5 sept. 2024, 04:11
 Nuit  Bienvenue à Poudlard avec Lukas
« Je… » avait-elle commencé avant de détourner le regard. La pointe de sourire qui avait commencé à naître sur les lèvres de Dominic disparut aussitôt. Il avait compris, à force d’échanges, que Maxine était loin d’avoir la langue dans sa poche. Ses mots à elle étaient prononcés avec une audace qui le laissait parfois presque envieux. Alors, pourquoi cette hésitation, soudain ? Ce regard fuyant ? Ce contact tactile qu’elle maintenait dans un geste qu’il ne savait pas – n’osait pas – définir ?

« Allons-y. » Quand Maxine abandonna sa main près du poignet de Dominic, celui-ci eut l’impression de redevenir l’adolescent souvent gauche avec les femmes – une femme en particulier. Lui qui pensait avoir laissé cet adolescent près de l’orteil de la gargouille du deuxième étage, voilà qu’il se retrouvait à nouveau hébété, pataud, maladroit, ne sachant quoi dire, que faire, face au comportement de la Québécoise. Se pourrait-il qu’elle soit ailleurs, elle aussi ? Ailleurs, loin de ce devoir qui les appelait pourtant tous deux, le devoir de deux adultes responsables sur le point de surprendre des enfants en pleine infraction du règlement ?

Un devoir figuré par de la lumière dans l’embrasure d’une porte qui paraissait pourtant si loin alors que Maxine prenait de la distance sans s’éloigner tout à fait. Étrange ballet que ces deux-là formaient à la nuit tombée. Bizarre paradoxe d’une étreinte qui n’en était pas une, pas encore, ou déjà plus.

Le trentenaire ne savait pas quel était cet ailleurs – et peut-être ne voulait-il pas s’avouer qu’il espérait savoir où il se trouvait –, mais il savait une chose : il n’était plus cet adolescent parfois hébété, pataud, maladroit, surtout avec les femmes, toujours avec une en particulier. Alors il envoya valser son éducation, ses règles, son code de conduite en somme.

« Attends… » Sa main droite glissa délicatement dans le creux des reins de Maxine tandis que Dominic l’a ramenait à lui, la pression exercée étant comme une invitation et nullement une obligation. Elle avait la liberté de s’écarter, voire de le gifler si elle le souhaitait. Haussant les sourcils, la tête baissée vers elle, il cherchait les yeux de la châtain. « Tout va bien ? Tu as l’air soucieuse… » Sa voix avait presque susurré ces derniers mots alors que sa main cherchait à retrouver celle de Maxine – il avait adopté ce ton de conspiration aussi bien parce qu’ils devaient rester discrets que parce que l’ailleurs dont l’existence lui posait question plus tôt était en fait ici et maintenant, il en avait conscience à présent. Dans ces regards échangés, ces quelques mots à peine prononcés, communiqués dans un unique souffle que désormais, ils partageaient.

Sa conscience oscillait entre ce moment hors du temps et les voix qui leur parvenaient toujours de la salle des trophées. Dominic n’arrivait plus à lier le signifiant au signifié, à comprendre le discours extérieur à ce monde dont les frontières commençaient à s’élever autour d’eux – monde dont la création ne dépendait plus que de la femme qu’il tenait presque dans ses bras.

#4c4b16 - Baleine gracieuse

5 sept. 2024, 16:40
 Nuit  Bienvenue à Poudlard avec Lukas
Alors qu'elle ne tournait pas encore totalement me dos à son... à Dominic, ce dernier fit passer la main qu'elle venait de lâcher dans le creux de ses lombaires, lui intimant de patienter. L'effet avait été immédiat, elle s'était arrêtée. Et comme il imprimait un geste pour la faire revenir à lui... elle suivit le mouvement, sans aucune résistance, sentant la distance entre eux être réduite à ce qui s'apparentait de plus en plus au néant. Son regard hésitant trouva son comparse bien plus sombre et la voix délicieusement grave s'éleva dans un souffle discret pour tout autre qu'elle.

A ce moment là... les non-maj' avaient une multitude d'expressions pour définir cet état qui la saisissait. Maxine, sorcière, n'en connaissait pas vraiment. Peut être une, entendue chez ses amis, une histoire d'erreur suivie d'un numéro. Mais, soumise à celle-ci elle était incapable de s'en souvenir. Et puis... une part de raison tentait de prendre une respiration, de se faire une infime place. Difficile, surtout alors que leurs souffles se mêlaient et qu'elle n'avait qu'une envie... faire taire la raison et les obligations qui se profitaient à quelques mètres.

Mais l'honnêteté et la franchise en ce qui concernait celles et ceux qu'elle voulait voir prendre une place différente dans sa vie étaient fortes. Très fortes. Alors elle appela son courge qui semblait être parti pour des vacances innoportunes pour formuler, d'une façon qu'elle espérait claire. "
Je ne..." Pour la clarté verbale il faudrait repasser. En ce qui concernait le langage corporel c'était plus évident en revanche. La main gauche de la trentenaire trouva un chemin jusqu'au bras de l'homme tandis que la droite rejoignit celle qui ne se trouvait pas dans son dos pour la serrer et trouver ce qu'il lui manquait pour aller au bout de sa phrase. "Je ne suis pas toujours engagée dans une seule relation. Il fallait que tu le saches." Réussit-elle, enfin, à lui dire. Puis, prise dans son élan, elle se redressa afin de déposer ses levres au coin de la bouche de l'homme à la peau aussi foncée que la sienne était claire.

Non loin d'eux, il y avait vraisemblablement encore les élèves qui ne devaient pas se trouver là, ayant fuient dortoirs le premier soir. Ses yeux percevaient des lueurs se reflétant sur les distinctions, ses oreilles des bruits de voix étouffés mais aussi quelque chose de plus sourd comme résultant d'une chute. Trois éléments qui auraient dû la décider à tirer Dominic en direction de la Salle des Trophées et probablement de tirer sa baguette de son logement afin de couper court à toute escapade. De toute évidence, il faudrait le faire plus tard, dans l'urgence.

Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.

6 sept. 2024, 14:09
 Nuit  Bienvenue à Poudlard avec Lukas
Laisser Elijah prendre le contrôle de la situation vous fait signer un pacte avec l’inattendu. On sent que l’idée va exploser si on ne la laisse pas sortir, et quand elle sort, elle vous roule dessus. On ne s’attend à rien et en même temps, il faut pouvoir s’attendre à tout. Il n’y a qu’à le regarder s’amuser comme un petit fou en proposant ce jeu de tir à la corde pour se rendre compte qu’il ne rejoindrait jamais les rangs les plus sombres. Et pourtant, il reste étrangement à mes côtés. Au final, est-ce moi qui déteindrai sur lui ou lui sur moi ?

Alors que Lyam et lui s’affairent à donner les règles et nouer les cravates destinées à bander les yeux de chacun, il nous faut passer à l’étape suivante : la sortie. Je les laisse alors terminer et m’avance vers la porte pour vérifier que la voie est bien libre. Je tire doucement la poignée de la porte, sors la tête par l’entrebâillement de celle-ci, vérifie à gauche : personne, vérifie à droi…

Je reste bloqué un instant face au spectacle auquel j’assiste, la bouche entrouverte et les yeux ronds comme une chouette. Je dois me retenir de toutes mes forces pour ne pas lâcher un cri. Déjà, le choc et la peur qui montent en moi de voir que deux adultes sont dans le couloir et que notre plan ne se déroule pas du tout comme prévu. Puis, le choc de reconnaître ces deux adultes et d’assister à… leur baiser. Leur. baiser ! Je ravale ma salive de peur et fais signe à Elijah et Lyam de se taire et de faire taire le groupe du mieux qu’ils peuvent.

Venez voir ! Mais faites méga doucement !, chuchoté-je en faisant un signe de la main pour qu’ils s’approchent.

À mesure qu’ils me rejoignent, je souris d’avance. Je souris en m’imaginant leur tête quand ils verront que Khan et Tremblay s’embrassent, là, à quelques mètres de nous. Ils comprendront aussi bien que moi que nous sommes foutus. C’est indéniable. Alors autant rester silencieux et les observer pour avoir le plus de choses à raconter à tout le château.

Vous croyez qu’on peut les faire chanter ou c’est abusé ?

Fiche PR - 4e année RP

6 sept. 2024, 16:29
 Nuit  Bienvenue à Poudlard avec Lukas
Maxine se laissa faire sans opposer de résistance particulière. Dominic en était un peu surpris : il se savait peu désagréable à regarder, mais il s'attendait à ce qu'une petite opposition, même formelle, l'empêche de l'attirer complètement à lui. Or, ici, c'était comme si... Comme si elle avait elle aussi attendu ce moment. Cette totale transparence de la part de la Québécoise le fit sourire alors qu'il passait doucement sa main droite sur sa joue. Enfin.

Dominic pencha légèrement la tête sur le côté en écoutant sa vis-à-vis. « Je ne suis pas toujours engagée dans une seule relation. Il fallait que tu le saches. » Il n'eut pas le temps de réagir que déjà, leurs lèvres se rencontraient à moitié. Mais il ne lui fallut pas longtemps pour les faire se rencontrer tout à fait. Puis, redressant la tête, il prit le menton de Maxine entre son pouce et son index et fit en sorte qu'ils se regardent les yeux dans les yeux. « Je ne suis pas engagé ailleurs, mais ça ne me dérange pas. Je crois même que ça te rendra encore plus... »

Il s'interrompit en voyant le faisceau de lumière qui formait un halo autour du visage de Maxine s'élargir. Les sourcils froncés, il se força à détourner le regard vers l'entrée de la salle qui, il venait de s'en souvenir, était la raison première pour laquelle ils s'étaient arrêtés. Une tête qu'il ne reconnaissait que trop bien venait d'en sortir. « Je rêve... », laissa tomber Dominic, perdant tout accent mélodieux dans sa voix pour laisser place à de la profonde déception. Déception tempérée par une pointe de cynisme. Fallait-il seulement s'étonner que, de tous les élèves du château, ce soit Sharp qu'il surprenne le soir, après le couvre-feu, le 1er septembre ?

À regret, le corps de Dominic se désolidarisa de son étreinte avec Maxine, son regard dur toujours fixé sur le Poufsouffle. « Monsieur Sharp, je vous donne trois secondes pour sortir de cette salle et nous présenter vos éventuels camarades – à moins que vous ne parliez tout seul, ce dont je doute fort. Un... » Tout en parlant, Dominic tirait sa baguette de la poche intérieure de son pardessus sans la pointer vers son élève – simplement pour mettre en évidence que s'il souhaitait jouer, ils pourraient jouer.

#4c4b16 - Baleine gracieuse

6 sept. 2024, 17:41
 Nuit  Bienvenue à Poudlard avec Lukas
Lorsque les premières années furent enfin tous dans le noir, j'adressais un petit sourire à mes deux camarades. Ou plutôt seulement à Elijah, parce que je ne vois plus Lukas. Après un rapide tour d'horizon, je remarque que le garçon regarde par la porte. Et qu'il ne peut visiblement pas se passer de nous, puisqu'il nous demande de venir.
Avant de le rejoindre, je lance au petits

- Bon fermez-là deux minutes, faut qu'on se mette d'accord sur un truc.

Heureusement qu'on avait dit discrétion.
La question de Lukas n'avait aucun sens. Faire chater qui ? Les gamins ? Je croyais qu'on avait dit qu'il ne fallait pas faire de bruit. J'eus tout juste le temps d'apercevoir presque sans passer la tête par la porte Miss. Tremblay et quelqu'un d'autre que ne je parvenais pas à identifier beaucoup trop proche pour que ça soit normal, et d'ouvrir la bouche pour demander des précisions, quand une voix répondit à ma question pas encore posée.
Ok.
On est dans la merde.
Ca c'était Mr. Khan. Et il nous à cramé.

Je réfléchissais à toute vitesse. On avait trois secondes. Même pas. On pouvait pas abandonner les petits sans avoir fait ce qu'on est venu faire. Mais si on reste plus longtemps, on est foutu. La relation entre les deux professeurs prenait une partie de mon esprit, mais je fis un effort pour me concentrer. Le plus bas possible, je murmurais aux deux Poufsouffle

- Occupez vous des gamins, en vitesse. Je libère la passage.

J'attrapais mon sac, pour être prêt à courir. Il y avait un sort que je pouvais utiliser. Je m'y étais souvent entrainé. Assez, je pense, pur que cela puisse nous aider. Sans sortir de la salle car cela serait trop dangereux, je m'adressais aux professeurs.

- Ok… heu, je voulais pas faire ça… mais bon désolé. Bonne nuit, vous étiez pas mal tous les deux comme ça. On voulait pas vous déranger, continuez sans problème.

En réalité, je tentais juste de meubler, le temps que j'effectue discrètement la gestuelle et que je visualisais parfaitement. Cela devrait aussi laisser du temps aux garçons.

- Fumos !

Si tout se passait comme prévu, un énorme nuage de fumée apparaitrais, et les profs ne devraient même plus se rappeler où j'étais à la base*.
Voyant que mon sortilège réussis parfaitement, comme il le devait, je partis en courant. Je vérifierais que mes camarades me suivaient plus tard.

Je ne me rendis compte qu'après que mes professeurs, en particulier ma Directrice de Maison, avaient peut-être reconnu ma voix. Tant pis.
Et que je ne connaissais toujours pas le mot de passe de la salle commune. Plus embêtant. Il faudra que je fasse sans.

*Bonus magie discrète
Je crois que j'ai fais une bêtise :innocent:

4A 2050/51 | Filière Sport & Soin | PR | Commentateur de l'Ombre | L'élève Béni
Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches

6 sept. 2024, 18:16
 Nuit  Bienvenue à Poudlard avec Lukas
Elle n'avait pas vraiment réussi a attrapé sa main, ça aurait pu être un geste pour décliner l'aveu qu'elle lui faisait mais comme il vint mettre en contact ses doigts avec sa joue alors... C'était que ça n'avait rien à voir. Le contact était électrisant. Et puis, non seulement il ne l'avait pas repoussée, mais en plus il avait fait en sorte que ce baiser ambigu prenne une dimension qui ne laissait plus planer aucun doute sur le fait qu'ils désiraient tous les deux la même chose. Un sourire vint se loger sur les lèvres de la châtain alors même que leurs lèvres se trouvaient encore en contact. Il avait ensuite forcé un contact visuel en prenant son menton entre ses doigts, lui répondant sur sa notion du couple qui ne correspondait pas à la norme sociétale. Le sourire de Maxine ne put que s'accentuer, surtout que la phrase qui suivit... se coupa net.

C'était une douche, surtout avec le froncement de sourcils qui s'en suivit et le regard en direction de la Salle des Trophées. "
Tabarnak!" S'exclama la trentenaire en français, quoique ça n'aurait probablement été audible que par son tout proche voisin qui aurait eu par la même une écoute privilégiée de son accent particulièrement identifiable. Un élève était de sortie et il était difficile de le manquer en raison de la lueur qui émanait de sa baguette.

La femme sentit Dominic s'éloigner d'elle, la situation le requérait et elle ne pouvait pas lui en vouloir. A lui tout du moins. Nul doute que ça la contrariait, même si ils auraient probablement dû commencer par aller cueillir toutes ces jeunes pousses plutôt que de faire germer une nouvelle relation. Ce qui n'enlevait rien à la frustration ressentie. Ceci étant, elle laissa son... elle trouverait le qualificatif plus tard... faire comprendre à Sharp - un élève qui ne venait en cours de vol que pour faire acte d'une présence totalement désintéressée - qu'il avait intérêt à coopérer. Mais ça, c'était sans compter sur un de ses petits copains dont la voix disait quelque chose à Maxine.

- "
Lyam Coyle!" Finit-elle par réaliser de manière tout à fait intelligible pour tout le monde dans le couloir comme dans la pièce voisine alors que ce dernier déblatérait un commentaire douteux avant de lancer un sort. Ce fut le déclic pour Maxine qui agit complètement par réflexe "Apparecio filet." Lança-t-elle pour faire venir l'un des filets de sécurité utilisé pour ses cours. Comme il fallait les tendre sur le terrain, autant dire qu'ils étaient d'une dimension suffisante pour faire une jolie barrière entre le couple et l'écran de fumée qui masquait les deux élèves. Même si elle n'avait pas vu par où était parti le Gryffondor, il ne pourrait que se prendre dans les mailles de la protection désormais détournée pour pratiquer la pêche aux élèves fuyards.

- "
Trois. Le deux a été mangé par Lyam." Conclut-elle le décompte sans pour autant bouger. "Vous avez trente secondes pour sortir de là, tous, sans exception. Et je vous conseille de ne pas tester les limites de ma patience." Elle avait l'impression de parler comme sa mère. Non. Rectification. Elle venait de parler comme sa mère. Et pour le coup, même si les jeunes ne l'avait probablement jamais vraiment vu en colère... Et bien elle n'avait jamais pris le risque de voir un seul de ses parents dans une vraie colère non plus. C'était que ça devait être efficace! Parce qu'elle était du genre compréhensive et dans la discussion, mais là, le Gryffondor avait réduit à pas grand chose son envie de le faire ce soir.


Désolée Lyam, j'ai peur que tu aies foncé droit dans un filet et que ta course se soit stoppée nette (et emmêlée) après quelques mètres.

Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.

6 sept. 2024, 21:44
 Nuit  Bienvenue à Poudlard avec Lukas
Ces petits étaient drôlement obéissants ! Elijah n'en revenait pas, il lui suffisait de dire une chose pour qu'ils s'exécutassent aussitôt, faisant briller encore un peu plus ses yeux d'enthousiasme. N'était-ce pas là la preuve ultime qu'il faisait partie des cool kids de l'école ? Ils avaient cependant tendance à poser un peu trop de questions, et l'adolescent se sentait obligé d'y répondre : il devait se montrer à la hauteur de son rôle durant cette soirée.

- Y'en a pas pour longtemps, juste que tout le monde soit prêt. Et le chocolat que vous voulez y'aura le choix ! répondit-il patiemment alors même qu'il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il était en train de promettre. Après tout, il n'avait strictement rien prévu de tout ça, et se laissait simplement porter par les événements et les idées lumineuses qui lui venaient à l'esprit.

Il répondit alors au sourire de Lyam, allant même jusqu'à lever son pouce en l'air pour indiquer qu'il était absolument ravi du déroulé de cette soirée qui restera à jamais gravée dans les esprits - du moins dans le sien. Il avait comme l'impression d'entrer dans la légende de Poudlard. Peut-être aurait-il droit à un trophée à son nom, pour le féliciter de son accueil des petits nouveaux. Mais ses rêves de grandeur furent interrompus par Lukas, qu'il rejoignit tout aussi vite que son camarade. Il ne vit pas grand chose dans l'encadrement de la porte : il fallait dire qu'à trois garçons pour un si petit interstice, il n'y avait pas vraiment de place pour tout le monde. Et pourtant, il crut comprendre qu'il venait de tomber sur deux professeurs en train de se bécoter !

Il faisait partie de ces enfants ayant du mal à voir en leurs professeurs des êtres humains normalement constitués, ayant même une vie intime. Pour sûr qu'en dehors d'une salle de classe ils cessaient purement et simplement d'exister. Aussi trouva-t-il l'idée de Lukas de leur faire pousser la chansonnette assez saugrenue, avant de comprendre soudainement qu'il parlait réellement de les faire chanter. Des fois son ami allait vraiment trop loin. Mais il n'eut pas le temps de répondre, parce qu'ils venaient de se faire apercevoir par les adultes.

Aussitôt, il recula dans la salle, son coeur battant à toute allure dans sa poitrine tandis que l'adrénaline parcourait ses veines, donnant à ses jambes une irrésistible envie de fuir. Mais il ne pouvait pas le faire sans ses copains. Copains qui étaient visiblement bien plus courageux que lui puisque Lyam lança carrément un sort. Par les caleçons sales de Merlin, c'était donc cela que d'être un Gryffondor ? Il trouvait l'idée particulièrement courageuse, mais aussi stupide : ils n'avaient aucune chance de gagner contre leurs professeurs.

La panique s'installa alors réellement dans le corps du Poufsouffle qui resta un instant figé, incapable de bouger - ce qui était suffisamment rare pour être souligné. Ses yeux s'agrandirent alors de stupéfaction devant la fuite immédiate de Lyam. Il avait toujours eu pour habitude d'obéir aux adultes, malgré un penchant certain pour les blagues et bêtises en tous genres. Pourtant, il se reprit rapidement : il fallait absolument limiter les dégâts. Trente secondes, c'était assez pour lancer quelques mots aux premières années.

- On abandonne la mission ! Retirez vos cravates ! Premier test de loyauté et de confiance ! chuchota-t-il rapidement, en essayant tant bien que mal de leur accorder un sourire confiant et un clin d'oeil, comme si tout cela était absolument normal.

Et puisqu'il se devait de montrer l'exemple, il prit une grande inspiration pour s'approcher de nouveau de la porte, haussant la voix pour être entendu des adultes.

- Ne tirez pas, on sort !, le tout en levant les mains en l'air, tel un criminel prêt à se rendre. Sans doute avait-il regardé un peu trop de films policiers. Il était tout de même un criminel particulièrement déçu de s'être fait prendre ainsi, alors même que la soirée ne faisait que commencer.

4e année RP - Fiche PR - Préfet inRP depuis le 04/11/2050
Reelijah 4ever - Prince des Flammes - Préfubbies soleil

6 sept. 2024, 22:40
 Nuit  Bienvenue à Poudlard avec Lukas
À peine ma demande exposée aux autres que l’homme avec qui j’ai un problème - selon ses dires sur mon bulletin - se retourne et m’interpelle. Pourquoi faut-il que sa tête à turban m’ait repéré si vite ? Il ne pouvait pas continuer à embrasser la prof de balai ? Je lâche un soupir d’agacement et subis l’enchaînement d’événements qui surgit et sur lequel je n’ai aucun contrôle. Elijah recule, forcément, il flippe. Et Lyam… Lyam étant Lyam, il dégaine sa baguette. J’ai envie de fermer les yeux, de ne pas être le témoin de sa bêtise, mais je n’ai même pas le temps de l’en empêcher que son Fumos est déjà lancé. Quel idiot, quel idiot, mais quel idiot ! Certes, j’ai fait la même chose sur Valerion, mais… C’était différent ! Au moins, elle, elle ne balançait rien. Encore aujourd’hui, personne ne sait combien de sorts je lui ai lancés, combien de mots violents je lui ai envoyés, combien d’effractions dans son bureau elle a protégées. Puisqu’elle n’a jamais rien dit à personne. Mais eux.. Dans une heure, Montmort est au courant.

Plutôt impressionné par la fumée qui se dégage de la baguette du Gryffondor, je dois face face à un nouveau dilemme : lui être loyal et rester, ou m’enfuir comme il me l’a demandé. Impossible de partir. Et un sortilège en entraînant un autre, c’est Tremblay qui s’y met. Un filet énorme apparaît et récupère le Rouge, complètement pris au piège. Je grimace de douleur pour lui, autant pour son humiliation que pour sa chute. Je lui reconnais au moins avoir eu le courage d’essayer. Godrics doit danser sur sa tombe.

Revenant à la voix de la Québécoise, je change soudain de regard. Impressionné par son sort, sa dextérité et sa détermination, je ne peux m’empêcher de constater que mes sourcils relevés sont tout autant choqués.

Wow, Miss, vous êtes vachement douée !, lâché-je sérieusement, oubliant complètement la situation et les première année toujours dans la salle des trophées.

En voyant arriver Elijah et sa remarque, il m’est impossible cette fois de me retenir de rire. Qu’est-ce que c’est drôle un né moldu ! Et puis, je l’imite, je me rends - sans les bras levés au ciel - et avance vers les deux professeurs, en prenant soin de ne pas me prendre le filet, et sans accorder un seul mot à celui qui m’a nommé plus tôt ; mais un regard, oui. Un regard qui l’analyse, encore, et qui attend de savoir ce qu’il va faire de moi.

Fiche PR - 4e année RP

11 sept. 2024, 11:51
 Nuit  Bienvenue à Poudlard avec Lukas


Tu attends avec impatience le début du jeu. Avant que ta camarade rousse puisse t'aider, un des préfets t'avait noué la cravate.

Tu ne peux pas t'empêcher de sourire et le fait de ne rien voir ne t'empêche pas de regarder partout autours de toi, bougeant la tête, les mains, les pieds... Tu respires vite, mais ce n'est pas désagréable.
Est-ce que c'est de la joie ? Non, ton coeur ne s'emballe pas quand tu es heureuse. Ce doit être de l'excitation, une joyeuse impatience peut-être. Bon, peu importe, tu te sens bien.

Mais le temps commence à passer et vous n'avez plus de nouvelles de vos préfets. Quand est-ce qu'on commence ?

[#c02a2a]- Bon fermez-là deux minutes, faut qu'on se mette d'accord sur un truc.[/color]

Pardon ? Tu as l'impression que ce n'étaient plus les mêmes personnes. Que se passe-il ? Est-ce un problème avec les règles du jeu, ou bien est-ce autre chose ? Ce ne doit pas être cela, bien entendu, mais ton cœur penche pour la deuxième possibilité.

Tu n'oses pas enlever la cravate de tes yeux, peut-être que ce serait une bêtise, que tu gâcherais la surprise...
Mais une étrange sensation commence à frôler tes membres, comme si tu étais habillée avec un nuage. Que se passe-t-il ? La petite bestiole d'anxiété recommence à te prendre la gorge, d'autant plus que tu sembles entendre des voix à l'extérieur de la salle, voix que ne reconnais pas un instant.


- On abandonne la mission ! Retirez vos cravates ! Premier test de loyauté et de confiance !


Tu attends une petite seconde le temps d'analyser la phrase. Tu enlèves précipitamment la cravate. Une mission ? Tu croyais que vous deviez faire un jeu ? Et finalement vous devez vous retrouver à faire un test ? De loyauté et de confiance... Tu n'es pas certaine de la définition de ces mots mais tu te promets de faire de ton mieux. Surtout que tout à l'air catastrophiques, particulièrement à l'extérieur de la salle. Un épais brouillard te bloque la vue et t'empêches de constater ce qui se passe dehors. Tu gardes un œil suspicieux autours de toi sans oser bouger.

- Ne tirez pas, on sort !

L'un des préfets lèvent les mains en l'air en sortant de la pièce. Ça ressemble tout de même sacrément à un jeu...
Qu'es-tu censée faire ? Le suivre ? Les bruits de voix continuent derrière. Et ils ne t'encouragent absolument pas à sortir de la salle...




J'espere avoir bien compris la situation en cours ! Mais va falloir arrêter les bêtises là, naméoh :angry2:

*** color=#a17b00 Ouverte à tous les RPs surprises,
Cinématographiquement votre ***
Hannah

14 sept. 2024, 17:31
 Nuit  Bienvenue à Poudlard avec Lukas
Je n'ai jamais beaucoup aimé le noir. Dans la vie de tous les jours, on utilise toujours nos yeux, la vue est le sens le plus important. Alors, me retrouver complètement aveugle avec cette fichue cravate sur la tête, ça me déstabilise. Je n'ai pas vraiment peur du noir, non, plus du fait de ne pas voir. De ne pas pouvoir anticiper. Bref, tout l'intérêt des yeux me manque, quoi.

On nous promet les chocolats qu'on veut. Ils ont dû penser à prendre de tout. Je mangerais bien du chocolat noir, tient. Ouais, non, peut-être pas, j'ai beaucoup mangé au banquet, je vais exploser si je continue.

J'entends une voix qui nous dit de la fermer. Je sais pas si c'est parce que je me suis plainte que le temps soit long tout à l'heure, ou si une autre personne fait n'importe quoi, mais son ton m'agace. D'accord, on est des gamin.es, mais on n'est pas non plus des tables, ou je ne sais quelle chose qu'il pourrait engueuler comme ça. Je suis humaine, quoi. Mais bon, je me tais. Je ne vois rien, je préfère ne pas prendre de risques.

Le gars qui parle mal s'éloigne d'après le bruit de ses pas. Bon. Maintenant que tout le monde nous a abandonné, je peux enlever la cravate ? Je ne me gêne plus pour le faire. Cette histoire commence vraiment à durer et je m'ennuie profondément.

Les trois garçons sont devant la porte entrouverte de la salle. Mais qu'est-ce qu'ils fichent ? J'entends des voix, et un des gars revient discrètement en nous demandant d'enlever les cravates. Bon, bah, pour moi, c'est fait. Par contre, j'ai pas compris si ça fait parti du jeu ou si quelque chose d'anormal se passe. Surtout quand il lève les mains en l'air. On est attaqué.es ? Je ne pense pas, ça m'étonnerait, qui attaquerait une école ? Et surtout, qu'est-ce que des gens iraient faire dans cette salle ? Ouais, y a des coupes classes, mais c'est pas très intéressant, quoi.

Je me décide à suivre le préfet.

- Y a un problème ?

Je lui chuchote, pour éviter que quelqu'un.e d'autre m'entende. Ce serait bête d'avoir des ennuis à cause de ça...

Reducio
369 mots
@Elijah Cooper pour l'adresse des paroles.
Dernière modification par Juliet Crower le 6 mars 2025, 22:45, modifié 1 fois.