27 août 2024, 18:31
Hey little train, we're jumping on


21 Juin 2049
Poudlard Express
2ème année
Avec @Ander Finlay et @Aristide Griffiths



« Dépêche-toi, soufflé-je en direction d'Ander pour lui indiquer d'accélérer le pas, le train va pas se remplir tout seul. »

Si j'ai bien appris une chose de mes années à Poudlard en compagnie d'une sœur et de deux frères, c'est que pour avoir une place dans le Poudlard Express, une bonne place, sans personne pour déranger, il faut y entrer dans les premiers. Une main sur la cage d'Alizée que j'ai refusée de laisser avec le reste de mes bagages, l'autre agrippant le bras du Serdaigle pour le trainer à travers la mer d'élèves, je fonce vers le train qui déjà commence à se remplir. Je me faufile entre les plus grands, pousse doucement les plus petits, prétextant le soi-disant privilège d'être plus âgée même si je n'ai qu'un an de plus qu'eux, et enfin arrive devant une porte du train, ma main toujours accrochée à Ander.

Soulagée de m'éloigner un instant de la foule, je m'arrête et regarde le couloir, repérant au loin la tête brune de Natanaël, avant d'aller dans la direction opposée. J'entre dans le premier compartiment libre trouvé et m'assois sur la banquette, pose la cage d'Alizée à côté de moi, puis laisse mes mains sur mes cuisses et croise le regard du Bleu et Argent.

« Tu vois, c'était pas compliqué. »

Je laisse mon corps se détendre, jette un rapide coup d'oeil par la fenêtre, avant de reposer mon regard dans ces yeux marrons que j'ai appris à apprécier et à repérer au loin dans la foule, au milieu de tous les autres qui se ressemblent comme des pantins sans intérêt. L'année dernière, j'ai fait le trajet avec une fille de ma Maison, Mary, avec qui j'ai également partagé un dortoir, sûrement car je n'avais pas envie d'être avec le Serdaigle, peut-être car je refusais sa présence, je ne voulais pas me rapprocher de lui, je ne voulais pas m'attacher comme je suis attachée à mon frère. J'avais peut-être peur d'être déçue, de trop donner et de ne rien recevoir en retour. Je me trompais sur toute la ligne. L'amitié que m'offre Ander est plus précieuse à mes yeux que n'importe quoi d'autre, et je suis stupide d'avoir voulu la fuir pendant presqu'une année. Maintenant, je compte bien rattraper le temps perdu, apprécier à sa juste valeur son caractère, ce qu'il est, ce qu'il me montre – et me cache.

« L'année est passée vite tu trouves pas ? »

Aussi vite que le train qui va me ramener vers chez moi, mes parents et là où je me sens vraiment à ma place.

Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur

9 nov. 2024, 13:52
Hey little train, we're jumping on
VINGT-ET-UNIÈME JOUR DU MOIS DE JUIN 2049
Les élèves se bousculent sur le quai


La masse de gens rendait mon chemin malaisé. Sous les remarques pressées d'Ashley, je tentais de garder un rythme aussi soutenu que possible. Tout comme elle, j'avais décidé qu'Hecta me tiendrait compagnie durant ce trajet. Le gracieux animal, balloté et secoué, ne protestait pourtant pas. "Encore un peu de patience ma belle, on y est presque." lui chuchotais-je d'une voix qui se voulait rassurante. Heureusement qu'Ashley me tenait le bras. Sans cela, il m'aurait certainement fallu quelques heures de piétinement supplémentaires avant de parvenir à l'entrée d'un wagon. Nous grimpâmes d'un même mouvement à bord du géant rouge.

A l'intérieur, les couloirs étroits n'aidaient pas à la circulation. Je tapai des pieds en signe d'impatience, sentant mon agacement grandir. Quant une cabine vide se présenta enfin, je me jetai sur sa banquette sans perdre plus de temps. Je serrai contre mon torse la cage d'Hecta, mes bras autour des barreaux dans une étreinte indirecte. Je regardai mon amie s'installer plus tranquillement en face de moi et poser son propre familier sur la banquette. Sa remarque m'inspira un rire sarcastique : "C'est une blague ? J'ai cru qu'on allait y rester." me plaignis-je.

Je réalisai à la singularité de la Poufsouffle dans cet espace qu'il s'agissait de notre premier trajet de Poudlard Express ensemble. Cette pensée me tira un sourire : il n'avait pas été aisé de gagner le cœur de la brune, mais elle démontrait chaque jour que j'avais eu raison de persévérer. Nous avions encore tellement de choses à nous dire, elle détenait tellement de secrets que je mourrais de connaître. J'espérais que le temps délierait les langues et que d'aventures en aventures nous deviendrions à l'autre ce que le Renard était au Prince.

Sa question me tira de mes pensées. L'année... humm... elle avait réellement filé sous nos yeux. "C'est vrai ! J'ai l'impression que la rentrée c'était y'a un mois ! On s'est bien amusé n'empêche. Bon, à part pour quelques exceptions..." répondis-je à mon amie, songeant fortement à Miss Valerion. Je glissai un doigt entre les barreaux de la cage, toujours sur mes cuisses, pour caresser gentiment le duvet d'Hecta, juste au-dessus de son bec. Je savais déjà qu'Ashley me manquerait atrocement pendant ces vacances, mais je repoussais cette pensée dans le coin le plus reculé de mon esprit pour m'éviter une session de pleurs. Je décidai de questionner la brune sur un sujet plus léger : "Finalement, tu sais ce que tu vas faire pendant les vacances ?". Je connaissais déjà la réponse dans les grandes lignes, mais j'espérais glaner quelques détails.


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J'ai envie de dire : enfin !! :decayed: @Ashley Houston @Edwin Wellhister

#004000 / troisième année ✰ promo 47 / fiche PRfiche PNJ

27 août 2025, 20:41
Hey little train, we're jumping on
Il ne s'agissait là que de la fin de sa deuxième année mais Aristide avait déjà mis au point une manière quasiment parfaite d'éviter la foule. Cette technique, améliorée à chaque départ et à chaque de retour de vacances s'était imposée d'elle-même quand le Serdaigle avait compris qu'essayer d'entrer dans le train en avance ou à l'heure se soldait toujours par des contacts physiques indésirables. Les élèves se bousculaient les uns les autres, se poussaient, se prenaient par les épaules, se donnaient des coups dans le dos pour se souhaiter bon voyage : voilà autant de contacts qu'Aristide répugnait à essayer. Non pas qu'il ait une aversion particulière pour le contact - en fait, il était plutôt tactile et en souvent en manque d'éteintes - mais il n'aimait pas quand des inconnus le touchaient. Et pour passer d'un inconnu à une personne de confiance, il fallait du temps et aucun de ses camarades n'avait atteint ce stade jusqu'à présent. Même sa mère ne savait parfois pas comment l'embrasser, alors ce n'était pas pour partager tous les germes et tous les microbes des étudiants qui s'entassaient dans le train. Alors le voici, à attendre à côté des portes que la foule s'entasse à l'intérieur des wagons. Il arrivait toujours en avance, finissait toujours ses bagages bien avant la veille et pourtant se retrouvait toujours à monter dans le train parmi les derniers élèves.

Entre deux cancres, un élève ayant oublié quelque chose au château, et un groupe qui préférait rester à l'air libre avant de s'enfermer dans le train, Aristide faisait un peu tâche. Mais bon, il s'agissait là de la façon la plus efficace d'éviter les élèves qui s'entassaient dans les couloirs. Le Poudlard Express n'était pas une bonne expérience, la majorité du temps. Rester assit dans les wagons était tolérable, mais toute l'effervescence qui accompagnaient les voyages l'angoissait plus qu'elle n'excitait les autres. Ainsi, il avait particulièrement hâte d'arriver à Londres pour pouvoir oublier cette aventure très désagréable, prendre une douche ou même deux et se blottir dans sa chambre où tout était gardé propre par les elfes de maison. Aristide ne manquait jamais de les remercier, sachant parfaitement qu'ils prenaient soin de ne rien déplacer ou de tout remettre à sa place, au millimètres près.

Malgré tout ça, quitter Poudlard le rendait un peu triste - il aimait particulièrement le Château - mais une fois monté dans le train, il n'avait qu'une hâte : que le voyage se termine et qu'il n'en entende plus jamais parler. Ou, tout du moins, jusqu'en Septembre. Pour le moment, le train semblait à quelques minutes de se mettre en marche et Aristide se glissa dans les couloirs en tirant sa valise sans fond derrière lui. Le seul soucis qu'il voyait dans sa technique était qu'il était impossible de monter dans le train parmi les derniers et de choisir où s'asseoir. Le peu des camarades avec qui il entretenait une relation assez positive pour ne pas être gêné étaient introuvables et il n'était pas possible d'entrer dans la majorité des wagons où les élèves s'entassaient suffisamment pour lui donner le vertige rien qu'à l'idée d'ouvrir la porte. Au premier à moitié vide, décida-t-il, il entrerait et se blottirait dans un coin vide... Ou au deuxième, changea-t-il d'avis quand il remarqua effectivement des places vides dans un wagon où deux Septièmes années semblaient occupés à vérifier les amygdales de l'autre.

Heureusement le prochain n'avait pas été choisi par deux dépravés mais plutôt par deux élèves de sa promotion. Un Serdaigle - Finlay - et une fille dont il n'arrivait pas à se souvenir du nom. Ou de la Maison, d'ailleurs, puisque celle-ci ne portait pas son uniforme. L'idée d'avoir oublié quelque chose ou pire, de ne pas savoir, le fit se renfrogner un peu mais il ne prit pas le risque de tourner en rond pendant vingt minutes de plus sans trouver de place. Tant pis, il devrait faire face à son échec.

Il toqua doucement contre la porte vitrée avant de l'ouvrir en douceur. Désolé de vous déranger. entonna-t-il d'une voix légère avant d'entrer dans le compartiment. Prenant une grande inspiration, il fit un léger sourire aux deux jeunes gens qui semblaient déjà occupés à papoter et se concentra ensuite uniquement sur sa valise. Une petite partie de lui avait envie de se tirer les oreilles pour avoir interrompu une conversation mais le jeune Serdaigle se contenta de ranger sa valise sans difficulté avant de s'asseoir, les mains sur les genoux et le dos droit, sur une banquette juste à côté de la porte. Son sac posé à ses pieds contenaient uniquement de quoi lire et se laver les mains, ce qui lui semblait suffisant pour survivre à un voyage de quelques heures. Ses mains le démangeaient de tirer l'objet sur ses genoux pour en sortir ses biens et se plonger dans un monde qui lui donnerait une occasion d'éviter un silence gênant, ou pire si les deux adolescents décidaient qu'ils n'appréciaient pas sa présence. Cependant, il se contenta de triturer le tissu de son pantalon et de prêter une oreille à moitié attentive à la conversation.

Certains de ses camarades avaient le grand talent de se glisser dans n'importe quelle conversation juste comme ça, alors peut-être que l'occasion se présenterait pour lui également. Quand on observait les autres, ça semblait presque facile. Dans la réalité, ça ne l'était pas tant.

898.

034f42 -> Ma couleur, que je mets ici pour la retrouver en sachant que j'oublierais que je l'ai mise ici.

26 nov. 2025, 23:13
Hey little train, we're jumping on
Tout en écoutant la réponse d'Ander à ma question, j'ouvre la cage d'Alizée et la sors de sa petite prison pour la poser sur mes genoux. Elle se laisse faire sans broncher, ce qui est étonnant. Mais j'en déduis qu'elle est simplement intimidée ou apeurée par le décor inhabituel, elle qui, contrairement à moi, s'est si vite acclimatée au jaune criard des dortoirs de Poufsouffle et aux froids couloirs gris du Château. Le félin se roule en boule sur mes genoux, et bientôt sa respiration accompagne les paroles d'Ander, tandis qu'un doux et chaleureux ronronnement emplit mes oreilles et fait vibrer mon ventre. Je retiens à grand peine un sourire, n'osant plus bouger d'un centimètre de peur qu'elle ne saute de mes genoux, mécontente car sa position ne serait plus la même si j'osais ne serait-ce que de respirer trop fort.

Machinalement, une main vient se poser sur son pelage, le caressant distraitement, tandis que je réponds au Serdaigle.

« Quelques exceptions oui... »

Impossible de ne pas avoir une pensée pour Valerion – et Sharp – et surtout Valerion – qui, en début d'année, m'en a (m'en ont) fait voir de toutes les couleurs. Six mois plus tard, je ne sais toujours pas où situer l'ancienne professeure entre Ceux qui méritent de mourir écrasés par un Éruptif et Ceux qui devraient finir mangés par une Manticore. Peut-être que je la place dans Ceux qui ont autant mon admiration que ma haine. Elle est sûrement la seule dans cette catégorie-là. Et elle le mérite amplement. Il y a Swart, aussi, qui fait partie des "quelques exceptions", mais Swart ne mérite même pas qu'on écrive une seule lettre à propos d'elle sur un clavier d'ordinateur, et encore moins par une Plume qui n'écoute pas ce que je pense.

Enfin, heureusement, il y a eu du bon, dans cette année. Je ne sais pas si elle a été amusante, comme la qualifie Ander. Est-ce que le marché passé avec Waite était amusant ? Sûrement. Est-ce qu'intégrer le Chant de l'Augurey l'était ? Pas sûr ; c'était plus sérieux qu'autre chose. Le club d'artisanat magique, alors ? C'est plus probable, étant donné que j'y passe toujours un bon moment. Mais amusant... il n'y a qu'avec Ander que je m'amuse réellement. Il est le seul qui arrive à m'arracher un sourire, parfois même un rire, sans que j'ai l'impression de me forcer. Et c'est pour ça que je redoute un petit peu ces vacances, dans le fond. Aurai-je l'occasion de voir le Serdaigle ? De lui écrire ? Je ne lui dirai jamais qu'il me manquera, mais je le ressens profondément. Alors, pour oublier cette sensation qui m'est aussi désagréable qu'inhabituelle, je m'empresse de répondre à sa nouvelle question.

« Il y a le camp pédagogique auquel ma mère m'a inscrite, et les Quadrien... »

Je suis interrompue par un tapotement sur la vitre de notre compartiment. La porte s'entrouve et un Serdaigle – de notre promotion – entre en s'excusant de nous déranger. Je plisse les yeux, analysant la posture du nouvel arrivé. Au vu du grand silence qui l'accompagne lorsqu'il s'assied à côté de la porte, je me doute qu'il est extrêmement timide et n'a pas vraiment envie de faire le trajet avec nous. Mais dans ce cas-là, pourquoi être quand même venu ? Juste pour le déranger et le faire partir en courant, j'aurais envie de lui poser la question. D'autant plus qu'il m'a interrompue dans ma phrase ; je lui poserais donc la question d'un ton sec, histoire de lui faire peur pour qu'il parte définitivement.

Mais quelque chose me retient de le faire – sa propre retenue, peut-être. Il a au moins la justesse de ne pas tenter de s'immiscer dans ma conversation avec Ander.

« Je disais, il y a aussi les Quadriennales. Je vais y aller avec ma famille. Et toi ? »

Alizée, intriguée par le nouveau venu (dont je n'arrive décidément pas à me rappeler le nom, mais nul doute que ça me reviendra plus tard), quitte mes jambes et se dirige à petits pas vers le Serdaigle inconnu, accroupie, reniflant l'air autour de lui, prête à se rapprocher encore plus pour sentir ses mains si jamais il ne fait pas de mouvement pour la chasser. Il ne manquait plus que ça. Maintenant, nul doute que je serai obligée de lui parler, au moins pour récupérer mon animal.

Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur

23 juin 2026, 15:12
Hey little train, we're jumping on
Alizée s’assoupissait sur les cuisses de mon amie. Je regardais son corps, étalé confortablement, vibrer en continu sous l’effet des ronronnements. Le soleil de juin qui filtrait par la fenêtre du train déposait sur son pelage des flocons de lumière. M’apparurent les forêts d’Écosse et les formes floues de leurs cimes, cette sorte d’incapacité à en définir les contours réveillait toujours chez moi l’envie de photographier. Si mes yeux échouaient à capturer le mouvant, alors il en revenait à mon argentique de prendre le relai. Parfois, je regardais Hecta et je l’imaginais vagabonder avec Alizée, comme si elles étaient les parfaites répliques de mon lien avec Ashley. Ou peut-être étions nous à l’image de nos familiers.

Je soulevai la cage d’Hecta afin de la déposer à mes côtés, à même la banquette. Elle fouetta l’air de son aile pour me signifier son mécontentement, son bec claquant dans ma direction. Parfois, en croisant son regard, je me persuadais d’y lire une intelligence presque humaine. J’entrepris d’ouvrir la porte de sa cage, faisant peu de cas aux normes de transport des animaux, et offrant ainsi la liberté à ma compagne de voleter à sa guise et d’étirer ses ailes. Mes mains s’occupèrent alors de fouiller mon sac à la recherche de mon appareil. Le contact du cuir me fit oublier un instant les paroles que m’adressaient ma voisine. J'enfilai la anse autour de mon cou et savourai le poids contre mes épaules.

Je relevai la tête lorsqu’Ashley s’interrompit, apparemment distraite par quelque chose. Le quelque chose s’avéra être un quelqu’un. Un garçon venait de signaler sa présence en frappant des coups timides contre la porte du compartiment. Il se glissa sans bruit sur la banquette, dans une position qui semblait trahir son malaise. Il lâcha un sourire en guise de salutations - trop rapide pour que je puisse le lui renvoyer - et s’affaira avec sa valise. J’en profitai pour détailler l’arrivant. Il s’agissait d’un Serdaigle de ma promotion. Aristé ? Aristide ? Une maison et une année étaient probablement les seules choses que nous partagions. Le visage mangé par ses lunettes et ses boucles brunes, lesquelles lui barraient la face de manière incommode, j’avais du mal à me faire une idée précise de ses traits. “Tant pis” songeais-je, et je me désintéressai de lui pour adresser un haussement d’épaule discret à Ashley.

La jolie Poufsouffle reprit la conversation où nous l’avions laissée. Un sourire m’échappa en l’entendant prononcer “je disais” à voix haute, comme pour souligner le dérangement occasionné par notre nouveau voisin. Elle me partagea son programme estival avant de me retourner la question. Je m’exclamai avec enthousiasme : “Les Quadriennales ? Génial ! Tu y vas avec ton frère ? Je vais voir la cérémonie d’ouverture avec Cælena ! On pourrait essayer de se croiser. Par contre, j’ai pas trop suivi le programme. J’ai juste entendu quelques rumeurs dans les couloirs sur des proches d’élèves qui exposent leurs inventions.” Mon corps bascula vers l’avant, mon dos se décolla de la banquette pour permettre à mes coudes de venir trouver mes genoux et, ma tête, mes poings. Ainsi, je me rapprochai d’Ashley pour mieux accueillir ses paroles. Notre amitié avait évolué cette année dans une direction que je n'aurais jamais pu soupçonner, je me sentais lié à elle par un lien indéfectible, le genre d'aventure qui s'accommode d'une vie entière pour se conter.

Un bref cliquetis résonna au moment où je capturai une image des mains de la brune, désormais libérées d'Alizée, et errant dans le soleil.

#004000 / troisième année ✰ promo 47 / fiche PRfiche PNJ