PNJ Solo Trop tôt pour dire au revoir terminé

Nouvelle Sainte-Mangouste
Service des soins longue durée
Samedi 17 Octobre 2048, 10h45
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Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ + utilisation "actif" ou "prétexte") : Leo DAVIS, père - PNJ actif
- Lien vers la fiche du PNJ : ici
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : illustrer l’épreuve du décès de son père pour Aki


TW : mention de la maladie et de la mort


Aki s’était levée la boule au ventre ce matin là, le hibou qu’elle avait reçu la veille concernant l’état de son père y était pour beaucoup. Cela faisait déjà plus d’un an qu’il était gravement malade, mais jamais la situation n’avait été aussi critique. Avant de partir en direction de la Nouvelle Sainte-Mangouste, la trentenaire reprit la lettre qu’elle avait reçu et prit un instant pour la lire de nouveau. À chaque phrase, chaque mot, son cœur se serrait. Elle était généralement réservée et impassible, mais cette nouvelle bouleversait son monde, elle n’était pas prête, pas prête à lui dire au revoir. La métisse ferma les yeux un instant, se préparant mentalement à ce qui l'attendait.

Le trajet en portoloin fut des plus désagréable, et une fois devant la porte de l’hôpital, elle réfléchit aux souvenirs de son père, à leur relation et à ce qu'elle devrait lui dire, en vain. Quand elle entra dans le bâtiment, elle fut gentiment conduite vers le service des soins de longue durée par une auxiliaire de soin. En chemin, elle expliqua la gravité de la situation à Aki, lui indiquant que l’état de son père s’était fortement détérioré en seulement quelques jours. Aki hocha la tête, refusant de montrer la tempête d'émotions qui faisait rage en elle.

La dragonologiste entra doucement dans la chambre de son père, le cœur battant la chamade. Elle fut choquée de le voir si faible, pâle et amaigri, cela faisait seulement deux semaines qu’elle ne lui avait pas rendu visite. Très faible, Leo leva lentement les yeux vers elle, un sourire épuisé illuminant son visage émacié.

Sans un mot, la noiraude s'approcha de son lit et prit sa main dans la sienne. Sa coquille d'émotions, qu'elle avait toujours considérée comme solide, commençait à se fissurer, elle pouvait le sentir dans ses tripes.

"Je suis là, papa.", dit-elle doucement, les larmes perçant sa retenue habituelle.

330 mots

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PNJ Solo Trop tôt pour dire au revoir terminé
Reducio
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Leo Davis, père de Aki #bf774d


Alors que Aki restait assise aux côtés de son père, les minutes semblaient s'étirer dans une étrange lenteur. Leo serrait faiblement la main de la sorcière, sentant la chaleur familière de sa fille. Ses yeux fatigués exprimaient une gratitude profonde pour sa présence. Il toussa faiblement avant de murmurer d'une voix presque inaudible : "Aki, ma chère fille... Je savais que tu viendrais.". Pourtant, la trentenaire aurait préféré ne pas venir aujourd’hui, elle aurait préféré ne jamais se confronter à tout cela.

Les yeux rivés sur le visage amaigri et malade de son père. Elle avait du mal à croire que l'homme qui se trouvait devant elle, si affaibli, était le même père qui l'avait élevée avec tant d'amour et de sagesse.

"Je suis désolée, papa. J'aurais dû venir plus tôt.", murmura-t-elle, luttant contre les larmes qui menaçaient de couler. Elle ne pouvait s’empêcher d’être rongée par la culpabilité de ne pas être venue lui rendre visite durant deux semaines, pourtant deux semaines ne représentaient rien à l’échelle d’une vie, du moins c’était ce que Aki pensait avant de voir son père ce jour là. Leo secoua doucement la tête, lui adressant un sourire faible, sans ajouter quoique ce soit, parfois les mots n’étaient pas nécessaires.

Les souvenirs défilaient dans l'esprit de la balafrée. Les balades dans la forêt à la recherche de créatures magiques, les histoires du monde des sorciers qu'il lui racontait avant de s'endormir, les conseils paternels qui l'avaient guidée tout au long de sa vie. Tout cela semblait s'effondrer devant elle.

Au bout de quelques longues minutes de silence, la dragonologiste prit une profonde inspiration, essayant de rassembler le peu de force qu'il lui restait. "Papa, je ne sais pas quoi dire. Je ne suis pas prête à te perdre."

Le sorcier, serra un peu plus fort la main de sa fille, puis il pointa difficilement du doigt une petite boîte à côté de son lit.


323 mots

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PNJ Solo Trop tôt pour dire au revoir terminé
Le regard de la sorcière se posa délicatement sur la boîte qu’elle ouvrit doucement. À l'intérieur, elle trouva des lettres, des photos, et des souvenirs précieux qu'elle avait partagés avec son père au fil des ans, il devais avoir alimenté cette boîte depuis des années.

"Dans chaque lettre, ma chérie, j'ai mis un peu de moi-même... Des conseils, des anecdotes, des souvenirs... Prends-les quand tu en auras besoin. Et n'oublie jamais que je serai toujours là, à travers ces mots", chuchota Leo avec peine.

À ces mots, Aki ne put répondre quoique ce soit, sa voix tremblante et son souffle court trahissaient l’émotion qui s’agitait en elle. Elle se décida alors à prendre délicatement une des lettres et commença à la lire, les larmes roulant silencieusement le long de ses joues. Les mots de son père résonnaient dans son cœur, réconfortants et empreints d'amour. Elle ressentait une profonde gratitude envers lui pour avoir partagé ces moments intimes, pour lui avoir inculqué les valeurs qui font d’elle ce qu’elle est aujourd’hui.

Le temps semblait suspendu, Aki referma la boîte et la posa délicatement à ses pieds avant de reprendre la main de l’homme de sa vie. Les pas dans le couloirs et les bruits familiers de l'hôpital semblaient s'estomper peu à peu alors qu'elle se plongeait dans les souvenirs et les paroles de son père. Chaque respiration de Leo devenait plus faible, mais son regard était rempli d'amour et de sérénité.

241 mots

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PNJ Solo Trop tôt pour dire au revoir terminé
Aki était là, silencieuse, tenant la main de son père. Elle ne savait plus où elle était, elle avait quitté son corps, son esprit errait là quelques part. Son regard vide fixait le sol, elle aurait pu dire tout ce qu’elle voulait, aucun mot n’était assez fort pour décrire le déchirement dans son coeur.

Une dernière pression dans sa main, faible mais suffisante pour être ressentie. La sorcière releva doucement la tête, posant son regard sur son père, il rassemblait ses dernières forces pour murmurer quelque chose. Elle se pencha légèrement vers lui, attentive à chaque mot.

« Dis à ta mère... qu'elle m'a apporté tant de bonheur… », chuchota-t-il, d’une voix à peine audible. « Je suis désolé de ne pas pouvoir lui dire au revoir en personne, mais elle sait combien je l'aime... Combien je l'ai toujours aimée. ».

Les larmes coulèrent de nouveau, traçant leur chemin sur les joues de la balafrée. Elle se contenta de hocher doucement la tête, promettant silencieusement de transmettre ces mots à sa mère. Une boule de culpabilité grandissait en elle, la distance avec sa mère, sa propre froideur. Une mère qui sera seule désormais, avec la peine comme seul compagnon de vie. Aki allait devoir changer, elle allait devoir se rapprocher d’elle, elle ne pouvait la laisser seule.

La trentenaire ouvrit légèrement la bouche, mais rien ne sortit, les mots restaient là, coincés dans sa gorge. Alors elle se contenta de serrer plus fort la main de son père, laissant ses larmes tomber sur leurs mains jointes. Leo Davis ferma alors les yeux, pour la dernière fois, il n’était plus.

Aki resta assise là, durant quelques minutes qui lui semblaient terriblement longues. Elle aurait dire qu’un sentiment de paix l’avait envahi à ce moment là, mais tout ce qu’elle ressentait c’était de la douleur, et de la colère. De la colère contre son père, contre elle, contre les autres, contre la vie, mais elle n’en dirait rien. Quand les infirmiers entrèrent dans la chambre, la balafrée ne dit rien, elle se contenta de se lever doucement, récupéra la boîte que lui avait donné son père, puis elle quitta la pièce sans se retourner.

L’eurasienne n’entendait plus rien, seul le bruit de ses pas dans ce long couloir semblait résonner. Elle ne savait pas où aller, qui retrouver, elle était seule.

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