La Grande traversée ?
Dimanche 26 septembre 2049
17h24
Avec @Ezra Waite
Ce n'est absolument pas la première fois que je ressens l'immense envie de visiter cet endroit.
De plus en plus, je me sens attiré par cette forêt. L'aura qui s'en dégage me glace le sang jusqu'aux os, mais pour une raison que j'ignore, c'est ce qui me donne désespérément envie d'y poser le pied. Je jette quelques regards aux alentours. J'avais déjà essayé d'emprunter une barque, pour voir où je pouvais aller. Et à chaque fois, j'avais observé qu'il était impossible de la faire dépasser la moitié du lac. Et elles semblent refuser de s'approcher de la forêt, malgré sa relative proximité.
Je me suis interrogé sur la distance qui me sépare de l'îlot. J'ai mesuré, imaginé, visualisé, toutes les fois où je le traverse, à la nage. Depuis ce début d'année, je ne me suis jamais senti aussi bien, dans mon corps, dans mon esprit, l'impression que je peux accomplir tout ce que je veux...
Mon corps se relève de lui-même. J'adore me baigner dans le lac, je le fais assez souvent. Donc, le fait que je commence à retirer mon jogging et mon t-shirt de compression ne doit pas choquer. Si j'avais été capable de m'auto-critiquer, j'aurais pu commenter le fait que je commençais petit à petit à m'étoffer. Petit à petit, mon corps commençait à ressembler à celui qui passe sa vie à s'entraîner, pratiquer les arts martiaux et la magie. D'un coup de baguette, je rassemble mes vêtements, et les fait flotter au-dessus de l'eau, à côté de moi, pour qu'ils me suivent. Une fois de l'autre côté, j'aurais bien besoin de vêtements secs.
Un pas dans l'eau, puis un autre. Une fois l'eau arrivée à ma taille, je m'arrête, et pose mes mains sur mes hanches. Mon pied tapote la vase sous la surface, mon hésitation me tiraillant de toutes parts.
C'est une épouvantable idée, mais rien à faire, je suis incapable de détacher mon regard de là-bas.
Dernière modification par Narcisse Brando le 5 sept. 2025, 21:20, modifié 1 fois.
La Grande traversée ?
Comme le rocher, je suis lourd. Mes cuisses et mes pieds habitués, ne ressentent plus la morsure des pierres saillantes tapissant le fond du lac. Paupières closes, respiration bloquée, inerte, seuls mes cheveux qui ondoient semblent désirer, un mètre plus haut, la surface et l'oxygène. Je sonde l'apesanteur feutrée qui règne autour de moi. Ici, tout est calme, lent et sourd.
Une minute, peut être deux, je peux rester, encore. Je suis loin de mes limites bien que je ne cherche pas à les atteindre. L'étreinte des eaux me berce d'une longue plénitude. Mon corps allégé ne respire plus. Mes sens, mon cœur, mon esprit, seuls demeurent éveiller. Je suis en paix.
Encore quelques secondes avant que je ne songe à remonter. La fraîcheur masse mes muscles fatigués, parce que j'ai nagé longtemps avant de m'abîmer ici.
Je me refroidis. Il va falloir sortir... D'un battement souple, je m'élève et crève le plafond miroitant.
L'air s'engouffre à nouveau dans mes poumons.
Je vois.
Narcisse Brando...
A quelques mètres, entre la berge et moi, une moitié du Poufsouffle dépasse de l'eau à côté de ce qui semble être un tas de vêtement flottant dans les airs. Cette vision aussi soudaine que saugrenue a vite fait de me saisir et ce n'est que par pur réflexe que je lâche un :
"Par Merlin... Narc !"
Une minute, peut être deux, je peux rester, encore. Je suis loin de mes limites bien que je ne cherche pas à les atteindre. L'étreinte des eaux me berce d'une longue plénitude. Mon corps allégé ne respire plus. Mes sens, mon cœur, mon esprit, seuls demeurent éveiller. Je suis en paix.
Encore quelques secondes avant que je ne songe à remonter. La fraîcheur masse mes muscles fatigués, parce que j'ai nagé longtemps avant de m'abîmer ici.
Je me refroidis. Il va falloir sortir... D'un battement souple, je m'élève et crève le plafond miroitant.
L'air s'engouffre à nouveau dans mes poumons.
Je vois.
Narcisse Brando...
A quelques mètres, entre la berge et moi, une moitié du Poufsouffle dépasse de l'eau à côté de ce qui semble être un tas de vêtement flottant dans les airs. Cette vision aussi soudaine que saugrenue a vite fait de me saisir et ce n'est que par pur réflexe que je lâche un :
"Par Merlin... Narc !"
Dernière modification par Ezra Waite le 5 mars 2025, 14:50, modifié 1 fois.
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"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
La Grande traversée ?
J'hésite. Je pèse, je soupèse, j'estime, je mesure. Je pense. Mes doigts frottent nerveusement mais lentement mon menton, descendant parfois jusqu'au cou pour stimuler ma peau d'une autre sensation que les picotements de l'adrénaline. C'est une mauvaise idée, définitivement. Vraiment, je le sens jusque dans mes tripes, dans toutes les cellules de mon corps, qui me hurlent de ne surtout pas jouer ce jeu.
Mais, d'un autre côté... si je pouvais, ne serait-ce que poser un pied sur...
"HEH ?!"
Je dois faire appel à toute ma concentration pour ne pas rompre le sort de Lévitation qui affecte mes vêtements. Lorsque qu'une tête jaillit du lac, mon premier réflexe est de me mettre en position de défense. Cela ne dure qu'une seconde, puis je reconnais mon camarade, et mon visage s'illumine alors que je me redresse, tout heureux de croiser le Serpentard.
"Ezra ! Yooo ! Purée mais tu fous quoi là ? Tu sors d'où ???"
Partant dans un immense éclat de rire que je ne cherche pas à retenir un seul instant, ma petite baignade se transforme en un barbotement de détente. Simplement se tenir dans l'eau, c'est déjà une sensation géniale. Même si la tentation me harponne encore, même si mon regard glisser sur la forêt s'étendant au loin devant moi, même si l'hésitation me tiraille, je sens mon esprit sauter sur cette nouvelle interaction.
Mais, d'un autre côté... si je pouvais, ne serait-ce que poser un pied sur...
"HEH ?!"
Je dois faire appel à toute ma concentration pour ne pas rompre le sort de Lévitation qui affecte mes vêtements. Lorsque qu'une tête jaillit du lac, mon premier réflexe est de me mettre en position de défense. Cela ne dure qu'une seconde, puis je reconnais mon camarade, et mon visage s'illumine alors que je me redresse, tout heureux de croiser le Serpentard.
"Ezra ! Yooo ! Purée mais tu fous quoi là ? Tu sors d'où ???"
Partant dans un immense éclat de rire que je ne cherche pas à retenir un seul instant, ma petite baignade se transforme en un barbotement de détente. Simplement se tenir dans l'eau, c'est déjà une sensation géniale. Même si la tentation me harponne encore, même si mon regard glisser sur la forêt s'étendant au loin devant moi, même si l'hésitation me tiraille, je sens mon esprit sauter sur cette nouvelle interaction.
La Grande traversée ?
S'il y a un élève, un seul, parmi les centaines que comptent cette école, capable de me décontenancer, c'est bien Narcisse Brando. J'ai déjà noté cette particularité de mon camarade, ces réactions incongrues, ces idées loufoques saupoudrées de larges sourires. Certes le trublion doué d'une bonhomie toute Poufsouffle, tantôt agaçant, tantôt attachant, demeure indubitablement une personne bienveillante. Hors, je ne peux nier qu'il m'irrite avec son esprit enfantin et sa naïveté maladive. Comment est il concevable de se retrouver immergé jusqu'à la taille dans un lac tout en maintenant un tas de vêtements en lévitation au dessus des eaux ?
La situation est tellement ubuesque. Me trouver nez à nez avec lui, à cet endroit du parc, face à sa réaction éberluée et son rire tonitruant... Je reste un instant, interloqué, dévisageant le garçonnet qui ne fait aucun effort pour se contrôler, avant de céder au ridicule de la situation en m'esclaffant à mon tour.
Nous rions ainsi, de concert, jusqu'à ce que les tressaillements de mon estomac dans ma gorge douloureuse ne viennent calmer mes éclats. Reprenant mon souffle et un semblant de sérieux, je tente une réponse :
"J'étais là... juste dessous, en apnée... Mais toi, qu'est ce que tu fiches avec tes fringues au milieu du lac ?"
La raison, car il en avait à coup sûr une, est surement complètement givrée - Narcisse n'étant jamais à court d'idées folles...
@Narcisse Brando
La situation est tellement ubuesque. Me trouver nez à nez avec lui, à cet endroit du parc, face à sa réaction éberluée et son rire tonitruant... Je reste un instant, interloqué, dévisageant le garçonnet qui ne fait aucun effort pour se contrôler, avant de céder au ridicule de la situation en m'esclaffant à mon tour.
Nous rions ainsi, de concert, jusqu'à ce que les tressaillements de mon estomac dans ma gorge douloureuse ne viennent calmer mes éclats. Reprenant mon souffle et un semblant de sérieux, je tente une réponse :
"J'étais là... juste dessous, en apnée... Mais toi, qu'est ce que tu fiches avec tes fringues au milieu du lac ?"
La raison, car il en avait à coup sûr une, est surement complètement givrée - Narcisse n'étant jamais à court d'idées folles...
@Narcisse Brando
14 ans / Promo 47 / 4ème année RP 2050-2051 / Fiche PR
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
La Grande traversée ?
Je reprends mon souffle en essuyant la larme d'euphorie qui a roulé le long de ma joue, des frissons d'hilarité secouant ma peau sur mes épaules et mon bas-ventre. Reprenant le contrôle de ma conscience, je décrispe les doigts autour de ma baguette, tout en renforçant mon flux magique. Mes vêtements reprennent un peu de hauteur, tournoyant très lentement, comme animé d'une révolution gravitique, une mini-planète, flottants à côté de ma tête.
Lorsqu'Ezra m'explique sa présence, je peux pas m'empêcher de jeter un coup d'oeil à la surface de l'eau, comme si je pouvais voir, de mes simples yeux, le dessous de cette surface plane mais perturbée par nos mouvements. Une main sur la hanche, je mordille l'intérieur de mes lèvres, avant d'enfin redresser mon regard pour le plonger dans le sien, mes épaules se hochant imperceptiblement.
"Oooh trop cool ! J't'avais pas vu ! Et écoute euh... baaah... j'sais pas trop. J'avais envie de nager jusque euh... là-bas."
Un geste du menton, en direction de la forêt noire. Exprimer l'idée à voix haute appelait clairement, dans mon esprit, la pensée du : c'est une très mauvaise idée !
"Genre on peut pas y aller en barque, mais... c'est pas si loin, si ? Et puis, ce s'rait juste pour poser le pied dessus... ça peut pas être si dangereux si ? Ça doit être ouf là-bas !! Genre, j'ai jamais vu, j'suis trop trop curieux !"
Les picotements sur ma peau se font de plus en plus puissants, et remontent jusqu'à ma nuque. Mes pupilles se dilatent sous l'accélération de mon rythme cardiaque, et l'adrénaline qui court dans mes veines.
Lorsqu'Ezra m'explique sa présence, je peux pas m'empêcher de jeter un coup d'oeil à la surface de l'eau, comme si je pouvais voir, de mes simples yeux, le dessous de cette surface plane mais perturbée par nos mouvements. Une main sur la hanche, je mordille l'intérieur de mes lèvres, avant d'enfin redresser mon regard pour le plonger dans le sien, mes épaules se hochant imperceptiblement.
"Oooh trop cool ! J't'avais pas vu ! Et écoute euh... baaah... j'sais pas trop. J'avais envie de nager jusque euh... là-bas."
Un geste du menton, en direction de la forêt noire. Exprimer l'idée à voix haute appelait clairement, dans mon esprit, la pensée du : c'est une très mauvaise idée !
"Genre on peut pas y aller en barque, mais... c'est pas si loin, si ? Et puis, ce s'rait juste pour poser le pied dessus... ça peut pas être si dangereux si ? Ça doit être ouf là-bas !! Genre, j'ai jamais vu, j'suis trop trop curieux !"
Les picotements sur ma peau se font de plus en plus puissants, et remontent jusqu'à ma nuque. Mes pupilles se dilatent sous l'accélération de mon rythme cardiaque, et l'adrénaline qui court dans mes veines.
La Grande traversée ?
Je me tournais vers la direction indiquée. Le lac et ses étendues paisibles et noires formaient comme une ceinture autour du château au delà de laquelle, comme surgit des eaux miroitantes, la silhouette massive des arbres de la forêt interdite dessinait une autre barrière bien plus inquiétante. Narcisse voulait poser un pied sur l'autre rive, ce qui signifiait mettre un pied dans la forêt et enfreindre un interdit.
Sur ce point, le règlement était clair : "Il est interdit de se rendre dans la foret Interdite." J'avais suivi cette règle jusqu'à présent ainsi que le conseil qui l'accompagnait en me rendant à la bibliothèque afin d'approfondir les raisons de cet interdiction. Ce que je découvris, bien loin de m'effrayer, avait surtout nourri ma fascination pour l'endroit. J'appris donc que le lac n'avait pas toujours formé une boucle autour de Poudlard et que seulement 2 ans avant mon arrivée, il était possible de pénétrer dans la forêt en traversant une simple prairie se trouvant derrière la cabane du garde chasse.
L'ouvrage stipulait également qu'une quantité importante de créatures vivait en son sein : des centaures, des licornes, des botrucs... Mais également des choses plus dangereuses comme des trolls, des loups garous ou des acromentules. Autrement dit, pendant des années, l'accès à la forêt n'avait jamais été empêché par autre chose qu'un simple règlement et quelques créatures effrayantes qui avaient fini par consolider la sinistre réputation de son nom. Pour ma part, j'avais l'impression qu'on cherchait plus à protéger ce château et ceux qui s'y trouvaient qu'à vraiment nous éloigner de cette forêt.
Je revenais à Narcisse qui semblait fourmiller d'impatience. J'étais prêt à parier qu'il n'avait qu'une seule envie : aller voir à quoi pouvait ressembler un interdit. Parce que sinon, à quoi bon emmener ces vêtements si ce n'était que pour y mettre un pied...
"D'après toi, on a quelle longueur d'ici l'autre rive ? Un terrain de quidditch, peut être un peu plus... Pas plus de 200 m. Si t'es un bon nageur, c'est jouable. Je suis partant."
J'appuyais ma décision d'un large sourire, confiant qu'il ne faudrait sûrement pas plus, pour que le Poufsouffle cède à l'appel de l'aventure.
Sur ce point, le règlement était clair : "Il est interdit de se rendre dans la foret Interdite." J'avais suivi cette règle jusqu'à présent ainsi que le conseil qui l'accompagnait en me rendant à la bibliothèque afin d'approfondir les raisons de cet interdiction. Ce que je découvris, bien loin de m'effrayer, avait surtout nourri ma fascination pour l'endroit. J'appris donc que le lac n'avait pas toujours formé une boucle autour de Poudlard et que seulement 2 ans avant mon arrivée, il était possible de pénétrer dans la forêt en traversant une simple prairie se trouvant derrière la cabane du garde chasse.
L'ouvrage stipulait également qu'une quantité importante de créatures vivait en son sein : des centaures, des licornes, des botrucs... Mais également des choses plus dangereuses comme des trolls, des loups garous ou des acromentules. Autrement dit, pendant des années, l'accès à la forêt n'avait jamais été empêché par autre chose qu'un simple règlement et quelques créatures effrayantes qui avaient fini par consolider la sinistre réputation de son nom. Pour ma part, j'avais l'impression qu'on cherchait plus à protéger ce château et ceux qui s'y trouvaient qu'à vraiment nous éloigner de cette forêt.
Je revenais à Narcisse qui semblait fourmiller d'impatience. J'étais prêt à parier qu'il n'avait qu'une seule envie : aller voir à quoi pouvait ressembler un interdit. Parce que sinon, à quoi bon emmener ces vêtements si ce n'était que pour y mettre un pied...
"D'après toi, on a quelle longueur d'ici l'autre rive ? Un terrain de quidditch, peut être un peu plus... Pas plus de 200 m. Si t'es un bon nageur, c'est jouable. Je suis partant."
J'appuyais ma décision d'un large sourire, confiant qu'il ne faudrait sûrement pas plus, pour que le Poufsouffle cède à l'appel de l'aventure.
14 ans / Promo 47 / 4ème année RP 2050-2051 / Fiche PR
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
La Grande traversée ?
Un frémissement dans mon sort, manquant de peu de laisser mes vêtements se déliter les uns des autres. Heureusement que c'est instinctif pour moi, la magie. Enfin, je crois, mais j'ai de plus en plus cette impression que j'ai de moins en moins besoin de réfléchir et de penser pour catalyser mes sorts. Maintenant que j'y repense, mon catalogue s'est bien étoffé, et les variations des multiples sorts que je maîtrise déjà deviennent de plus en plus nombreuses également. Oh et c'est sans compter les nouveaux que j'ai à apprendre... Purée, je suis trop impatient !! Et voilà que je recommence à frissonner, j'éclate de rire à la fin des mots du serpentard, et je lève une main pour m'excuser, afin de lui signifier que ça n'a rien à voir avec ce qu'il a dit.
"Pardon pardon, j'pensais à autre chose."
Mais du coup, retour à la réalité. Plissant mes yeux et mes lèvres, ma main libre venant frotter mon menton, je m'échine à démêler mes envies et mes prudences.
"Mmh... C'est... vachement loin à la nage quand même. Genre... et puis, putain c'est pas saaafe..."
Un pas en avant, ma langue pointe contre l'intérieur de ma joue, gonflant son extérieur en une petite boule pensive. Un autre pas ? Je lève juste le pied, mais le stoppe en plein élan, pour regarder mes vêtements lévitant par magie.
"Mmmh... Euh, euuuh... en vrai, mais... ma maman m'a toujours dit que dans l'eau, les choses sont toujours plus éloignées qu'on a l'impression."
C'était pas exactement ce qu'elle m'avait dit, mais je crois que c'est ce qu'elle a voulu dire. En tout cas, je fais toujours attention à ça de fou, surtout que je sais nager, mais je suis paaas un ultra bon nageur non plus hein. Et puis ça épuise carrément plus que de courir ! Mon corps se balance d'avant en arrière, comme se préparant à bondir. En avant, ou en arrière.
"Pardon pardon, j'pensais à autre chose."
Mais du coup, retour à la réalité. Plissant mes yeux et mes lèvres, ma main libre venant frotter mon menton, je m'échine à démêler mes envies et mes prudences.
"Mmh... C'est... vachement loin à la nage quand même. Genre... et puis, putain c'est pas saaafe..."
Un pas en avant, ma langue pointe contre l'intérieur de ma joue, gonflant son extérieur en une petite boule pensive. Un autre pas ? Je lève juste le pied, mais le stoppe en plein élan, pour regarder mes vêtements lévitant par magie.
"Mmmh... Euh, euuuh... en vrai, mais... ma maman m'a toujours dit que dans l'eau, les choses sont toujours plus éloignées qu'on a l'impression."
C'était pas exactement ce qu'elle m'avait dit, mais je crois que c'est ce qu'elle a voulu dire. En tout cas, je fais toujours attention à ça de fou, surtout que je sais nager, mais je suis paaas un ultra bon nageur non plus hein. Et puis ça épuise carrément plus que de courir ! Mon corps se balance d'avant en arrière, comme se préparant à bondir. En avant, ou en arrière.
La Grande traversée ?
Erreur. La réponse du Poufsouffle soutenue de tout son être transpirait l'hésitation. Deux minutes plus tôt, il était déjà en train de mettre son plan à exécution. Alors quoi ?
C'est pas safe....
C'est quoi son problème. Je viens de lui dire que c'était largement faisable.
"T'allais le faire tout seul si je n'avais pas surgi de l'eau. T'as peur de quoi maintenant ? De la distance ou de ce qu'on va trouver si on arrive sur l'autre rive ?"
Narcisse n'était plus le gringalet qui se cachait avec Merinda pour s'entrainer à je ne sais quel sport de combat. Avec les années, même s'il restait plus petit que moi, la musculature de corps s'était développée. Ca se voyait. Ses épaules, ses bras et son torse portaient le fruit des exercices physique qu'il n'avait jamais cessé de s'infliger. Sans parler, qu'en général, il n'était pas du genre à se dégonfler. Tout cela ne lui ressemblait guère.
"Laisse tomber ce que t'a dit ta mère. Fais moi confiance, on sera vite de l'autre côté et peut être les premiers à l'avoir fait. T'imagines ce que penseront les autres quand ils l'apprendront. Tout le monde voudra nous imiter."
C'était possible. Nous en étions capables. Il fallait juste y croire. Les moldus ne disaient ils pas : "L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt."
C'est pas safe....
C'est quoi son problème. Je viens de lui dire que c'était largement faisable.
"T'allais le faire tout seul si je n'avais pas surgi de l'eau. T'as peur de quoi maintenant ? De la distance ou de ce qu'on va trouver si on arrive sur l'autre rive ?"
Narcisse n'était plus le gringalet qui se cachait avec Merinda pour s'entrainer à je ne sais quel sport de combat. Avec les années, même s'il restait plus petit que moi, la musculature de corps s'était développée. Ca se voyait. Ses épaules, ses bras et son torse portaient le fruit des exercices physique qu'il n'avait jamais cessé de s'infliger. Sans parler, qu'en général, il n'était pas du genre à se dégonfler. Tout cela ne lui ressemblait guère.
"Laisse tomber ce que t'a dit ta mère. Fais moi confiance, on sera vite de l'autre côté et peut être les premiers à l'avoir fait. T'imagines ce que penseront les autres quand ils l'apprendront. Tout le monde voudra nous imiter."
C'était possible. Nous en étions capables. Il fallait juste y croire. Les moldus ne disaient ils pas : "L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt."
Dernière modification par Ezra Waite le 27 févr. 2025, 10:53, modifié 1 fois.
14 ans / Promo 47 / 4ème année RP 2050-2051 / Fiche PR
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
La Grande traversée ?
Ça tique. Ça tique, ça tique !
"Quoi ?!"
tout le monde voudra nous imiter ?! Oh, merde ! Sans que je ne le réalise, mon sort se brise, mes vêtements s'effondrent dans le lac. Mes yeux s'écarquillent, mon sang ne fait qu'un tour, lorsqu'enfin, je mesure pleinement le danger ! Que je me mette en danger tout seul, aucun problème, c'est pas grave du tout, si je suis tout seul, je prends des risques que pour moi, je suis le seul responsable de tout. Mais emmener d'autres dans l'histoire, ça, jamais ! Hors de question !!
De ma main libre, je balaye l'air devant moi, un vrai pas en arrière effectué, totalement déterminé, cette fois-ci, à revenir en arrière.
"Ok c'est une super mauvaise idée !!! Si on donne envie à d'autre d'faire pareil ça pourrait être super dangereux ! T'imagine les premières années s'y voulaient aussi l'faire ??"
Mon cœur battait à tout rompre, l'adrénaline rompue, redirigée dans un tout autre objectif : revenir sur mes pas pour retourner sur la rive. Une longue expiration, un regard en direction de l'île. Putain, qu'est-ce que j'ai envie d'y aller, mais plus question de le faire de cette manière.
"Évidemment qu'j'ai grave envie d'y aller... mais j'comprends pas trop c'que tu dis. Les premiers à l'faire ? Mais on s'en fiche ça, par contre j'ai pas envie d'influencer les autres comme ça..."
Le regard imperceptiblement baissé, je ramène mes vêtements flottants de quelques coups de baguette lents. Les tremblements qui agitent ma peau sont symptômes de l'excitation retombée, du froid glacial de l'eau, de l'envie brûlante, toujours présente, mais désormais occultée par l'angoisse de voir d'autres prendre des risques.
"Quoi ?!"
tout le monde voudra nous imiter ?! Oh, merde ! Sans que je ne le réalise, mon sort se brise, mes vêtements s'effondrent dans le lac. Mes yeux s'écarquillent, mon sang ne fait qu'un tour, lorsqu'enfin, je mesure pleinement le danger ! Que je me mette en danger tout seul, aucun problème, c'est pas grave du tout, si je suis tout seul, je prends des risques que pour moi, je suis le seul responsable de tout. Mais emmener d'autres dans l'histoire, ça, jamais ! Hors de question !!
De ma main libre, je balaye l'air devant moi, un vrai pas en arrière effectué, totalement déterminé, cette fois-ci, à revenir en arrière.
"Ok c'est une super mauvaise idée !!! Si on donne envie à d'autre d'faire pareil ça pourrait être super dangereux ! T'imagine les premières années s'y voulaient aussi l'faire ??"
Mon cœur battait à tout rompre, l'adrénaline rompue, redirigée dans un tout autre objectif : revenir sur mes pas pour retourner sur la rive. Une longue expiration, un regard en direction de l'île. Putain, qu'est-ce que j'ai envie d'y aller, mais plus question de le faire de cette manière.
"Évidemment qu'j'ai grave envie d'y aller... mais j'comprends pas trop c'que tu dis. Les premiers à l'faire ? Mais on s'en fiche ça, par contre j'ai pas envie d'influencer les autres comme ça..."
Le regard imperceptiblement baissé, je ramène mes vêtements flottants de quelques coups de baguette lents. Les tremblements qui agitent ma peau sont symptômes de l'excitation retombée, du froid glacial de l'eau, de l'envie brûlante, toujours présente, mais désormais occultée par l'angoisse de voir d'autres prendre des risques.
La Grande traversée ?
Non mais je rêvais. Narcisse était en train de se débiner. A la base, c'était quand même son idée. Plus je le soutenais dans son projet et plus le Poufsouffle se trouvait des excuses pour ne plus y aller.
"Non mais attends. Si les autres sont assez bêtes pour faire comme nous, c'est leur choix. Et puis, ça ne veut pas dire qu'ils oseront le faire."
Nous n'étions vraiment pas fait du même bois Narcisse et moi. Son air était devenu piteux avec ses vêtements dégoulinants et sa tête basse. En plus, il se mettait à trembler comme une chiffe molle. Rien à voir avec le garçon que je croyais connaître. Je m'agaçais :
"Oh et puis laisse tomber. T'as qu'à rester là, je peux y aller sans toi après tout."
Je me tournais pour observer la distance et le ciel au dessus de la lisière de la forêt interdite. Le soleil était encore haut. Sa chaleur réchauffait ma peau nue rendant la morsure des eaux du lac sur mes jambes immergées plus présente. Moi, j'y croyais mais il ne fallait plus attendre. L'eau était froide. L'immobilisme n'était pas bon. Je bombais le torse en inspirant profondément plusieurs fois puis avec un élan plein de détermination, je plongeais sous la surface. Deux trois brasses plus loin, j'émergeais et commençais à nager le crawl droit devant moi.
"Non mais attends. Si les autres sont assez bêtes pour faire comme nous, c'est leur choix. Et puis, ça ne veut pas dire qu'ils oseront le faire."
Nous n'étions vraiment pas fait du même bois Narcisse et moi. Son air était devenu piteux avec ses vêtements dégoulinants et sa tête basse. En plus, il se mettait à trembler comme une chiffe molle. Rien à voir avec le garçon que je croyais connaître. Je m'agaçais :
"Oh et puis laisse tomber. T'as qu'à rester là, je peux y aller sans toi après tout."
Je me tournais pour observer la distance et le ciel au dessus de la lisière de la forêt interdite. Le soleil était encore haut. Sa chaleur réchauffait ma peau nue rendant la morsure des eaux du lac sur mes jambes immergées plus présente. Moi, j'y croyais mais il ne fallait plus attendre. L'eau était froide. L'immobilisme n'était pas bon. Je bombais le torse en inspirant profondément plusieurs fois puis avec un élan plein de détermination, je plongeais sous la surface. Deux trois brasses plus loin, j'émergeais et commençais à nager le crawl droit devant moi.
14 ans / Promo 47 / 4ème année RP 2050-2051 / Fiche PR
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE