Des lettres à la mer

3 septembre 2049
Après-midi, après les cours
Près du lac

Avec @Rosalia Devere

Loëly, après une nouvelle journée de cours, s'était réfugiée dans sa chambre pour un temps calme et reposant, les cours étaient vraiment intéressants mais toutes ces informations lui faisaient mal à la tête, elle espérait que d'être allongée sur son lit suffirait, mais non, les cognements dans son esprit étaient vivaces et bien féroces. C'était supportable mais agaçant et fatiguant, cela faisait sans doute partie de l'étape de l'adaptation, être élève à Poudlard était un rêve éveillé, elle se pinçait chaque matin l'avant bras pour être sûre d'être encore dans son lit à la douce couverture jaune, un bleu d'ailleurs était apparu, mais il était aussi la preuve qu'elle allait bien devenir une grande future sorcière, c'était son objectif, sa lignée, sa destinée, comme le disait souvent sa mère en parlant de son travail. Sur le ventre, elle tapait doucement des pieds contre le lit, les yeux fermés, essayant de chasser son vilain mal de tête en l'agressant dans son esprit. "Tu ne veux pas me laisser tranquille à la fin? Sors de ma tête et va donc taper un mur qui l'a bien mérité, roh". Evidemment ca ne fonctionnait pas, ce serait bien trop facile. Elle se mit debout dans un grognement en quittant son lit, rester ici sans rien faire n'allait assurément pas l'aider à se sentir un peu mieux. Son regard regarda la fenêtre, l'air frais pouvait être un bon médicament. Avec des gestes rapides elle prit son carnet bleu pour écrire un peu et sa plume. Elle avait besoin de scotcher ses impressions, de coller ses émotions, de colorer ses pages blanches. Loëly sortit de sa chambre sans faire de bruit, elle n'était pas la seule à arpenter l'endroit après tout. La salle commune n'était pas vide, quelques élèves étaient présents, certains en train de lire, d'autres en train de dessiner, de simplement discuter, alors elle prit garde à faire attention en atteignant la porte en forme de couvercle de tonneau. Ses pas prenaient la direction du lac, la jeune brune adorait écrire près des cours d'eau, des ruisseaux, des étangs, c'était aussi les endroits parfaits pour trouver de nouveaux cailloux à exposer dans sa collection. Elle n'était pas sortie sans la pierre précieuse que lui avait offert sa mère le jour de la rentrée, un beau lapis lazuli, elle tâtonna sa poche pour s'assurer qu'il était bien là. L'eau du lac ne trouvait pas le repos non plus, avait-il lui aussi un méchant mal de tête? Cette pensée laissa échapper un rire qui se mêla au souffle du vent. L'eau du lac dansait doucement, une légère valse, suivant le rythme du temps, des vagues venteuses. Loëly aimait imaginer, cette danse dans son esprit était sublime, des mains aquatiques dansant avec avec les mains transparentes du vent, une combinaison parfaite pour le repos. Elle s'installa contre un arbre et ouvrit son carnet bleu, dans lequel trônait toutes ses lignes, tout ses écrits. Elle l'ouvrit et commença à balader sa plume.

Tam tam dans mon cœur,
Le tam tam a peur,
Peur de se réveiller, peur de la réalité.
Suis-je vraiment ici? Dans le château aux milles secrets?

Bien sûr Tam tam ne t'en fais pas, pas de panique, pas de chagrin,
Je me pince tout les matins!
Et devines quoi?
Je suis bien là!

J'aimerai..

Elle s'arrêta un moment, son regard fut accaparé par un petit cailloux blanc tacheté de noir, il était magnifique et Loëly ne le possédait pas dans sa collection. Son sourire toucha presque ses oreilles, elle posa son carnet et sa plume contre l'arbre et alla chercher le cailloux qui n'attendait que ses mains. Il était à elle et pour sûr elle en prendrait soin, comme les autres. La jeune sorcière fit demi tour pour regagner sa place et la panique fit ressurgir le cognement dans sa tête, son carnet bleu n'était plus là, il avait prit la fuite? Oui, dans les mains dansantes du vent pour plonger dans le lac.

- C'est pas possible! Mais quelle empoté de troll je suis! J'aurai dû m'en douter que ça allait m'arriver!

Loëly chercha un bâton, quelque chose, un objet qui pourrait l'aider à repêcher son pauvre petit carnet, ne connaissant pas encore de sorts utiles pour ce genre de situation, la nature était sa seule alliée. Ce carnet était un trop précieux pour le laisser s'en aller. Elle renifla, les larmes touchaient ses yeux, c'était son petit monde sur ces pages. Elle essuya fortement ses paupière à l'aide de sa manche et se hâta pour trouver de l'aide.

Quand on tombe dans l’eau, la pluie ne fait plus peur.
Fiche PR

Des lettres à la mer
le vendredi 03 septembre 2049
le Lac, extérieur
pendant l'après-midi
Avec @Loëly Ternit


Pour la première fois de toute ma vie, j'attendais la rentrée avec la plus grande impatience. Aussi, lorsque le jour fatidique arriva, et que le PoudlardExpress m'emporta ainsi que tous les autres sorciers vers la source de mon bonheur et de ma magie, j'étais aux anges. Bien que je ne sois restée à Poudlard qu'une seule année jusqu'ici, le château et ses occupants m'avaient manqué, et j'avais la douce impression d'avoir vécu toute mon existence dans ce même lieu.
C'est donc avec joie que je me dirigeais vers la bibliothèque, lieu que j'affectionnais particulièrement, afin de débusquer une lecture pour bien commencer l'année. Avec curiosité, je m'avançais dans le rayon Histoires fantastiques, que je n'avais encore jamais remarqué. Mes yeux se posèrent rapidement sur un ouvrage à la couverture en cuir finement ciselée et marquée de motifs d'une beauté à en couper le souffle. Je m'en saisis, et après avoir complété la fiche d'emprunt au-devant de la bibliothèque, je commençais à gravir les escaliers en redécouvrant chaque armure et portrait avec un sentiment de surprise mêlé d'allégresse, lorsqu'une pensée fugace me traversa l'esprit : pourquoi donc ne pas emmener mon livre dehors afin d'y débuter ma lecture, au lieu de me diriger vers la salle commune ?
C'était donc avec enthousiasme que je descendis les quelques marches que j'avais gravis et me dirigeais vers l'extérieur. Un léger courant d'air fila devant moi, et je me dirigeais vers les arbres noueux qui entouraient le lac, tout en resserrant ma cape autour de mes avants-bras. Bien que l'on fusse encore en été, l'air était plutôt frais, et de nombreux nuages cotonneux cachaient le soleil, projetant une certaine ombre sur le parc.
Tout en m'adossant contre un saule pleureur, dont les longues et souples branches se balançaient à la surface de l'eau, j'ouvris mon ouvrage et commençait à lire. Une bonne demi-heure plus tard, je relevais les yeux, et, aperçu une jeune fille brune, elle aussi à Poufsouffle, qui était pleinement concentrée sur son petit carnet bleu et dans lequel elle griffonnait rapidement quelques phrases. Pourtant, je ne l'avais encore jamais vu jusqu'alors. J'en déduis donc qu'elle devait être nouvelle, et, du coin de l'oeil, je la vis tout d'un coup s'élancer sur la petite plage de galets qui bordait les abîmes du lac, et se saisir d'un petit caillou tacheté.
Soudain, une bourrasque d'une effarouchante violence traversa le lac et plusieurs vagues vinrent frapper le rivage, qui emportèrent le petit carnet bleu dans leurs flots irréguliers. Je me levais d'un bond, tandis que la fillette se retournait, et saisie d'effroi, regardait son livret s'éloigner petit à petit du bord. Je posais rapidement les Contes de Beedle le Barde sur une racine moussue, pour que, lui non plus, ne subisse pas le même sort, avant de m'élancer à mon tour vers le lac.
Sans vraiment réfléchir à ce que j'étais en train de faire, je dégainais ma baguette de ma poche, et la brandissais devant moi. Cela faisait plus de deux mois que je ne m'en étais pas servie, et je n'étais pas vraiment sûre de réussir à lancer un sortilège appris l'année passée, mais pourtant, la jeune fille avait désespérément besoin d'aide, ou son journal allait complètement prendre l'eau et l'encre allait couler et deviendrait bien vite illisible.
Je fermais les yeux, et essayais de faire revenir la magie dans mes veines, me concentrant de toutes mes forces pour essayer de sauver le carnet. Je visualisais le résultat de mon sortilège, la jeune fille qui pourrait à nouveau écrire dans son petit cahier, auquel elle avait visiblement l'air d'y tenir comme à la prunelle de ses yeux. D'une voix que j'espérais la plus claire et la plus intelligible possible, je clamais :
- Wingardium Leviosa, tout en esquissant un petit signe qui ressemblait à une vague du bout de ma baguette.
Pendant plusieurs instants, le carnet voguait toujours paisiblement au milieu du lac lorsque soudain, la couverture du livre se leva vers le ciel, comme si celle-ci était attachée par un fil invisible qui la tirait irrémédiablement vers le haut. Puis, le reste suivit, et le livret en entier sortit des eaux, et, sans prévenir, se dirigea vers moi à toute vitesse. Je rangeais rapidement ma baguette et l'attrapais au vol. Comme je m'y attendais, il était trempé, mais les dégâts auraient pu être bien pire, si l'on ne l'avait pas sauvé avant, songeais-je en le secouant doucement, envoyant des gouttelettes un peu partout.
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757 mots ! Et voilà ;) ! J'espère que mon post te convient ^^ !

☾ Rosalia Devere - 2ème année devoirs & 3ème année RP ☾
Si tu peux le rêver, alors, tu peux le faire
FICHE PR

Des lettres à la mer
Des lettres à la mer, il fallait que ça tombe sur elle évidemment, sa petite cervelle n'était pas parvenue à comprendre que le vent soufflait jusqu'à faire s'envoler un carnet, le sien. Loëly renifla grossièrement, les yeux larmoyants et brumeux vers l'objet bien trempé, elle entendit néanmoins des pas frappants les cailloux au sol, elle ne tourna pas la tête de suite pour regarder, ses pupilles ne quittaient pas la surface du lac, il y avait ses souvenirs entre les pages, ses pensées, ses projets, c'était une partie de sa vie, certes elle n'avait que 11 ans, pour elle, elle avait déjà 11 ans. Le temps passait trop vite pour l'oublier, ses notes étaient les tracés de son enfance, ses débuts en écriture, son jardin secret. Loëly renifla une nouvelle fois et se décida enfin à tourner la tête, une jeune fille plus grande qu'elle se tenait bien droite, baguette en main qui dessinait une jolie vague transparente, le regard concentré, visiblement elle avait un objectif bien ancré en tête. La jeune jaune pivota bien rapidement son visage pour regarder le carnet sous les paroles de sa voisine qui prononçait visiblement une formule magique, en effet, à la suite de ça son précieux objet prit son envol au dessus du lac pour rejoindre rapidement les mains de la mystérieuse sauveuse, elle le secoua et quelques gouttes se collèrent contre le visage de Loëly pour se mêler au sel de ses larmes, comme pour adoucir son chagrin. Elle essuya ses yeux une bonne fois pour toute, elle était si soulagée, la peur de l'avoir perdu à tout jamais avait grignoté ses organes en laissant tout un tas de frissons derrière elle. Pourvus que les pages ne soit pas trop effacées, une partie de son monde le serait également sinon. Elle respira un bon coup, histoire de calmer son esprit et de ranger toutes ses pensées dans l'ordre.

- Je ne sais pas comment te remercier... Merci?

Loëly se sentait toute petite, la jeune fille à côté d'elle était sans aucun doute très douée en magie, en tout cas ça avait suffit pour impressionner la débutante. Elle aimerait connaître et manier le sortilège de la même façon, il faudra prendre des notes si le carnet parvient à se remettre sur pieds, elle n'avait vraiment pas envie d'en remplir un nouveau, celui-ci était trop important, il contenait sa première journée à Poudlard, la visite, les mots d'Helga dans la salle commune, sa première nuit parmi ses camarades. Ses poches ne contenaient aucun mouchoir, aucun tissu qu'elle pouvait utiliser pour sécher les pages, les secouer dans le vent était peine perdue, ça prendrait des heures. Elle observa sa voisine un moment, elle était brune, des traits fins, ses cheveux tombaient en cascade sur ses épaules, elle était vraiment jolie. Loëly loucha sur le carnet et sur sa sauveuse puis timidement elle osa demander, un brun d'espoir dans ses pupilles.

- A tout hasard.. Tu ne connaîtrais pas une formule pour le sécher?

Elle abusait, elle le savait très bien, cette sensation d'inconfort lui offrait une teinte rouge sur les joues, elle se sentait presque honteuse après avoir posée cette question. Elle venait de sauver son carnet, ça devrait déjà largement suffire non? Oui cela suffisait, mais l'espoir piquait nerveusement sa langue alors elle n'avait pas pu s'en empêcher. La jeune sorcière plissa les lèvres et se reprit rapidement.

- C'est pas grave si tu peux pas! Je me débrouillerai! C'est déjà un miracle pour moi de le récupérer! Il compte tellement.. J'en fais peut être des caisses mais sincèrement merci euh.. merci sauveuse de lettres, moi c'est Loëly, une parfaite étourdie..

Les tâches de confiture chaque matin, se cogner régulièrement dans les murs, se mordre la langue, trébucher, si sa maladresse pouvait rapporter des points au sablier alors celui-ci serait bientôt rempli. Plus jamais elle ne laisserai son carnet seul contre un arbre, plus jamais!

J'aime beaucoup ta façon d'écrire! C'est parfait! :D

Quand on tombe dans l’eau, la pluie ne fait plus peur.
Fiche PR