Tant qu'j'ai pas les potions qu'on va étudier dans mon verre, tout va pour le mieux.
Il n'était que 18 h 30, mais la journée avait été longue et Neruda sentait la fatigue la gagner. Allongée sur son lit, elle repensait au soir de son arrivée, à la découverte du château, la répartition dans sa maison. Puis le moment où elle s'était installée à sa table, devant d'immenses et fabuleux plats, plus appétissants les uns que les autres. À cette idée, son estomac se mit à gronder et elle commença à ressentir la faim. Sa mémoire lui joua des tours, et lui sembla sentir, l'espace d'un instant, les délicieuses odeurs de viandes rôtis mélangées aux senteurs des épices. " Pfff ! Impossible ! " Se dit-elle, elle repensa à la distance qui séparait la tour ouest de la grande salle et partit en direction de celle-ci en traînant des pieds.Septembre 2048, Grande Salle, Poudlard.
Avec @Elana Easterling
Il ne lui restait plus que quelques marches à descendre lorsqu'elle vit la porte de la grande salle devant elle. Soulagée, elle commença à accélérer le pas, puis dans une action qu'elle seule était capable d'effectuée, elle se prit les pieds dans les pans de sa robe. Son pied se déroba sous la dernière marche et elle sentit le poids de son corps basculer vers l'avant. Réalisant qu'elle ne pourrait rien faire pour éviter sa chute, elle ferma les yeux et agita les bras dans un dernier mouvement de désespoir. Sa main entra alors en contact avec un tissu, qu'elle agrippa pour éviter que son visage ne s'écrase sur les grandes dalles de pierres à ses pieds. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, le sol se trouvait à quelques centimètres seulement de la pointe de son nez. Elle jeta un regard vers le haut, et sentit ses joues s'enflammer quand elle s'aperçut qu'elle s'agrippait en fait à la robe d'une jeune fille se trouvant là. Elle lâcha prise et se redressa d'un bond, elle se tourna à nouveau vers l'inconnue, qui ne l'était pas tant que ça finalement. Neruda l'avait vu plus tôt dans la journée, en cours de potion plus précisément, elle se souvenait l'avoir vu dans le couloir avant que l'ensemble des élèves n'arrivent.
Elle baissa la tête une seconde, un sourire gêné au coin des lèvres et marmonna :
" Je suis vraiment désolé ! J'espère que je ne t'ai pas fait mal ? Je t'ai vu ce matin, les potions... Peut-être qu'un jour, je pourrais t'en préparer une pour me faire pardonner de ce qui vient de se passer, je ne te garantis pas le résultat par contre ! " Puis elle conclut sa phrase d'un large d'un sourire qu'elle adressa en directions de sa camarade de classe.
Tant qu'j'ai pas les potions qu'on va étudier dans mon verre, tout va pour le mieux.

Tant qu'j'ai pas les potions qu'on va étudier dans mon verre, tout va pour le mieux
Avec @Neruda Wells
25.09.2048
vers dix-huit heures trente, un vendredi...
Avec @Neruda Wells
25.09.2048
vers dix-huit heures trente, un vendredi...

Comme chaque soir depuis la rentrée, Elana se rendit dans la grande salle pour le dîner. Remontant
les marches du cachot, où se trouvait sa salle commune, elle songeait encore à la lettre que lui avait envoyé son père le matin même. La correspondance en question réprimandait la jeune fille, car celle-ci n'avait envoyé encore aucun courrier depuis la rentrée. Bien obligée, elle écrirait une lettre le soir après manger, puis l'amènerait à la volière avant le couvre-feu, du moins si elle en avait le temps.Elana allait rentrer dans la grande salle afin de satisfaire son estomac qui hurlait famine, quand elle sentit qu'on tirait sur sa robe de sorcière qu'elle avait gardée. Une jeune Serdaigle de première année sur le point de tomber s'était agrippée à elle comme un pou à son cuir chevelu. En regardant ses pieds, Elana se rendit compte qu'elle se les était pris dans sa robe. Elle se releva, et la Serpentard la reconnut. C'était la fille assise trois rangs devant elle en potions, tout au bout de la rangée. Neruda Wells.
Elle s'excusa, et tenta de rebondir sur autre chose.
"Ne t'inquiètes pas, c'est pas grave, je n'ai pas mal ! Toi, tu vas bien ? demanda-t-elle. Peut-être ma sœur connaît-elle une potion rendant adroit ! ajouta-t-elle sur le ton de la plaisanterie."
L'estomac d'Elana gargouilla silencieusement. Tendant la main vers la grande salle, elle proposa :
"Veux-tu rentrer ! J'ai très faim !"

Dernière modification par Elana Easterling le 25 août 2024, 09:53, modifié 8 fois.
Tant qu'j'ai pas les potions qu'on va étudier dans mon verre, tout va pour le mieux.
Neruda fut heureuse de découvrir que la jeune fille ne lui en voulait pas pour sa maladresse et en réponse au signe de main de celle-ci, entra dans la grande salle. Il y avait déjà un peu de monde et bien qu'il soit encore tôt, les plats étaient déjà servis.
" Oui, ça va, j'ai l'habitude... Dit-elle. Bonne idée, je meurs de faim. Le cours de potion de ce matin m'a coupé l'appétit à midi, tout ces ingrédients dégoutants, beurk... ! Et dire qu'on va en mettre dans des potions qu'il faudra boire après ! C'est ignoble ! Il me tarde le cours d'astronomie pour oublier toutes ces horreurs !" Elle exprima une moue de dégoût tout en riant légèrement.
Elle s'arrêta à proximité de l'une des quatre longues tables puis se tourna vers sa nouvelle amie. Elle jeta un œil au blason qui ornait sa tenue. Serpentar, elle n'y avait pas vraiment prêté attention, et puis de toute sa façon, cela lui importait peu. Seulement une question lui vint à l'esprit : " Mais du coup, on s'installe où ?" Demanda-t-elle à Elena, tout en pointant de l'index, son propre blason aux couleurs de Serdaigle. En observant la salle, elle s'aperçut que les élèves se mélangeaient, peu importe leurs maisons, ou leurs tenues, tous s'installer pour le dîner en bonne compagnie. Elle prit donc l'initiative et s'installer à la table la plus proche en ignorant sa propre question.
" Oui, ça va, j'ai l'habitude... Dit-elle. Bonne idée, je meurs de faim. Le cours de potion de ce matin m'a coupé l'appétit à midi, tout ces ingrédients dégoutants, beurk... ! Et dire qu'on va en mettre dans des potions qu'il faudra boire après ! C'est ignoble ! Il me tarde le cours d'astronomie pour oublier toutes ces horreurs !" Elle exprima une moue de dégoût tout en riant légèrement.
Elle s'arrêta à proximité de l'une des quatre longues tables puis se tourna vers sa nouvelle amie. Elle jeta un œil au blason qui ornait sa tenue. Serpentar, elle n'y avait pas vraiment prêté attention, et puis de toute sa façon, cela lui importait peu. Seulement une question lui vint à l'esprit : " Mais du coup, on s'installe où ?" Demanda-t-elle à Elena, tout en pointant de l'index, son propre blason aux couleurs de Serdaigle. En observant la salle, elle s'aperçut que les élèves se mélangeaient, peu importe leurs maisons, ou leurs tenues, tous s'installer pour le dîner en bonne compagnie. Elle prit donc l'initiative et s'installer à la table la plus proche en ignorant sa propre question.
Tant qu'j'ai pas les potions qu'on va étudier dans mon verre, tout va pour le mieux.

Elana suivit la Serdaigle dans la Grande Salle. Neruda parlait à présent des cours de la journée. La
perspective des potions qu'avait la Serdaigle lui semblait drôle, quand on connaissait l'amour son aînée pour cette matière. Laurina si elle était présente, se serait offusquée des paroles de la première année et aurait aussitôt défendu son point de vue, mais elle n'était pas là, et la jeune Serpentard acquiesça devant le discours de sa camarade. Elles s'assirent à une table, celle des Poufsouffles, ne put s'empêcher de remarquer Elana. Elle répondit à ce que lui disait sa camarade - où peut-être amie ? Après tout, leur relation ne faisait que commencer - en même temps qu'elle se servait avec le premier plat qu'elle vit - en l'occasion, un gratin de pommes de terre :"Je suis d'accord avec toi... Une de mes sœurs est obsédée des potions, et a plein d'ingrédients dans sa chambre, elle m'a appris quelques bases mais..." Elle frissonna. "Ça me débecte affreusement. Au fait, tu veux des patates ? demanda la Serpentard, désignant le plat qu'elle tenait. Vivement le cours d'astronomie ! J'adore les étoiles, c'est bien plus passionnant."
Et, à ces mots, la première année leva les yeux au plafond. Comme chaque soir, le plafond aux milles bougies l'éblouissait et elle observa quelques secondes, un léger sourire dessiné sur ses lèvres, le ciel partiellement dégagé. Dans les lueurs du début de la nuit, quelques étoiles commencèrent à briller. C'est si beau... songea-t-elle, avant de reprendre conscience du monde qui l'entourait.
"Hum, excuse-moi, marmonna-t-elle. Les étoiles m'ont toujours fasciné intensément."
La Serpentard sourit, un peu nerveuse.
