Premier pas vers le monde magique

Début août 2048
Nord de l'écosse
Avec @Rosalia Devere


« Frisquet. » constata sobrement Sigmund en resserrant sa veste de jogging sur lui. L'ensemble sportif Adidas qu'il avait trouvé dans une friperie moldue offrait un camouflage parfait dans le monde non-magique, mais assez inadapté au climat changeant écossais.

Balnakeil tenait davantage du amas de ruines que d'un véritable hameau. Il n'y avait pourtant aucun doute : l'enfant qu'il recherchait habitait bien ici. « En Écosse, encore. » parlait tout seul l'homme en observant les environs. Étourdi après un transplanage tumultueux, il s'était assis sur un banc. C'était encore une fois lui que l'on envoyait pour initier une famille moldue au monde de la sorcellerie. Le fait qu'il y soit contraint une seconde fois en si peu de temps lui laissait à croire que la Direction de Poudlard avait reconnu qu'il était le sorcier le plus adapté pour une mission aussi délicate, chose flatteuse. Ou plus vraisemblablement, ses collègues négociaient mieux leurs vacances que lui.

D'une main experte, il enfonça solidement sa casquette Adidas sur son crâne et réajusta ses lunettes de soleil sur son nez. Déjà venu la semaine plus tôt pour du repérage, il n'en était pas à sa première visite. Trouver la librairie abritant dans ses étages supérieurs la famille Devere ne lui posa aucune difficulté. D'après les premières informations récoltées, le foyer habitait une famille nombreuse, et l'enfant qu'il amènerait à Poudlard se nommait Rosalia. Cette fois, il avait fait en sorte d'être présent à une heure où les deux parents seraient sur les lieux.

Il frappa poliment à la porte et attendit qu'on lui ouvre. Dès qu'une personne adulte se présenterait à lui, l'enseignant tendrait la main et se présenterait : « Bonjour. Sigmund Charleston, représentant de l'école sorcellerie Poudlard. »

Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen

Premier pas vers le monde magique
Pour des vacances d'été, c'est sûr qu'on pourrait s'attendre à un petit rayon de soleil, au moins, constatais-je en contemplant la landes couverte de genêts, de fleurs des champs et de lichen, qui surplombait l'océan gris et agité au loin. L'air était plutôt froid, et un léger brouillard recouvrait l'herbe verte et tendre au bas de la maison, au point qu'elle donnait l'impression de flotter sur une petite couche de nuages.
Nous étions dimanche, ce qui signifiait que mes parents ne tenaient pas la librairie, et restaient tranquillement à la maison. Je mémorisais le numéro de la page de l'ouvrage à laquelle je m'étais arrêtée, décidant de continuer ma lecture plus tard. Je descendis les escaliers de bois clair en colimaçon, et me dirigeais vers le salon, qui donnait sur la cuisine, de laquelle s'échappait une odeur alléchante, que je n'arrivais pourtant pas à identifier.
- Gâteau aux poivrons, aux noix de macadamia, et aux anchois !, m'annonça mon père avec un grand sourire, en me voyant dévisager la vitre du four. Bien que ce mélange ait pu paraître étrange au premier abord, j'étais sûre qu'il allait être délicieux, comme toutes les recettes de mon papa.
- C'est sûr que toi, je te voie vraiment mal nous concocter un gâteau au chocolat, commenta ma mère et faisant un clin d'oeil à son mari. Ils se mirent à rire tous les deux, lorsqu'il me sembla entendre un battement régulier.
- Vous avez entendu ?!, leurs demandais-je. On dirait que quelqu'un vient de frapper à la porte, ajoutais-je.
Mes parents se regardèrent, suspicieux, puisque nous n'attendions personne, et quiconque ne risquait de sortir de chez lui avec un temps pareil.
Ma mère se dirigea finalement vers la porte, et l'ouvrit en grand, tandis que je la suivais sur ses talons. Là, sur le pas de la porte, se tenait un inconnu, qui était vraiment accoutré d'une manière curieuse, constatais-je, en remarquant son ensemble Adidas. Mais il avait quand même l'air très amical, malgré ses vêtements étranges : assez grand, environ un mètre quatre-vingts-dix, des cheveux châtains foncés, des lunettes rondes et noires, abritant des yeux marrons foncés également, et surtout, une énorme moustache proéminente, qui attirait directement le coup d'oeil.
Mais il avait en permanence cette petite lueur malicieuse et pétillante, au fond de sa rétine, lui donnant l'air qu'arborent les gens de nature foncièrement bonne, à qui on peut facilement faire confiance.
- Bonjour, Sigmund Charleston, représentant de l'école sorcellerie de Poudlard, annonça-t-il à ma mère, d'une voix chaude et enjouée.
Ma bouche devint immédiatement sèche, et ma langue pâteuse, lorsqu'il prononça ces mots. J'avais le pressentiment que quelque chose allait se passer, sans savoir pour autant si cela allait être positif ou négatif...
- Euh, bonjour ?! On se connaît ?, demanda ma mère en arquant un sourcil, à l'évocation du mot "sorcellerie".
Puis elle se rendit compte que sa remarque pouvait paraître froide, alors elle ajouta : Venez, entrez, ne restez dehors avec ce temps-là, vous voulez boire quelque chose, peut-être ?
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Et voilà, M'sieur, j'espère que ça vous va ;)
@Sigmund Charleston, 517 mots

☾ Rosalia Devere - 2ème année devoirs & 3ème année RP ☾
Si tu peux le rêver, alors, tu peux le faire
FICHE PR

Premier pas vers le monde magique
Content d'être bien accueilli, car personne ne lui avait fermé la porte au nez, ni renversé son propre gâteau sur lui, le sorcier afficha une mine réjouie. Les Devere étaient une famille bien plus accueillante que les MacCruimein.

« On ne se connaît pas ! » lança joyeusement le magicien en glissant discrètement un pied dans l'ouverture de la porte, au cas où elle se refermerait sur lui.

Fort heureusement, puisque les Devere étaient des personnes tout à fait agréables, il lui fut aussitôt proposé une petite collation, pour se remettre de ses émotions. Il n'en fallut guère plus au représentant de Poudlard pour pénétrer dans la maison. Après avoir essuyé ses chaussures Nike sur le tapis d'entrée et levé sa casquette en guise de salutation, il referma lui-même la porte et s'extasia, un bref instant, de cette décoration de maison typiquement moldue.

« Je veux le soda Irn-Bru, s'il vous plaît, » répéta méthodiquement Sigmund, entraîné depuis bien des années à commander des boissons typiquement moldues dans des restaurants eux-aussi moldus. Il ne lui vint pas à l'esprit que toute famille non-magique n'avait pas nécessairement en son foyer autant de boissons qu'en contenait la carte d'une brasserie ou d'un café.

« Vous ne me connaissez pas, » dit-il encore, « mais nous allons apprendre à nous connaître. » C'était, de fait, nécessaire pour envisager une rentrée paisible pour leur enfant. « Je suis là pour l'inscription de Rosalia à l'école de sorcellerie Poudlard. Est-elle là ? » Le regard du grand sorcier se posa naturellement sur la fillette à côté de la mère. « Tu es Rosalia ? »

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Premier pas vers le monde magique
Qui était cet homme ? Et surtout, que voulait-t-il ? Comment pouvait-il connaître mon prénom alors que je ne l'avais jamais vu ? Mon premier réflexe fut de reculer légèrement vers l'intérieur de la maison, peut-être était-il fou ? Cela m'aurait étonné, outre ses délires fantaisistes sur l'existence de la sorcellerie, l'homme paraissait intelligent, et la lueur dans ses yeux prouvait bien que la folie n'y avait pas sa place.
Ma mère referma doucement la porte sur lui, une fois l'étranger entré. Je la vis tressaillir, lorsque celui-ci prononça mon nom, les yeux maternels m'interrogèrent du regard; avais-je déjà croisé cet homme ? Je lui répondis par un hochement d'épaules et un mouvement de tête de droite à gauche; les mots peinaient à sortir de ma bouche.
Cependant, sans se départir de sa bonne humeur accueillante et chaleureuse, ma mère conduisit Monsieur Chasestone -à moins que cela ne fût Cherlastone ?- dans la cuisine, où elle tira une chaise en bois sombre, afin que le nouveau venu s'y sente à son aise. Tout le monde s'assit autour de la table vernie, y compris mon père, qui, laissant toutes ses marmites sur le feu, salua l'homme d'un simple hochement de tête amical.
- Je suis désolée, nous n'avons pas de soda chez nous monsieur, mais je peux vous proposer du sirop aux artichauts, à la grenade, ou au maïs, si ça vous intéresse, mon mari les cuisine lui-même, l'informa-t-elle.
- Euhm, sans vouloir être indiscret, monsieur, pourrait-on connaître la raison de votre déplacement chez nous ? Enfin, je veux dire, comment connaissez-vous le nom de ma fille ?!, lui demanda mon père. Sa voix, bien que légèrement suspicieuse, n'était pas accusatrice, il cherchait simplement à comprendre.
Tout en ne quittant pas le nouveau-venu des yeux, je préférais garder le silence, et laisser les faits se dérouler, j'interviendrais sûrement lorsque l'on m'impliquera dans l'histoire.
Enfin, maman, qui cherchait une bonne explication lui expliqua d'une voix où le timbre trahissait l'inquiétude :
- Vous savez, il fait bien froid dehors, vous avez sûrement dû attraper un rhume, ou peut-être une pneumonie, j'ai lu quelque part que ces maladies pouvaient parfois être hallucinatoires; voudriez-vous que je passe vous chercher quelque chose à la pharmacie du village ?
L'explication n'était peut-être pas la meilleure, songeais-je. Cela n'expliquait pas comment l'homme connaissait mon nom, mais je savais que mes parents cherchaient simplement à deviner qu'est-ce qui avait poussé un inconnu comme lui à venir nous rendre visite lors des vacances d'août, par un temps à vous glacer les os.
Cependant, bien que la raison qui l'avait motivé à un tel acte m'étais également inconnue, un pressentiment que je n'aurais pas pu définir comme étant bon ou mauvais me disait que nous étions bien loin de nous douter de la vérité...
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Et voilà ^^ ! @Sigmund Charleston J'espère que mon post vous convient ! Encore désolée pour le retard !! - 488 mots

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Premier pas vers le monde magique
Sigmund fut très content d'être guidé vers la cuisine. Ça le fascinait toujours, les installations moldues, même si cette pièce aurait presque pu appartenir à un foyer sorcier : c'était du feu qui alimentait les marmites laissées en cuisson, chose peu commune en dehors de quelques gazinières de confection étrange. Il ne s'accorda pas le temps de s'extasier davantage sur l'aménagement des lieux ; une importante conversation l'attendait avec la famille Devere. D'ailleurs, la mère lui proposait justement des alternatives de boisson. Il accepta avec plaisir le breuvage au sirop aux artichauts, tout en se promettant intérieurement de demander la recette pour la faire goûter à ses élèves.

Le père, visiblement confus, s'enquit à nouveau de la raison de sa venue. Sigmund s'étant déjà présenté deux fois, il attendit simplement qu'on lui serve sa boisson avant de s'éclaircir la gorge, alors qu'on lui proposait cette fois un remède moldu.

« Votre sollicitude me touche beaucoup. Je ne suis jamais entré dans une pharmacie moldue, ça a l'air tout à fait fascinant. Je serais bien tenté d'accepter pour le bon plaisir de la science, mais ne vous dérangez pas, Madame, je ne suis pas malade. » répondit-il en gonflant les muscles de ses bras pour montrer l'étendue de sa forme. Il donna une ferme tape sur son torse et grogna de contentement. « Je ne le suis jamais, d'ailleurs. » Et c'était bien vrai. Il aimait juste parfois s'en rassurer à l'infirmerie de l'école, aussi parce qu'il y appréciait la compagnie de Diarmuid.

« Bon, la paperasse. » poursuivit-il puisqu'il estimait désormais la famille tout à fait rassurée quant à sa parfaite santé. Il commença par étaler quelques brochures, une liste de fournitures et une lettre aux parents de Rosalia, puis tendit vers cette dernière une seconde lettre encore cachetée ; celle qui lui annonçait son inscription à Poudlard. « Rosalia est d'ores et déjà inscrite à Poudlard. Vous avez de la chance, c'est une excellente école. Vous n'avez aucune démarche à faire... enfin, il y a un reste à charge pour les frais de scolarité, bien sûr, mais l'administratif, c'est déjà plié. Il faudra aussi convenir d'un rendez-vous pour qu'elle achète ses fournitures. Vous n'aurez pas le droit de l'accompagner mais je - ou un autre collègue, prendrai bien soin d'elle. Vous avez bien sûr le détail sur une liste fournie en double ; il lui faudra une baguette magique, un chaudron, des robes de sorcière... » commença-t-il à détailler en coupant tout sur ses doigts pour ne rien oublier... ah des explications, ça, avait-il bien tout dit ?

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