A vos patins !
Être l’otage de sa propre fatigue et sa frustration n’avait en rien fait perdre à Morgan sa capacité de discernement, bien que l’on ne pouvait pas affirmer la même chose pour sa patience. Et après avoir écouté ce qu’elle venait d’entendre et vu ce qu’il y avait à voir, la galloise n’était pas certaine qui lui en restait encore beaucoup.
Elle n’avait que faire des actions des jeunes sang-purs, venait-elle à peine d’affirmer auprès de la blonde. Néanmoins il fallait le reconnaitre, les choses auraient pu tourner dans un tout autre drame, si la cadette des Harrison n’était pas intervenu auprès de sa sœur. Et Morgan lui en fut reconnaissante, en quelque sorte. Si bien qu’elle n’intervint point lorsqu’elle confronta à son tour l’homme, et la laissa partir sans rien dire. Son regard suivi l’adolescente quelques secondes, avant de s’en détourner.
« Circulez », sortit de sa bouche de manière expéditif, s’adressant à l’attroupement qu’avait formé la querelle des deux héritiers. Elle n’en accorda aucun à l’homme aux yeux d’argent volontairement, et s’en retourna aussitôt vers son chalet. Qui était fautif ou victime n’était pas son affaire, mais ce qui était certain c’est qu’elle ne cautionnait pas l’humiliation – et qu’il ne s’agissait plus seulement de Thomas l’arrogant chevalier, mais de Thomas Sangblanc. Comme si elle n’avait pas risqué suffisamment en rendant service à deux inconnus, il s'avérait qu’il s'agissait de fichus sang-purs de France.
@Merinda Swart@Alyssa Wright, n'hésitez pas à faire un tour supplémentaire, parce que j'ai l'impression qu'il y a un certain décalage temporel
Ce fut un plaisir également Carry !
Elle n’avait que faire des actions des jeunes sang-purs, venait-elle à peine d’affirmer auprès de la blonde. Néanmoins il fallait le reconnaitre, les choses auraient pu tourner dans un tout autre drame, si la cadette des Harrison n’était pas intervenu auprès de sa sœur. Et Morgan lui en fut reconnaissante, en quelque sorte. Si bien qu’elle n’intervint point lorsqu’elle confronta à son tour l’homme, et la laissa partir sans rien dire. Son regard suivi l’adolescente quelques secondes, avant de s’en détourner.
« Circulez », sortit de sa bouche de manière expéditif, s’adressant à l’attroupement qu’avait formé la querelle des deux héritiers. Elle n’en accorda aucun à l’homme aux yeux d’argent volontairement, et s’en retourna aussitôt vers son chalet. Qui était fautif ou victime n’était pas son affaire, mais ce qui était certain c’est qu’elle ne cautionnait pas l’humiliation – et qu’il ne s’agissait plus seulement de Thomas l’arrogant chevalier, mais de Thomas Sangblanc. Comme si elle n’avait pas risqué suffisamment en rendant service à deux inconnus, il s'avérait qu’il s'agissait de fichus sang-purs de France.
La situation s'étant conclut d'elle-même, Morgan décide de retourner à l'abri central en ignorant Thomas (@Alice Sangblanc), ou en essayant en tout cas.
@Merinda Swart@Alyssa Wright, n'hésitez pas à faire un tour supplémentaire, parce que j'ai l'impression qu'il y a un certain décalage temporel
Ce fut un plaisir également Carry !
I cast happiness upon y'all — while robbing you of a few Galleons, of course.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
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A vos patins !
Fin pour moi ! Merci pour ce RP fou ! @Alyssa Wright @Morgan Rosenwald @Alice Sangblanc @Carry HarrisonMerinda retrouva la terre ferme avec joie, heureuse de récupérer entièrement son équilibre. Elle n'était pas mauvaise sur la glace, mais son niveau restait tout de même assez moyen, et il était mieux d'être à son avantage face à Alice. Enfin... si elle pouvait dire que marcher sur le sol avec des patins qui empêchent le mouvement original du pied la mettait à son avantage... La Serpentard avait hâte de retrouver ses rangers qui étaient bien plus confortables.
Alice les observa, Alyssa et elle, et Merinda tenta de capter de nouveau le regard si fort de la jeune femme. Elle l'avait tant impressionnée, son visage était resté si neutre et pur face à son ennemie jurée ! La jeune métisse ne put s'empêcher de sourire quand son aînée leur dit qu'elles ne manquaient pas de cran. C'était un compliment !
Son sourire s'effaça au fur et à mesure qu'Alice parlait. Merinda avait totalement oublié, dans le feu de l'action, que Harrison était la fille d'un membre de Conseil... Elle jeta un œil à Alyssa, espérant que son amie ne lui en voudrait pas d'avoir omis ce détail dans la présentation qu'elle lui avait faite de l'exclue. Désormais qu'elle se souvenait de ce détail, elle était mitigée entre la fierté d'avoir accompli un acte si grand qui touchait jusqu'au plus haut de la hiérarchie sorcière britannique, et la peur qu'il y ait des répercussions sur sa partenaire de crime et elle.
Il était rare que Merinda baisse les yeux devant quelqu'un, mais le respect qu'elle avait envers Alice alors qu'elle le connaissait depuis si peu longtemps lui fit cesser de chercher son regard, lorsque l'élève de Beauxbâtons leur dit que cela ne résolvait rien. Mais si la Serpentard avait pu obligé ses yeux à agir différemment de son impolitesse habituelle, elle n'eut pas le contrôle de sa langue, et les mots sortirent tous seuls :
"Mais ça fait du bien."
Elle se risqua à relever les yeux pour voir la réaction que provoquait sa réponse sur Alice. Et elle fut surprise de voir un sourire taquin se dessiner sur les lèvres pâles tandis que la franco-britannique se penchait vers elles :
"Il faut viser directement la bouche, cela annihile toute paroles venimeuses."
Les lèvres de Merinda s'étirèrent en un sourire complice qu'elle adresse à Alice puis à Alyssa. Alice était belle, savait maîtriser ses émotions, et en plus elle soutenait leur acte de rébellion vengeresse. Elle fit un bond dans l'estime de la métisse aux cheveux courts.
Merinda remarqua les yeux d'Alice se perdre un instant derrière elles, et elle se retourna pour se retrouver nez à nez avec le beau gosse de quelques instants plus tôt, accoudé à la rambarde de la patinoire. La jeune Serpentard ne put s'empêcher de rougir violemment, avant de remarquer qu'il fixait Alice d'un regard lourd. Elle se détourna doucement pour se retrouver de nouveau face à Alice, essayant d'oublier les traits quelque peu attirants du garçon.
C'est alors que déboula sa famille, Jack en premier, le regard enflammé, qui tentait de contenir sa rage pour ne pas attirer le regard de tout le monde. Suivaient Talya qui portait Carrie et tenait Tom par la main, et Octavius derrière, le regard soucieux de ne pas se faire mal regarder par les gens qui l'entouraient. Lorsqu'il croisa le regard de Merinda, il la fusilla des yeux : qu'est-ce qui lui avait prit d'attirer l'attention comme ça, en faisant une énorme connerie du genre ?
Lorsque Jack vit que sa fille était en discussion avec deux autres filles, dont une qui paraissait plus âgée, plus mûre et plus sage, il s'arrêta brutalement à quelques mètre d'elles.
"Merinda !"
La jeune fille ne pouvait pas faire semblant de ne pas l'avoir entendu, la voix grave de son père avait fait l'effet d'une tempête sur leur groupe. Il croisait les bras, impatient, et le regard dur de Talya sur Merinda n'était pas mieux. La deuxième année lança un regard gêné à Alice et Alyssa, mais Jack n'attendit pas plus. Il s'avança, l'attrapa fermement par le bras, et se tourna vers les deux autres filles, d'une voix grave :
"Excusez-moi, Merinda va devoir vous laisser. Elle a des comptes à nous rendre !"
Il avait prononcé sa dernière phrase en fusillant sa fille du regard. Il l'embarqua avec lui, et Merinda eut à peine le temps de lancer un "à la rentrée !" à Alyssa, et "au revoir !" à Alice.
"On va aller parler à Morgan dès qu'elle sera libérée, décréta Talya lorsque son mari et sa fille l'eurent rejointe. C'est quoi ton problème Merinda ? Tu ne peux pas nous laissez une seule journée de repos pendant les vacances ? Qu'est-ce qui t'as pris de lancer une bombabouse sur cette fille !?"
- Et tu m'expliqueras qui c'est, cette fille qui t'a aidée à faire une telle bêtise. C'est elle ou toi qui a eu l'idée ?
- Moi, répondit sans hésitation Merinda, mentant une nouvelle fois.
- Donc tu ne te contentes plus de faire tes bêtises seule, maintenant tu corromps tes camarades pour qu'ils t'aident... C'est de pire en pire Merinda !
- Mais Merine elle m'a sauvée de la méchante madame ! s'exclama Carrie en sortant son pouce de sa bouche.
- Carrie, c'est une affaire de grands, ne t'y mêle pas."
La petite se remit à sucer son pouce en lançant un regard d'incompréhension à sa grande sœur. La famille arriva au niveau de Morgan et l'attendit. Après avoir pu lui parler, les parents étaient au courant de tout ce qu'il s'était passé, et lorsqu'ils avaient demandé comment Merinda pourrait se racheter, Morgan avait dit que la jeune fille pourrait venir les jours suivants pour l'aider à gérer la patinoire, comme des travaux d'intérêt général.
Jack et Talya satisfaits par cette solution, la famille Swart quitta le chemin de traverse en rentra chez elle. Au programme : un mauvais moment pour Merinda...
A vos patins !
Qu'est-ce que c'était agaçant de se faire traiter comme un enfant alors que ces adultes si parfaits continuaient de bavarder entre personnes responsables. Alyssa donnait des coups rageux de la lame de ses patins contre la glace, contrastant drôlement avec sa progression naturellement élégante (et renforcée par des années d'intense pratique) jusqu'au bord de la patinoire. Elle sentait dans son dos qu'Alice Sangblanc, une personne lui étant complètement inconnue quelques minutes auparavant, les suivait. La mission de celle-ci était de les raccompagner, comme si Alyssa ne connaissait pas la sortie.
La terre ferme regagnée ne changea guère grand chose à l'équilibre d'Alyssa bien habituée à évoluer sur la glace. Elle sentit le regard de son aînée sur Merine et sur sa propre personne et croisa les bras, l'air boudeur. Cependant, aux premiers mots d'Alice, la jeune fille releva les yeux dans un léger sourire, avant que le terme "Matriarche" ne sorte. L'air boudeur d'Alyssa revint de plus bel sur son visage, faisant sensiblement penser à la mimique d'un enfant de cinq ans privé de bonbons ; oui c'était son amie et elle qui avait été sorties de la patinoire, pas la criminelle. Et d'ailleurs, c'était quoi une Matriarche ? La blondinette coula un regard vers son amie qui semblait, elle, connaître ce mot. Alyssa haussa les épaules, cela ne devait pas être si important. Cependant son air boudeur s'estompa à la parole de Merine et elle réprima un sourire, ne pouvant s'empêcher de silencieusement confirmer.
Puis un large sourire naquit sur son visage face aux soudains propos complètement inattendus d'Alice, la Gryffondor manqua même d'éclater de rire. Cette allusion lui faisait penser à cette vieille remplaçante institutrice à son école moldue, de l'âge d'une momie approximativement, qui l'avait menacé de lui laver la bouche avec un bloc de savon une fois. Cela l'avait profondément amusée à l'époque, en s'imaginant la bouche pleine de bulles. Alors l'image de Carry avec une bombabouse dans la bouche était tout bonnement hilarante. Alyssa fixait maintenant d'un regard presque triomphal Alice, bien fière de voir celle-ci sembler parfaitement de leur côté.
- Compte sur nous la prochaine fois, fit-elle en levant un pouce en l'air, toute contente.
Bon, Alyssa allait vite redescendre sur terre. Pas par l'homme qui s'était approché d'elles, la jeune fille était complètement imperméable à sa beauté, elle le trouvait juste... vieux. Mais par l'arrivée soudaine de ce qu'elle devina être les parents de Merine. Ils avaient l'air en colère. Et Alyssa blêmit en pensant soudainement à ses propres parents, en ce moment-même à l'étranger, bien trop loin d'elle... Par Merlin, j'espère qu'ils sauront jamais ce qu'il s'est passé., se mit-elle à penser très fort, un sentiment renforcé par la vision de Merine se faisant tirer du bras par son père.
- A la rentrée !, fit-elle dans un signe déçu à son amie, avant de lorgner Alice en hésitant. Finalement elle souffla, un peu embarrassée à la pensée de la punition qui l'attendait : J'crois faut que j'attende au cabanon... A plus !
La jeune fille s'éloigna en trottinant, ses patins à glace tenus par leurs lacets, se dirigeant vers le cabanon en question. Son cœur battait maintenant à toute allure des évènements passés, autant la demande de Carry Harrison de la débarrasser de son amie Merine, que le plan fou élaboré avec sa camarade, que l'application de ce plan puis les remontrances, sans compter la rencontre avec cette Alice semblant en tout point héroïque. Et maintenant je vais avoir une autre punition., pensa Alyssa, soudainement accablé. Tout ça pour avoir voulu venger des innocents.
Cependant, on ne pouvait pas non plus dire que les paroles de la gérante de la patinoire étaient tombées dans l'oreille d'une sourde. Alyssa était agacée de ne pouvoir s'empêcher de reconnaître que oui, sa conduite avait été dangereuse. Pas pour Carry -elle s'en fichait complètement- mais pour les autres se trouvant sur la glace. Et cela lui déplaisait vraiment... Sans compter qu'une énième punition allait alourdir son dossier.
La jeune fille attendit un moment au cabanon, ne pouvant s'empêcher de faire les cent pas histoire de ne pas rester immobile au côté de cette foule qui profitait tranquillement du Marché de Noël. Lorsque l'adulte gérant la patinoire viendra à sa rencontre en demandant à voir son responsable, Alyssa essayera de négocier, affirmant que personne n'avait été blessé et qu'elle avait compris la leçon sur les dangers de ses actes. Cela n'aura pas vraiment l'effet escompté et son aînée lui expliquera alors le danger d'avoir provoqué une famille spécifiquement de Sang-Pur à la solde du Conseil. La troisième année, finissant par réaliser les conséquences que ses actes pourraient -ou aurait pu- avoir sur son entourage, se montra très sincèrement désolée et dira regretter. La simple idée d'avoir pu véritablement mettre en danger sa famille était bien dure à encaisser pour elle comparée aux risques sur sa propre personne, et lui fit monter les larmes aux yeux.
Alyssa sera tout de même contrainte d'amener l'adulte de la patinoire jusqu'à l'un de ses responsables, qui fut Diarmuid O'Belt. La blonde les écouta d'une oreille parler de son cas, assez confuse de l'ensemble de la situation, mais entendra avec surprise la femme essayer de limiter pour elle les punitions potentielles. Monsieur O'Belt lui dira qu'il comprend le besoin de justice mais que sa manière d'agir n'était probablement pas la plus efficace. En somme, Alyssa recevra comme punition une retenue à l'infirmerie, elle s'en sera relativement bien sortie cette fois.
La terre ferme regagnée ne changea guère grand chose à l'équilibre d'Alyssa bien habituée à évoluer sur la glace. Elle sentit le regard de son aînée sur Merine et sur sa propre personne et croisa les bras, l'air boudeur. Cependant, aux premiers mots d'Alice, la jeune fille releva les yeux dans un léger sourire, avant que le terme "Matriarche" ne sorte. L'air boudeur d'Alyssa revint de plus bel sur son visage, faisant sensiblement penser à la mimique d'un enfant de cinq ans privé de bonbons ; oui c'était son amie et elle qui avait été sorties de la patinoire, pas la criminelle. Et d'ailleurs, c'était quoi une Matriarche ? La blondinette coula un regard vers son amie qui semblait, elle, connaître ce mot. Alyssa haussa les épaules, cela ne devait pas être si important. Cependant son air boudeur s'estompa à la parole de Merine et elle réprima un sourire, ne pouvant s'empêcher de silencieusement confirmer.
Puis un large sourire naquit sur son visage face aux soudains propos complètement inattendus d'Alice, la Gryffondor manqua même d'éclater de rire. Cette allusion lui faisait penser à cette vieille remplaçante institutrice à son école moldue, de l'âge d'une momie approximativement, qui l'avait menacé de lui laver la bouche avec un bloc de savon une fois. Cela l'avait profondément amusée à l'époque, en s'imaginant la bouche pleine de bulles. Alors l'image de Carry avec une bombabouse dans la bouche était tout bonnement hilarante. Alyssa fixait maintenant d'un regard presque triomphal Alice, bien fière de voir celle-ci sembler parfaitement de leur côté.
- Compte sur nous la prochaine fois, fit-elle en levant un pouce en l'air, toute contente.
Bon, Alyssa allait vite redescendre sur terre. Pas par l'homme qui s'était approché d'elles, la jeune fille était complètement imperméable à sa beauté, elle le trouvait juste... vieux. Mais par l'arrivée soudaine de ce qu'elle devina être les parents de Merine. Ils avaient l'air en colère. Et Alyssa blêmit en pensant soudainement à ses propres parents, en ce moment-même à l'étranger, bien trop loin d'elle... Par Merlin, j'espère qu'ils sauront jamais ce qu'il s'est passé., se mit-elle à penser très fort, un sentiment renforcé par la vision de Merine se faisant tirer du bras par son père.
- A la rentrée !, fit-elle dans un signe déçu à son amie, avant de lorgner Alice en hésitant. Finalement elle souffla, un peu embarrassée à la pensée de la punition qui l'attendait : J'crois faut que j'attende au cabanon... A plus !
La jeune fille s'éloigna en trottinant, ses patins à glace tenus par leurs lacets, se dirigeant vers le cabanon en question. Son cœur battait maintenant à toute allure des évènements passés, autant la demande de Carry Harrison de la débarrasser de son amie Merine, que le plan fou élaboré avec sa camarade, que l'application de ce plan puis les remontrances, sans compter la rencontre avec cette Alice semblant en tout point héroïque. Et maintenant je vais avoir une autre punition., pensa Alyssa, soudainement accablé. Tout ça pour avoir voulu venger des innocents.
Cependant, on ne pouvait pas non plus dire que les paroles de la gérante de la patinoire étaient tombées dans l'oreille d'une sourde. Alyssa était agacée de ne pouvoir s'empêcher de reconnaître que oui, sa conduite avait été dangereuse. Pas pour Carry -elle s'en fichait complètement- mais pour les autres se trouvant sur la glace. Et cela lui déplaisait vraiment... Sans compter qu'une énième punition allait alourdir son dossier.
La jeune fille attendit un moment au cabanon, ne pouvant s'empêcher de faire les cent pas histoire de ne pas rester immobile au côté de cette foule qui profitait tranquillement du Marché de Noël. Lorsque l'adulte gérant la patinoire viendra à sa rencontre en demandant à voir son responsable, Alyssa essayera de négocier, affirmant que personne n'avait été blessé et qu'elle avait compris la leçon sur les dangers de ses actes. Cela n'aura pas vraiment l'effet escompté et son aînée lui expliquera alors le danger d'avoir provoqué une famille spécifiquement de Sang-Pur à la solde du Conseil. La troisième année, finissant par réaliser les conséquences que ses actes pourraient -ou aurait pu- avoir sur son entourage, se montra très sincèrement désolée et dira regretter. La simple idée d'avoir pu véritablement mettre en danger sa famille était bien dure à encaisser pour elle comparée aux risques sur sa propre personne, et lui fit monter les larmes aux yeux.
Alyssa sera tout de même contrainte d'amener l'adulte de la patinoire jusqu'à l'un de ses responsables, qui fut Diarmuid O'Belt. La blonde les écouta d'une oreille parler de son cas, assez confuse de l'ensemble de la situation, mais entendra avec surprise la femme essayer de limiter pour elle les punitions potentielles. Monsieur O'Belt lui dira qu'il comprend le besoin de justice mais que sa manière d'agir n'était probablement pas la plus efficace. En somme, Alyssa recevra comme punition une retenue à l'infirmerie, elle s'en sera relativement bien sortie cette fois.
___________
(Les actions évoquées ont été vues avec Morgan et @Diarmuid O'Belt)
Fin pour moi aussi !!
@Merinda Swart & @Morgan Rosenwald & @Alice Sangblanc & @Carry Harrison merci beaucoup pour ce RP, c'était vraiment dingue !
Fin pour moi aussi !!
@Merinda Swart & @Morgan Rosenwald & @Alice Sangblanc & @Carry Harrison merci beaucoup pour ce RP, c'était vraiment dingue !
5ème année RP 2050/2051 | 1m52 | 40 kg | Préfète inRP à partir de Sept. 49 | Attrapeuse des Griffes Ardentes
Color = MintCream
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Be a writer, 장르로는 fantasy
A vos patins !
Alice Sangblanc
Les deux jeunes filles étaient… surprenantes. Indélicates, démonstratives et indisciplinées, mais tout de même surprenante. Alice se plaisait à les observer, à les écouter, un fin sourire aux lèvres. Au diable Damiano. Au diable Harrison. Ces deux jeunes filles illuminaient la journée d’Alice.
Enfin, pour quelques secondes.
La jeune Merinda fut sermonnée et arracher à Alice par un homme qui, de toutes évidences, était son père. Alice resta silencieuse, observant la scène sans un mot ni un geste. Une réprimande était toute naturelle, après une telle démonstration d’inconscience et d’immaturité.
Alice salua Merinda d’une oscillation de ses doigts, un sourire amusé aux lèvres. Une vraie furie, celle ci.
Et ce fut au tour d’Alyssa de répondre de ses frasques. Alice la salua d’un sourire, agrémenté d’un lent « A bientôt ». Elle détourna le regard pour le planter dans celui de Damiano, à présent juste en face d’elle.
Elle tendit ses doigts pour lui réajuster son écharpe, et alors qu’elle s’apprêtait à se moquer, Damiano repoussa sa main d’un geste vif. Les yeux ronds d’indignation, Alice ramena sa main contre elle. Et après l’indignation, la colère étincela dans ses yeux.
« — Avise toi à nouveau de me repousser de la sorte, et je…
— Tu me poignarderas dans le dos ? Comme ce que tu as fait en me cachant, à moi, à mes parents, à Léonie, que tu es défigurée ? »
Un poids tomba dans le ventre d’Alice. La colère s’envola, ne laissant plus qu’un vide aussi froid que la Sibérie.
Damiano observa la réaction d’Alice. Il secoua la tête, sifflant entre ses dents. Il baissa les yeux sur ses chaussures, les dents serrées. « Finalement… tu es pire que ce que j’ai toujours imaginé. C’est… violent de réaliser que tu n'es pas seulement une mauvaise promise : tu es aussi une mauvaise amie. »
Damiano n’ajouta rien de plus, son regard se posant à nouveau sur Alice, sur cette joue balafrée qu’elle cachait à tous.
Alice déglutit, incapable de regarder Damiano.
Décidément, Harrison parviendrait toujours à lui arracher quelque chose. Et aujourd’hui, il s’agissait de la confiance fragile que Damiano avait pour elle.
Thomas Sangblanc
Parfois, Thomas avait des regrets. Chose futile, il en avait bien conscience mais… sa langue était souvent plus rapide que sa conscience, surtout en situation dangereuse.
Les larmes de Morrigan lui firent plus de mal qu’il ne l’avouerait jamais. Pendant une fraction de seconde, alors même qu’elle menaçait de le carboniser… son sourire fondit comme neige au Soleil. Il n’avait pas peur, non.
Il revoyait cette fameuse nuit où il avait vu Morrigan Harrison s’effondrer après qu’il lui ai piétiné le coeur.
Mais fort heureusement, l’instinct de Thomas était aiguisé, et alors qu’il voyait la baguette de son ex fiancée fourmillait de sa magie destrucrice, il récupéra la sienne et s’apprêta à créer un bouclier.
L’arrivée de Carry Harrison mit un terme aux prémices de violence. Comme c’était curieux.
Silencieux, Thomas observa l’échange entre les deux soeurs, en appui sur son pied droit, prêt à réagir. Mais au fil des mots, son corps se détendit. Il se redressa. Le danger s’était envolé.
Thomas rangea sa baguette, sans quitter des yeux les deux Harrison. Morrigan s’en allait, et Carry la suivrait bientôt. Sa soeur et ses jeunes amies seraient bientôt en sécurité. Il avait réussi. Avec cruauté… mais il avait réussi.
Et voilà que la plus jeune des hyènes se tournait vers Thomas. Sans sourciller, il accueillit ce venin qu’il connaissait à toutes les Harrison. Il ne sourit pas, affrontant seulement le regard de la fillette devenue femme. Ah, Carry, Carry, Carry… à ses yeux, jamais son sang ne serait fautif. En cela… ils se ressemblaient.
Tu es répugnant, Sangblanc.
Ces mots là, Thomas les reçu comme un coup de poing.
Répugnant ? Oui, sans l’ombre d’un doute. Aussi se permit-il un bref sourire en coin, sans joie aucune. Il n’y avait rien à dire de plus.
C’était terminé. Thomas avait réussi, sa jeune soeur était en sécurité et rien d’autre n’avait d’importance.
Thomas laissa Morgan commandé à la plèbe de se dispersé. Il passa une main dans ses boucles blanches, tira sur son col, ajusta sa chemise…
Et enfin, il s’autorisa un regard vers Morgan. Elle avait tout vu, tout entendu. Quel piteux tableau.
Il s’approcha, son regard vadrouillant autour de Morgan.
« Je vous présente toutes mes plus plates excuses pour cet étalage de… je ne saurai dire de quoi il s’agissait, en réalité. Quoi qu’il en soit, je suis désolé. Votre journée semble bien assez désagréable, et il a fallu que… ça s’ajoute à vos affaires. »
Thomas jeta un regard dans la direction d’Alice et Damiano, pour s’assurer que les Harrison n’avait pas contourné la patinoire pour prendre sa soeur en traitre. Il n’en fut rien.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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A vos patins !
Elle avait à peine amorcé un quart de tour pour s'éloigner, qu’elle s’arrêta lorsque l’homme s’adressa à elle. Cette fois-ci, ses yeux bleus se glissèrent vers Thomas, interdits. Pourquoi rester ? Pourquoi écouter les paroles du français ? Elle pouvait tout à fait l'ignorer, balayer d'un geste ses excuses comme on chasse une mouche importune. Et pourtant, elle resta. Était-ce par curiosité ? Ou bien un espoir inconscient, de comprendre ce qui l’avait motivé à s'embourber dans une telle situation, et à avoir recourt à l’humiliation ? Non, se dit-elle. Cela n’a pas d’importance. Il n’a pas davantage d’importance, qu’une épine passagère dans ton flanc. Mais, malgré cette certitude, une part d'elle ne pouvait s'empêcher de ressentir une légère irritation.
« J’ai entendu vos excuses », finit-elle par répondre, d'un ton sec mais sans animosité. « Mais honnêtement, vous n’aviez pas besoin de le faire. Ce qui est fait est fait. Mon boulot, c'est juste de m’assurer que personne ne se blesse sur la patinoire. J'ai dépassé les bornes en intervenant en dehors de la glace, alors c'est plutôt à moi de m'excuser. »
Elle s'approcha de la barrière, s'y appuyant légèrement, son regard fixé sur lui.
« Pour info, bien que je vous soupçonne de l’avoir déjà constaté, votre sœur et plusieurs patineurs ont subi des lancers de bombabouses... Deux enfants ont cru malin de s'en prendre à Carry Harrison. Je suppose qu'elles se prenaient pour des justicières. » Elle haussa les épaules, agacée. « Ce qui se passe entre votre famille et les Harrison, monsieur Sangblanc, ça ne me regarde pas. Et franchement, ça ne devrait pas concerner les autres non plus. »
« J’ai entendu vos excuses », finit-elle par répondre, d'un ton sec mais sans animosité. « Mais honnêtement, vous n’aviez pas besoin de le faire. Ce qui est fait est fait. Mon boulot, c'est juste de m’assurer que personne ne se blesse sur la patinoire. J'ai dépassé les bornes en intervenant en dehors de la glace, alors c'est plutôt à moi de m'excuser. »
Elle s'approcha de la barrière, s'y appuyant légèrement, son regard fixé sur lui.
« Pour info, bien que je vous soupçonne de l’avoir déjà constaté, votre sœur et plusieurs patineurs ont subi des lancers de bombabouses... Deux enfants ont cru malin de s'en prendre à Carry Harrison. Je suppose qu'elles se prenaient pour des justicières. » Elle haussa les épaules, agacée. « Ce qui se passe entre votre famille et les Harrison, monsieur Sangblanc, ça ne me regarde pas. Et franchement, ça ne devrait pas concerner les autres non plus. »
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A vos patins !
THOMAS SANGBLANC
Thomas ne bronchait pas, ses yeux posés sur Morgan. Elle avait entendu ses excuses, disait-elle sans l’ombre d’une émotion. Elle se moquait du pardon sincère de l’homme. Preuve de son détachement et son manque d’intérêt pour la situation.
Mais ce n’était pas tout.
Aucun intérêt pour la situation, ni pour les troubles qui opposaient Sangblanc et Harrison. Elle connaissait son nom, désormais. Cela changeait-il la donne ? Morgan et Thomas étaient à présent à armes égales. Ce constat fit étirer un bref sourire à l’héritier.
Thomas s’accouda à la barrière, son buste diriger vers Morgan sans qu’il ne la regarde directement.
« Vous avez entièrement raison, Morgan », répondit Thomas. « Mais quand bien même vous ne désirez aucunement savoir ce qui ce passe entre nos deux familles, je préfère vous en dire un peu plus. Comprenez moi : je souffrirai que vous ayez de ma jeune soeur et moi même une image faussée. »
De peur que Morgan n’émette des objections ou ne s’échappe, il poursuivit presque aussitôt :
« La plus jeune a mutilé ma sœur lorsqu’elle n’avait que douze ans. La plus âgée a attenté à mes jours. Personne n’est mieux placé que nous deux pour savoir le danger que représente ces deux femmes. Aussi, lorsque ma sœur m’a demandé de protéger vos deux justicières de retombées hypothétiques, je n’ai fait qu’enfiler mon blanc manteau de chevalier servant. » Thomas sourit, son regard caressant à présent les bras de Morgan. « Mais j’en conviens, il est probable, possible, que le sauvetage se soit mué en quelque chose de particulièrement… fâcheux. Aussi, je réitère : j’en suis navré. »
Les yeux d’argent glissèrent enfin jusqu’à ceux de Morgan.
« Permettez moi de vous inviter à dîner pour tirer un trait sur cette très vilaine journée. »
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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
A vos patins !
Morgan resta immobile, ses yeux bleus fixés dans ceux de Thomas, captant la moindre inflexion de sa voix et le moindre mouvement de ses mains. Derrière son masque impassible, son esprit bouillonnait. Mutilation, tentative de meurtre… Ces mots résonnaient lourdement dans son esprit. Alice, douze ans seulement... Cela l’atteignait plus qu'elle ne voulait l'admettre. Elle se sentit peinée pour la jeune Sangblanc, tout en éprouvant une forme de respect pour cette gamine qui, malgré tout, semblait s'être forgée une grande force intérieure. Une battante, bien plus coriace que je ne l’aurais imaginé en lui parlant la dernière fois.
Et Thomas… Lui, elle ne savait pas quoi en penser. Et puis, cette invitation. Un dîner ? Sa première réaction fut, bien sûr, la méfiance. Elle le connaissait, ce type d’hommes : charmeurs, rusés, toujours prêts à manipuler une situation à leur avantage avec des mots bien choisis. Elle en avait déjà fait l’expérience au Speakeasy. Elle baissa un instant les yeux vers ses mains, posées sur la barrière. Il lui semblait évident qu'elle devait refuser. Ce dîner pouvait très bien être une manœuvre, un piège déguisé en charme et en politesse. Ou bien peut-être, il cherchait simplement à redorer son image à ses yeux, à s'assurer qu'elle ne garde pas une mauvaise impression de lui. Mais pourquoi cela lui importerait-il tant ? N'essaie pas de comprendre, n'oublie pas que les hommes sont des créatures aveuglés par leurs désirs.
Un moment de silence flotta entre eux. Par Circée, pourquoi hésites-tu ? Elle releva la tête, ses yeux retrouvant ceux de Thomas.
« Je doute qu’un dîner puisse vraiment tirer un trait sur quoi que ce soit. »
Sa voix était calme, mais une méfiance palpable en émanait. Elle marqua une pause, réfléchissant encore une dernière fois à ce qu’elle allait dire. Puis, contre son instinct initial, elle continua : « Je serai sur la Place Armand Malefoy, à 21h. » Il n’y avait pas d’explication dans ses mots, simplement une indication factuelle. Un lieu, une heure. Elle inclina légèrement la tête, signifiant ainsi la fin de leur échange, et cette fois, elle se détourna complètement de l’homme, retournant à ses responsabilités. La patinoire l’attendait, et une file d'impatients se pressait à l’entrée. Et il y avait aussi les parents de Merinda, et l'autre jeune fille qu'elle devait voir.
L’Allée me manque… Là-bas, tout était plus simple. Pas d’invitations incongrues, pas de pseudo chevaliers ou de justicières. Juste la dureté brute d’un monde sans fard, où elle savait exactement à quoi s’en tenir.
Et Thomas… Lui, elle ne savait pas quoi en penser. Et puis, cette invitation. Un dîner ? Sa première réaction fut, bien sûr, la méfiance. Elle le connaissait, ce type d’hommes : charmeurs, rusés, toujours prêts à manipuler une situation à leur avantage avec des mots bien choisis. Elle en avait déjà fait l’expérience au Speakeasy. Elle baissa un instant les yeux vers ses mains, posées sur la barrière. Il lui semblait évident qu'elle devait refuser. Ce dîner pouvait très bien être une manœuvre, un piège déguisé en charme et en politesse. Ou bien peut-être, il cherchait simplement à redorer son image à ses yeux, à s'assurer qu'elle ne garde pas une mauvaise impression de lui. Mais pourquoi cela lui importerait-il tant ? N'essaie pas de comprendre, n'oublie pas que les hommes sont des créatures aveuglés par leurs désirs.
Un moment de silence flotta entre eux. Par Circée, pourquoi hésites-tu ? Elle releva la tête, ses yeux retrouvant ceux de Thomas.
« Je doute qu’un dîner puisse vraiment tirer un trait sur quoi que ce soit. »
Sa voix était calme, mais une méfiance palpable en émanait. Elle marqua une pause, réfléchissant encore une dernière fois à ce qu’elle allait dire. Puis, contre son instinct initial, elle continua : « Je serai sur la Place Armand Malefoy, à 21h. » Il n’y avait pas d’explication dans ses mots, simplement une indication factuelle. Un lieu, une heure. Elle inclina légèrement la tête, signifiant ainsi la fin de leur échange, et cette fois, elle se détourna complètement de l’homme, retournant à ses responsabilités. La patinoire l’attendait, et une file d'impatients se pressait à l’entrée. Et il y avait aussi les parents de Merinda, et l'autre jeune fille qu'elle devait voir.
L’Allée me manque… Là-bas, tout était plus simple. Pas d’invitations incongrues, pas de pseudo chevaliers ou de justicières. Juste la dureté brute d’un monde sans fard, où elle savait exactement à quoi s’en tenir.
Oserai-je dire qu'il s'agit de la fin de ce RP ?
I cast happiness upon y'all — while robbing you of a few Galleons, of course.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
A vos patins !
Thomas Sangblanc
Avait-il bien entendu ?
Muet, statique, ses yeux arrondis par la surprise, Thomas suivit Morgan qui le quittait pour retourner vaquer à ses occupations.
L’étonnement le frappas aussi sûrement que le sentiment de victoire. Morgan avait accepté sa proposition de dîner, jetée à la volée sans effort aucun. Thomas l’aurait imaginé refuser, encore et encore… et voilà qu’il se retrouvait prit à son propre jeu, désarmé par Morgan.
Finalement, c’était elle qui avait gagné ce combat.
Et ce constat fit sourire Thomas. Il contempla encore quelques secondes cet bel oiseau noir, avant de se souvenir de ses propres responsabilités.
Alice Sangblanc
Ses yeux dans ceux de Damiano, Alice se liquéfiait en silence.
Damiano avait tout vu, n’est-ce pas ? Oui, c’était évident. Dans son regard, Alice y lisait le dégoût, la déception, la colère. Tant de sentiments mués en un fouet brûlant visant à punir des années de mensonge.
Plus aucun mot ne fut prononcé. Tout avait été dit. Alice était une mauvaise promise, une mauvaise amie, une parjure. De telles affirmations, venant d’un être aussi pourri que Damiano, n’auraient pas dû la toucher.
Alors pourquoi se sentait-elle aussi mal ? Aussi faible ?
Pourquoi imaginait-elle soudain le visage marqué par la déception de Léonie, son regard léchant sans gêne la cicatrice dévoilée d’une Alice honteuse d’avoir caché la vérité à celle qu’elle disait considérer comme une soeur ?
Pourquoi entendait-elle le sifflement venimeux de ses camarades au détour de chaque couloir ?
Alice déglutit, détournant le regard pour le planter sur ses chaussures. La situation était grave. Très grave.
« Ah, vous voilà ! Alors, les amoureux, on s’est bien amusé ? »
Alice leva le visage pour observer Thomas. Il souriait, passant son regard de l’un à l’autre. Un sursaut délicat dans ses sourcils indiqua à Alice sa compréhension de la situation. Il n’en montra pas plus, et Alice ignorait si elle en était satisfaite. Thomas aurait pu désamorcer la situation, utiliser sa verbe pour apaiser Damiano.
Mais il n’en fut rien.
De retour à l’hôtel, Alice devrait affronter ce démon qu’elle préférait garder cacher sous le tapis.
La vérité.
Fin du RP pour moi, merci à vous toutes !
(335 mots)
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
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