2 déc. 2023, 02:07
Lettre d'amour à l'enfance  Solo 
Oscar et Mona, dix et quatre ans
Belfast, Irlande du Nord


« T'es moche, t'es moche, t'es moche ! »

La petite fille moche leva les yeux de sa poupée à la jolie robe tout en fleurs et adressa un regard confus à son grand frère.

« Baaark, pas belle ! »

Pour seule réponse, la petite innocente fit une moue pas belle et se replongea en silence dans la passionnante escapade au salon de coiffure qu'elle était en train d'imaginer pour ses poupées. Sa préférée, Ella, venait se faire couper ses beaux cheveux blonds et c'était un moment d'importance car il fallait à tout prix que sa coupe soit réussie pour son mariage dans quelques minutes ! L'heureux événement dut pourtant être considérablement retardé car Oscar agrippa les cheveux d'Ella et la fit valser à l'autre bout de la chambre, ruinant en une seule violence des mois de préparatifs et gâchant le mariage. À nouveau, Mona leva un regard d'une étonnante placidité vers le cruel saboteur de toutes ses joies. Comme elle ne disait rien, Oscar jugea bon de préciser sa pensée.

« Ta poupée aussi elle est moche, comme toi t'es moche aussi, regarde, et il courut vers l'autre bout de la chambre où la pauvre Ella gisait, l'attrapa et la secoua dans tous les sens en faisant des grimaces, il rit méchamment. »

« Non, pas vai, méçant, pas vai ! s'exclama-t-elle enfin, car Mona, quoiqu'elle eut un cœur plus doux et patient que le plus vertueux des adultes, atteignait sa limite quand on insultait Ella. »

« Tu sais même pas parler, t'articules pas, on dit "pas vrai", pas "pas vai", tu parles comme un bébé, t'es un bébé ! »

Alors le bébé se mit à pleurer et Oscar méprisa le pincement au cœur qu'il ne pouvait ignorer en voyant les larmes sincères, si formellement sincères, abîmer les joues encore roses de sa sœur. « Arrête de pleurer, c'est bon, je rigole... marmonna-t-il. Petit bébé, ne put-il s'empêcha d'ajouter. »

Déboussolé par la détresse de sa sœur au tempérament d'habitude si calme, il alla récupérer le jouet à l'autre bout de la pièce et recoiffa maladroitement ses cheveux défaits. Il la tendit à Mona sans la regarder et elle la prit de bonne grâce, quelques larmes discrètes barbouillant encore son visage en réalité si joli. Coupable, il ravala sa langue arrogante et s'occupa de ses jouets à lui, ses précieuses petites voitures volantes avec lesquelles il s'amusait inlassablement à organiser des courses. Pendant de longues et paisibles minutes, ils s'ignorèrent et il ne jeta plus un regard à sa sœur et à ses occupations de moldue.

Quand Abigail entra dans la salle de jeux, son cœur de mère inquiète bondit de joie à la vue de ses enfants qui, s'ils ne jouaient pas ensemble comme elle l'aurait tant voulu, parvenaient comme c'était rarement le cas à rester ensemble dans la même pièce sans cris ni drame. Elle les informa du repas du soir et demanda à Oscar ce qu'il faisait, ce qu'il lui expliqua avec une joie animée, incapable encore de comprendre qu'elle voyait parfaitement bien ce qu'il faisait et qu'elle ne lui posait la question que pour le plaisir de l'entendre lui partager un peu de lui. Après quelques minutes, elle quitta les côtés de son fils pour ébouriffer les cheveux de Mona en lui glissant à l'oreille de ne pas oublier de venir manger dans dix minutes.

Oscar, qui n'avait rien perdu de la scène, fut soudain à nouveau repris de la violente envie de lui dire qu'elle était moche, et sa poupée aussi.

Devant mon ordi j'attends le chaos
Troisième année RP

2 déc. 2023, 18:57
Lettre d'amour à l'enfance  Solo 
Oscar, six mois
Abigail et Jamie, vingt-cinq et vingt-sept ans
Quartier sorcier, boutique de jouets pour enfants


« Non, Jamie, sortons d'ici et n'en parlons plus. Jamais je ne mettrai un truc pareil entre les mains de mon fils, je ne veux rien savoir. »

Dépité, le jeune papa laissa mollement retomber le bras qui tenait victorieusement une fausse baguette magique pour bébés et dont il n'était possible de tirer, grand maximum, que quelques étincelles inoffensives. Il connaissait Abigail depuis six ans maintenant et il était consterné de constater combien la fascination qui l'avait d'abord habitée lorsqu'elle avait appris qu'elle était amoureuse d'un sorcier qui appartenait à un monde dont elle ne soupçonnait pas l'existence s'était figée en une impénétrable méfiance depuis la naissance d'Oscar.

Ce n'était qu'un magasin de jouets pour enfants, insistait-il désespérément, que voulait-elle qu'il se passe ? Oscar appartenait au monde de Jamie autant qu'à celui d'Abigail et il était tout naturel que, comme chaque enfant sorcier, il explore la magie en toute sécurité dès ses premiers mois. Ils avaient attendu suffisamment longtemps : Oscar avait déjà six mois et il était grand temps de l'habituer au contact d'objets magiques.

« Tu ne veux pas me comprendre. Je ne sais pas comment fonctionnent tous ces jouets, je vois seulement que ça vole de partout alors que les jouets de moldus, comme tu appelles ça, restent bien à terre et ne présentent pas de danger. Et s'il fait sortir un serpent venimeux de ce bout de plastique ? »

Le vendeur qu'Abigail avait réquisitionné pour obtenir de plus amples informations sur les produits vendus dans la boutique et qui était désormais pris en otage, coincé au milieu de ce couple en conflit, faisait admirablement semblant d'être occupé à ranger des étalages déjà parfaitement en ordre. En changeant pour la quatrième fois l'angle de présentation de petites balles en mousse qui rebondissaient toutes seules, il ne put retenir un sourire en entendant les inquiétudes absurdes de la mère moldue.

« La plupart des sorciers adultes avec un niveau parfaitement décent seraient bien incapables de sortir un serpent venimeux de leur baguette alors je t'assure que si notre gamin de six mois y parvient avec un jouet, j'écris au Ministère de la Magie dans la seconde pour leur annoncer qu'on tient le sauveur du monde dans notre landau. Jamie intercepta l'amusement du malheureux vendeur. Non mais c'est vrai ! Dites-le lui, elle ne me croit pas ! »

Le jeune employé n'avait rien contre les moldus mais il se serait bien passé d'une scène pareille un mois seulement après avoir été embauché. Il ne pouvait pas convaincre sa femme tout seul, le nigaud ? Si elle tapait scandale, c'était hop à la porte au revoir et merci d'être passé, ici on n'a pas besoin de vendeurs qui font criser les jeunes mamans moldues.

« Monsieur a raison, avança-t-il très prudemment. On fait attention, vous savez... Je veux dire, on ne vend que des jouets inoffensifs, c'est fait pour, ici y a écrit, heu, attendez... Il approcha son visage de la boîte. Oui, à partir de quatre mois. Donc s'ils le disent c'est que c'est bon... »

Cette intervention timide n'aidant guère le couple à se réconcilier, les arguments repartirent de plus belle et le vendeur en profita pour s'éclipser en ruminant quelques remarques incompréhensibles à propos des parents casse-pieds. Finalement Abigail céda, pourtant guère rassurée, et tandis qu'ils se promenaient dans les allées jamais elle ne quittait des yeux la fausse baguette magique pour enfants avec laquelle Oscar s'amusait dans le landau.

Quand il l'agita un peu trop violemment, trois faibles étincelles rouges jaillirent du jouet et le rire du bébé résonna en même temps que le cri de terreur d'Abigail. Elle souleva précipitamment son fils de son landau pour le prendre dans ses bras sans entendre les mots rassurants de son époux et Oscar en oublia aussitôt son nouveau jouet resté dans le landau car ses petites mains étaient accrochées aux joues de sa mère et son cœur de poupon lui était tout dédié.
Dernière modification par Oscar Maguire le 4 déc. 2023, 14:08, modifié 2 fois.

Devant mon ordi j'attends le chaos
Troisième année RP

3 déc. 2023, 00:13
Lettre d'amour à l'enfance  Solo 
Oscar, onze ans
Sa chambre


Je m'en fous je m'en fous je m'en fous c'est pas mon problème si maman me crie dessus c'est le sien elle va le regretter de toute façon dans quatre mois je suis vouille à Poudlard hop là tu l'as pas vue venir celle-là eh oui maman ton petit Oscar chéri comme tu dis il te file entre les doigts et là tu vas bien regretter d'avoir été méchante avec moi et de m'avoir crié dessus tout ça pour défendre tes petites Mona et Edna que tu aimes de tout ton cœur je t'en donnerais moi des je t'aime de tout mon cœur ma puce franchement c'est la honte moi si j'étais Mona j'aurais vraiment honte qu'on me parle comme ça en public mais bon elle a cinq ans elle sait à peine parler et franchement en toute honnêteté elle a pas les lumières à tous les étages elle est un peu bête voilà je le pense et j'ai le droit de le penser donc à Poudlard je disais là vous allez voir ce que vous allez voir je vais vous inventer des sorts incroyables je vais révolutionner le monde magique et quand dans trente ans je serai Ministre de la Magie là faudra pas venir pleurer des pardons dans mes bras ah ça non moi si tu me trahis un jour tu me trahis toujours que tu sois ma mère ou pas Mona par-ci Mona par-là ah alors comme ça tu ignores Oscar ton aîné ton amour comme tu m'appelles bah tu vas voir qui va ignorer qui je vais aller à Poudlard et je vais pas t'envoyer de lettre eh non aucune lettre je n'en enverrai qu'à papa et tu seras triste en voyant qu'il reçoit plein de lettres de moi et que toi t'en reçois aucune et ça sera bien fait pour toi oh et puis non c'est méchant de penser ça mais quand même c'est de sa faute dans quatre mois je ne serai plus là et on dirait qu'elle s'en fiche quand même je suis son fils quoi mais bon au fond je suis pas vraiment en colère enfin si en fait évidemment que je suis en colère donc c'est acté décidé y aura pas de lettres bon allez peut-être une pour lui dire où j'aurai été réparti car c'est important et puis elle serait tellement triste et j'aime pas l'imaginer triste ça m'énerve mais c'est plus fort que moi dès qu'elle pleure j'ai envie de pleurer moi aussi comme un bébé alors que je suis plus un bébé je suis déjà un adolescent et bientôt je ferai de la magie et je vais épater toute la famille ça vous allez voir quand je me fais une promesse c'est jamais dans les airs j'en ai vraiment marre de rester à la maison tout le temps à apprendre la géographie et l'histoire moldue et les cours d'anglais et les mathématiques et tous ces trucs je comprends rien et puis pourquoi est-ce que je ferais des divisions alors que je peux être Ministre de la Magie c'est pour les moldus ces trucs-là et moi je suis pas moldu donc c'est pas mon problème maman je t'enverrai des lettres je suis plus énervé ne ne ne je ne suis plus énervé il faut bien dire le ne sinon c'est pas clair ah oui bah ça c'est les cours d'anglais voilà que je me préoccupe de prononcer les phrases négatives correctement comme quoi il est grand temps que j'aille étudier la magie maman je t'enverrai des lettres et je te raconterai tout et tu verras comme tu seras fière de moi le plus grand sorcier du monde.

Devant mon ordi j'attends le chaos
Troisième année RP

5 déc. 2023, 18:08
Lettre d'amour à l'enfance  Solo 
Abigail et Jamie
Oscar et Mona, dix et quatre ans
Salle à manger


Maman !
— Non pas de soupe, j'ai une tête à manger de la s...
Et l'autre qui pleure !
Maman, je te parle si jamais, ça fait dix minutes que j'essaie de te dire qu'il y a plein d'enfants sorciers qui —
Mais non ! J'en veux pas de ta soupe ! C'est dégueu et ça pue.
Tu m'écoutes ou quoi ? Plein d'enfants sorciers ont déjà monté les balais de leurs parents, je vois pas pourquoi moi je pourrais p —
Et voilà qu'il s'y met, « non Oscar pas de balai on en a déjà parlé », mais c'est pas à toi que je parle là, c'est à maman, mais laisse-moi tranquille, je t'ai pas demandé ton avis !
Et cette gosse, quand est-ce qu'elle va arrêter de pleurer ? C'est toujours quand j'essaie d'avoir une discussion avec maman que ça pleure, bah oui, évidemment, elle va pas perdre une occasion de me casser les pieds, tu penses bien !

Maman !
Mais c'est pas parce que papa veut pas que tu peux pas au moins m'écouter, c'est sans danger les balais, mais non ça vole pas haut, t'inquiète, écoute-moi !
Papa tu me saoules, tu devrais être de mon côté, quand j'irai à Poudlard je serai le seul à pas savoir voler, la hon —
Et elle en remet une couche, et ça pleure, tais-toi bon sang, mange ta soupe, laisse-moi parler, et pourquoi elle pleure d'ailleurs ? ah elle a mal aux dents, je m'en fous, tout le monde s'en fout, tais-toi avec tes dents, fallait pas manger des bonbons.
« Oscar, arrête tes bêtises », pardon, j'ai bien entendu ce que j'ai entendu ? Même papa se met de leur côté, je rêve pas ?

Maman !
Papa m'engueule et tu prends pas ma défense, je fais rien de mal, j'essaie juste de vous dire que c'est pas dangereux de voler en ba —
Oh je te jure que si elle continue à pleurer je vais renverser la table et tant pis si scandale, toujours à geindre, faut la fermer au bout d'un moment, c'est juste insuppor —
La prochaine fois que tu me demandes si je veux de la soupe je renverse la casserole.
Personne m'écoute dans cette maison ?
Et ça y est, le chien qui gueule, tais-toi Paf, c'est pas le moment, je te donnerai ma viande discrètement plus tard si t'arrêtes d'aboyer, là je suis occ —

Maman !
Écoute-moi !
J'hallucine, elle s'en va ? Évidemment, la petite peste pleure tellement qu'il faut aller aux urgences, je sais même plus pourquoi je m'étonne encore qu'elle passe toujours en priorité.
Non papa, c'est pas à toi que je veux parler, laisse-moi tranquille, je mangerai même de la soupe si tu me laisses tranquille, oui oh c'est bon j'ai compris que je devrai attendre les cours de Vol à Poudlard pour monter un balai, ça va.
Et quand est-ce qu'elles reviennent ?
Paf, tais-toi, vraiment, tu m'énerves.

Maman !

Devant mon ordi j'attends le chaos
Troisième année RP

6 déc. 2023, 04:08
Lettre d'amour à l'enfance  Solo 
Abigail et Oscar, huit ans
Église catholique


Notre Père, qui es aux cieux, que Ton Nom soit sanctifié, que Ton règne vienne, que Ta volonté soit faite, que... Heu, donne-nous aujourd'hui nos offenses... Non, pas nos offenses, notre pain de ce jour, et... Puis Oscar ne pensa plus rien, car il avait oublié la suite et que le prêtre reprenait déjà la liturgie. Il ouvrit les yeux et regarda sa mère. Comme elle ne parut pas s'apercevoir qu'il la fixait, il ne dit rien.

Un, deux, trois, quatre, cinq — il comptait les secondes, cela faisait passer le temps. Il s'en voulait. Il espérait que Dieu ne l'entendait pas et qu'il n'était pas offensé, mais simplement parfois les messes étaient trop longues et il avait faim.

« Maman... bâilla-t-il. »

Abigail se tourna discrètement vers lui. Elle semblait légèrement soucieuse mais elle n'était pas agacée.

« Chut... Qu'y a-t-il ? »

Rien, il n'y avait rien, mais il en avait assez, compter les secondes n'accélérait pas le temps et il ne lui restait plus que la discussion comme dernier recours à l'ennui. Il ne pouvait pas le lui avouer, bien sûr. Il le lui avoua tout de même avec ses mots d'enfant.

« C'est bientôt fini ? »

Oui, bientôt, murmura-t-elle, sois patient et respectueux. Il pensa à Mona, qui était tranquillement à la maison et à qui on n'imposait pas de s'asseoir calmement sur une chaise dans une église froide et dans l'ennui. Elle avait deux ans, donc ça aurait été absurde qu'elle soit là, mais il lui semblait parfois que sa présence à lui n'était pas moins absurde. Il s'efforça de ne pas prendre en compte le fait que c'était lui qui avait insisté pour accompagner sa mère.

Il n'avait rien contre Dieu mais il ne pensait pas souvent à lui. Quand il faisait une très grosse bêtise ou qu'il était atrocement méchant, il lui arrivait d'être coupé dans son élan par la peur d'être puni et d'aller en enfer. Le lendemain de ces effrois, il s'appliquait toujours sagement durant les leçons à la maison.

Sa mère était croyante depuis toujours mais Oscar n'avait jamais vu son père aller à la messe. Le sujet était peu souvent abordé en famille mais Oscar avait quelquefois interrogé son père sur la question et Jamie lui avait vaguement expliqué que la religion était une affaire personnelle, qu'il n'avait pas de relation avec Dieu et qu'il ne faisait pas confiance à l'Église. Un jour, il lui avait dit qu'il ne devait pas se sentir obligé de croire en Dieu pour imiter sa mère, que sa croyance ne regardait que lui et que de toute façon il était trop jeune pour se positionner. Oscar avait intercepté une drôle d'expression sur le visage de sa mère lorsqu'elle avait entendu les propos de Jamie et elle avait murmuré entre ses dents que ce n'était pas une question de positionnement. Oscar n'avait pas bien compris et n'avait pas insisté.

Un autre jour encore, Oscar avait demandé à sa mère pourquoi elle s'était mariée avec papa si ça la fâchait qu'il ne vienne jamais à la messe. Je ne suis pas fâchée, avait répondu Abigail, et je l'ai épousé parce que je l'aime, tout comme je continuerais à t'aimer tout autant si tu décidais un jour de ne plus m'accompagner. Oscar avait été très satisfait de la réponse et n'avait pas posé d'autres questions. Parfois il semblait qu'Abigail parlait de Dieu sans s'en rendre compte.

Il laissa retomber sa tête contre l'épaule de sa mère. Elle resta immobile quelques secondes, ne détournant pas son regard du prêtre, puis elle se repositionna silencieusement pour qu'il fut bien confortable et il s'endormit dans les bras d'un amour plus infini dans son cœur que celui de l'Éternel.

Devant mon ordi j'attends le chaos
Troisième année RP

10 oct. 2024, 23:51
Lettre d'amour à l'enfance  Solo 
Oscar, sept ans
Sa chambre

Il était près de minuit. Oscar alluma sa lampe de chevet et se dirigea vers sa commode sur la pointe des pieds. Il en sortit un carnet de cuir dans lequel sa mère avait noté quelques prières et un stylo plume, puis il s'installa dans son lit et se mit à écrire.
cher journale,
j'ai 7 ans je mapèle Oscar. ma mère sapèle Abigail mon père jamie. jé aussi une seur. dans un filmme une fiye écri dans un journale je vai fère parèye.
jème bien le fout et le qouiddishe. je sui un sorcié come papa. maman est moldu ses la volonté de Dieu.
quand je seré plus gran jiré à poudelar ses une école de
sorcié. papa été à poudelar à poufesouf. je vai te dire toute les mézon de poudelar.
poufesouf : ses la mézon de papa. ses pour les jen jentil come lui. sa va jème bien mais pas trau.
serepantar Image: ma futur mézon. ses les jen coul et fore en majie.
grifondore : ses la mézon des érau. sa va jème bien.
seredègle : nul.
voila toute les mézon. ses le choipau qui déside. appare sa je joue au fout. jé jamé volé sur un balé pour grand. Image
ma pèresone préféré est ma mère. elle est très bèle et jentil. ma deuzième pèresone est papa. ensuite papi.
a la mézon je sui des cours de madame helga ses une sorciére qui mapran les truc de moldu come langlé et les mat. ses elle qui ma di davoir un journale. je lui montreré peutètre. bonjour madame si vous lisé. peutètre a demin cher journale je vai dormire.
ㅤㅤㅤㅤㅤㅤ ㅤㅤㅤㅤ ㅤㅤImage
Version manuscrite
Parce que ça m'amuse de constater que je n'ai pas pu m'empêcher d'imiter l'écriture d'un enfant

Devant mon ordi j'attends le chaos
Troisième année RP

13 oct. 2024, 01:31
Lettre d'amour à l'enfance  Solo 
Sans date
Oscar ; Mona et Edna, ses sœurs ; Jamie, son père ; Abigail, sa mère

Tu me détestes car je suis tout le temps méchant avec toi ?
Mona : Non.
Oscar ne sut pas quoi ajouter et quitta la chambre.

Quand je serai à Poudlard tu voudrais que j'aille dans quelle Maison ?
Jamie : C'est pas toi qui choisiras mais ça me ferait plaisir que tu ailles à Poufsouffle, même si je dois avouer que... enfin bon... Pense quand même à demander au Choixpeau pour qu'il ne t'envoie pas à Serpentard, si tu le veux bien. Pas à voix haute, hein !
Oscar avait envie d'aller à Serpentard et il se dit que tout ceci était un problème pour plus tard.

Tu préfères Mona ou moi ?
Abigail : Arrête avec cette question, je t'ai expliqué cent fois qu'elle n'a pas de sens et je suis fatiguée.
Oscar, pas du tout content, alla au lit car il était fatigué lui aussi.

C'est quoi le sort le plus dangereux du monde ?
Jamie : Tu m'en poses des questions...
Oscar insista, sans succès.

Je m'appelle comment ?
Edna ne dit rien parce qu'elle avait trois mois.
Oscar haussa les épaules.

Tu me donneras ta collection de cartes Chocogrenouille un jour ?
Jamie : On s'échangera des cartes quand tu en auras plein, c'est beaucoup plus marrant, tu verras.
Oscar en fut très contrarié.

Tu m'aimerais moins si je ne croyais plus en Dieu ?
Abigail : Jamais je ne t'aimerai moins.
Oscar la regarda avec yeux pétillants.

Tu vas pas mourir hein ? Six ans ça fait combien en années chien ?
Paf ne répondit rien car c'était un chien.

Devant mon ordi j'attends le chaos
Troisième année RP