7 mars 2023, 19:48
Une aventure glissante
J'ai du mal à comprendre. Pourquoi refuse-t-elle de prendre ce pauvre bout de papier que je lui tends ? N'est-ce pas assez bien pour elle ? Pourtant ce truc-là a de la valeur chez les moldu... Avec, on peut acheter plein de trucs, comme... comme... Je n'en ai aucune idée. Que peut-on bien acheter avec ce bout de papier violet ? Sûrement pas grand-chose si j'en juge les paroles de Constance qui préfère à cela un simple merci de ma bouche.

- Euh... Je respire un bon coup. Merci Constance.

Je me triture sur ma chaise, guère très à l'aise. Faire preuve de gratitude par un simple mot, c'était... bizarre et à la fois si peu naturel venant de moi. Moi qui préférais le silence et les gestes à la parole voilà que sur cette chaise pour enfant, je venais remercier cette fille au bonnet jaune pour de simples tours de patinoire. Heureusement, cet inconfort se voit rapidement dissipé par une nouvelle question au sujet de l'état de ma jambe.

- Mouais, ça va... marmonnais-je en remontant les manches de mon pantalon comme pour m'assurer que le bleu est toujours ici. Mais à peine ai-je le temps de faire l'état des lieux de ma cuisse que deux voix portantes se font entendre et que le visage d'une femme et d'un homme se dessine près de moi.

- Oh... Euh... Bonjour papa de Constance.

Assis dans mon fauteuil jaune et vert, je dévisage un à un le visage de ceux qui se prétende comme les géniteurs de ma collègue de patinage. Ils n'ont pas l'air si différent de nous sorcier. Que ce soit dans leur manière de parler que dans leur façon de se présenter. Ils auraient très bien pu porter une robe noire que je n'y aurais vue que du flou. Alors intrigué, je me permet de demander :

- Dites, tous les moldus sont comme vous ? Je veux dire... Habituellement vous nous pourchassez à coup de râteaux et de torches non ? Enfin... Je ne fais que répéter ce qu'il y a dans nos manuels d'histoire hein...

Et me permettant encore deux, trois aller-retour sur le visage de chacun, je laisse mon habituelle paresse et manque de tact reprendre le dessus sur la conversation.

- Bon... C'est sympa tout ça, mais je commence à avoir faim moi. Et me tournant vers le visage souriant du paternelle, je vins l'interroger sans la moindre honte.

- Monsieur ? Puisque Constance ne veut pas de mon argent, vous pouvez m'aider à acheter un en cas au café restaurant ? j'ajoute dans un grommellement, c'est que je ne comprend vraiment rien à votre monnaie moi...



@Constance Nelson

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10 mars 2023, 08:33
Une aventure glissante
Alors que je me demandais comment Nowan allait réagir face à mes parents, je tourne les yeux vers lui et le vit dévisager sans vergogne mes parents après avoir saluer... mon père. Et ma mère alors ?
Je retient un sourire amusé en me pinçant les lèvres et mes yeux refont la navette vers mes parents alors qu'il pose une question qui semble le turlupiner.
Je tourne brusquement la tête vers Nowan alors qu'il parle, les yeux arrondis - Nan mais il n'a pas dit ça, si ? - avant d'en faire de même vers mes parents.
Eux-mêmes sont assez surpris mais saisissent la plaisanterie à peine voilée. Après avoir zieuter à droite à gauche d'un air désinvolte pour vérifier que personne n'a fait attention à ces paroles, mes parents échange un regard puis Papa répond :
- Tout ce qu'il y a plus... "humain" en effet, dit-il en appuyant sur le mot humain ne voulant pas prononcer le mot "non-sorcier" à voix haute.
C'est vrai ça, parler de magie, de Poudlard à "demi-mot", okay mais prononcer une phrase telle que celle-ci en parlant "sérieusement" en est une autre. Heureusement que ce sont mes parents et qu'il est donc normal qu'ils soient au courant de notre secret. Mais mine de rien, l'épisode d'hier nous a quelque peu échaudés. Moi particulièrement - j'ai quand même mes deux meilleurs amis moldus qui se sont fait oublietter à cause d'une dénonciation anonyme. Rien que d'y penser, ça me fait enrager.

Maman décide d'intervenir d'une voix douce :
- Tu sais, de l'extérieur, il n'y a pas vraiment de différence. Et cette "histoire", c'était il y a très très très longtemps, dit-elle en concluant avec un nouveau sourire : et je doute que vos manuels ne parlent que de ça et de cette manière.
A ces mots, son visage navigue vers moi pour me demander confirmation du regard. Je m'empresse de former un sourire sur ma bouche et d'opiner discrètement de la tête.

Sûrement que Nowan semble saisir le semblant de malaise car il s'écrie alors comme quoi il a faim et se tourne vers Papa pour lui assener comme quoi je ne veux pas de son argent et qu'il veut bien de l'aide pour acheter quelque chose au café restaurant à côté.
- Bien, bien sûr, répond Papa en me regardant d'un air étonné du genre "il t'a proposé de l'argent ?!", mais dis-moi... tes parents ne sont pas là ? demande-t-il à son tour en ayant le réflexe de se redresser pour lancer un regard alentours avant de reporter son attention sur nous.

Voyant mon air embarrassée, Maman intervient alors, comprenant que non, ses parents ne sont pas là - même si elle ne comprend pas comment cela peut être vu l'âge apparent de Nowan.
- On va t'aider bien sûr, ce n'est pas une mauvaise idée d'aller à ce café, continue-t-elle en lançant un regard entendu à mon père, on pourra nous même prendre un petit vin chaud et Constance un... chocolat ?
J'opina de la tête en silence et sourit à Nowan.
- Bien, bon, eh bien si vous êtes sûrs de vous, allons-y ! Mais rappelez-vous qu'une fois qu'on sort de la patinoire, on ne peut plus y rentrer sans payer un nouveau ticket, préfère préciser Papa à notre attention, Nowan et moi.

C'est vrai ! Il avait bien fait de nous le rappeler. Je me tourne vers Nowan pour avoir son avis sur la question puis me rappelle brutalement qu'il est perclus de bleu et qu'il avait du mal à patiner un instant plus tôt.
- Je crois qu'on est bon, répondis-je en cherchant confirmation du regard auprès de mon camarade.

Lorsque celui-ci confirma mes paroles, nous nous mettons en marcher vers la sortie de la piste.
Un nouveau chant de Noël était de nouveau diffusé par les haut-parleurs et les patineurs continuaient leur éternel balai.
Une fois sorti de là, nous marchons de façon un peu étrange sur nos lames peu propices à la marche à destination du cabanon où étaient rangé nos chaussures.
Celles-ci récupérées, je me dirige vers un banc pour procéder au changement et me tourne à moitié vers Nowan pour vérifier qu'il suivait toujours. J'me demande où tout ça va nous mener et s'il va savoir tenir sa langue. L'idée de revoir de nouveau le responsable de la Brigade des Brise-mémoire aussi tôt n'est clairement pas un désir.

735 - @Nowan James
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10 mars 2023, 15:55
Une aventure glissante
J'avais un peu de mal à les comprendre ces gens-là. Comment ça "tout ce qu'il y a de plus humain" ? Considérait-il les sorciers comme des animaux ou des monstres ? Nous avions un cœur, un cerveau fonctionnel et des membres pourquoi donc ne serions nous pas à égaux à eux ? Et même si cela restait de l'histoire ancienne comme le disait la mère de Constance, l'homme ne changeait pas. Avait-elle oublié les mouvements anti-sorciers menés il n'y a pas si longtemps de cela ?

J'aurai alors pu me résoudre à lancer un débat sur cette chaise pour enfant, si la perspective de parler ne m'avait pas paru aussi fatigante. J'avais faim, soif, il était inutile de perdre le peu de liquide qui me restait en bouche pour d'aussi futiles conversations. Qu'est-ce qui j'y gagnais après tout ?

Alors, mettant de côté mon incompréhension, je répondais d'un haussement d'épaule à la figure paternelle.

- Et bien... Ils m'ont déposé ici et sont partis vaquer à leurs affaires... , je reportais mon attention sur leur fille, Constance m'a déjà posé la question toute à l'heure, vous ne laissez jamais votre fille seule faire un truc vous ?

Je fronçais les sourcils, j'avais tout de même 12 ans, si mes géniteurs devaient me tenir la main pour simplement faire du patin, voilà longtemps que j'aurai remballé mon cadeau de Noël. Et puis ils me connaissaient après tout, moi et ma paresse, je n'étais pas le genre d'enfant à faire les 400 coups. Non. Sois je dormais, sois je faisais du patin. C'était la définition même de mes vacances d'hiver. Enfin, seulement depuis que j'avais découvert cette discipline cet été.

- On est bon. Répétais-je en guise de confirmation avant de me redresser difficilement de la chaise et de rejoindre la sortie de la piste de quelques coups de patins tremblotant, marchant dans les pas de Constance en direction du cabanon qui faisait office de vestiaire.

Je m'affalais dans un soupir sur le banc à côté de cette dernière et entrepris de déchausser mes chaussures à lames. Puis après avoir retiré la glace qui s'était accroché à ces dernières, je montrais, non sans une pointe de fierté, à celle qui fut à côté de moi.

- Tu veux voir un truc trop cool ? Mets ta main dans mon patin.

Je soutins son regard, conscient que c'était une proposition bien étrange et qu'un futur nauséabond pour sa main était peut-être à envisager. Mais c'était évidemment sans compter sur les modifications que mon paternelle avait fait sur l'intérieur du patin.

- Mon père a fait en sorte que l'intérieur soit toujours chaud. C'est comme si j'avais un feu de cheminée dans ma semelle, c'est super agréable quand on patine... Enfin, quand on sait patiner du moins.

Puis mon regard se posa sur ceux de Constance.

- Ils ont l'air grand tes patins. Tu fais du combien ?

Et ce fut sur cette dernière réponse, que nous chaussâmes nos souliers avant de rejoindre ses parents pour aller commander telle la petite famille que nous n'étions pas des boissons. L'intérieur du café restaurant, qui tout compte fait se rapprochait plus d'un café boulangerie qu'autre chose, n'avait pas perdu son charme et sa chaleur depuis la dernière fois que j'étais venu là-bas. Victime de son succès, le personnel composé de cet habituel gentilhomme à la soixantaine et à la moustache soigneusement taillée et d'un garçon tout juste adulte, ne cessait de faire des aller retour entre le comptoir et les nombreuse tables déjà occupées. Entre deux services, ce dernier nous accosta, plateau en main et nous indiqua d'un grand sourire une table ronde pour quatre non loin d'un tableau où figurait des vieilles images de l'établissement. M'asseyant entre Constance et le seul homme qui avait atteint la majorité, je m'emparais d'une des cartes menues et commençait avec un sérieux que l'on ne me connaissait pas sa lecture.

Après quelques secondes dubitatif et quelques pages tournées sans trop savoir vers quoi je m'aventurais, je demandai à l'intention de n'importe qui qui aurait la réponse :

- Par Merlin... Je ne comprends vraiment rien... C'est quoi un Café italiano ? Et un... Bakew.. Bakewell T...

Je fermais la carte et la déposai sur la table dans un soupir, résolu à ne pas poursuivre plus longtemps la lecture de ce charabia.

- Tu prends quoi toi Constance ? Je vais prendre pareil, je pense... À part si c'est de la Bièraubeurre, je déteste ça.


@Constance Nelson

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20 mars 2023, 10:00
Une aventure glissante
Nowan n'avait vraiment pas l'air de comprendre la situation dans laquelle il était ! Il avait quoi, 11 ans ou 12 ans selon son mois de l'année vu qu'il était en 1ère année, il était donc jeune alors que ses parents sorciers le laissent seul dans une cohue de moldus qu'ils ne connaissaient pas, le soir, alors que la nuit tombe tôt... Non, ce n'est pas commun et pas très safe. Alors quand il pose la question à mes parents, ceux-ci sont interloqués durant quelques secondes - déjà par une telle question et ensuite par l'aplomb du jeune garçon. Moi-même, je me sens mal à l'aise. Maman finit par poser sa main sur l'avant-bras de Papa et réponds à Nowan.
- Eh bien non, Nowan. Etre seul à votre âge à la nuit tombé dans Londres, ce n'est pas commun. Mais bon, j'imagine que tes parents ne doivent pas être loin et que tu peux les joindre au moindre problème.
Elle lui sourit d'un air doux et continue sur sa lancée en précisant qu'il n'y a pas de problème pour l'aider - avec un regard entendu vers Papa - et comme quoi le café-restaurant était une bonne idée.

***

Alors que j'entreprends de délacer mes patins avec soin, Nowan s'affale à côté de moi avec un soupir, me faisant relever les yeux l'espace d'un instant. Il a mal c'est ça ?
Mais il ne dit rien de plus et entreprend lui aussi d'enlever ses patins avant d'enfiler ses chaussures.
Nous nous exécutons en silence durant quelques secondes, vite rompues par mon compagnon qui se redresse et me montre avec fierté l'un de ses patins. Il me demande de mettre ma main dans son patin.
Pardon ?
Je le regarde interloquée, l'espace d'une seconde, puis ne voulant pas le vexer, esquisse un sourire poli et m'exécute. A travers mes gants, je sens la chaleur du micro-habitacle.
Nowan m'explique alors que son père a ensorcelé ses patins pour avoir les pieds au chaud en permanence. Oh ! Malin !
Mes sourcils se dressant à moitié tandis qu'un sourire approbateur se dessine sur mes lèvres, je commente son explication :
- Ah je vois ! C'est une bonne idée ! Comme si t'avais des chaufferettes mais sans avoir besoin de les changer et pis... j'imagine que c'est plus efficace !
Je sourie rapidement à sa mention de son talent de patineur et hausse les épaules.
- T'inquiète, tu finiras bien par progresser. Il faut bien commencer quelque part !

Mes patins enlevés, je les pose au sol à côté et saisis mes bottines que j'enfile en deux temps trois mouvements. Je les aime bien celles-ci : elles sont fourrées de fausse-fourrure de sorte que bien qu'elles ne soient pas ensorcelées, mes pieds sont au chaud et dans un "environnement" tout doux.

- Oh bah... pas si grands ! protestais-je à moitié amusée en répondant à sa question sur la taille de mes pieds. Je fais du 35-36 et toi ? le relançais-je par habitude.

Nos chaussures enfilées, nos patins à la main, nous revenons près de mes parents qui eux aussi sont tout juste prêts. Après que mes parents et moi ayons retourné les patins loués - vu que Nowan possède les siens - nous nous mettons en marche vers le café-restaurant à côté. Je ne suis plus sûre si j'y suis déjà entré. Sûrement une fois ou deux, oui... peut être. On passe souvent à la patinoire, j'veux dire, au moins une fois par hiver donc il y a bien dû avoir une fois ou deux où l'on avait envie d'une petite collation chaude après. Pis le sport, ça creuse !

Nous entrâmes donc dans le petit établissement qui en fait était une sorte de café-boulangerie ou salon de thé. Bref, on avait de quoi boire et se sustenter. De jolies tables rondes en bois parsemaient la petite salle qui était séparée des cuisines par un comptoir.
Contrairement à dehors, il faisait bon à l'intérieur, donc on commença à se dévêtir par réflexe.
Mon bonnet dans une main, mes gants dans l'autre, je suis mes parents à qui un jeune homme avec un plateau a fait un signe pour désigner une table pour 4. Celle-ci n'est pas près des fenêtres mais pas loin du comptoir et près d'un tableau recoupant différentes photos de l'établissement.
Papa assis à côté de Maman, en face de nous avec Nowan en face de Papa.
Nowan saisit l'une des deux cartes posées et prend un air sérieux pour la parcourir des yeux. Papa et Maman échangent un regard amusé avec moi avant de saisirent la carte restante pour l'observer également.

De son côté, mon compagnon voit ses traits changer : du sérieux, ils passent à l'embarras. Il ne connaît pas les noms sur la cartes. Fronçant moi-même les sourcils, je saisis celle-ci à mon tour, cherchant des yeux les noms énoncés.
- Ben, un café italiano, c'est un café... commençais-je en relevant les yeux vers mes parents furtivement avant de reprendre ma lecture, et une Bakewell tart, c'est une... tarte ? De nouveau, je relève les yeux vers Maman avec un regard interrogateur.
Ca a l'air bon mais je suis pas sûre d'avoir déjà goûté.

- Oui, je vois, indique celle-ci en pointant à Papa le nom de la sucrerie sur la carte. Il me semble que c'est une pâtisserie du Derbyshire. Ca ressemble un peu au pudding mais en tarte.
Elle regarde vers Papa qui acquiesce, concentré avant de lui-même compléter :
- Oui, tu as raison Chérie, je crois bien que j'en ai déjà mangé, c'est pas mal du tout, une tarte avec une succession de couches de confiture de fruits rouges, de frangipane et d'amandes effilées. Je crois d'ailleurs que je vais en prendre une ! annonce-t-il avec un sourire gourmand.
Maman acquiesce et annonce qu'elle va prendre une part de cheesecake au citron avec un café. Papa ajoute qu'il va s'en prendre un aussi et reporte son attention vers Nowan et moi, un sourcil relevé.

- Euh... euh... mes yeux balayant notre tablée, je reporte mon attention vers la carte, que je parcours de nouveau en diagonale. Je vais prendre une chocolat chaud avec une part de Chocolate Biscuit Cake, conclus-je en hochant la tête. C'est une sorte de gâteau au chocolat, précisais-je à Nowan. Papa, Maman, c'est possible d'avoir le supplément chantilly sur le chocolat chaud ?
Avec un sourire amusé, mes deux parents échangèrent un regard avant d'approuver.
Satisfaite, je tourne la tête vers Nowan et, le regard interrogateur :
- Alors toi aussi, tu prends la formule tout chocolat ? Ah et... la bieraubeurre... y'en a pas ici hein, fis-je en baissant le ton tout en regardant discrètement autour de nous.
Toujours à voix basse, je continue pour le prévenir, définitivement inquiète qu'il oublie de faire attention avec son langage par rapport au vocabulaire sorcier :
- Nowan, par contre, n'oublies pas : il faut que tu fasses attention quand tu parles. Le vocabulaire s... tu sais, on ne peux pas l'utiliser ici. J'imagine que tu es au courant pour le Secret-tu-sais ?

Le jeune serveur fini par arriver et se poste dans une attitude d'attente respectueuse, droit comme un "i", sa petite tablette dans une main, son stylet dans l'autre. Il parcourt notre assemblée avec un regard gentil et attentif, nous demandant si nous avons réussi à choisir.
Papa acquiesce et indique deux cafés et les deux pâtisseries pour lui et Maman et nous laisse à Nowan et moi annoncer notre commande.

1255 - @Nowan James
Dernière modification par Constance Nelson le 8 mai 2023, 21:03, modifié 1 fois.

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26 mars 2023, 14:31
Une aventure glissante
Lorsqu'elle m'en retourna la question quant à la taille de mes patins, je lui lançais un regard interrogateur.

- Je ne sais pas du tout...

A vrai dire papa, maman n'avait même pas pris la peine de mesurer la taille de mes pieds avant de me faire don des patins. Mais j'imaginais que comme tout bon sorcier qu'ils étaient, grandir ou agrandir une chaussure n'était pas des plus compliqués. Cela expliquait alors pourquoi cela faisait 5 an que je gardais les mêmes souliers au pied...

Mais trêve de bavardage, mon ventre criait famine et je me devais pour mon bien de le remplir de ses succulents mets qui s'affichaient un à un en colonne sur la carte du restaurant auquel nous avions établi campement. Ou du moins pouvais-je supposer de par les descriptions détaillées que me faisait Constance et de ses parents. Tout cela avait l'air bien appétissant et après une aussi rude séance de patin, nous ne pouvions que mériter un goûter de roi/reine. Alors lorsque j'entendis "la formule tout chocolat" je hochais vigoureusement la tête.

- Oui je veux ça !

Et dans un sourire de satisfaction, je m’enfonçais un peu plus dans ma chaise, presque sourd aux remarques que me faisait Constance quant au secret que nous sorcier ne devions briser.

- Oui, oui... Je sais. Rétorquais-je dans un bâillement.

Ce n'était pas en parlant de bierreaubeurre que j'allais dévoiler mon identité au monde. N'importe quel moldu m'ayant entendu aurait mis cela sur le compte de son ignorance ou d'un mal entendu. Il n'y avait pas de quoi en faire en plat pensais-je lorsque le serveur arriva, carte à la main, stylo dans l'autre pour noter nos commandes.

- Une formule tout chocolat pour moi ! , m'exclamais-je quand ce fut mon tour. Voyant le serveur froncer des sourcils dans un mélange d'incompréhension et d'amusement, je rectifiais. Euh... La même chose qu'elle.

Décidément, patauger dans le monde des moldu, en tant que sorcier, n'était pas chose aisée. Mais j'imaginais que l'inverse l'était davantage. Quelques questions à ce sujet, concernant la rentrée de Constance, me traversèrent l'esprit, mais sa dernière remarque quant au secret, m'obligea à dévier mes interrogations vers ses parents lorsque le serveur, après avoir ramassé les cartes, se fut éclipsé.

- Vous faites quoi dans la vie ? Est-ce que vous aussi vous travaillez au ministère ?



@Constance Nelson

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3 avr. 2023, 09:35
Une aventure glissante
A peine ai-je prononcé les mots "tout chocolat" que je vois les yeux de mon jeune camarade briller de plaisir et le vois hocher la tête vigoureusement. Haha, tu m'étonnes ! Le chocolat, y'a que ça de vrai !
Mon air amusé se fane alors quand je lui fait part de mon inquiétude quand à son utilisation délibérée et insouciante de vocabulaire sorcier, comme ça, au "grand jour".
Son bâillement et son air désinvolte quand il me répond ne me rassure guère - au contraire - et j'ouvre la bouche pour rétorquer qu'il faut vraiment qu'il prenne ça au sérieux - et éventuellement pourquoi pas, lui faire peu un peu avec la Brigade des Brise-Mémoire - lorsque le serveur arrive à notre table, me coupant là dans mon élan.
Papa lui commande deux cafés et les deux pâtisseries pour lui et Maman et nous laisse à Nowan et moi annoncer la nôtre.

Nowan, décidément enchanté par l'idée de manger plein de chocolat, s'exclame avec un air joyeux qu'il souhaite la "formule tout chocolat".
J'écarquille les yeux devant sa bonne humeur. Je jette furtivement un regard vers le serveur qui clairement s'amuse de la situation et du jeune gourmand attablé devant lui.
Lorsqu'il me désigne, je redresse la tête et croise le regard du serveur.
- Ah euh... j'aimerais un chocolat chaud avec une part de Chocolate Biscuit Cake s'il-vous-plaît. Du coup... je glisse un regard vers mon voisin avant d'ajouter à l'intention du serveur, ça sera deux chocolats chauds et deux parts de Chocolate Biscuit Cake, s'il-vous-plaît. Merci.

Le serveur fit virevolter son stylet sur sa tablette, nous sourit et indique qu'il revient vite avec notre commande.
Tandis qu'il s'éclipse avec les menus, je coule un regard amusé vers Nowan.
- Tu vas voir, c'est bien chocolaté, lui glissais-je avec un sourire.

C'est alors que Nowan regarde mes parents bien en face avec un regard éveillé et attentif. Il s'enquiert de leurs métiers respectifs et si eux "aussi" travaillent au Ministère. Ah, donc ses deux parents y travaillent ?

Maman sourit et croise mon regard avant de répondre au jeune rouquin.
- Eh bien moi je suis infirmière. Je travaille à l'hôpital : je m'occupe des gens, de leurs soins.
- De mon côté, je suis agent immobilier, continue Papa en scrutant l'expression du visage de Nowan - se doutant sûrement que Nowan, issu d'un milieu sorcier ne doit probablement pas connaître ce métier, il s'explique : ça veut dire que je travaille avec des gens qui ont des appartements ou des maisons où ils n'habitent pas et je dois trouver d'autres personnes pour acheter ces logements ou les louer pour y vivre.
- Quand tu parles du Ministère, Nowan, reprends Maman prudemment, se retenant de prononcer les mots suivants habituels - "de la Magie" - tes deux parents y travaillent ?

Je suis la conversation du regard, je me tourne donc naturellement vers mon jeune compagnon, attendant sa réponse. Pas de vocabulaire magique, pas de vocabulaire magique... le priais-je intérieurement. C'est décidé : s'il se retient pas, je lui ferais passer l'envie de le faire à l'avenir. On parle quand même du Secret Magique là !

Le service est plutôt rapide ici car le serveur revient avec une partie de notre commande : les pâtisseries. Les boissons chaudes arrivent très vite, nous indique-t-il avant de s'éclipser de nouveau.
Avec un sourire appréciateur, je saisis ma cuiller et observe avec ma gourmandise ma part de gâteau chocolaté. Y piochant une bouchée, je la déguste avec plaisir. Mmmh... parfait !
- Au fait, tu habites Londres Nowan ? demande Maman.

599- @Nowan James désolée pour le délai...

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18 sept. 2024, 18:13
Une aventure glissante
L'après-midi s'était déroulée de façon assez satisfaisante, de sorte qu'elle avait chassé brièvement les noirs nuages qui obstruaient l'esprit de Constance jusqu'alors. Comme quoi, un peu d'air glacial, quelques coups de patins et des chants de Noël pouvaient alléger un tant soit peu tout esprit meurtri.
Après avoir goûté avec ce jeune roux qui n'avait décidément pas la langue dans sa poche, la famille Nelson prit congé non sans s'être inquiété de comment le garçon - apparemment seul - allait rentré chez lui. Lorsqu'ils furent assurés de la façon dont il allait s'y prendre pour contacter sa famille, les parents de Constance finirent par accepter la situation et la jeune fille salua donc son camarade plus-si-inconnu.
Elle espérait qu'il réussirait à tenir sa langue par rapport au Secret Magique, Dieu savait combien elle connaissait les conséquences s'il allait à l'encontre de cette règle sorcière.

Sur le chemin du retour, toutefois, son esprit lui ramena sans crier gare ce qu'elle avait tant refoulé cet après-midi. La culpabilité la remplit alors d'un coup. N'était-elle pas une mauvaise personne d'avoir passé cet après-midi "comme si de rien n'était" alors que tout était différent ?
Mortifiée, honteuse, s'enfonçant dans un mal être qui lui faisait l'impression d'un poids incroyablement lourd à porter, la jeune fille attendit d'être revenue à la maison pour se barricader dans sa chambre. Même si elle y est montée dans un calme morose, ses parents ne s'y trompèrent pas et l'ambiance au domicile des Nelson fut alors bien loin de ce petit café près de la patinoire.
- FIN DU RP -
disparition de la co-plume

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