Huele a tabaco y melón
Es el amor que me das.
Huele a tabaco y melón
Y a domingo en la ciudad.
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Huele a tabaco y melón
Y a domingo en la ciudad.
♫
Reducio
Dans ce RP Solo, vous pourrez retrouver une journée type d'Ander en Espagne. Il s'y rend chaque année et y reste tout le mois de juillet pour l'année 2049. Souvent sa seule compagnie, il a appris à se divertir.
DIX-HUITIÈME JOUR DU MOIS DE JUILLET 2049
Valence, 10h
Valence, 10h
Si vous ne croyiez pas aux heureux hasards, laissez-moi vous conter cette anecdote : je n'utilisais jamais de réveil matin. Accordant une confiance aveugle à mon horloge interne, les fois où elle m'avait déçu se comptaient sur les doigts d'une main. Ainsi, lorsque l'année se déroulait à Poudlard, je m'éveillais peu de temps après le Soleil. Là où entrait en jeu ce 'heureux hasard' dont je vous parlais était durant les vacances : aussitôt que je me trouvais loin du Château, mon délicat mécanisme intérieur se faisait plus discret pour laisser mon sommeil s'étirer dans la matinée. Il était 10h et j'émergeais à peine. L'appartement, lui, fourmillait déjà de vie. Je rejoignis la cuisine où ma grand-mère s'attelait aux fourneaux : "Hola cariño. ¿Has dormido bien?" 1 m'interrogea-t-elle. J'aimais cette tradition matinale, je répondais automatiquement "¿Bien y tú?" 2 et sans attendre de réponse la journée commençait.
Dans une tasse, je coulai un café épais dans lequel je noyai trois carrés de sucre. Je pris le temps de les observer se dissoudre sous l'action de ma cuillère puis trempai mes lèvres dans le breuvage pour vérifier l'amertume partie. Sur une assiette aux bords décorés de motifs végétaux, je posai une moitié de pamplemousse. A l'aide d'un couteau, je détourai minutieusement chacun des quartiers et, sans sucre cette fois, les tirai de leur enveloppe et savourai l'acidité. Puis, je récupérai le jus du fruit avec une cuillère que je glissai dans chaque quartier vide. Je courrai jusqu'au robinet où je nettoyai mon visage et mes doigts pour laver la poisse avant de la sentir. Ceci fait, j'empilai ma vaisselle au fond de l'évier et saisis ma gourde propre posée sur le plan de travail. J'assurai ma prise sur le bouchon et grimaçai en le faisant coulisser. Dans un sens, puis dans l'autre une fois le récipient rempli.
De retour sur le palier de ma chambre, ma gourde en main, il était temps de me préparer pour une journée d'aventure. Mon premier réflexe était d'ouvrir la fenêtre et d'y passer une tête, comme pour confirmer que la délirante chaleur n'était pas qu'un produit d'hallucination. Avec l'air épais s'engouffraient les exclamations des marchands et les effluves de jasmin. La journée était parfaite pour se rendre à la plage. Bien qu'elle se trouvait à l'autre extrémité de la ville, j'y parviendrai en une heure en empruntant le vélo de mon grand-père. Je pourrais même faire la course avec les voitures ! Dans cette optique, j'enfilai un large short de bain orange par dessus mon sous-vêtement, qui m'épargnerait quelques brûlures liées aux frottements, et gardai mon tee-shirt Radiohead qui me servait de pyjama. Dans une vaste sacoche je fourrai ma gourde, une serviette de plage, une paire de tongs, une crème solaire, mon appareil photo et quelques euros.
Trépignant d'impatience, je dévalai en trombe les escaliers de l'immeuble, laissant à peine un "¡Me voy! ¡Estaré de vuelta para merendar!" 3 dans ma course. Une fois dans la rue, je me dirigeai vers le poteau où le vélo était solidement cadenassé. Je me débattis quelques instant avec la vieille serrure, songeai une fois de plus qu'il faudrait la changer et enfourchai ma monture, plaçant d'une allure conquérante des lunettes de soleil sur mon nez.
1 "Bonjour mon cœur. Tu as bien dormi ?"
2 "Bien et toi ?"
3 "J'y vais ! Je serai de retour pour goûter !"