Et le temps se suspendit
Samedi 02 Octobre 2049
Couloir puis LA COURSIVE AUX INSTRUMENTS
Matin vers 8h45
Couloir puis LA COURSIVE AUX INSTRUMENTS
Matin vers 8h45
Reducio
avec Oliver Emerson (PNJ)

avec Oliver Emerson (PNJ)
Elle se dirigeait vers la volière quand elle le croisa. Vêtu d'un polo bleu clair sur un pantalon noir simple, ses cheveux impeccablement décoiffés, le sourire avenant et son regard qui s'était allumé lorsque leurs regards s'étaient croisés durant une brève seconde - non, elle ne pouvait pas faire genre qu'elle ne l'avait pas vu.
Pourtant, ce matin, Constance était morose. Et pas forcément d'humeur à discuter, à mettre un masque "qui va bien" sur son visage. Le mois de septembre venait de s'achever et déjà lui laissait comme un goût d'inachevé.
Elle ne savait pas trop pourquoi ce coup de blues l'atteignait. Elle était en bonne santé, ses proches en Angleterre l'étaient également jusque là. Elle n'avait pas reçu de mauvaises notes aux interros de fin de mois. Le nouveau planning de cette année semblait moins chargé. Elle s'entendait toujours bien avec Lucia et les autres. Elle avait un petit chat adorable, casse cou et intrépide mais adorable, et lui aussi en bonne santé. Tout allait bien n'est ce pas ? Il n'y avait rien à se plaindre...
Pourtant, à cette pensée, le visage de Éli se matérialisait à la surface de son esprit. Quasiment un mois qu'elle avait été renvoyée et presque deux mois qu'elles étaient en froid. Puis Johann et Michael qui lui manquaient... Et le fait que tous ses camarades avaient été mis en binômes dans le club de Soutien - tous excepté elle. Oui, elle ressentait une sorte de sentiment de solitude et de voir le temps s'écouler sans avoir aucune prise dessus. Comme si... elle était sortie du "film" et devenait purement spectatrice. Où est-ce que cela avait-il pu déraper ? A plusieurs endroits sûrement.
- Hey Constance, ça va ? Constance ?
La jeune fille s'était arrêtée, papillonnant machinalement des yeux pour refaire face à ce regard joyeux. Oliver. Que lui voulait-il ?
Un mince sourire sur les lèvres, son cerveau se met en branle, à la recherche de quelques mots pour donner le change.
- Salut ! Oui oui merci et toi ?
Le brun sembla sceptique car il la fixa durant deux secondes en silence avant de réitérer, sa main s'avançant dans le vide entre eux, vers son avant-bras mais se stoppant tout juste avant le point de contact.
- Tu es sûre ?
La châtaine acquiesça vigoureusement, peut être un peu trop. Se figurant qu'elle n'avait pas très envie de parler de ce qui la préoccupait, le Serdaigle décida alors - pour une raison qui échappait à la Poufsouffle - de faire la conversation :
- D'accord. Euh, tu te diriges vers où ? J'veux dire, tu vas... quelque part ?
Soudain interloquée, Constance plonge ses prunelles dans les siennes comme si elle tentait de sonder ce que son aîné avait derrière la tête.
- A... la volière. J'ai... un truc à poster.
Evidemment. Elle n'y allait pas pour observer les poutres.
Acquiesçant lentement du chef, Oliver garde son regard planté dans celui de Constance, comme s'il cherchait la réponse adéquate à un fait si... usuel.
- Je vois. Oui, c'est mieux pour envoyer du courrier. Aller à la volière. Hum. Perso, j'me rend à la salle de Répétition.
- A la Salle de Répétition ? répète platement Constance spontanément.
Espèce de chandelle fondue, ça sert à quoi de répéter comme un perroquet ?
Les yeux fermés une seconde sous l'exaspération envers soi-même, elle retient un soupir.
- Oui, je fais du piano, répond simplement Oliver.
Elle ouvre les yeux et avise son sourire. Un mince sourire d'embarras se dessine sur les siennes, en miroir et elle fini par détourner les yeux.
- Cool.
- Tu... ça te dirais de m'accompagner ?
Reportant son regard sur le visage amical, la châtaine s'apprête à refuser poliment lorsque Oliver, qui doit suspecter un refus, tente le tout pour le tout avec un nouveau sourire :
- Ce serait l'occasion de visiter cet endroit du château. Et pour moi de tenter de t'impressionner.
Ecarquillant les yeux, Constance le fixe sans mot dire.
Attends, il vient bien de dire c'qu'il vient de dire ?
Le sourire d'Oliver s'élargit, comme s'il allait s'esclaffer d'une seconde à l'autre :
- C'était une blague. C'était pas drôle ?
Réalisant la portée de sa phrase, le visage de Constance se para spontanément d'une expression qui voulait tout dire : "pas vraiment non". Ce qui fit rire le Serdaigle. Puis Constance. Pas sa faute si la situation était si risible.
- Bon, tu viens du coup ?
Indécise, Constance lui coula un regard en coin, baisse les yeux vers sa poche où son pouce effleure l'arrête de l'enveloppe destinée à Johann et Michael. Elle pourrait... y jeter un coup d'oeil et monter à la volière ensuite ? La salle de répétition était après tout quelques pas plus loin.
- Bon, quelques minutes alors.
La victoire se lisait dans le regard rieur mais le jeune homme se contenta d'un signe de tête pour marquer son assentiment puis d'une main, il l'invita à prendre la direction de cette fameuse Salle de Répétition.
@Élisabeth Willis pour la mention
Dernière modification par Constance Nelson le 21 mars 2025, 21:51, modifié 2 fois.
6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Et le temps se suspendit
Elle avait déjà pénétré les lieux, curieuse comme elle est, au début de sa scolarité et puis c'était aussi là que Éli s'entraînait. Mais ne pratiquant pas d'instruments, la châtaine n'avait pas vraiment eu l'occasion de passer du temps en ces lieux. Et encore moins depuis un mois...
Oliver semblait un habitué car sitôt il entra, elle sur ses talons, qu'il bifurqua sur la droite sans freiner pour observer les lambris tapissant les murs ou la vue imprenable qu'on avait sur l'arène que formait l'amphithéâtre avec les gradins boisés, l'estrade et les grands vitraux tout en hauteur qui drapaient la pièce d'une lumière délicate et enveloppante. Ici dans la coursive lambrissée, la vision n'était pas en reste : des tapis anciens étouffaient les pas tandis que quelques instruments à disposition des musiciens amateurs attiraient irrémédiablement le regard. Mine de rien, sans y faire attention, Constance avait ralenti le pas, ses prunelles embrassant le détail du cadre boisé de l'harpe trônant fièrement là, en admirant l'élégance qui s'en dégageait. Elle se demandait si beaucoup d'élèves avaient le doigté nécessaire pour gérer un instrument aussi délicat à manier.
Mais l'anglaise revient à la réalité et rattrape à pas amples le Serdaigle qui s'était arrêté près d'un piano droit, lui coulant un regard curieux.
Ses prunelles noisettes descendirent du visage avenant à ses mains où elle repère sans mal une partition enroulée sur elle-même.
- Tu viens souvent t'entraîner ici ? J'veux dire, on a le droit de venir comme ça, sans s'annoncer auprès de Mr Tripp...
- Oui, ne t'inquiète pas, la coupe gentiment en acquiesçant Oliver. Je viens toutes les semaines depuis... cinq ans maintenant ? Il n'est jamais très loin - sûrement dans son bureau.
Ah oui, un passionné dis donc. Toutes les semaines ?
Il est vrai qu'Oliver avait rapidement mentionné qu'il faisait du piano depuis "un moment" - lors de leur voyage en train - mais ils ne s'étaient pas attardés sur le sujet.
- Genre tu prends des cours avec lui ou... ?
Oliver sourit et hausse les épaules.
- Non mais je lui emprunte de temps en temps des partitions, tu verrais c'est assez cool : si tu fais la demande mentale d'une partition précise et que tu as la flemme d'aller la chercher dans l'armoire - il désigne du menton une grande armoire incrustée dans le mur où sont entassées à l'abri des regards multiples partitions - alors elle volète jusqu'à toi. Pis s'il passe par ici et qu'il a un conseil à me donner, je prends toujours, affirme-t-il avec assurance. On peut toujours s'améliorer.
- Comme le sortilège d'attraction, souffle Constance, songeuse.
- C'est ça.
Le brun tire doucement le tabouret long devant le piano droit et appose sa partition sur la tige de bois plane qui fait office de pupitre.
- Mais du coup, quoi, t'es un autodidacte ? plaisante à moitié la châtaine en s'avançant lentement pour se placer sur le côté externe du piano.
- Non, mais ce serait plutôt classe à affirmer, mmh ? sourit Oliver avec un air léger sur ses traits. Quand j'étais plus jeune, j'avais un précepteur à la maison. Et j'avais aussi un prof de piano qui venait une fois par semaine. Un sorcier mélomane et à qui j'ai jamais vraiment pu donner d'âge exact, assure le cinquième année d'un air songeur. Bref, il m'a appris les bases puis des morceaux de plus en plus compliqués jusqu'à ce que j'entre à Poudlard. Depuis, je continue de m'entraîner en solo bien que c'est arrivé qu'il passe une fois de temps en temps pendant les vacances. Depuis le temps, il s'est pris d'affection pour... pour moi en quelque sorte et il s'entend bien avec mes parents.
Oliver semblait un habitué car sitôt il entra, elle sur ses talons, qu'il bifurqua sur la droite sans freiner pour observer les lambris tapissant les murs ou la vue imprenable qu'on avait sur l'arène que formait l'amphithéâtre avec les gradins boisés, l'estrade et les grands vitraux tout en hauteur qui drapaient la pièce d'une lumière délicate et enveloppante. Ici dans la coursive lambrissée, la vision n'était pas en reste : des tapis anciens étouffaient les pas tandis que quelques instruments à disposition des musiciens amateurs attiraient irrémédiablement le regard. Mine de rien, sans y faire attention, Constance avait ralenti le pas, ses prunelles embrassant le détail du cadre boisé de l'harpe trônant fièrement là, en admirant l'élégance qui s'en dégageait. Elle se demandait si beaucoup d'élèves avaient le doigté nécessaire pour gérer un instrument aussi délicat à manier.
Mais l'anglaise revient à la réalité et rattrape à pas amples le Serdaigle qui s'était arrêté près d'un piano droit, lui coulant un regard curieux.
Ses prunelles noisettes descendirent du visage avenant à ses mains où elle repère sans mal une partition enroulée sur elle-même.
- Tu viens souvent t'entraîner ici ? J'veux dire, on a le droit de venir comme ça, sans s'annoncer auprès de Mr Tripp...
- Oui, ne t'inquiète pas, la coupe gentiment en acquiesçant Oliver. Je viens toutes les semaines depuis... cinq ans maintenant ? Il n'est jamais très loin - sûrement dans son bureau.
Ah oui, un passionné dis donc. Toutes les semaines ?
Il est vrai qu'Oliver avait rapidement mentionné qu'il faisait du piano depuis "un moment" - lors de leur voyage en train - mais ils ne s'étaient pas attardés sur le sujet.
- Genre tu prends des cours avec lui ou... ?
Oliver sourit et hausse les épaules.
- Non mais je lui emprunte de temps en temps des partitions, tu verrais c'est assez cool : si tu fais la demande mentale d'une partition précise et que tu as la flemme d'aller la chercher dans l'armoire - il désigne du menton une grande armoire incrustée dans le mur où sont entassées à l'abri des regards multiples partitions - alors elle volète jusqu'à toi. Pis s'il passe par ici et qu'il a un conseil à me donner, je prends toujours, affirme-t-il avec assurance. On peut toujours s'améliorer.
- Comme le sortilège d'attraction, souffle Constance, songeuse.
- C'est ça.
Le brun tire doucement le tabouret long devant le piano droit et appose sa partition sur la tige de bois plane qui fait office de pupitre.
- Mais du coup, quoi, t'es un autodidacte ? plaisante à moitié la châtaine en s'avançant lentement pour se placer sur le côté externe du piano.
- Non, mais ce serait plutôt classe à affirmer, mmh ? sourit Oliver avec un air léger sur ses traits. Quand j'étais plus jeune, j'avais un précepteur à la maison. Et j'avais aussi un prof de piano qui venait une fois par semaine. Un sorcier mélomane et à qui j'ai jamais vraiment pu donner d'âge exact, assure le cinquième année d'un air songeur. Bref, il m'a appris les bases puis des morceaux de plus en plus compliqués jusqu'à ce que j'entre à Poudlard. Depuis, je continue de m'entraîner en solo bien que c'est arrivé qu'il passe une fois de temps en temps pendant les vacances. Depuis le temps, il s'est pris d'affection pour... pour moi en quelque sorte et il s'entend bien avec mes parents.
6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Et le temps se suspendit
Constance écoutait avec attention ces explications, ses prunelles dardées sur le visage du garçon, ne perdant pas une miette de ses expressions spontanées.
- Depuis tout petit du coup ?
- Yep, cinq ans, un truc du genre. Et toi ? T'as une passion depuis toute petite ?
Spontanément, la châtaine sourit et détourne le regard :
- Oui, j'ai commencé l'équitation à cinq ans. Dans un club à la périph de Londres.
- Cool ! Jamais monté à cheval, perso, ou sûrement une petite balade quand j'étais p'tit mais aucun souvenir.
La Poufsouffle esquisse un sourire et reporte son attention sur la partition. Quelques mots dont elle ne comprenait pas le sens : "Nocturne in D-Flat Major / Op.27 No.2". Puis des enfilades de notes noires surmontées de mots en... espagnol ? italien ?
- Tu parles italien du coup ? l'interroge-t-elle avec un regard désabusé.
Oliver rit et secoue la tête.
- Quelques mots, si, si ! fit-il en imitant un accent italien. C'est toujours comme ça, sur les partitions je veux dire. Pour indiquer le rythme, le tempo, l'émotion à rechercher...
La jeune fille était surprise d'entendre ce genre de mots dans la bouche du Serdaigle mais tâcha de n'en rien montrer, se contentant d'acquiescer d'un air compréhensif.
- Bon, par contre, je tiens à te demander un peu d'indulgence, commence-t-il avant d'expliquer brièvement : vois-tu, ce piano est hanté par un esprit. Et parfois, les touches peuvent n'en faire qu'à leur tête !
Pensant qu'il plaisantait, Constance arque les sourcils et lui décoche un regard à qui on la fait pas.
- Non mais je t'assure ! fit Oliver en plantant ses prunelles grises-vertes dans les siennes.
Feignant un rire, la jeune fille se détache du piano droit et secoue la tête en levant les yeux au plafond - lui aussi lambrissé - avant de faire quelques pas dans la coursive, s'approchant de la balustrade.
- Ca n'arrive pas souvent, tempère Oliver dans son dos. Mais ça arrive. Et la légende raconte qu'une annotation sur une ancienne partition de Schubert mentionne un fantôme demandant inlassablement au pianiste, s'asseyant ici, de terminer la partition inachevée...
Le ton qui avait imprégné la voix de son camarade fit tourner la tête de Constance vers lui. Le regardant par-dessus son épaule, la jeune fille se fit spontanément malicieuse :
- On a de la chance que tu ne prévois pas de jouer cette partition, alors. Et puis, tu sais bien que les fantômes ont mystérieusement disparus depuis Halloween dernier.
Sa voix s'était faite songeuse tandis que son esprit divague l'espace d'un instant vers ce mystère que personne à l'école n'avait réussit à percer.
- Tout ça pour faire genre que ce n'est pas de ta faute si tu rates une note, raille-t-elle spontanément. Moi qui croyais que tu prévoyais de m' "impressionner", fit-elle en reprenant ses mots.
C'était plus facile de plaisanter sur cette tournure de phrase qui l'avait pourtant perturbée un instant plus tôt lorsqu'elle ne lui faisait pas pleinement face.
- Depuis tout petit du coup ?
- Yep, cinq ans, un truc du genre. Et toi ? T'as une passion depuis toute petite ?
Spontanément, la châtaine sourit et détourne le regard :
- Oui, j'ai commencé l'équitation à cinq ans. Dans un club à la périph de Londres.
- Cool ! Jamais monté à cheval, perso, ou sûrement une petite balade quand j'étais p'tit mais aucun souvenir.
La Poufsouffle esquisse un sourire et reporte son attention sur la partition. Quelques mots dont elle ne comprenait pas le sens : "Nocturne in D-Flat Major / Op.27 No.2". Puis des enfilades de notes noires surmontées de mots en... espagnol ? italien ?
- Tu parles italien du coup ? l'interroge-t-elle avec un regard désabusé.
Oliver rit et secoue la tête.
- Quelques mots, si, si ! fit-il en imitant un accent italien. C'est toujours comme ça, sur les partitions je veux dire. Pour indiquer le rythme, le tempo, l'émotion à rechercher...
La jeune fille était surprise d'entendre ce genre de mots dans la bouche du Serdaigle mais tâcha de n'en rien montrer, se contentant d'acquiescer d'un air compréhensif.
- Bon, par contre, je tiens à te demander un peu d'indulgence, commence-t-il avant d'expliquer brièvement : vois-tu, ce piano est hanté par un esprit. Et parfois, les touches peuvent n'en faire qu'à leur tête !
Pensant qu'il plaisantait, Constance arque les sourcils et lui décoche un regard à qui on la fait pas.
- Non mais je t'assure ! fit Oliver en plantant ses prunelles grises-vertes dans les siennes.
Feignant un rire, la jeune fille se détache du piano droit et secoue la tête en levant les yeux au plafond - lui aussi lambrissé - avant de faire quelques pas dans la coursive, s'approchant de la balustrade.
- Ca n'arrive pas souvent, tempère Oliver dans son dos. Mais ça arrive. Et la légende raconte qu'une annotation sur une ancienne partition de Schubert mentionne un fantôme demandant inlassablement au pianiste, s'asseyant ici, de terminer la partition inachevée...
Le ton qui avait imprégné la voix de son camarade fit tourner la tête de Constance vers lui. Le regardant par-dessus son épaule, la jeune fille se fit spontanément malicieuse :
- On a de la chance que tu ne prévois pas de jouer cette partition, alors. Et puis, tu sais bien que les fantômes ont mystérieusement disparus depuis Halloween dernier.
Sa voix s'était faite songeuse tandis que son esprit divague l'espace d'un instant vers ce mystère que personne à l'école n'avait réussit à percer.
- Tout ça pour faire genre que ce n'est pas de ta faute si tu rates une note, raille-t-elle spontanément. Moi qui croyais que tu prévoyais de m' "impressionner", fit-elle en reprenant ses mots.
C'était plus facile de plaisanter sur cette tournure de phrase qui l'avait pourtant perturbée un instant plus tôt lorsqu'elle ne lui faisait pas pleinement face.
6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Et le temps se suspendit
Un bref silence lui répondit et elle sentit son regard sur sa nuque. Elle retient alors son souffle, se demandant si elle n'est pas allée trop loin. Tournant à moitié son visage sur le côté, son regard baissé, elle attend.
Finalement, les premières notes la cueillirent. D'une douceur infinie, lentes, basses puis plus légères... il lui fallait tendre l'oreille. Puis, alors qu'elle se tourne et ose poser le regard sur son camarade, les notes qui glissaient comme des perles qu'on enfile avec coquetterie s'envolent alors telles des plumes.
Ses prunelles désormais posées sur le visage de Oliver, elle a l'impression qu'une douceur semble doucement et lentement imprégner les traits du garçon. Sans réfléchir, son regard suit alors le tracé de ses pommettes, sa mâchoires, ses boucles brunes ombrant son front, ses paupières baissées tandis qu'il observe avec une attention accrue le clavier sous ses doigts. Ses mains étaient tantôt légères, tantôt plus rapides, faisant défiler soudainement avec dextérité les touches écrues et d'ébène dans un rythme plus effréné... jusqu'à ce que la mélodie se fit plus douce encore une fois.
Constance se sentait happée et lorsque la musique se fit de nouveau délicate, elle papillonne des paupières, se sentant inexplicablement gênée. Se détachant de la balustrade, elle fait quelques pas dans la coursive tandis que les notes semblent la poursuivre.
Elle s'arrête, coule un regard par-dessus son épaule. La musique a reprit à nouveau un rythme plus soutenu et les épaules du Serdaigle bougeant légèrement alors que les doigts du jeune homme prennent possession des touches. Déstabilisée, la châtaine s'approche alors de l'harpe, sans vraiment savoir où ses pas la menaient. L'esprit happé, ses propres doigts volent nonchalamment par-dessus les instruments situés entre la harpe et le piano, sans les toucher. C'est comme si la mélodie si douce l'attirait irrémédiablement car, après sa brève balade, elle se retrouvait à nouveau près du piano.
Elle était impressionnée, certes, par la dextérité et l'aisance du Cinquième Année mais ce n'était pas cela qui occupait tant son esprit. C'était bizarre. Comme si la mélodie était une... ode ? Un poème lyrique et ses oreilles ne parvenaient pas à ne pas y trouver un certain charme.
Ses prunelles noisettes avaient retrouvées leur chemin jusqu'aux mains d'Oliver qui - toujours concentré sur le morceau - semblait s'être perdu dans ses pensées. La jeune fille se rendit alors compte qu'il ne regardait même plus la partition qui - elle s'en rendait compte désormais - magiquement changeait de page alors que la musique défilait, s'envolait.
Les doigts dansaient, encore et toujours. Les touches blanc cassé et celles sombres s'enfonçaient encore et toujours. Puis soudain les doigts dévalèrent le clavier dans une myriade enchantée avant de reprendre le rythme initiale. Le poème continuait et on pourrait presque dire qu'il se faisait chuchoté, murmuré, comme un enfant qui chantonne une comptine en rengaine. Désormais complètement happée par la musique qui semblait l'avoir ensorcelée, la jeune fille ne bougeait plus d'un pouce.
Finalement, comme elle était arrivée, la musique faiblit avant de s'effacer tout à fait.
Comme si rien de tout cela ne s'était produit.
Finalement, les premières notes la cueillirent. D'une douceur infinie, lentes, basses puis plus légères... il lui fallait tendre l'oreille. Puis, alors qu'elle se tourne et ose poser le regard sur son camarade, les notes qui glissaient comme des perles qu'on enfile avec coquetterie s'envolent alors telles des plumes.
Ses prunelles désormais posées sur le visage de Oliver, elle a l'impression qu'une douceur semble doucement et lentement imprégner les traits du garçon. Sans réfléchir, son regard suit alors le tracé de ses pommettes, sa mâchoires, ses boucles brunes ombrant son front, ses paupières baissées tandis qu'il observe avec une attention accrue le clavier sous ses doigts. Ses mains étaient tantôt légères, tantôt plus rapides, faisant défiler soudainement avec dextérité les touches écrues et d'ébène dans un rythme plus effréné... jusqu'à ce que la mélodie se fit plus douce encore une fois.
Constance se sentait happée et lorsque la musique se fit de nouveau délicate, elle papillonne des paupières, se sentant inexplicablement gênée. Se détachant de la balustrade, elle fait quelques pas dans la coursive tandis que les notes semblent la poursuivre.
Elle s'arrête, coule un regard par-dessus son épaule. La musique a reprit à nouveau un rythme plus soutenu et les épaules du Serdaigle bougeant légèrement alors que les doigts du jeune homme prennent possession des touches. Déstabilisée, la châtaine s'approche alors de l'harpe, sans vraiment savoir où ses pas la menaient. L'esprit happé, ses propres doigts volent nonchalamment par-dessus les instruments situés entre la harpe et le piano, sans les toucher. C'est comme si la mélodie si douce l'attirait irrémédiablement car, après sa brève balade, elle se retrouvait à nouveau près du piano.
Elle était impressionnée, certes, par la dextérité et l'aisance du Cinquième Année mais ce n'était pas cela qui occupait tant son esprit. C'était bizarre. Comme si la mélodie était une... ode ? Un poème lyrique et ses oreilles ne parvenaient pas à ne pas y trouver un certain charme.
Ses prunelles noisettes avaient retrouvées leur chemin jusqu'aux mains d'Oliver qui - toujours concentré sur le morceau - semblait s'être perdu dans ses pensées. La jeune fille se rendit alors compte qu'il ne regardait même plus la partition qui - elle s'en rendait compte désormais - magiquement changeait de page alors que la musique défilait, s'envolait.
Les doigts dansaient, encore et toujours. Les touches blanc cassé et celles sombres s'enfonçaient encore et toujours. Puis soudain les doigts dévalèrent le clavier dans une myriade enchantée avant de reprendre le rythme initiale. Le poème continuait et on pourrait presque dire qu'il se faisait chuchoté, murmuré, comme un enfant qui chantonne une comptine en rengaine. Désormais complètement happée par la musique qui semblait l'avoir ensorcelée, la jeune fille ne bougeait plus d'un pouce.
Finalement, comme elle était arrivée, la musique faiblit avant de s'effacer tout à fait.
Comme si rien de tout cela ne s'était produit.
6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Et le temps se suspendit
Déglutissant, Constance croise alors le regard d'Oliver qui semblait sortir lui-même de ses pensées.
Cet échange silencieux dura deux secondes à peine mais il fut presque plus fort que la mélodie jouée plus tôt. Elle détourna le regard, embarrassée comme jamais alors que le rose montait doucement à ses joues. Lui-même, Oliver détourne le regard, ne sachant pas quoi penser de ce qu'il ressentait en cet instant.
Ce qu'il aimait tant dans la musique classique et plus particulièrement dans celle de Chopin, c'était ce sentiment inexplicable de tomber dans un calme troublé uniquement par les émotions provoquées par les soubresauts de la musique. Et Chopin était un compositeur produisant des mélodies très expressives.
Il espérait ne pas lui faire honte en interprétant ses morceaux. Il est vrai que le jeune homme s'appliquait, encore et encore - ses partitions et, celle-ci notamment, étaient ses préférées. Selon le morceau choisit, il pouvait parfois en ressortir avec cette étrange sensation... comme s'il se réveillait.
Et en cet instant, où il avait émergé avec une sensation de calme enveloppante, il avait croisé finalement le regard de Constance et avait semblé percevoir un... trouble ? Elle aussi ? Elle aussi s'était-elle sentie happée par la musique ?
Cela n'arrivait pas souvent, ce genre de connexion et il ne savait quoi en penser. Était-ce seulement vrai ou bien le simple fruit de son imagination trop poétique ?
- Alors, commence Oliver d'une voix légèrement éraillée avant de se racler la gorge : des remarques ?
Le regard de Constance qui s'était fait fuyant se fige et revient lentement croiser celui de son camarade. Son cerveau se remet en branle, cherchant une réponse adéquate bien qu'elle sent encore ses joues tièdes.
Passant prestement une main sur ses joues – dans l'idée sûrement de chasser le rosissement – la jeune fille secoue négativement la tête.
Le garçon arque un sourcil et la jauge d'un air amusé :
- Je ne te pensais pas si avare.
Un sourire embarrassé naît sur les lèvres de la jeune fille qui, écarquillant légèrement les yeux, s'empresse de bredouiller :
- Non mais... c'était... (se racle la gorge à son tour) c'était chouette.
- Chouette ?
- Oui. Après, tu sais, je ne m'y connais pas vraiment, je veux dire en piano ou en musique classique mais... de mon point de vue, c'était...
- Chouette ?
Amusée autant de l'air qui paraît les traits du Serdaigle que de sa propre incapacité à produire une remarque plus constructive, Constance hausse nonchalamment les épaules tout en secouant doucement son visage, un sourire en coin relevant ses lèvres tandis que son regard dérive vers les touches muettes.
- Bon, bah tu vois, le piano n'en n'a pas fait qu'à sa tête au final.
- On a eu de la chance.
- Ou bien tu te fiches de moi.
- Moi ? Fit Oliver en pointant un index vers son buste. Jamais.
Levant furtivement les yeux au plafond, la quatrième année s'appuie légèrement contre le mur près du piano. Intérieurement, elle était soulagée que cette étrange impression d'embarras qui l'avait étreinte fanait au profit d'une ambiance plus « normale ».
- Pourquoi j'ai du mal à te croire ?
- Parce que tu ne me connais pas encore. Je veux dire, pas tout à fait. Et puis, ça se trouve, tu es quelqu'un d'extrêmement prudente – du style "à ne pas parler aux inconnus" etc.
La Poufsouffle coule un regard en coin au jeune homme, ne se rendant pas compte du léger sourire désabusé qui paraît sa bouche. Le ton que venait d'employer Oliver était un brin moqueur.
- Tu n'as jamais entendu ? La prudence est mère de sûreté.
- C'est vrai que c'est dangereux d'accorder sa confiance.
Soutenant le regard d'Oliver, la jeune fille ressentit une pointe d'agacement bien que largement fondue dans l'amusement qui baignait son esprit. Faut-il qu'il ai toujours le dernier mot ?
Cet échange silencieux dura deux secondes à peine mais il fut presque plus fort que la mélodie jouée plus tôt. Elle détourna le regard, embarrassée comme jamais alors que le rose montait doucement à ses joues. Lui-même, Oliver détourne le regard, ne sachant pas quoi penser de ce qu'il ressentait en cet instant.
Ce qu'il aimait tant dans la musique classique et plus particulièrement dans celle de Chopin, c'était ce sentiment inexplicable de tomber dans un calme troublé uniquement par les émotions provoquées par les soubresauts de la musique. Et Chopin était un compositeur produisant des mélodies très expressives.
Il espérait ne pas lui faire honte en interprétant ses morceaux. Il est vrai que le jeune homme s'appliquait, encore et encore - ses partitions et, celle-ci notamment, étaient ses préférées. Selon le morceau choisit, il pouvait parfois en ressortir avec cette étrange sensation... comme s'il se réveillait.
Et en cet instant, où il avait émergé avec une sensation de calme enveloppante, il avait croisé finalement le regard de Constance et avait semblé percevoir un... trouble ? Elle aussi ? Elle aussi s'était-elle sentie happée par la musique ?
Cela n'arrivait pas souvent, ce genre de connexion et il ne savait quoi en penser. Était-ce seulement vrai ou bien le simple fruit de son imagination trop poétique ?
- Alors, commence Oliver d'une voix légèrement éraillée avant de se racler la gorge : des remarques ?
Le regard de Constance qui s'était fait fuyant se fige et revient lentement croiser celui de son camarade. Son cerveau se remet en branle, cherchant une réponse adéquate bien qu'elle sent encore ses joues tièdes.
Passant prestement une main sur ses joues – dans l'idée sûrement de chasser le rosissement – la jeune fille secoue négativement la tête.
Le garçon arque un sourcil et la jauge d'un air amusé :
- Je ne te pensais pas si avare.
Un sourire embarrassé naît sur les lèvres de la jeune fille qui, écarquillant légèrement les yeux, s'empresse de bredouiller :
- Non mais... c'était... (se racle la gorge à son tour) c'était chouette.
- Chouette ?
- Oui. Après, tu sais, je ne m'y connais pas vraiment, je veux dire en piano ou en musique classique mais... de mon point de vue, c'était...
- Chouette ?
Amusée autant de l'air qui paraît les traits du Serdaigle que de sa propre incapacité à produire une remarque plus constructive, Constance hausse nonchalamment les épaules tout en secouant doucement son visage, un sourire en coin relevant ses lèvres tandis que son regard dérive vers les touches muettes.
- Bon, bah tu vois, le piano n'en n'a pas fait qu'à sa tête au final.
- On a eu de la chance.
- Ou bien tu te fiches de moi.
- Moi ? Fit Oliver en pointant un index vers son buste. Jamais.
Levant furtivement les yeux au plafond, la quatrième année s'appuie légèrement contre le mur près du piano. Intérieurement, elle était soulagée que cette étrange impression d'embarras qui l'avait étreinte fanait au profit d'une ambiance plus « normale ».
- Pourquoi j'ai du mal à te croire ?
- Parce que tu ne me connais pas encore. Je veux dire, pas tout à fait. Et puis, ça se trouve, tu es quelqu'un d'extrêmement prudente – du style "à ne pas parler aux inconnus" etc.
La Poufsouffle coule un regard en coin au jeune homme, ne se rendant pas compte du léger sourire désabusé qui paraît sa bouche. Le ton que venait d'employer Oliver était un brin moqueur.
- Tu n'as jamais entendu ? La prudence est mère de sûreté.
- C'est vrai que c'est dangereux d'accorder sa confiance.
Soutenant le regard d'Oliver, la jeune fille ressentit une pointe d'agacement bien que largement fondue dans l'amusement qui baignait son esprit. Faut-il qu'il ai toujours le dernier mot ?
6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Et le temps se suspendit
De son côté, Oliver observait le visage de Constance et avait du mal à cacher son amusement. Elle avait son petit caractère – n'en dément sa façon de soutenir son regard – mais en même temps, elle avait ce je-ne-sais quoi qui lui donnait envie de la taquiner, chercher le « truc » qui la ferait rire si ce n'est sourire. Elle avait un joli sourire, cela, c'était bizarre, son esprit l'avait bien intégré.
Alors qu'il entrouvrait les lèvres pour rompre le silence de quelques secondes qui s'installait entre eux, la châtaine fini par lâcher quelques mots en coulant un regard vers la sortie loin dans le dos du Serdaigle :
- Bon. Sur ces quelques mots philosophiques, je crois que je vais te laisser.
Spontanément, Oliver ressent alors – à sa propre surprise – une pointe de dépit jusqu'à ce qu'il se rappelle pourquoi il lui avait proposé de venir avec lui ici. L'air morose qui imprégnait les traits de Constance quelques instants plus tôt. Elle n'avait rien voulu lui confier sur ce qui la chagrinait alors.
- Tu... dois te rendre à la volière, souffle-t-il.
- Oui.
- J'espère qu'il n'y a rien de grave, dit-il spontanément.
Constance fronce les sourcils. Pourquoi... pourquoi disait-il cela ? Pourquoi pensait-il qu'il y avait un problème chez elle ? Avait-elle dit quelque chose... ?
- Non. Non, c'est une lettre pour... des amis.
- Ah, tes meilleurs amis à Londres ?
Regard étonné de la jeune fille : eh ben, il a une bonne mémoire le Serdaigle !
- Ouais j'sais, je retiens plutôt bien, fit d'ailleurs celui-ci en pointant sa tempe de l'index, avec un petit sourire de vainqueur.
Ce qu'il ne précisait pas était qu'il avait une bonne mémoire, certes, mais surtout pour les éléments qui le touchaient de près ou de plus ou moins loin. Quel était l'intérêt pour lui d'avoir retenu cette information ?
- Limite, faudrait que je t'applaudisse ? Répondit Constance d'un air désabusé – son esprit se rappelant brusquement de cette tendance arrogante qui habitait parfois son camarade.
- Oh non, pas pour si peu, pas pour si peu.
Mine de rien, le jeune homme était content et soulagé de constater que le visage de Constance était désormais déserté de toute expression morose. Son passage ici avait donc, il osait l'espérer, amélioré son humeur. Cela lui procurait un certain contentement – que Constance était bien évidemment à des lieux de supposer. La musique classique avait cet effet sur beaucoup de monde, selon lui, y compris lui-même.
Constance le dévisage alors, indécise sur la conduite à tenir. Oliver pouvait être si... déroutant. Il était à la fois ce garçon arrogant et taquin mais aussi capable d'être drôle et... doux. L'expression qu'il avait eu alors qu'il jouait se répercute sur la surface de son esprit un bref instant.
Oui, elle pouvait se montrer indécise quand il s'agissait de choisir entre deux situations mais peu de gens provoquaient cette sensation chez elle - comme lui. Cela était étrange et curieux. Mais elle n'allait tout de même pas s'appesantir sur cela en sa présence. Elle... elle allait poster sa lettre, voilà.
Se mordillant la lèvre, Constance se détache du mur et ses prunelles noisettes croisent de nouveau celles grises-vertes du garçon. C'était bizarre, ça aussi, il a les yeux verts ou gris ? Encore une question qui demeurera sans réponses.
- Si tu peux te passer d'un public ou de mes applaudissements, je vais alors y aller.
Acquiesçant, Oliver ne répond pas tout de suite, hésitant sur s'il devait préciser ou non qu'elle venait sans s'en rendre compte de lui offrir la possibilité de lui imposer de rester. Il avait bien compris : elle devait aller poster sa lettre. Et qui était-il pour la retenir ?
- D'accord. C'est bien dommage, commence-t-il d'un air légèrement dépité, apposant ses doigts sur le clavier, je n'ai pas encore eu l'occasion de te montrer cette vieille partition de Schubert. Une prochaine fois peut être ?
Debout près du piano, s'apprêtant à prendre définitivement congé, Constance pause une seconde son pas, soufflant par-dessus son épaule une demi-promesse :
- Peut être.
Cette fois, un sourire irrésistible et hors de son contrôle se dessine sur ses lèvres tandis qu'elle s'éloigne dans la coursive. Brièvement, elle ose couler un furtif regard par-dessus son épaule, apercevant cette tignasse impeccablement décoiffée. Était-ce le fruit de son imagination où Oliver venait de lui tendre la main ? Façon de parler bien sûr. C'était peut être bête mais bien qu'elle le trouvait une fois sur deux arrogant et agaçant, l'idée d'être amie avec lui n'était pas si désagréable.
Alors qu'il entrouvrait les lèvres pour rompre le silence de quelques secondes qui s'installait entre eux, la châtaine fini par lâcher quelques mots en coulant un regard vers la sortie loin dans le dos du Serdaigle :
- Bon. Sur ces quelques mots philosophiques, je crois que je vais te laisser.
Spontanément, Oliver ressent alors – à sa propre surprise – une pointe de dépit jusqu'à ce qu'il se rappelle pourquoi il lui avait proposé de venir avec lui ici. L'air morose qui imprégnait les traits de Constance quelques instants plus tôt. Elle n'avait rien voulu lui confier sur ce qui la chagrinait alors.
- Tu... dois te rendre à la volière, souffle-t-il.
- Oui.
- J'espère qu'il n'y a rien de grave, dit-il spontanément.
Constance fronce les sourcils. Pourquoi... pourquoi disait-il cela ? Pourquoi pensait-il qu'il y avait un problème chez elle ? Avait-elle dit quelque chose... ?
- Non. Non, c'est une lettre pour... des amis.
- Ah, tes meilleurs amis à Londres ?
Regard étonné de la jeune fille : eh ben, il a une bonne mémoire le Serdaigle !
- Ouais j'sais, je retiens plutôt bien, fit d'ailleurs celui-ci en pointant sa tempe de l'index, avec un petit sourire de vainqueur.
Ce qu'il ne précisait pas était qu'il avait une bonne mémoire, certes, mais surtout pour les éléments qui le touchaient de près ou de plus ou moins loin. Quel était l'intérêt pour lui d'avoir retenu cette information ?
- Limite, faudrait que je t'applaudisse ? Répondit Constance d'un air désabusé – son esprit se rappelant brusquement de cette tendance arrogante qui habitait parfois son camarade.
- Oh non, pas pour si peu, pas pour si peu.
Mine de rien, le jeune homme était content et soulagé de constater que le visage de Constance était désormais déserté de toute expression morose. Son passage ici avait donc, il osait l'espérer, amélioré son humeur. Cela lui procurait un certain contentement – que Constance était bien évidemment à des lieux de supposer. La musique classique avait cet effet sur beaucoup de monde, selon lui, y compris lui-même.
Constance le dévisage alors, indécise sur la conduite à tenir. Oliver pouvait être si... déroutant. Il était à la fois ce garçon arrogant et taquin mais aussi capable d'être drôle et... doux. L'expression qu'il avait eu alors qu'il jouait se répercute sur la surface de son esprit un bref instant.
Oui, elle pouvait se montrer indécise quand il s'agissait de choisir entre deux situations mais peu de gens provoquaient cette sensation chez elle - comme lui. Cela était étrange et curieux. Mais elle n'allait tout de même pas s'appesantir sur cela en sa présence. Elle... elle allait poster sa lettre, voilà.
Se mordillant la lèvre, Constance se détache du mur et ses prunelles noisettes croisent de nouveau celles grises-vertes du garçon. C'était bizarre, ça aussi, il a les yeux verts ou gris ? Encore une question qui demeurera sans réponses.
- Si tu peux te passer d'un public ou de mes applaudissements, je vais alors y aller.
Acquiesçant, Oliver ne répond pas tout de suite, hésitant sur s'il devait préciser ou non qu'elle venait sans s'en rendre compte de lui offrir la possibilité de lui imposer de rester. Il avait bien compris : elle devait aller poster sa lettre. Et qui était-il pour la retenir ?
- D'accord. C'est bien dommage, commence-t-il d'un air légèrement dépité, apposant ses doigts sur le clavier, je n'ai pas encore eu l'occasion de te montrer cette vieille partition de Schubert. Une prochaine fois peut être ?
Debout près du piano, s'apprêtant à prendre définitivement congé, Constance pause une seconde son pas, soufflant par-dessus son épaule une demi-promesse :
- Peut être.
Cette fois, un sourire irrésistible et hors de son contrôle se dessine sur ses lèvres tandis qu'elle s'éloigne dans la coursive. Brièvement, elle ose couler un furtif regard par-dessus son épaule, apercevant cette tignasse impeccablement décoiffée. Était-ce le fruit de son imagination où Oliver venait de lui tendre la main ? Façon de parler bien sûr. C'était peut être bête mais bien qu'elle le trouvait une fois sur deux arrogant et agaçant, l'idée d'être amie avec lui n'était pas si désagréable.
~ Fin ~
6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's