire te fatigue.

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Mille Gorgones, combien de temps lui faut-il pour dire bonjour à quelqu'un ?
Tu ignores si tu es agacée par cette absence qui n'en fini pas ou bien admirative que ton père parvienne à tenir une discussion si longtemps. Ce n'est pas toi qui en serait capable...

Ton esprit divague.

Que peuvent-ils bien se dire ? Parlent-ils des plantes du potager ? Du Soleil, ou bien de l'actualité ?

L'actualité, cela fait longtemps que tu ne l'as pas consultée... Parfois, tu vois des rides supplémentaires sur le visage de ton père et lorsque tu le questionnes sur leur apparition, il te répond que la vie n'est pas toujours rayonnante et que le monde peut, souvent, aller bien mal... Tu ne saisis pas souvent ce qu'il raconte mais ses discours ne t'ont jamais encouragé à aller voir l'actualité de près. Tu as bien quelques notions importantes, mais dès que le sujet touche plus ou moins à la politique, tu ne comprends plus forcément.

Ton esprit divague.

Des gens rentrent et sortent de la boutique. Un dame un peu ronde et aux joues roses tend une glace à son fils qui, timide, se cache dans la robe de sa mère. Un couple de vieux sorciers se taquinent, frôlant la dispute puis éclatant de rire. Ils te laissent perplexes, comment peut-on être si indécis dans ses sentiments ? Haussant un sourcils, tu les regardes attentivement, à la recherche d'une explication.

C'est là qu'Elle rentra. Elle, car tu ne la connais pas. Et pourtant...
D'un coup, il n'y a de la place dans ton esprit que pour Elle. Mais tu ignores pourquoi. Qui est-Elle ?
Tu la détailles entièrement du regard, tâchant de comprendre Pourquoi... Tu essaies d'analyser son visage, ses cheveux, sa carrure. Mais tu n'y arrives pas, dès que tu tentes de penser à quelques chose, ton cerveau déraille et revient sur cette très étrange sensation.

Ton esprit ne divague plus.

Comment expliquer cela ? Comment le comprendre ? En une seconde, tu ressens de... du... Tu ne sais pas... Aucune idée... Tu as arrêté de respirer comme si ton corps attendait une explication avant de s'autoriser à vivre.
Ce n'est pas vraiment agréable comme sentiment... Et même, pas agréable du tout... Mais peut-être n'est-ce que ton appréhension envers cette nouvelle émotion. Tu avais déjà assez à faire avec la joie, l'amour et la tristesse !

Tu te rends compte que tu caresses frénétiquement ta caméra, comme lorsque tu es en position de stress.
C'est à ce moment là qu'Elle parla. Tu ne saurais dire à qui, ni ce qu'elle pu dire, mais ce qui est sûr c'est que des sons sont sortis de sa bouche.
Nouvelle claque. Tu as l'impression d'avoir la joue rouge, comme si on t'avait réellement donné une gifle.

Tu fermes les yeux. Essayant d'échapper à ce mélange de trop de choses, douleurs ? Joie ? Dégoût ? Admiration ? Tu ne sais plus, tu ne veux pas savoir. Tu te sens mal.

Tu restes longtemps à attendre que ton esprit divague. Mais c'est fini. Il ne divague plus. Tu ne pourrais même pas dire à quoi ressemblait exactement la fille, tu ne pourrais pas la revoir dans ta tête, te la ré-imaginer et tu ne pourrais ré-entendre sa voix au fond de toi. Pourtant, cette sale sensation, comme si tu la connaissais, ou plutôt comme si ton âme la reconnaissait. Ce qui n'est, bien évidemment pas le cas...

Tu te rappelles que ton père, alors que tu lui demandais pourquoi maman et lui n'étaient plus amoureux, t'avait dit que, parfois, on ressent des choses sans raison, sans explication, on ressent et c'est comme ça. Vous aviez alors parlé longtemps des émotions et il t'avait raconté que, peut-être, un jour, tu ressentirais une sensation profonde, sans connaître la raison de sa venue, ni sa nature et que, peut-être, tu ne le saurais jamais.

Lorsque tu ouvres les yeux, Elle était dehors, assise à une table.


Est-ce que tout est bon pour toi @Enola Smith ? ^^

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Installée sur une petite table ombragée, la brune perdait toute notion du temps. Les secondes - à moins que ce ne soit des minutes- passaient sans qu’elle ne les voit et bientôt, la fillette ne sut plus si elle n’était là que depuis quelques secondes ou bien si près d’une heure s’était écoulée depuis son arrivée. Seule sa glace, encore presque entière, réussit à la convaincre que ça ne devait pas faire plus de quelques minutes qu’elle était là. Que le temps passait lentement ! La patience n’avait malheureusement jamais été sa plus grande qualité, au grand damne de sa mère. Soupirant, elle se laissa tomber contre le dossier de sa chaise tout en se demandant combien de temps encore elle allait devoir patienter.

Perdue dans ses pensées, la future deuxième année prit un autre morceau de glace sans même s’en rendre compte. Ce fut le contact froid de la glace sur sa langue qui la tira de ses lamentations, lui rappelant où elle était. Elle n’avait pas le droit de se plaindre. Elle était bien mieux ici que chez elle, endroit où elle allait passer sa dernière semaine de vacances. Si elle avait réussi à éviter le cottage familial durant la majeure partie des vacances, ces derniers jours lui avaient échappé, Nul doute que les 12 jours qui la séparaient de la rentrer allaient passer atrocement lentement.

Si la fillette avait ressenti de l’appréhension et de l’espoir avant sa rentrée à Poudlard l’année passée, ces deux sentiments s’étaient complètement volatilisés. La jeune anglaise ne sentait plus qu’une immense impatience -qui frôlait presque le désespoir. Au fil des mois, le château était devenu comme sa deuxième maison. À l’exception près qu’elle s’y sentait mieux que dans sa première maison… Elle savait qu’elle avait des gens sur qui comptait, même s’il lui était toujours aussi difficile de s’attacher, et se raccrochait à cette pensée. Elle ne pouvait en dire de même de chez elle.

Une grimace se dessina sur son visage resté pâle malgré les quelques jours passés à la mer, tandis qu’elle éloignait ses pensées d’un léger mouvement de tête. Ce n’était ni le moment ni l’endroit pour penser à ça. Ça ne l’était jamais, en réalité.

Tout en continuant à savourer sa glace lentement -le goût devenait presque écœurant- la fillette se redressa dans l’espoir d’apercevoir la tignasse blonde de son frère. Nul trace de lui à l’endroit où elle l’avait laissé, difficilement visible depuis l’endormît où elle se trouvait. Où diable était-il passé ? Pas qu’elle n’était particulièrement impatiente de le retrouver, mais elle ne pourrait malheureusement par repartir sans lui. Avec un soupir, la Poufsouffle examina la rue avec attention sans jamais croiser le regard de son frère. Peut-être avait-il décidé de se prendre une glace, lui aussi ? Un regard derrière elle l’informa pourtant que ce n’était pas le cas, ses yeux ne croisant que le regard perçant de la fille qu’elle avait remarquée quelques instants plus tôt. Qui était-elle ? Que voulait-elle ? Enola soutint son regard quelques secondes, avant de se retourner et de se laisser tomber sur son siège, désorientée. Elle ne connaissait pas cette fille. Si ?

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Lorsque tu ouvres les yeux, Elle était dehors, assise à une table.



Tu la regardes quelque secondes, tâchant de comprendre ce qui a pu te causer cette sale émotion. Tu te sens un peu tendue en La voyant mais est-ce des restes du sentiment ou bien la perplexité de son apparition ? Tu ne sais pas...

Tu essaies de refaire dans ta tête Son entré dans le magasin. Qu'est-ce qui s'est passé ? Mais impossible de la savoir. Est-ce une démarche qui te fait penser à quelqu'un ? Ta mère peut-être ? À moins que Ses cheveux ressemblent à ceux d'une jolie actrice ?
Et Sa voix ? Elle aussi t'a giflé... Il doit bien y avoir une chanteuse ayant un timbre similaire non ?
Non... Du moins, tu ne vois pas... Tu ne sais pas... Tu ne comprends pas...

Tu as vraiment l'impression de connaître cette fille. Mais tu es absolument certaine de ne l'avoir jamais vu de ta vie.
Absolument certaine ? En réalité, tu es si peu attentive aux gens autours de toi que, peut-être, tu l'as croisée 100 fois, sans jamais le savoir... Mais dans ce cas, pourquoi aurais-tu l'impression de la reconnaître ?

Ou bien, peut-être qu'elle et toi aviez une histoire, un lien, dans une autre vie ? Tu ne sais pas si tu crois à la réincarnation, comme certains moldus, mais tu aimerais bien que cela existe. Et si c'était le cas, là maintenant, tout de suite ?
Imaginons que vous vous connaissiez dans des vies antérieurs, qui était-elle ? Qui étais-tu ? Que t'inspires ce sentiment ?
Non, vraiment, même si vous vous connaissiez, dans ce monde ou même un autre, tu ne vois pas quel lien vous auriez pu avoir...

Et soudain, Elle te regarde. Et une autre bouffé d'étrangeté t'envahie, t'affolant pour de bon... Pour une fois, tu en es bien sûre, c'est bel et bien de la panique que tu ressens.
Tu vois ton corps trembler, tes bras voulant tourner à gauche, tes pieds décidant de rester clouer au sol... Tu sais que tu es rouge, tu as très chaud. Tu as l'impression d'être un animal, une petite sourie, à deux doigts d'être attrapée.

Papa ! Enfin, au meilleur moment, tu le vois, plus loin, dans la foule ! Tu récupères toutes tes affaires, bien que tes mouvements affolés t'obligent à t'y reprendre à plusieurs fois pour ne pas tout faire tomber.

Tu diras à ton père que, finalement, tu n'as pas très envie de glaces... Il sera un peu déçu mais on en trouvera d'autres sur le chemin, n'est-ce pas ?

Quelques minutes plus tard, tu te rendras compte que ce n'était pas ton père, ton cerveau t'a simplement permis de fuir ce sentiment Indescriptible.


Voilà mon dernier post @Enola Smith !
Je précise (pour toi ainsi que pour les potentiels lecteurs de ce RP) qu'Hannah n'est pas amoureuse d'Enola ! C'est réellement un sentiment Indescriptible que j'expliquerai comme un mélange d'admiration, de perplexité et même un peu d'angoisse. Mais ne me demandez pas pourquoi Enola lui inspire cela, je n'en ai aucune idée !

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Désorientée, les pensées de la fillette s'épanchèrent sur le sujet de longues minutes durant. À vrai dire, ça lui arrivait régulièrement de croiser le regard d'autres élèves sans détourner le regard. Elle n'avait pas honte et ne cacher jamais son côté observateur. Si elle avait envie d'examiner les personnes autour d'elle, elle n'hésitait jamais à le faire. Mais il y avait une telle intensité dans le regard de sa camarade, Enola avait eu l'impression que ce premier la transperçait. Sensation qu'elle n'avait pas vraiment appréciée, ayant l'impression d'être totalement mise à nu. Les minutes passèrent, si bien qu'elle avait terminé sa glace quand elle décida de changer de sujet. Elle avait d'autres préoccupations pour l'instant, nul besoin de se prendre la tête avec une fille qu'elle ne reverrait peut-être pas.

Un second coup d'œil derrière elle lui apprit d'ailleurs que la fille avait pris la poudre d'escampette, ne laissant derrière qu'une chaise vide dérangée. Si la brune ne croyait pas dur comme fer en ce qu'elle voyait, elle aurait presque pu penser l'avoir imaginée.

Malheureusement pour elle, son frère ne semblait pas non plus avoir envie de se montrer. Laissant échapper un soupir, la fillette trouva une position plus confortable pour patienter, tout en maudissant son frère incapable de mettre un terme à une conversation. Ou peut-être qu'il ne le voulait pas, tout simplement. C'était l'option la plus probable, au grand désarroi de la brune. Si elle avait su que son frère prendrait autant de temps, elle ne l'aurait pas laissé faire. Même si elle se voyait mal l'empêcher de discuter avec un ami, elle aurait forcément trouvé une solution. Un moyen de le dissuader. Une excuse concernant leur mère, par exemple. Le blondinet avait tendance à être bien plus à l'écoute quand il était question d'elle.

La jeune Poufsouffle grimaça à cette pensée, retirant cette idée dans un coin éloigné de son cerveau. C'était ce qu'elle faisait la plupart du temps, n'ayant que très rarement l'envie et le courage de s'attarder sur la question. Ça ne la mettait que trop de mauvaise humeur.

Ce n'est qu'au bout de quelques minutes que la jeune fille songea à s'en aller. L'idée se fraya un chemin dans son esprit, jusqu'à se forger petit à petit. Après tout, il y avait une bonne dizaine de magasins sur le chemin de traverse. Que faisait-elle là, à attendre sans rien faire, alors qu'elle aurait pu faire le tour des magasins qui lui étaient inconnus ? Évidemment, elle n'allait pas retourner chez Fleury et Bott, endroit où venait de passer une bonne trentaine de minutes, coincée dans la foule en l'approche de la rentrée. Mais pourquoi pas aller à la ménagerie magique ? Elle adorait les animaux et pouvait toujours les regarder, même si elle ne comptait pas en acheter. Ou chez les Weasley ? Nul doute que la brune ne s'ennuierait pas, là-bas.

Ça y est, son choix était fait. La jeune sorcière prit soin de ranger sa chaise sous la table avant de jeter sa serviette, se débarrassant ainsi les mains. Elle n'attendit pas plus longtemps pour s'aventurer dans la foule du chemin bondé, bien décidée à tromper son ennui. Elle ne savait pas encore où, mais la destination ne tarderait pas à venir à elle.

@Hannah O'Sullivan c'est la fin pour moi aussi !
Merci beaucoup pour ce RP, au plaisir d'échanger à nouveau mes mots avec toi bientôt :cute:

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