Le calmar et les deux blaireaux
Dimanche 18 avril 2049, tôt le matin
Aujourd'hui était LE jour. LE jour où enfin, Maïda pourrait s'approcher du Calmar Géant. La fillette prenait comme un affront personnel le fait de n'avoir pas encore ne serait-ce qu'entraperçu un bout de calmar. Pas une tentacule, pas une ventouse, rien ! Il suffisait qu'elle tourne la tête pour que quelqu'un s'écrie à côté d'elle "Regardez, le Calmar !". Le temps qu'elle se retourne, il avait filé vers de plus impénétrables profondeurs. Dimanche dernier, elle avait passé un après-midi entier à fixer le lac, à l'affût du moindre mouvement à la surface de l'eau. A part un belle migraine à force de garder les yeux écarquillés, elle n'avait rien trouvé. Cette fois-ci, elle était décidée à "emprunter" une des barques de l'école pour s'avancer plus loin dans le lac. Si elle ne la prenait que pour une heure, ce n'était pas du vol non ? Et après tout, elle avait demandé à tous les élèves de quatrième année ou plus qu'elle connaissait s'ils voulaient bien l'accompagner mais personne n'avait semblé intéressé par sa proposition. Visiblement, partir à la rechercher d'une créature mythique à l'aube ne faisait pas partie des activités favorites des élèves pour un dimanche matin. Résolue, elle s'approcha des embarcations et, par chance, une des barques avait mal été rattachée au ponton. Si elle pouvait encore entretenir quelques hésitations à enfreindre le règlement, celles-ci partir en fumée: cette barque inespérée, c'était un signe! Elle sauta dans la coque de noix, vérifia que son sac était bien attaché et saisit les rames. Par mesure de sécurité, elle avait jeté un sort pour imperméabiliser ses affaires, on ne savait jamais ! Elle se dit qu'elle avait bien fait car mener une barque n'était pas de tout repos. Entre les rames à manier, la direction à vérifier elle n'en menait pas large et le bateau tanguait dans tous les sens. Enfin, elle atteint un point pas trop éloigné de la rive pour observer le lac à sa guise. Un peu plus confiante, elle reposa les rames dans l'embarcation et sortit ses jumelles. Les minutes défilaient, interminables, sans que rien ne trouble la quiétude des eaux. Maïda s'apprêtait à renoncer lorsque soudain, un tronc émergea des profondeurs. Les yeux collés aux jumelles au point de se faire mal, elle fixa l'étrange assemblage. Ce...ce n'était pas un tronc, mais un bout de tentacule ENORME ! Poussant un cri de triomphe elle se leva subitement pour lancer son poing en l'air : enfin elle avait trouvé le calmar ! Son cri se transforma rapidement en glapissement de détresse alors qu'elle basculait par dessus bord. Dans sa précipitation, elle avait marché sur une rame qui l'avait faitE trébucher. Le souffle coupé par le froid, elle crut qu'elle n'arriverait jamais à remonter à la surface. Ses vêtements appesantis par l'eau l'entrainaient vers le fond, et elle dut faire appel à tout son sang froid pour donner quelques coups de brasses salvatrices. Crevant la surface, elle inspira une grande goulée d'air avant de crier:
-AU SECOURS !!!
Transie, le froid l'empêchait de réfléchir clairement et elle ne se rendait même pas compte qu'elle pouvait s'accrocher à la barque à proximité. Elle agitait désespérément les bras et les jambes pour essayer de rester à la surface, espérant que quelqu'un la verrait depuis la berge.
@Enola Smith j'espère que ça te plait !
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2A Poufsouffle
Le calmar et les deux blaireaux
DIMANCHE 11 AVRIL 2049
Première année, 12 ans
Première année, 12 ans
La fillette n'était pas de très bonne humeur ces temps-ci. L'arrivée imminente des vacances l'irritait -surement plus que de raison- et elle en voyait toutes ses émotions décuplées. Elle avait plus de mal à garder son calme, à cacher ses émotions comme elle le faisait si bien. Elle n'avait qu'une hâte: que ces fichues vacances soient passées afin qu'elle retrouve son état normal. Même si ça signifiait que la période des examens arrivait, elle s'en fichait.
C'était donc d'un pas décidé que la brune se dirigeait vers le lac, dans l'espoir d'être enfin un peu seule. Elle voulait simplement trouver un coin tranquille, un peu éloigné, pour pouvoir se détendre. Elle avait bien du mal à trouver des moments comme ça, au château. Si chez elle, il lui suffisait de faire une dizaine de mètres dans son jardin pour se retrouver seule avec elle-même, entourée d'arbustes et de fleurs, ce n'était absolument pas le cas à Poudlard. Il y avait toujours quelqu'un, où qu'elle aille. Certains élèves flanaient, seule, d'autres riaient avec leurs amis, quelques uns s'entraînaient même parfois à la magie... Il était bien trop rare à son goût de ne voir personne. Même si elle pouvait parfois apprécier la compagnie de ses camarades, dans d'autres moments, ça en devenait oppressant. Comme ce jour-là.
Arrivée devant le lac, son besoin de solitude s'envola d'un coup quand elle reconnut la chevelure rousse qui appelait à l'aide, semblant être à deux doigts de se noyer. Maïda ! La panique lui contracta le ventre quand elle réalisa que, si elle ne l'aidait pas tout de suite, son amie allait se noyer. Des dizaines de scénarios catastrophes envahissaient son esprit à mesure qu'elle se rapprochait du rivage, sans trop savoir quoi faire. Qu'est-ce qui avait pris à la rouquine de se jeter dans l'eau ?! Surtout que l'eau devait être gelée, à cette période de l'année.
- Maïda ?! s'écria-t-elle, paniquée, tout en analysant la situation. Est-ce qu'elle devait vraiment plongée dans le lac ? Accroche-toi à la barque !
La brune avait crié si fort qu'elle en avait mal à la gorge. Elle ne pouvait plus que prier pour que son amie l'ait entendue. Et si ce n'était pas le cas... Elle se jetterait dans l'eau. Elle se débrouillait bien en natation, quand elle était petite. Ça ne devrait pas être plus compliqué, si ?
Et voilà @Maïda Sumrak
J'espère que ça te plaît
J'espère que ça te plaît
Le calmar et les deux blaireaux
Entre deux battements de bras, Maïda entendit une voix au loin et crut distinguer le mot "barque". Consternée, elle se dit qu'elle avait vraiment de la bouse de dragon à la place du cerveau: elle n'avait même pas pensé à rattraper le bateau auquel elle pourrait au moins s'accrocher. Tentant de calmer un peu les pulsations de son coeur, elle s'allongea pour faire la planche, la tache étant rendue plus compliquée par sa robe alourdie. Elle repéra très vite la barque qui était à quelques mètres seulement. Avec la fatigue, elle dut faire appel à toute sa volonté pour mobiliser ses bras et ses jambes afin de faire les mouvements de brasse. Elle n'était pas très bonne nageuse et l'effort l'épuisa vite. Enfin arrivée près de l'embarcation, elle agrippa le rebord pour se hisser. Il était fort compliqué pour la fillette de grimper uniquement à la force de ses bras et sa première tentative fut un échec. Elle était tellement concentrée sur sa tache qu'elle n'entendait rien d'autre. A la deuxième tentative, elle arriva tant bien que mal à accrocher le bord de la barque mais alors qu'elle se tractait, la coque de noix bascula sur elle. Coincée sous le bateau, elle paniquait complètement ne sachant plus comment se sortir de cette situation. Elle qui voulait tellement apercevoir le calmar géant risquait de terminer en amuse-gueule spécial poulpe !
@Enola Smith
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2A Poufsouffle
@Enola Smith
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2A Poufsouffle
Le calmar et les deux blaireaux
Son amie sembla l'entendre et tenta de se hisser avec difficulté dans la barque. Les secondes parurent interminables pour le cœur affolé de la première année, qui hésitait entre de jeter dans le lac pour aider la rouquine ou rester là. Elle ne se débrouillait pas trop en nage, ayant passé pas mal de temps dans des lacs ou des piscines avec son frère. *Si elle y arrive pas j'y vais* Nul besoin de se geler -la température du lac en plein mois d'avril ne devant pas être particulièrement agréable - si Maïda s'en sortait toute seule.
Sa panique augmenta quand elle vit la barque se retourner sur la rouquine, l'emprisonnement sous elle. Est-ce que Maïda pouvait respirer ? S'il y avait trop d'eau, celle-ci allait se noyer ! Ni une ni deux, Enola arrêta de réfléchir pour se jeter tête la première dans le lac.
La première chose qu'elle ressentit en pénétrant sous la surface calme du lac fut le froid. Des milliers de frissons lui parcouraient la peau, glaçant jusqu'à ses os. Nager en avril n'était apparemment pas une bonne idée. Passant outre le froid qui la transperçait, la fillette tenta de nager jusqu'à la barque le plus vite possible. Son uniforme trempé ralentissait chacun de ses mouvements, l'attirant invraisemblablement vers le fond. Sa chemise lui collait à la peau, sa jupe semblait vouloir l'empêcher de bouger les jambes et ses chaussures -pourquoi diable ne les avait-elle pas enlevées ?- la démangeaient. Il fallait qu'elle fasse vite, ne souhaitant pas rester une seconde plus dans ce cauchemar.
La première année ne mit pas bien longtemps à atteindre la barque, qui s'était retournée à une distance raisonnable du rivage. Elle n'avait plus qu'à la retourner, et tout irait bien.
- Maïda, appela-t-elle, ne pouvant pas voir son amie coincée sous la barque. T'inquiète pas, je vais t'aider ! Bouge pas.
Sa voix se faisaient moins assurée que d'habitude, prise de tremblements et à bout de souffle. La panique lui voilait les yeux et le froid lui glaçait le sang. Ses capacités de réflexion en devenaient limitées, si bien qu'elle n'attendit pas plus pour tenter de bouger la barque. Elle placa toutes ses forces dans ses bras, recroquevillant ses doigts sous la barque avant de pousser aussi fort qu'elle le pouvait. La barque bougea légèrement, mais elle était bien loin du résultat escompté. Alors la brune recommença, encore et encore.
Sa panique augmenta quand elle vit la barque se retourner sur la rouquine, l'emprisonnement sous elle. Est-ce que Maïda pouvait respirer ? S'il y avait trop d'eau, celle-ci allait se noyer ! Ni une ni deux, Enola arrêta de réfléchir pour se jeter tête la première dans le lac.
La première chose qu'elle ressentit en pénétrant sous la surface calme du lac fut le froid. Des milliers de frissons lui parcouraient la peau, glaçant jusqu'à ses os. Nager en avril n'était apparemment pas une bonne idée. Passant outre le froid qui la transperçait, la fillette tenta de nager jusqu'à la barque le plus vite possible. Son uniforme trempé ralentissait chacun de ses mouvements, l'attirant invraisemblablement vers le fond. Sa chemise lui collait à la peau, sa jupe semblait vouloir l'empêcher de bouger les jambes et ses chaussures -pourquoi diable ne les avait-elle pas enlevées ?- la démangeaient. Il fallait qu'elle fasse vite, ne souhaitant pas rester une seconde plus dans ce cauchemar.
La première année ne mit pas bien longtemps à atteindre la barque, qui s'était retournée à une distance raisonnable du rivage. Elle n'avait plus qu'à la retourner, et tout irait bien.
- Maïda, appela-t-elle, ne pouvant pas voir son amie coincée sous la barque. T'inquiète pas, je vais t'aider ! Bouge pas.
Sa voix se faisaient moins assurée que d'habitude, prise de tremblements et à bout de souffle. La panique lui voilait les yeux et le froid lui glaçait le sang. Ses capacités de réflexion en devenaient limitées, si bien qu'elle n'attendit pas plus pour tenter de bouger la barque. Elle placa toutes ses forces dans ses bras, recroquevillant ses doigts sous la barque avant de pousser aussi fort qu'elle le pouvait. La barque bougea légèrement, mais elle était bien loin du résultat escompté. Alors la brune recommença, encore et encore.
Le calmar et les deux blaireaux
Les dimanches matin ne rimaient pas avec grasse matinée pour Jae. Dans leur répartition des jours avec Cillian, le dimanche était tombé pour le métis. Nettoyer les cages, remplir les écuelles d'eau et de nourritures, passer un peu de temps avec les créatures qui aiment le contact humain, tout autant de tâches qui allaient l'occuper les deux prochaines heures. Il enchaînerait ensuite avec une permanence dans son bureau dans la zone de soin aux créatures magiques. Malgré son caractère un peu rigide quand il s'agissait de maintenir une ambiance studieuse dans sa classe, se rendre disponible et à l'écoute de ses élèves étaient primordial pour lui.
Pour l'heure, il était toutefois plongé sans ses pensées, assis dans la barque qui le ramenait de Pré-au-Lard, ayant passé la nuit dans son appartement. Le métis observait le château dont il se rapprochait doucement, le trouvait toujours aussi majestueux. Le fait que l'école soit devenue une île avait ça de bien : l'obligation de prendre la barque à chaque trajet et pouvoir profiter de la vue du château dont on ne pouvait se lasser.
Ses yeux se posèrent finalement sur une barque, coque renversée qui flottait sur l'eau. Les sourcils froncés, il n'eut pas vraiment le temps de se questionner très longtemps avant de s'inquiéter en apercevant une jeune fille dans l'eau qui essayait de retourner le bateau. Ignorant qu'une autre se trouvait en dessous, il sortit sa baguette pour aider celle qu'il voyait. Il dirigea son embarcation dans la direction de la jeune fille qu'il interpella en même temps. « Hey ! Par ici ! » Laissant pour le moment les remontrances de côtés, il s'apprêtait à lancer un sort de lévitation sur la poufsouffle pour la sortir de l'eau et la mettre dans son bateau dès qu'il serait assez proche d'elle.
Me voilà !
Présent & disponible : pour RP et discuter (hibou/discord) • Sang pour Sang • #12765D
hors-RP : tu peux me tutoyer sans souci !
Pour l'heure, il était toutefois plongé sans ses pensées, assis dans la barque qui le ramenait de Pré-au-Lard, ayant passé la nuit dans son appartement. Le métis observait le château dont il se rapprochait doucement, le trouvait toujours aussi majestueux. Le fait que l'école soit devenue une île avait ça de bien : l'obligation de prendre la barque à chaque trajet et pouvoir profiter de la vue du château dont on ne pouvait se lasser.
Ses yeux se posèrent finalement sur une barque, coque renversée qui flottait sur l'eau. Les sourcils froncés, il n'eut pas vraiment le temps de se questionner très longtemps avant de s'inquiéter en apercevant une jeune fille dans l'eau qui essayait de retourner le bateau. Ignorant qu'une autre se trouvait en dessous, il sortit sa baguette pour aider celle qu'il voyait. Il dirigea son embarcation dans la direction de la jeune fille qu'il interpella en même temps. « Hey ! Par ici ! » Laissant pour le moment les remontrances de côtés, il s'apprêtait à lancer un sort de lévitation sur la poufsouffle pour la sortir de l'eau et la mettre dans son bateau dès qu'il serait assez proche d'elle.
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Le calmar et les deux blaireaux
Coincée sous la coque de noix, Maïda n'en menait pas large et elle réalisait à quel point elle avait été stupide de se lancer toute seule sur le lac. Le froid la gelait jusqu'aux os et elle était toujours en mauvaise posture. Cependant, elle avait réussi à s'accrocher au banc de la barque pour se reposer un peu, la forme concave du bateau ménageant un espace rempli d'air lui permettant de respirer. Reprenant un peu courage, elle s'aperçut que sa robe de sorcier s'était accrochée à un clou, ce qui l'empêchait de s'extirper du bateau. Elle desserra son emprise sur le banc pour libérer une de ses mains et tenter de se décrocher. La fillette eut beau tirer de toutes ses forces, elle n'y arrivait pas. Alors qu'elle perdait patience, elle entendit un choc sourd contre la barque et une voix affolée lui disant de ne pas bouger. Quelqu'un était venue à son secours ! Intensément soulagée, elle fit ce qu'on lui disait et se tint tranquille. Quand elle comprit que la personne de l'autre côté essayait de soulever la barque, elle l'aida comme elle put mais ses mouvements étaient limités et elle réalisa rapidement que cela ne fonctionnerait pas. Surtout, tant que sa robe était coincée, cela empêcherait la barque de basculer. Elle cria en espérant que son sauveur l'entendrait:
-Attends, je vais essayer un truc !
L'heure n'était plus à la dignité, tant pis pour sa robe: prenant une grande inspiration, elle plongea sous l'eau à nouveau et se tortilla jusqu'à réussir à se défaire de sa robe. En maillot de corps et collant, elle était beaucoup plus agile et elle abandonna là sa robe pour nager sous le bateau et ressortir de l'autre côté. A deux, ils pourraient certainement faire basculer la barque plus facilement et elle récupérerait ses affaires après.
Maïda émergea juste à côté de l'autre élève et ouvrit de grands yeux en découvrant que sa sauveuse n'était autre qu'Enola. Elle s'accrocha vite à la barque tout en s'écriant:
-E..enola ? Mais qu'est-ce-que tu fais là ?!
La stupeur de la fillette aurait été comique si leur situation n'avait pas été aussi désespérée. Elle n'avait pas encore remarqué qu'un autre bateau se dirigeait à toute vitesse vers elles.
Merci professeur de vous joindre à nous, c'est qu'elles sont pas bien dégourdies nos petites sorcières
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2A Poufsouffle
-Attends, je vais essayer un truc !
L'heure n'était plus à la dignité, tant pis pour sa robe: prenant une grande inspiration, elle plongea sous l'eau à nouveau et se tortilla jusqu'à réussir à se défaire de sa robe. En maillot de corps et collant, elle était beaucoup plus agile et elle abandonna là sa robe pour nager sous le bateau et ressortir de l'autre côté. A deux, ils pourraient certainement faire basculer la barque plus facilement et elle récupérerait ses affaires après.
Maïda émergea juste à côté de l'autre élève et ouvrit de grands yeux en découvrant que sa sauveuse n'était autre qu'Enola. Elle s'accrocha vite à la barque tout en s'écriant:
-E..enola ? Mais qu'est-ce-que tu fais là ?!
La stupeur de la fillette aurait été comique si leur situation n'avait pas été aussi désespérée. Elle n'avait pas encore remarqué qu'un autre bateau se dirigeait à toute vitesse vers elles.
Merci professeur de vous joindre à nous, c'est qu'elles sont pas bien dégourdies nos petites sorcières
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2A Poufsouffle
Le calmar et les deux blaireaux
La fillette, désespérée, continuait à pousser de toutes ses forces, dans l'espoir de ramener la barque dans le bon sens. De nombreuses secondes passèrent sans que celle-ci ne bouge, la Poufsouffle épuisant de plus en plus ses forces. Le froid lui glaçait le sang, ses vêtements lui collant désagréablement à la peau, et l'anxiété lui serrait le ventre. Elle n'entendait plus un bruit sans l'embarcation de bois, si bien qu'elle ne savait même pas si Maïda allait bien. Elle pouvait même s'être noyée ! Redoublant d'efforts à cette pensée, la première année tenta de ne plus y penser et de se concentrer sur sa tâche. Elle pouvait y arriver.
Alors qu'elle sentait ses joues devenir de plus en plus rouges et ses bras de plus en plus douloureux, une voix s'éleva sur le côté, en provenance du lac. Pleine d'espoir, elle se retourna avant de cligner des yeux plusieurs fois, bouchée bée. La personne se trouvant en face d'elle n'était autre que Mr. Dawson, le professeur de soins aux créatures magiques. Si Enola ne le connaissait pas car n'avait pas ce cours, elle ne voulait pas qu'il la voie comme une nageuse en quête de sensations fortes. En réalité c'était bien loin de l'image qu'elle aurait voulu donner.
Désemparée, la première année attendit qu'il se rapproche sans rien faire. Elle avait cessé d'essayer de soulever la barque, son esprit étant devenu un immense vide. Elle n'arrivait plus à penser, mais pensait à des millions de choses en même temps. Si elle pensait que la situation ne pouvait pas s'empirer, elle se trompait. Car ce fut ce moment-là que Maïda choisit pour surgir hors de l'eau, juste à côté de la brune, dénuée de sa barque. *Qu'est-ce qu'elle a fait ?*
- Maïda ! ne put-elle s'empêcher de lâcher, gagnée par le soulagement malgré son incompréhension. Si elle avait pu sortir aussi facilement, pourquoi ne l'avait-elle pas fait plus tôt ? Bonjour monsieur...
Son soulagement fut malgré tout de courte durée, quand elle se rappela la présence de leur aîné. Elle avait conscience de ce dont la situation devait avoir l'air, vue de l'extérieur, et ne put empêcher ses joues de s'empourprer à cette idée. Allaient-elles se faire punir ?
Alors qu'elle sentait ses joues devenir de plus en plus rouges et ses bras de plus en plus douloureux, une voix s'éleva sur le côté, en provenance du lac. Pleine d'espoir, elle se retourna avant de cligner des yeux plusieurs fois, bouchée bée. La personne se trouvant en face d'elle n'était autre que Mr. Dawson, le professeur de soins aux créatures magiques. Si Enola ne le connaissait pas car n'avait pas ce cours, elle ne voulait pas qu'il la voie comme une nageuse en quête de sensations fortes. En réalité c'était bien loin de l'image qu'elle aurait voulu donner.
Désemparée, la première année attendit qu'il se rapproche sans rien faire. Elle avait cessé d'essayer de soulever la barque, son esprit étant devenu un immense vide. Elle n'arrivait plus à penser, mais pensait à des millions de choses en même temps. Si elle pensait que la situation ne pouvait pas s'empirer, elle se trompait. Car ce fut ce moment-là que Maïda choisit pour surgir hors de l'eau, juste à côté de la brune, dénuée de sa barque. *Qu'est-ce qu'elle a fait ?*
- Maïda ! ne put-elle s'empêcher de lâcher, gagnée par le soulagement malgré son incompréhension. Si elle avait pu sortir aussi facilement, pourquoi ne l'avait-elle pas fait plus tôt ? Bonjour monsieur...
Son soulagement fut malgré tout de courte durée, quand elle se rappela la présence de leur aîné. Elle avait conscience de ce dont la situation devait avoir l'air, vue de l'extérieur, et ne put empêcher ses joues de s'empourprer à cette idée. Allaient-elles se faire punir ?
Merci beaucoup de te joindre à nous !
Le calmar et les deux blaireaux
Les traits de Jae se durcissaient au fur et à mesure que sa barque approchait de la jeune fille. La raison tenait qu'il voyait de mieux en mieux la tête qui dépassait hors de l'eau. Ce n'était pas une élève de sa maison, pour sûr, ni une qu'il avait en classe. Elle semblait d'ailleurs fort jeune, la raison même de son mécontentement. Le métis ne put s'empêcher de se demander comment elle avait réussi à utiliser une barque, les nœuds qui les maintenaient aux pontons étaient enchantés pour n'être défait que pas des quatrième année au moins, pour éviter justement ce genre de situation. Il n'eut toutefois pas le temps de se questionner plus, qu'une deuxième tête sortit de l'eau juste à côté de la première. Il lui restait encore quelques mètres avant d'arriver à leur hauteur mais entendit clairement les deux prénoms, confirmant qu'il ne connaissait pas les jeunes filles avant que la prénommée Enola se tourne vers lui pour le saluer alors qu'il arrivait finalement à côté de la barque retournée.
D'un coup de baguette, Jae souleva l'embarcation pour la retourner dans le bon sens, la posant un peu derrière sa propre barque et libérer l'espace entre lui et les deux jeunes filles. « Il n'y a que vous deux ou il y a des élèves à aller secourir dans le lac ? » Demanda-t-il d'un ton pressant aux filles. Il attendit d'être rassuré à ce sujet avant de tendre sa main gauche libre en direction d'une des deux filles et de reprendre la parole : « attrapez ma main et montez dans ma barque. » Il s'aida de la magie, lançant le sortilège de lévitation sur leurs vêtements dès qu'ils étaient atteignables pour hisser les deux jeunes filles, l'une après l'autre, hors de l'eau. « Je peux savoir ce qu'il s'est passé à présent ? » Demanda finalement le professeur en se rasseyant dans la barque en face des deux filles.
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D'un coup de baguette, Jae souleva l'embarcation pour la retourner dans le bon sens, la posant un peu derrière sa propre barque et libérer l'espace entre lui et les deux jeunes filles. « Il n'y a que vous deux ou il y a des élèves à aller secourir dans le lac ? » Demanda-t-il d'un ton pressant aux filles. Il attendit d'être rassuré à ce sujet avant de tendre sa main gauche libre en direction d'une des deux filles et de reprendre la parole : « attrapez ma main et montez dans ma barque. » Il s'aida de la magie, lançant le sortilège de lévitation sur leurs vêtements dès qu'ils étaient atteignables pour hisser les deux jeunes filles, l'une après l'autre, hors de l'eau. « Je peux savoir ce qu'il s'est passé à présent ? » Demanda finalement le professeur en se rasseyant dans la barque en face des deux filles.
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Le calmar et les deux blaireaux
Maïda soupira de soulagement en voyant une autre barque les accoster, tant elle était épuisée. Puis elle remarqua le directeur de Serdaigle dans l'embarcation et son teint prit une délicate couleur verdâtre: elle était dans les ennuis jusqu'au cou! Elle n'eut pas le temps d'y penser bien longtemps qu'il tendait déjà la main vers elles.
-Vas-y d'abord ! Dit-elle à Enola.
Après tout c'était de sa faute si son amie se retrouvait trempée. Il était inenvisageable de passer avant elle, quand bien même la fillette était transie de froid. Peu de temps après elle se retrouva soulevée à son tour et déposée dans la barque en compagnie de Monsieur Dawson et d'Enola. Son premier réflexe fut de se précipiter sur Enola pour la serrer dans ses bras tout en murmurant "Ca va, tu n'as rien? Je suis tellement désolée.." Elle n'avait toujours pas compris comment son amie s'était retrouvée accrochée à sa barque mais la seule chose dont elle était sure, c'est qu'elle était là à cause d'elle, Enola n'ayant certainement pas piqué une tête par plaisir en plein mois d'avril. Une fois rassurée sur l'état de son amie, elle se tourna vers le professeur. La fillette grelottait toujours autant et elle claquait tellement des dents qu'elle avait du mal à articuler clairement une phrase. Son maillot de corps était collé à son torse mais elle n'osait pas demander au professeur de récupérer sa robe de sorcière, encore accrochée au clou de la barque qui lui avait donné tant de fil à retordre.
-Tttt...tout est ma faute !
Et elle éclata en sanglots. La fatigue et le froid avaient eu raison de sa ténacité. Il était très rare qu'elle se laisse aller à des crises de larmes mais dans ce cas précis, ce fut un véritable déluge de pleurs et de hoquets, ponctués de paroles inintelligibles qui se déversa de la petite sorcière. Ce qui n'améliorait absolument pas son état, celle-ci ressemblant déjà un chat détrempé à qui on aurait annoncé qu'il était privé de souris pour le reste de sa vie.
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2A Poufsouffle
-Vas-y d'abord ! Dit-elle à Enola.
Après tout c'était de sa faute si son amie se retrouvait trempée. Il était inenvisageable de passer avant elle, quand bien même la fillette était transie de froid. Peu de temps après elle se retrouva soulevée à son tour et déposée dans la barque en compagnie de Monsieur Dawson et d'Enola. Son premier réflexe fut de se précipiter sur Enola pour la serrer dans ses bras tout en murmurant "Ca va, tu n'as rien? Je suis tellement désolée.." Elle n'avait toujours pas compris comment son amie s'était retrouvée accrochée à sa barque mais la seule chose dont elle était sure, c'est qu'elle était là à cause d'elle, Enola n'ayant certainement pas piqué une tête par plaisir en plein mois d'avril. Une fois rassurée sur l'état de son amie, elle se tourna vers le professeur. La fillette grelottait toujours autant et elle claquait tellement des dents qu'elle avait du mal à articuler clairement une phrase. Son maillot de corps était collé à son torse mais elle n'osait pas demander au professeur de récupérer sa robe de sorcière, encore accrochée au clou de la barque qui lui avait donné tant de fil à retordre.
-Tttt...tout est ma faute !
Et elle éclata en sanglots. La fatigue et le froid avaient eu raison de sa ténacité. Il était très rare qu'elle se laisse aller à des crises de larmes mais dans ce cas précis, ce fut un véritable déluge de pleurs et de hoquets, ponctués de paroles inintelligibles qui se déversa de la petite sorcière. Ce qui n'améliorait absolument pas son état, celle-ci ressemblant déjà un chat détrempé à qui on aurait annoncé qu'il était privé de souris pour le reste de sa vie.
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2A Poufsouffle
Le calmar et les deux blaireaux
- Non, y a que nous, hésita-t-elle, les joues rosies par la honte.
Enola ne prenait conscience du pétrin dans lequel elles étaient qu'à présent, réfléchissant à ce que devait s'imaginer le directeur de Serdaigle. Si seulement Maïda n'était pas tombée dans l'eau, ça leur aurait évité bien des problèmes ! Elle aurait tout aussi bien pu ne pas s'arrêter, elle, mais savait pertinemment que jamais elle n'aurait abandonné son amie dans une situation pareille. Elle tenait beaucoup à la rouquine et n'aurait jamais laissé quoique ce soit se noyait dans les profondeurs du lac. À présent pourtant, bien qu'elle ne regrettait pas ses actions, la brune ne pouvait s'empêcher de grimacer tout en grelottant. Qu'est-ce qu'elle aurait donné pour ne pas être là !
La première année ne se le fit pas dire deux fois, attrapant la main de son professeur avant d'être déposée ni une ni deux dans la barque. Ses lèvres arboraient une affreuse teinte violacée, signe du froid, tandis que sa peau trempée était remplie de frissons. La Poufsouffle tentait tant bien que mal de retenir ses tremblements, ne voulant pas montrer à quel point elle avait froid.
- C'est pas grave, fit-elle simplement. Ça va toi ?
Son amie ne semblait pas du tout préoccupée par la présence du professeur à côté d'elle, préférant être sûre qu'Enola allait bien. Dans d'autres circonstances, ça aurait probablement touché la fillette, mais pas cette fois. Un petit coup de froid semblait être le cadet de ses soucis, à présent qu'elle devait expliquer leur présence dans le lac.
Alors même qu'elle se demandait quoi faire, la rouquine prit la parole avant d'éclater en sanglots. Le coeur de la brune se serra, se sentant impuissante aux côtés de son amie en larmes. Elle passa délicatement un bras autour de ses épaules, maladroitement, autant pour les réchauffer que pour la réconforter. Elle n'était pas très douée pour ce dernier point, mais elle essayait. Elle ne voulait pas que la Poufsouffle se sente mal.
- En fait, j'ai vu Maïda, et je pensais qu'elle allait se noyer, alors j'ai essayé de l'aider, expliqua-t-elle en tentant de garder son calme, son expression contrastant avec les reniflements de sa camarade. Sauf qu'après, la barque s'est retournée du coup je suis allée dans l'eau. Je pensais que je pouvais l'aider...
Visiblement, elle avait eu tord. Malgré le stresse et le risque que l'arrivée de leur professeur représentait, la fillette ne pouvait qu'être reconnaissante. Sans lui, qui c'est où les premières années en seraient ? Sûrement encore dans l'eau, à se congeler petit à petit.
Enola ne prenait conscience du pétrin dans lequel elles étaient qu'à présent, réfléchissant à ce que devait s'imaginer le directeur de Serdaigle. Si seulement Maïda n'était pas tombée dans l'eau, ça leur aurait évité bien des problèmes ! Elle aurait tout aussi bien pu ne pas s'arrêter, elle, mais savait pertinemment que jamais elle n'aurait abandonné son amie dans une situation pareille. Elle tenait beaucoup à la rouquine et n'aurait jamais laissé quoique ce soit se noyait dans les profondeurs du lac. À présent pourtant, bien qu'elle ne regrettait pas ses actions, la brune ne pouvait s'empêcher de grimacer tout en grelottant. Qu'est-ce qu'elle aurait donné pour ne pas être là !
La première année ne se le fit pas dire deux fois, attrapant la main de son professeur avant d'être déposée ni une ni deux dans la barque. Ses lèvres arboraient une affreuse teinte violacée, signe du froid, tandis que sa peau trempée était remplie de frissons. La Poufsouffle tentait tant bien que mal de retenir ses tremblements, ne voulant pas montrer à quel point elle avait froid.
- C'est pas grave, fit-elle simplement. Ça va toi ?
Son amie ne semblait pas du tout préoccupée par la présence du professeur à côté d'elle, préférant être sûre qu'Enola allait bien. Dans d'autres circonstances, ça aurait probablement touché la fillette, mais pas cette fois. Un petit coup de froid semblait être le cadet de ses soucis, à présent qu'elle devait expliquer leur présence dans le lac.
Alors même qu'elle se demandait quoi faire, la rouquine prit la parole avant d'éclater en sanglots. Le coeur de la brune se serra, se sentant impuissante aux côtés de son amie en larmes. Elle passa délicatement un bras autour de ses épaules, maladroitement, autant pour les réchauffer que pour la réconforter. Elle n'était pas très douée pour ce dernier point, mais elle essayait. Elle ne voulait pas que la Poufsouffle se sente mal.
- En fait, j'ai vu Maïda, et je pensais qu'elle allait se noyer, alors j'ai essayé de l'aider, expliqua-t-elle en tentant de garder son calme, son expression contrastant avec les reniflements de sa camarade. Sauf qu'après, la barque s'est retournée du coup je suis allée dans l'eau. Je pensais que je pouvais l'aider...
Visiblement, elle avait eu tord. Malgré le stresse et le risque que l'arrivée de leur professeur représentait, la fillette ne pouvait qu'être reconnaissante. Sans lui, qui c'est où les premières années en seraient ? Sûrement encore dans l'eau, à se congeler petit à petit.