L'élégance a un nom
Mardi 20 juillet 2049
Deuxième année
Temps libre, 10h
Avec @Alice Sangblanc
Deuxième année
Temps libre, 10h
Avec @Alice Sangblanc
Si le temps me semble bien long dans ce camp, je l'aide à passer plus vite en m'imaginant ailleurs. Allongé sur mon lit, les images du château défilent dans ma tête et s'entrechoquent dans leur temporalité. Est-Elle partie avant ou après l'événement en salle commune ? Avant ou après le changement de directeur de maison ? Avant ou après l'Epouvantard de Ruby ?
Je me redresse, soupire un bon coup et la chasse de mon esprit. Je dois me débarrasser de ces souvenirs, je dois en trouver des plus forts, plus grands, plus intenses, plus mémorables. Le temps m'est compté, car lorsque son visage aura disparu de ma mémoire, qui la remplacera ? Plongeant la main sous mon oreiller, je récupère ma baguette et me dirige vers ma malle. Les gestes s'enchainent, presque automatiques lorsqu'une idée me vient en tête. Je sais ce que je cherche et ils ne doivent pas être bien loin. Les prospectus donnés par Miss Lydon n'ont pas bougé, toujours protégés par mes t-shirts. Il me suffit d'une seconde pour en attraper un. Troisième année ? Non pas assez fort. Quatrième non plus, celui de cinquième suffira. Je pensais les utiliser comme combustibles, ces feuillets, mais je me suis attaché aux champs de blés et l'idée m'ait passé. En parcourant en diagonale les informations données, je n'y comprends évidemment rien, et c'est parfait. Je le fourre dans ma poche de short et referme le cadenas qui scelle mes idées farfelues.
Une fois sorti de la tente, je jette un coup d'œil en direction des petits groupes déjà formés, et me dirige vers le sud avant de me désigner propriétaire du centre de ce champ. Je m'allonge en écrasant quelques tiges qui ne résistent pas sous mon poids et me voilà invisible. De là où je suis, je ne peux voir que le ciel bleu et les blés dorés d'Irlande, et cela m'apaise. Comme si les pensée s'envolaient avec les derniers nuages.
La baguette dans la main gauche et la feuille dans la main droite, je la fais léviter au-dessus de mon visage. La voilà qui fait des allers retours entre mes yeux et les plantes. Si l'on regardait dans ma direction, on ne verrait qu'une petite feuille voler de haut en bas ; on me demanderait pourquoi je me suis mis à faire une telle chose, et je n'aurais rien d'autre à répondre qu'un haussement d'épaules. Dès que le petit feuillet arrive face à mes yeux, je lis le premier sort que je parviens à lire : Assurdiato. Tiens, je le connais celui-là. Aelle l'avait lancé l'année dernière pour me protéger des oreilles indiscrètes. Il ne me semble pas suffisamment énergivore. Il m'en faut un violent, un qui demande de la puissance et qui m'achèvera en une tentative.
Pardon, je t'ai fait attendre, mais me voilà enfin.
Fiche PR - 4e année RP
L'élégance a un nom
Bien peu de choses sont aussi plaisantes que la sensation d’une liberté pure et simple. Là, à des centaines kilomètres du domaine de Grand-Père, loin du confort familial et de la facilité quotidienne, Alice se sentait plus riche que jamais.
Elle était assise sur son lit de camp, seule dans l’extension d’une tente qu’elle partageait avec d’autres jeunes sorciers. Elle entendait les croassements incessants des garçons frappés par la puberté, les rires intempestifs des filles mignardes. Et pourtant, Alice souriait, car pour la première fois depuis de longues années, elle était à des lieux des responsabilités étouffantes.
Ses longues boucles blanches enfin domptés en une longue tresse plaquée à son crâne, Alice se releva. Elle passa ses bottines de cuir à ses pieds, déposa sa capeline sur sa tête et enfila ses lunettes de soleil avant de quitter la tente. Alice avait décidé de consacrer son temps libre à la composition d’une nouvelle mélodie qui lui trottait en tête depuis son arrivée au camp pédagogique. Elle savait où aller pour être au calme : le vieux moulin. Elle adosserait contre sa pierre, écouterait le chant du vent dans les brins de blés, et laisserait son esprit fertile guider sa main.
Sa robe blanche pincée entre ses doigts, Alice avançait dans le champ de blé. Elle écoutait le froissement végétal contre le tissus, et cette simplicité provoquait en elle un véritable sentiment de bien être. Si tante Elise était ici, elle lui dirait que ce genre de promenade champêtre n’est pas digne d’une sorcière de sa condition. Elle pourrait trébucher sur les roches sournoises du champ laissé à l’abandon, ou recevoir le baiser venimeux d’une vipère. Alice ne s’inquiétait nullement : elle savait que monsieur Kohler serait là si elle venait à se blesser. Cette pensée, si simple soit-elle, arracha un sourire à Alice.
Mais alors qu’elle avançait encore, Alice s’arrêta net, son attention accaparée par une drôle de scène. A quelques mètres seulement s’élevaient dans les airs d’une petite feuille. Alice plissa les yeux, curieuse. Elle poursuivit son chemin, sans quitter des yeux cette scène intrigante. Il semblerait que quelqu’un avait décidé de s’entraîner à même le sol. Peut-être s’agissait-il d’Elicia ? Merinda ? Alice le saurait bien vite.
Enfin, elle arriva à destination. Elle s’arrêta avant de marcher sur un jeune garçon, allongé au milieu des brins de blés. Un sourcil haussé, la commissure de ses lèvres légèrement levée, Alice observa son petit jeu.
« Voilà une singulière méthode d’apprentissage », glissa t-elle dans un sourire, son accent français dansant sur chaque mot.
A moi de te présenter mes excuses pour le retard !
Elle était assise sur son lit de camp, seule dans l’extension d’une tente qu’elle partageait avec d’autres jeunes sorciers. Elle entendait les croassements incessants des garçons frappés par la puberté, les rires intempestifs des filles mignardes. Et pourtant, Alice souriait, car pour la première fois depuis de longues années, elle était à des lieux des responsabilités étouffantes.
Ses longues boucles blanches enfin domptés en une longue tresse plaquée à son crâne, Alice se releva. Elle passa ses bottines de cuir à ses pieds, déposa sa capeline sur sa tête et enfila ses lunettes de soleil avant de quitter la tente. Alice avait décidé de consacrer son temps libre à la composition d’une nouvelle mélodie qui lui trottait en tête depuis son arrivée au camp pédagogique. Elle savait où aller pour être au calme : le vieux moulin. Elle adosserait contre sa pierre, écouterait le chant du vent dans les brins de blés, et laisserait son esprit fertile guider sa main.
Sa robe blanche pincée entre ses doigts, Alice avançait dans le champ de blé. Elle écoutait le froissement végétal contre le tissus, et cette simplicité provoquait en elle un véritable sentiment de bien être. Si tante Elise était ici, elle lui dirait que ce genre de promenade champêtre n’est pas digne d’une sorcière de sa condition. Elle pourrait trébucher sur les roches sournoises du champ laissé à l’abandon, ou recevoir le baiser venimeux d’une vipère. Alice ne s’inquiétait nullement : elle savait que monsieur Kohler serait là si elle venait à se blesser. Cette pensée, si simple soit-elle, arracha un sourire à Alice.
Mais alors qu’elle avançait encore, Alice s’arrêta net, son attention accaparée par une drôle de scène. A quelques mètres seulement s’élevaient dans les airs d’une petite feuille. Alice plissa les yeux, curieuse. Elle poursuivit son chemin, sans quitter des yeux cette scène intrigante. Il semblerait que quelqu’un avait décidé de s’entraîner à même le sol. Peut-être s’agissait-il d’Elicia ? Merinda ? Alice le saurait bien vite.
Enfin, elle arriva à destination. Elle s’arrêta avant de marcher sur un jeune garçon, allongé au milieu des brins de blés. Un sourcil haussé, la commissure de ses lèvres légèrement levée, Alice observa son petit jeu.
« Voilà une singulière méthode d’apprentissage », glissa t-elle dans un sourire, son accent français dansant sur chaque mot.
A moi de te présenter mes excuses pour le retard !
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050